Lecture

Attention, version définitive : ici dans les archives

Bonjour,

j’ai passé encore quelques heures sur l’ordinateur maternel hier et je dois avouer qu’arrivé le soir, j’étais claquée. Mais au moins, elle a maintenant une bécane en état de marche avec l’essentiel de ses programmes.

Je viens de mettre en ligne sur mon site la première partie d’une FF dont j’ai entrepris la traduction. Elle s’appelle Cinq Minutes, écrite par Harriet (aka chilly_flame) et appartient au fandom « Le Diable s’habille en Prada » – mon obsession du moment.

Pourquoi mon intérêt pour ce fandom ? D’abord une grand admiration pour Meryl Streep (parce que sinon, ce n’est pas le genre de film que j’aurais vu). Parce que ensuite, en le voyant, j’ai senti tout ce qu’il pouvait y avoir de « subtext » dedans. Et il faut croire que je n’étais pas la seule. Pourtant, quand je suis tombée sur ma première FF (que je n’avais pas spécialement recherchée), j’étais un peu hésitante. Heureusement, elle était bien écrite ainsi que les deux ou trois suivantes. Et je fus acquise à la cause. Les éléments que je trouve plus intéressants : un personnage plus mature que ceux des autres fandoms en général ; des situations modernes (des femmes qui aiment un travail envahissant et qui jonglent avec vie privée, famille et vie professionnelle). Attention, ce sont des FF, pas des essais sociologiques. Mais globalement, il y a une qualité d’écriture plutôt élevée. Je vous renvoie aux fiches déjà écrites pour Fanfics-Revues, sachant que j’ai encore une poignée d’histoires à lister et peut-être même une fleur ou deux à distribuer.

That’s all, Folks !

J – 16

Le titre pour le nombre de jours restant avant la mise en ligne d’un max de fanfics… Et vous, vous écrivez ?

Moi, je viens d’envoyer à ma super-relectrice extraordinaire ma FF SiP enfin finie. J’étais un peu étonnée d’arriver à m’y mettre cet après-midi car je dois avouer que cette semaine aura été particulièrement dure. Tout ça parce que j’ai participé à la Gay Pride Marche des Fiertés samedi dernier.  Je l’ai fait d’un bout à l’autre (et j’étais contente… de moi, de la journée, de la passer avec des amies que je n’avais pas vues depuis quelques temps).

Lire la suite « J – 16 »

Je déteste vieillir

Oui, je commence à arriver à un âge (alors que mon anniversaire est dans quelques jours) où vieillir commence à être difficile.

Vous pourriez penser que je dis ça à cause de mes problèmes de santé. C’est sûr que la quarantaine passée, on se trouve plutôt sur la pente descendante. Mon arthrose/arthrite m’est tombée dessus sans crier gare. Mais quand ma rééduc’ sera finie, j’ai bien l’intention de reprendre ma vie là où elle en était, en essayant d’en profiter encore plus car qui sait ce qui peut arriver. Il ne faut pas remettre à demain les plaisirs de la vie. Voyager quand on prendra sa retraite ? Mais dans quel état sera-t-on au moment de la retraite ? (surtout que sa date recule au fur et à mesure qu’on avance !).

Non, cette réflexion vient de plusieurs disparitions récentes… on vieillit, mais notre entourage vieillit également. D’abord la famille… Mon père, puis ma tante sont partis ces deux dernières années.

Et puis vos idoles, les membres de votre Panthéon personnel, les artistes que vous suiviez, qui vous ont accompagné depuis l’adolescence, partent à leur tour, plus ou moins brutalement.

Alors que le concert acoustique des Rita Mitsouko a remplacé Elina Garança sur le lecteur de CD parce que cette nuit, j’ai lu que Fred Chichin, compagnon de Catherine Ringer et guitariste du groupe, avait perdu sa lutte de deux mois contre un cancer foudroyant à l’âge de 53 ans, je lis une nécro à propos de la mort de Jane Rule.

Là, vous allez peut-être vous gratter la tête. Et si je vous dis « Desert of the Heart » ? Sûrement l’un des plus beau film lez jamais fait et pourquoi ? Parce que derrière, il y a un livre magnifique écrit par Jane Rule en 1961 ! (Je l’ai trouvé en français sous le titre « Déserts du Cœur » aux éditions Trois (un éditeur québécois).

La dernière perte de ces jours écoulés, Maurice Béjart… Comme dit ma mère, il nous reste des souvenirs…. Un « Oiseau de Feu » dansé sous la verrière du Grand Palais avant sa fermeture pour travaux, plusieurs expéditions au Palais des Congrès, des nuits écourtées, adolescente pour voir une émission consacrée à la danse et dont Jorge Donn (danseur emblématique de Béjart) était la vedette…

La musique, la danse, la littérature se sont enrichies des œuvres crées par ces trois artistes et perdent ce qu’ils auraient encore pu faire…

Mon panthéon résonne des accents de « Marcia Baila » alors que je me souviens de N… dansant sur cette musique, puis ce sera « Andy » et la petite C… (deux ans à peine) qui se mettait à chanter, à peine entendues les trois premières mesures de l’intro…

Je vais relire « Déserts du Cœur »

Je vais me souvenir…

Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko, est mort
AFP | 28.11.07

© Le Monde.fr

« Marcia baila », « C’est comme ça », « Andy », « Les histoires d’A »… La scène rock française a perdu une de ses figures après la mort du guitariste Fred Chichin, âme des Rita Mitsouko aux côtés de sa compagne Catherine Ringer. Il a été emporté mercredi 28 novembre par un cancer fulgurant à l’âge de 53 ans.

Fred Chichin est décédé dans la matinée dans un hôpital parisien des suites de cette maladie qui l’a emporté en deux mois, selon sa maison de disques Because et son tourneur Corida. Son état de santé avait forcé les Rita Mitsouko à annuler plusieurs concerts ces jours derniers, dont un était prévu mercredi soir à l’Olympia. Pour d’autres spectacles récents, comme celui du 13 novembre, déjà à l’Olympia, Catherine Ringer avait chanté sans Fred Chichin, simplement accompagnée du groupe de musiciens qui suivait le duo. Le dernier album des Rita Mitsouko, Variéty, est paru en avril.

« MARCIA BAILA », EN HOMMAGE À LA DANCEUSE MARCIA MORETTO

Le duo fonctionnait largement sur le contraste entre les personnalités de Chichin, dandy dégingandé au visage barré d’une fine moustache ou d’une barbe de trois jours, et de la diva destroy Catherine Ringer, à la voix puissante, théâtrale et pleine de folie. Les Rita Mitsouko ont connu leur apogée en 1986 avec leur deuxième album, The No Comprendo, qui contenait les tubes « Les histoires d’A », « Andy » et « C’est comme ça ».

Depuis ses débuts en 1979, le groupe s’est fait le chantre d’une musique métissée et extrêmement inventive, mêlant des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaine, associées à un solide sens de l’humour. Il avait connu un énorme succès en 1985 avec la sortie du single « Marcia baila », tiré de son premier album, paru l’année précédente. Né le 1er mai 1954, d’un père cadre et passionné de cinéma qui avait créé dans les années 1960 la revue Miroir du cinéma, Frédéric Chichin avait rencontré Catherine Ringer en 1979 lors du spectacle Flash rouge. Ils avaient d’abord appelé leur duo Les Spratz, avant d’opter pour Rita Mitsouko. Le terme « Rita » avait été choisi pour sa consonance sud-américaine, le mot « Mitsouko » pour sa connotation nippone, un redoublement d’exotisme.

RENAISSANCE ARTISTIQUE AVEC « VARIÉTY »

Tous deux avaient ajouté « Les » devant « Rita Mitsouko » au milieu des années 1980, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse. Leur troisième album, Marc et Robert, en 1988, avait déçu, malgré la présence du tube « Le Petit Train ». Le suivant, Système D (avec « Y a d’la haine »), avait lui aussi reçu un accueil moyen en 1993. Entre les deux, les Rita avaient demandé à des DJ de remixer certaines de leurs chansons pour l’album Re en 1990. Suivront alors l’album Acoustique en 1996, Cool frénésie en 2000, la compilation Bestov en 2001, La Femme trombone en 2002, puis En concert avec l’Orchestre Lamoureux en 2004 (réinterprétation de leur répertoire en concert avec cet orchestre classique).

Variéty, paru en deux versions, française (avec trois chansons en anglais) et intégralement anglaise, avait marqué une renaissance artistique pour les Rita et reçu un bon accueil critique. Dans une interview au magazine Télérama, Chichin avait alors fustigé le paysage musical français, déplorant n’entendre que « très peu de choses spontanées, qui jaillissent d’une vision personnelle ».

Proud Life – Jane Rule: 1931 – 2007
PROUD LIFE / Writer, activist and friend, Jane Rule valued community above all

We lost an eloquent, courageous friend when Jane Rule died Nov 27 on Galiano Island, British Columbia surrounded by friends and family; she was 76. American by birth and Canadian by choice, Rule’s pioneering work as a writer and activist reached across borders.

Born in New Jersey on Mar 28, 1931 Jane Vance Rule spent her childhood moving from place to place in the US before settling in the San Francisco Bay area. After she graduated from Mills College in Oakland, California in 1952 she spent a year in London, UK. She returned to the US to study briefly in a writing program at Stanford before accepting a teaching position at Concord Academy in Massachusetts. There she met Helen Sonthoff, another teacher, who would become her lifelong partner. Worried about McCarthyism and the political climate in the US, Rule travelled to Vancouver in 1956; in October she sent a postcard to a friend saying, « This is a beautiful, beautiful world… to see, to live in, to work in. » Sonthoff joined her a few weeks later. Eventually they both held positions at the University of British Columbia until 1976 when they moved to Galiano Island.

Rule moved to Vancouver to give herself space and time to write. In 1961 she completed Desert of the Heart, her first published novel, though it took three years and 22 rejections before seeing print. Desert of the Heart tells the story of a gentle romance between a young woman who works at a casino in Reno and an older woman who has come for a divorce. Moving back and forth between the two characters, Rule subtly challenges the myths about lesbians that prevailed in mid-20th century America and creates a story that is hopeful, loving and open-ended. From the beginning readers found in Rule’s writing a landscape in which to reimagine themselves, their loves and their relation to the world. It is difficult to imagine in 2007 that Desert of the Heart was unique when it was published: unapologetic, the novel dared to imagine that women could desire and love one another and that they could live creative, engaged lives. The novel reminded readers that lesbians were vulnerable to surveillance and punishment, but it provided a place to stand, to resist and to imagine a full life in spite of the obstacles. Rule established herself as a clear-eyed visionary; without being didactic, the novel is deeply political.

Lesbian readers discovered themselves in her fiction. Rule’s characters and her own presence as a sympathetic writer created a virtual community of readers. For example one woman wrote to Rule to say she had devoured her novels after reading other lesbian themed books. « Seeking words, images that validate, acknowledge our lives, our reality, in place of mainstream culture which wills us with silence, or simply maims with distortions… the really good stuff is rare, » she wrote. « Your writing is rare…. You acknowledge the contradictions that are our lives. I feel validated by your writing and empowered by it. As well as just happy by it. It makes for good company. Your characters are people who I recognize quite easily — complex, scarred, courageous, funny, inadequate, but trying. »

By imagining Desert through two main characters Rule demonstrated that we fashion our best selves in relation to each other. Only one of her seven published novels, This Is Not for You from 1970 is told from a single point of view. Imprisoned in shame and self-loathing, the main character embodies the devastation brought about by the fear and hatred of gay men and lesbians in the US in 1950s white, middle-class culture. Rule also exposes the deep connections between racism and homophobia, self-loathing and cruelty to others.

Her other novels followed the landscapes (both geographical and human) Rule inhabited in the 1970s and ’80s: from an unnamed west coast city in Against the Season (1971) to Vancouver in Contract with the World (1980), The Young in One Another’s Arms (1984) and Memory Board (1987) and Galiano Island in After the Fire (1987). All of these novels stage communities, large and small, as the main protagonist. Some of the communities are unconventional families, such as boarders in a rooming house or other chance collections of people notable for their differences rather than their resemblances. Rule also explores growing up and growing old in Contract with the World, Memory Board and After the Fire. In all of her fiction lesbians and gay men share space (comfortably or not) with other men and women and with children.

Rule also wrote many short stories for both mainstream women’s magazines like Redbook and Chatelaine, and for the pioneering lesbian journal The Ladder beginning in the 1960s. The stories in the women’s magazines subtly subvert gender and sexual norms and the stories in The Ladder often show the ways that a vulnerable community risks regulating its own. Never comfortable with the idea of a gay ghetto Rule valued community above all, but community defined by difference rather than commonality.

And yet Rule became one of the clearest, most incisive and uncompromising voices for the lesbian and gay community. Many of her essays grew out of her column « So’s your Grandmother » in the landmark Toronto gay liberationist newspaper The Body Politic (Xtra’s predecessor). Characteristically her column began as a gesture of support for the paper after its offices were raided in December 1977 by Operation P, a special Toronto police unit on pornography, who charged that « Men Loving Boys Loving Men, » the last in a series on essays on youth sex and intergenerational relationships, was « immoral, indecent and scurrilous. »

Rule, a lifelong opponent of censorship, wrote a bold column that condemned the police action and engaged the central issues of the offending article. In the column, called « Teaching Sexuality, » Rule acknowledged that the controversy raised difficult questions for her. « On the one hand I deplore repressive police action designed not only to stifle any discussion of… sexual activity across generations but to intimidate anyone even so involved with the paper as to be a subscriber, » she wrote. « On the other hand I understand the rage against sexual exploitation by men not only of children of both sexes but of women and other men, the pleasures of which The Body Politic can sometimes be accused of advertising. »

The real target of her essay was the hypocrisy of a society that is so fearful of sexual initiation that we deny that childhood sexuality exists. The taboo against sexual behaviour between children and adults, she argues, facilitates the exploitation of children. « Children are sexual, » she concluded, « and it is up to us to take responsibility for their real education. They have been exploited and betrayed long enough by our silence. » Her argument, bold in 2007, was unprecedented in 1978.

Rule thought initially that she’d write a handful of columns for The Body Politic, to support it until its legal problems were resolved. She ended up contributing many essays and reviews for the nearly 10 years that the newspaper continued to publish. Her editor at the paper, Rick Bébout, became a close and trusted friend. They exchanged letters monthly even after the paper folded and right up to her death; the correspondence is a precious archive not only of a movement but of a moving friendship.

In recent years Rule and Bébout have challenged the wholesale support of same sex marriage that has taken over political efforts on both sides of the border. Wary of government intrusion in private lives, they have complicated our thinking about marriage, arguing that domestic arrangements and personal lives are more varied and vital than the straight model of monogamous coupling sanctioned by the state for which we seem to be fighting.

In her writing Rule refused to privilege long-term relationships over other forms of intimacy. Yet her 45-year relationship with Sonthoff sustained and nurtured both of them as it did their many friends and neighbours on Galiano and throughout the world. The couple enjoyed a well-earned reputation as generous, attentive hosts. The ferry to Galiano Island took a steady stream of friends and relatives to their home, located in an Emily Carr landscape of fir trees and red-barked arbutus. I first met Jane in person in the summer of 1992 after we had corresponded about her work. My partner and I were planning a trip to BC and I wrote to ask Jane and Helen to join us for dinner in Vancouver. Instead, they invited us to spend a weekend at their home.

The closer we got to the island, the more apprehensive we became. How much of Jane’s life entered her fiction directly? Would Helen turn out to be the model for Constance in Memory Board, lovable but without any short-term memory? I kept looking at a picture of Jane on the back of Contract with the World, taken when she was the age I was that summer. What would she look like now, 12 years my senior but suffering from arthritis of the lower spine that sometimes nearly crippled her? What a risk they had taken, we thought, to invite us in as houseguests for several days rather than take the ferry ride themselves to the city. Or simply to decline an invitation from strangers. Later, when we confessed these apprehensions over one of many glasses of scotch, Helen said (in full command of her short-term memory), « It’s difficult for Jane to travel because of her arthritis and we’ve found through experience that you can put up with almost anyone for two days. » A welcome and a warning that made us all laugh.

After Helen’s death in 2000, Jane wrote a painfully beautiful meditation on grief that appeared in Go Big, another publication (now defunct) from Pink Triangle Press (publisher of both The Body Politic and Xtra). « Learning to survive is, at first, simply a series of distractions which begin with a love/hate relationship with everything Helen loved, from daffodils to children’s laughter, from Christmas to lima beans. I don’t now try to make sense of that loss. I learn to make use of it instead. The house I prepared for Helen’s broken hip, to which she never returned, now shelters a friend badly hurt in a car accident, a friend about whom Helen used to say, ‘Just seeing her face makes me feel better.’ It does me, too.

« Risk, grow, grieve, » Rule continued. « Helen’s like will not walk this earth again, nor I love like that again, but the care I learned is useful still for all she and I learned to love together. »

In her early career Jane Rule provided a lifeline for lesbians who were isolated, crushed by the hostility and fears of the 1950s and ’60s. For nearly half a century, her voice has been a sane, unafraid presence in the midst of the successes and losses we have shared whether « we » are gay or straight, young or old, urban or rural.

In the last several years small, independent presses like Insomniac Press in Toronto, Little Sister’s and Arsenal Pulp in Vancouver have begun to reissue her fiction because it continues to speak to us today. Rule’s last project was a small book of new essays for Hedgerow Press, a small quality press on Vancouver Island, scheduled for a spring or fall release in 2008.

In her last public appearance Rule was inducted into the Order of Canada by BC Lieutenant Governor Iona Campagnolo in a simple ceremony on Galiano Island followed by a potluck picnic in July 2007. Honoured by the country she adopted, Rule wanted the celebration in the close island community that she loved so well.

In January 1995 the documentary film Fictions and Other Truths: a Film about Jane Rule made by Lynne Fernie, Aerlyn Weissman and Rina Fraticelli premiered in Toronto. Rule was unable to attend because of ill health but she watched a tape in her home as the film was being screened in Toronto. Afterward she wrote, « As I watched the film, I thought, ‘And this is about community, too.’ It will make money for the [Canadian Lesbian and Gay Archives] in Toronto and there is now talk of a Vancouver fundraiser in March for the Little Sister’s Defence Fund. But it has also made a community of all of us involved in making it, across borders and continents, across years, affirming what we know about the value of the work we all do together, insisting on doing our own defining of the public space. »

Privately and together we grieve the loss of our friend who helped us know that clarity and candour are far more important than uncritical sentimentality to build and nurture our communities. Her like will not walk this earth again, but we will all continue to learn from her courage and her eloquence.

Marilyn Schuster is a professor at Smith College in Northampton, Massachusetts and author of Passionate Communities: Reading Lesbian Resistance in Jane Rule’s Fiction.

Nos ancêtres les gaulois….

Je trouve ces découvertes archéologiques fascinantes.

Des archéologues révèlent une véritable métropole arverne
LE MONDE | 28.08.07

© Le Monde.fr

Une vingtaine d’étudiants en archéologie s’activent, avec la chaîne des puys pour horizon. « Nous sommes ici au sommet de l’Etat, chez l’un des plus hauts magistrats du peuple arverne, assure Matthieu Poux, professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l’université de Lyon, en balayant du regard les 3 000 à 4 000 m2 de fouilles. A notre place, des Anglo-Saxons auraient déjà franchi le pas en lançant l’hypothèse de la découverte de la demeure de Vercingétorix ou de son père Celtill. »

Mêlant à son enthousiasme la rigueur scientifique, l’universitaire refuse de verser dans la rêverie. « On peut tout de même dire que le quartier étudié cet été à Corent a un statut très particulier, explique-t-il. Nous avons découvert de grosses maisons avec beaucoup de pièces d’armement et de vaisselles métalliques rapporées d’Italie, qui sont les marqueurs de l’aristocratie. »

Le plateau de Corent, qui se dresse au-dessus de la rivière Allier, à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, révèle petit à petit, depuis 2001, l’empreinte d’une grande ville celte. D’année en année, les fouilles lancées par l’Association pour la recherche sur l’âge du fer en Auvergne bouleversent la représentation commune de Gaulois vivant dans des villages de huttes et organisés en bandes dirigées par des chefs chevelus.

Bien avant la victoire de César sur Vercingétorix – en 52 av. J.-C. à Alésia – et la conquête romaine, les Arvernes avaient développé un modèle urbain très élaboré. Cette émergence de villes fortifiées structurant le territoire rural est datée de la charnière entre le IIe et le Ier siècle av. J.-C.

A l’issue des fouilles de cet été, Matthieu Poux estime avoir la confirmation que le plateau de Corent a été le site d’« une grande ville occupée de façon continue, dans une période allant de 150 à 50 avant notre ère ». « Il ne peut s’agir que de la capitale du peuple arverne dont l’influence portait du Berry à la Lozère et du Limousin au Puy-de-Dôme, poursuit-il. S’étendant sur une quarantaine d’hectares, la ville aurait pu compter entre 5 000 et 10 000 habitants. »

Une des questions en suspens porte sur les relations avec deux sites qui ont fonctionné pendant la même période dans un rayon de quelques kilomètres, le plateau de Gergovie, où les armées de Vercingétorix ont battu celles de César, et le site de Gondole, situé au bord de l’Allier. « Mon hypothèse est celle de trois pôles constitutifs d’une même agglomération, avance Matthieu Poux. Corent aurait eu une fonction politique et religieuse, Gergovie un rôle militaire et Gondole une activité artisanale. »

Les premiers programmes de fouilles avaient permis, en 2005, de dresser le plan du plus grand sanctuaire religieux connu au sud de la Seine. Sortant de cet espace de 50 m de côté, les archéologues ont mis au jour une partie du centre-ville.

« Les réponses obtenues à l’issue de ce nouveau programme de fouilles dépassent nos espérances, reprend le professeur d’archéologie. Nous ne nous attendions pas à découvrir un bâti aussi évolué, de type méditerranéen. Vers 80-70, il y a eu un phénomène de reconstruction avec des techniques nouvelles, en particulier des radiers de pierre servant de fondation et des couvertures de tuiles. »

Les fouilles on mis en évidence l’apparition, dès avant la guerre des Gaules, d’« une forme d’urbanisme très proche de ce que l’on trouve à Rome à la même époque », estime Matthieu Poux. Ce constat s’appuie sur la découverte des éléments caractéristiques d’un forum romain. Après le sanctuaire est en effet apparu ce qui semble être une grande place publique, dont l’orientation et l’articulation avec le pôle religieux relèvent d’« une gestion très théâtralisée, très scénographiée de l’espace ».

En bordure de cet espace dédié aux grands rassemblements, les travaux de cette année ont permis d’identifier ce qui pourrait être le troisième élément du forum romain : « Nous avons une place d’environ 600 m2 bordée de galeries abritant des ateliers et des boutiques. Nous avons en particulier retrouvé des outils utilisés par les artisans du métal, des monnaies, des balances romaines, des jetons pour compter. »

La romanisation précoce des Arvernes tient sans doute aux allers-retours de leurs hauts magistrats entre l’Italie et le centre de la France. Ce que suggère la découverte, exceptionnelle, de deux fibules en or reliées par une chaîne. « Plus qu’un bijou, affirme Matthieu Poux, c’est un insigne offert par Rome aux plus hauts personnages de l’Etat. » Il y voit aussi un symbole de liens et de fidélités précoces noués entre Rome et les Arvernes.

Manuel Armand

 

Et un site pour apprendre davantage : Fouilles de Corent

That’s all, Folks !

 

News Flash News

Bonjour,

Un mot rapide pour vous dire où j’en suis. Je joue toujours à cache-cache avec les maux de tête (et je suis souvent perdante à ce jeu !). Ma jambe semble aller un peu mieux après une semaine (15 août oblige) sans kiné. Faudrait-il que je suspende les séances jusqu’à ce que ça passe totalement ? Et sinon, j’ai vu ma rhumato la semaine dernière avant son départ en congés qui m’arrête à nouveau jusqu’à la mi-septembre. Ce qui signifie que ma reprise au ralenti au 1er septembre est annulée. Entre la rééduc de la hanche qui ne se fait plus à 100 % et la douleur liée à la compression musculaire qui ne passe pas, ça fait deux points de fragilité sur une articulation qui ne supporterait donc pas un retour à un rythme « normal ».

Enfin, ce qui fera sans doute le plus plaisir à une majorité d’entre vous, je recommence à écrire, d’abord pour Fanfics-Revues, puis pour le chapitre manquant du Projet 12. Peut-être aurai-je bientôt quelque chose à vous soumettre.

Sinon, j’ai lu le dernier Harry Potter et j’ai bien aimé, y compris l’épilogue. Je me dis maintenant qu’il faudrait que je relise tout en ayant la fin en tête. Vais-je attendre le retour de mon frère de ses vacances pour lui réemprunter ses HP en anglais (qu’il m’avait passés cet hiver quand j’étais à l’hosto) ? Vais-je emprunter ceux de ma mère en français (qu’elle s’est décidée à acheter d’occasion sur un célèbre site de vente en ligne après m’avoir vu dévorer lesdits ouvrages) – mais elle est en train de les relire ? Vais-je tout bonnement me décider à acheter les 6 premiers volumes – mais je fais quand même très attention à mes dépenses ? On verra…

Enfin, un peu de lecture, si vous ne l’avez pas déjà lu dans votre feuille de chou (électronique ou papier) habituelle :

Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt
LEMONDE.FR | 16.08.07

© Le Monde.fr

C’est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l’encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s’est attelé l’an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d’où ont été modifiées anonymement des notes de l’encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d’une notule, de constater qu’un utilisateur du réseau informatique d’une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient.

Les exemples sont légion. Le magazine américain Wired évoque notamment la disparition, le 17 novembre 2005, de plusieurs paragraphes critiquant la fiabilité des machines à voter Diebold et les liens entre son dirigeant et George W. Bush. Une suppression qui, selon le WikiScanner, émane d’adresses IP utilisées par les bureaux de la firme Diebold elle-même. La chaîne de supermarchés Wal-Mart a pour sa part remplacé une phrase sur ses salaires : le premier texte les disait plus bas que ceux du reste de la grande distribution… le nouveau les qualifiait de deux fois plus élevés que le salaire minimum.

CIA, NSA, FBI

Du côté des autorités, des modifications ont été effectuées depuis des adresses IP de la CIA, mais elles sont plutôt marginales selon Wired. Plutôt que de tenter de relever lui-même toutes les modifications « honteuses », le site a sollicité ses visiteurs, qui soumettent des cas et désignent ceux qui leur paraissent les plus ou les moins scandaleux. On y lit ainsi qu’une personne se connectant du réseau de la NSA (Agence de sécurité américaine) a supprimé, dans la note sur « l’extraction d’information », un lien qu’elle jugeait « non pertinent » vers le réseau Echelon, système de la NSA qui permet d’intercepter les communications ; que le FBI a supprimé des vues aériennes de la prison de Guantanamo ; qu’un membre du réseau informatique du gouvernement israélien a tenté de supprimer toute la note concernant le « mur » construit pour séparer l’Etat hébreu de la Cisjordanie.

On apprend aussi, entre autres modifications classées très haut par les internautes, que les références à la catastrophe de l’usine de pesticides de Bhopal et de l’agent orange ont été supprimées depuis le réseau du fabricant de produits chimiques Dow Chemical. Ou encore qu’un membre du Parti républicain a remplacé « armée d’occupation » par « armée de libération » pour évoquer la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. Les scientologues, eux, œuvrent à supprimer toute critique à leur encontre. On découvre également qu’une phrase affirmant que le système de Microsoft MSN Search est « un rival majeur de Google » émane justement de l’agence chargée des relations publiques de Microsoft.

 

Claire Ané

Ca me fait penser à un article lu il y a quelques mois, que je ne crois pas avoir mis en ligne, parlant d’un consultant dont les services avaient été achetés par Microsoft pour que celui-ci rédige une note (sur je ne sait plus quel sujet) qui devait être favorable à l’entreprise du P’tit Billou.

Il faudra encore que je fasse un résumé géant de la saison WNBA qui s’achève cette nuit et alors que l’on ne connaît toujours pas le quatrième participant des playoffs pour la conférence Est.

Bon Dimanche !

That’s all, Folks !

Est-ce cela qui nous attend ?

Enfin… pas moi, mais d’une façon générale… (bien que pour les lecteurs d’une certaine SF, cet article ne semble pas d’une grande nouveauté, mais quand la réalité rejoint la fiction…)

Le Japon, l’île des enfants perdus
LE MONDE | 09.08.07

© Le Monde.fr

Souvent d’un confort feutré avec leurs spacieuses bibliothèques de mangas et de DVD, leurs box au fauteuil moelleux séparés par de minces cloisons à mi-hauteur et leurs distributeurs de boissons, sandwichs ou bols de nouilles instantanées, les cafés Internet qui fonctionnent 24 heures sur 24 sont les nouveaux repaires des jeunes Japonais.

La plupart viennent pour surfer sur le Web, d’autres pour tuer le temps, regarder la télévision ou se reposer dans la pénombre d’un lieu confortable, loin du brouhaha des rues des quartiers animés. Certains en ont fait leur tanière. Ce sont les « réfugiés du Net » : des jeunes de 20 à 30 ans qui naviguent d’un petit boulot à l’autre et ne gagnent pas assez pour se payer un logement ou une chambre d’hôtel. Dans les cafés Internet, ils peuvent passer six heures pour 1 500 yens (9 euros) ou moins dans les quartiers périphériques. La plupart des grands établissements disposent d’une centaine de box.

Minuit passé. Devant la machine à boissons chaudes, il attend que son gobelet se remplisse. La trentaine, jeans et tee-shirt bleu, les cheveux en broussaille. « Cool » comme des milliers de ses congénères croisés auparavant dans les rues du quartier branché de Shibuya à Tokyo. « Vous, vous cherchez un nouveau pauvre ?, dit-il, avec un sourire amer. Bingo ! Vous l’avez. Trente ans, une vingtaine de boulots sans lendemain. Depuis trois mois, je vis ici avec un petit sac et des sous-vêtements jetables. Je suis un « one call worker » : enregistré auprès d’une agence de placement qui m’appelle sur mon portable quand il y a un boulot. Dans les 1 000 yens de l’heure. Je dépense 1 500 yens pour ma nuit. Je mange dans des McDo. Humiliant, non ? Le gouvernement parle de « seconde chance » pour les perdants comme moi, poursuit le jeune homme. Mais y en a marre : on ne quémande pas une chance, un coup de bol. On veut une vie décente, c’est tout. Mon nom ? Je suis personne dans cette société. » Dans le gobelet, le café refroidit. Il le prend, puis, sur un « Salut ! », part vers son box.

Les cafés Internet offrent un condensé de la société japonaise contemporaine : prospère, lisse et efficace en surface, mais parcourue d’ondes souterraines dénotant malaise et dysfonctionnements. Dans les cafés Internet les plus modernes, ceux des quartiers animés, l’accueil est digne d’un hôtel. Atmosphère feutrée et services multiples. Fondus parmi les clients – car rien dans leur apparence ne les distingue vraiment – se nichent les jeunes paumés.

Après une décennie de récession, la machine productive nippone est repartie, mais elle laisse sur le carreau nombre de jeunes. Ce sont des « freeters » (mot composé de l’anglais free et de l’allemand arbeiter, désignant ici ceux qui font des petits boulots, c’est-à-dire des jeunes en situation précaire). Ayant grandi dans le Japon de la « bulle financière » de la fin des années 1980, ils sont arrivés sur le marché du travail à la fin de la « période glaciaire » de la récession, quand les entreprises soucieuses de réduire les coûts ont sabré dans l’emploi permanent pour privilégier le travail temporaire. Ils forment ce que le quotidien Asahi a baptisé la « génération perdue ».

Le gouvernement estime à 1,8 million le nombre des freeters, filles et garçons. Si, au début de la décennie, on a pu voir en eux l’expression des valeurs individualistes d’une génération plus orientée vers des satisfactions personnelles que ses parents dévoués à l’ entreprise, beaucoup ont découvert que leur situation est moins synonyme de liberté que de précarité.

Aux largués de la reprise, freeters et jeunes désargentés arrivés de la campagne qui n’ont pas de quoi payer un loyer et encore moins les trois mois d’avance pour obtenir un logement s’ajoutent ceux que des sociologues anglais ont baptisés « neet » (Not in Education, Employment or Training). Ils ne sont pas étudiants ni en formation : ils dérivent. D’entrée de jeu, ils ont baissé les bras. Pour la plupart, ce sont des adolescents introvertis qui refusaient d’aller à l’école (phénomène préoccupant dans l’Archipel depuis une décennie). Adultes, ils restent refermés sur eux-mêmes. Ils seraient 800 000.

Les neet sont un symptôme du malaise d’une société devenue férocement compétitive, qui condamne leur inadaptation, la mettant au compte de la fainéantise. Un message qu’ils reçoivent comme une négation de leur droit à l’existence. Les neet forment une bonne partie des jeunes qui se suicident. Comme eux, beaucoup de freeters ont le sentiment d’être pris dans une nasse.

Les quelque deux mille cafés Internet que compte le Japon sont moins chers qu’un sauna ouvert toute la nuit ou que les « hôtels capsules », aux couchettes superposées comme dans un wagon-lit. Et les boissons sont gratuites. La nuit, les plus grands sont pleins.

Outre la faune des habitués (10 % selon les employés), qui viennent pour quelques semaines, voire quelques mois, on y côtoie des salariés qui ont raté le dernier train. Ils ronflent les pieds sur la tablette de l’ordinateur dans les fauteuils inclinables des petits box de 2 m2, où l’on se déchausse avant d’entrer. Çà et là, dans les compartiments à deux, des couples profitent de la pénombre complice pour se caresser discrètement. Certains sont des lycéens qui ont raconté à leurs parents qu’ils dormaient chez un copain ou une copine. Devant d’autres box sont posées des chaussures à talons hauts : des filles de la nuit (hôtesses de bar et autres) qui attendent les premiers métros. Au petit matin, tout ce petit monde s’ébroue vers les douches de l’établissement. Certains ont même une salle de sport.

Les réfugiés du Net sont l’une des facettes de la nouvelle pauvreté nippone, fille d’une inégalité croissance entre ceux qui ont un travail fixe et les autres. Une disparité qui passe désormais par un clivage entre générations.

 

Philippe Pons

 

Lu également un article sur Dubaï : le « hub » de la mondialisation heureuse

Un article passionnant

A lire :

Les chiffres comme langage
LE MONDE | 04.08.07

© Le Monde.fr

Il y a du Rimbaud chez Daniel Tammet. Comme le poète halluciné de Voyelles – A noir, E blanc, I rouge -, ce jeune Anglais accouple lettres et couleurs. Mais sa vision est infiniment plus riche. A chaque chiffre, chaque lettre, chaque mot, il associe une couleur, une forme, une texture. Et souvent un son ou une sensation.

Les chiffres, ses amis, dansent dans sa tête. 1 brille d’un blanc éclatant, 2 se balance lentement, 3 s’étale, grassouillet, 5 résonne comme les vagues contre les rochers, 9 se dresse très haut, bleu et intimidant. Les nombres ont un grain, dur, doux, sombre ou lumineux. 37 a l’apparence grumeleuse du porridge et 89 évoque la neige qui tombe.

Daniel Tammet, 28 ans, est un autiste « savant ». Il cumule deux maladies presque jamais réunies : le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme assez légère ; la synesthésie, un trouble entraînant un chevauchement des sens. Comme tous les autistes, mais moins que la plupart d’entre eux, Daniel a souffert d’une grave difficulté à communiquer, aujourd’hui largement surmontée.

Et comme les 50 autres autistes « savants » recensés dans le monde, il possède des dons intellectuels inouïs. Il est le seul capable de décrire en détail son univers cérébral. « J’ai de la chance », constate-t-il en nous servant le thé dans la cuisine du pavillon qu’il partage avec Neil, son compagnon, un ingénieur informaticien, à Herne Bay, une petite localité balnéaire dans le sud-est de l’Angleterre.

Daniel vit avec les nombres depuis sa tendre enfance. Ils furent le premier langage de ses émotions. Son obsession des calculs est née d’une crise d’épilepsie qui l’a frappé à l’âge de 4 ans. Les nombres devinrent alors son réconfort : « Ils me calment et me rassurent. Enfant, mon esprit se promenait en paix dans ce paysage numérique où il n’y avait ni tristesse ni douleur. »

On a dit de Daniel qu’il est un « homme-ordinateur ». Pourtant, il ne « calcule » pas. Lorsqu’il multiplie deux nombres, il trouve la solution sans effort conscient : « Je vois le premier nombre à gauche, le second à droite, et une troisième forme apparaît. C’est le résultat. Je me contente de lire cette image mentale. Je n’ai pas besoin de réfléchir. » Il lui suffit de 28 secondes pour trouver le quotient de deux nombres, accompagné de 32 chiffres après la virgule. Faut-il préciser qu’il n’écrit jamais aucune opération ?

Daniel n’est pourtant pas un matheux classique. Il n’aime guère l’algèbre et ses équations, encombrées de lettres mais si pauvres en chiffres. Ses disciplines favorites sont les nombres premiers, les problèmes de probabilité et le calcul calendaire, où il devine en un instant quel jour de la semaine vous êtes né. Pi est son nombre favori, le seul qui se déroule à l’infini : « Il me fascine. Aucune feuille de papier, fût-elle aussi grande que l’univers, ne pourra jamais le contenir. » Il lui doit sa renommée.

La scène se passe en 2004, le 14 mars – jour de la naissance d’Einstein -, dans une salle du musée de l’histoire des sciences d’Oxford. Daniel s’apprête à relever un défi, préparé pendant trois mois, au profit de la Société nationale d’épilepsie : énumérer de mémoire en public le plus de décimales possible de Pi. Cinq heures, neuf minutes et vingt-quatre secondes plus tard, la longue récitation prend fin devant des examinateurs médusés. 22 514 chiffres sans la moindre faute ! Record d’Europe battu sous une salve d’applaudissements. « Les chiffres, se souvient-il, défilaient devant mes yeux comme les images d’un film. »

Pi a changé la vie de Daniel Tammet. Héros d’un documentaire télévisé, il se raconte, avec modestie et sincérité, dans un livre récemment traduit, Je suis né un jour bleu (éd. Les Arènes, 21 €). Son aptitude à témoigner de ses expériences offre une chance unique aux neurologues avides de percer les mystères de l’autisme. Il se plie volontiers aux séries de tests, parfois perturbants, que lui soumettent les scientifiques britanniques et américains curieux de déchiffrer la « boîte noire » de son étonnant cerveau.

Par son exemple, Daniel aide à combattre les préjugés qui accablent les autistes : « En récitant le nombre Pi, je voulais leur dire qu’un handicap n’est pas un obstacle fatal. » A Salt Lake City, Daniel a rencontré le plus célèbre « savant » autiste, Kim Peek, l’homme qui servit de modèle au Rain Man, incarné en 1988 par Dustin Hoffman. Ce fut, dit-il, un grand moment de bonheur. Mais l’image réductrice que le film donnait de l’autisme appartient, selon lui, au passé : « Il faut permettre aux malades de prendre confiance, d’assumer leur différence. »Daniel entretient avec les mots, son « deuxième langage », une relation esthétique. Comme les nombres, ils ont forme et couleur. Même chose pour les prénoms : Richard est rouge, John jaune, Peter violet.

Grâce à sa remarquable mémoire visuelle, il apprend les langues en un clin d’oeil, ou presque. Il en maîtrise dix : l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’espéranto, le finnois, le français, le gallois, le lituanien, le roumain et l’islandais. Il a assimilé cette dernière, pourtant très difficile, en l’espace de quatre jours passés à Reykjavik. Les mots lui permettent de gagner sa vie. Il a lancé en 2002 un site Internet d’apprentissage des langues, qui marche très fort, baptisé Optimnem, en l’honneur de Mnémosyne, la déesse grecque de la mémoire. A 10 ans, il a créé sa propre langue, qu’il est le seul à parler, le Mänti (« un pin » en finnois). Elle possède aujourd’hui plus de 1 000 mots. Daniel est un grand lecteur de biographies et de dictionnaires. Mais il n’ouvre guère de romans : « Je préfère m’intéresser aux choses vraies. » Il est en train d’écrire un nouveau livre où il parle du cerveau, des nombres et de l’imagination.

Daniel eut une enfance solitaire et souvent douloureuse. A l’école, trop de choses lui faisaient mal : le bruit, les bousculades, et surtout ce sentiment d’être différent, qu’il ne pouvait comprendre ni dominer, faute à l’époque de diagnostic précis. Il se réfugiait dans le silence de sa chambre ou dans des rites compulsifs : il collectionnait les marrons, les prospectus, les coccinelles. Il doit à l’amour de ses parents (« mes héros ») d’avoir trouvé, devenu adulte, un heureux équilibre entre son univers et le monde extérieur, dans une philosophie qu’il résume d’une phrase : « L’important n’est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres. »

Jean-Pierre Langellier

Pas la forme !

Bonjour,

Un mot rapide cette semaine. ça n’est pas trop la forme depuis une dizaine de jours. J’ai même refait une migraine mercredi, pas loin d’être la première depuis la sortie de l’hosto.

J’ai vu ma rhumato mardi qui n’est pas heureuse de voir que ma douleur musculaire, qui est à la limite de la pubalgie, ne progresse pas et par ses non-dits, je me demande si elle n’envisage pas de repousser mon éventuelle reprise. Il est certain que depuis six semaines maintenant, je ne peux plus travailler à la rééducation de ma hanche !! 😦 Et quand on ne pose pas de question, on a des réponses : une PTH (prothèse totale de hanche) n’est vraiment fonctionnelle qu’au bout d’un an ! (j’avais bien en tête ce délai d’un an, mais je ne me rendais pas compte à quel point il était important).

Plusieurs bonnes nouvelles :

La Sécu vient de m’envoyer 5 mois d’indemnités journalières, mon dossier étant enfin complet, c’est mon compte en banque qui rigole. Mais je me demande, le problème que j’ai eu étant assez simple et doit être rencontré par d’autres malades, comment font ceux qui ne peuvent se déplacer, qui vivent seuls et qui n’ont pas de famille qui peuvent les soutenir…. Franchement, je n’aurais pas eu ma famille, j’aurais eu motif à paniquer.

Autre bonne nouvelle : les fans de la première heure de Xena (qui lisent les FF en anglais) se souviennent peut-être de Katrina qui avait écrit plusieurs superbes FF (Conqueror et AU) comme « The Storyteller » et « Warlord Daze » et qui avait disparu de la circulation depuis un petit temps… Eh bien, je viens de la revoir (virtuellement parlant bien sûr) sur la liste Voq Je Bang consacrée au couple B’Elanna/Seven de Star Trek Voyager. Elle a commis une dizaine de « Turbolift stories » et est en train d’écrire une FF épique dans cet univers (180 pages déjà disponibles sur la liste – c’est un peu particulier comme tout ce qu’elle a pu écrire, mais vraiment génial).

Une autre SUPER-nouvelle toujours dans le fandom STV : la dernière partie de « Campus » est enfin en ligne (170 pages pour cette seule partie). Cette FF fait partie des grands classiques « Janeway/Seven » et a été mis en route il y a sept ans environ. Bravo à l’auteure qui n’a pas laissé tomber alors qu’elle rédige également sa thèse de doctorat quelque part en Allemagne. Elle avait dit qu’elle finirait son histoire avant la parution du dernier tome de Harry Potter : Elle a réussi.

Du coup, je me suis remise à plancher sur mon projet 11 (la FF trekienne). Je n’est rien à mettre en ligne car j’ai repris/corrigé ce que j’ai déjà écrit et n’ai rajouté que deux pages. Je voudrais vraiment sortir de cette mauvaise période et me retrouver dans l’état d’esprit d’il y a quelques semaines… c’était plus productif !

Enfin, un peu de lecture ou quand ce qu’on voit chez « Les Experts » ou plutôt « Bones » arrive dans la réalité… et quelle réalité !

Le mystère d’Hatchepsout résolu grâce à une molaire
LE MONDE | 28.06.07

© Le Monde.fr

Zahi Hawass, le médiatique secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, n’est jamais en panne d’idées spectaculaires. Mercredi 27 juin, devant la presse convoquée au Musée du Caire, il a, d’un geste ample, dévoilé une vitrine contenant une momie décharnée en s’écriant : « Et voilà Hatchepsout ! » Ce faisant, Zahi Hawass prétendait bien mettre un terme à un mystère vieux de trois millénaires et demi : où diable était passée la dépouille de la plus grande souveraine de l’Egypte antique ?

Incroyable personnage que cette femme qui louvoie entre les pharaons – fille de Thoutmosis Ier, demi-soeur et épouse de Thoutmosis II et belle-mère de Thoutmosis III – pour parvenir à régner pendant vingt et un ans, de 1479 à 1458 av. J.-C. Hatchepsout s’impose comme un homme, abandonne la robe-fourreau et la couronne des reines pour se faire représenter en pagne, avec la barbe postiche et la coiffure emblématique des pharaons. Elle étend l’influence de l’Egypte vers le sud, fait bâtir son temple funéraire, magnifique, à Deir El-Bahari, et implante son tombeau dans la Vallée des Rois.

Mais, après sa mort, Thoutmosis III reprend la main et fait marteler les cartouches contenant le nom de sa belle-mère. La momie d’Hatchepsout disparaît de son sarcophage. Plusieurs dépouilles anonymes pouvaient prétendre être celle de la reine. Une, notamment, retrouvée en 1903 à même le sol d’un tombeau contenant le sarcophage de la nourrice d’Hatchepsout, avait attiré l’attention. Mais manquait la preuve.

Zahi Hawass assure l’avoir apportée. A cette momie couleur brique d’une femme obèse, âgée d’une cinquantaine d’années, manque une molaire. Or, une boîte funéraire marquée du sceau de la reine, découverte en 1881, contenait un morceau de dent qui coïncide « parfaitement », affirme le patron des antiquités égyptiennes, avec le trou dans la mâchoire de la momie.

« Cet élément rend l’identification possible, mais ce n’est pas encore la preuve définitive », a déclaré à l’AFP un archéologue sous couvert d’anonymat. Certains de ses confrères préfèrent attendre, avant de se prononcer, le résultat de recherches ADN. C’est qu’on est prudent lorsqu’il s’agit de contredire le puissant Zahi Hawass. Mais celui-ci a d’autres soucis : mercredi, après avoir triomphé sur la momie d’Hatchepsout, il a annoncé que la momie officielle de Thoutmosis Ier… n’était pas celle du pharaon !

Pierre Barthélémy

Bon Dimanche !19.gif

En vrac

Bonjour,

Je ne vais pas reparler de « salade composée » : vu le passage que je reçois à cause de ces titres de la part de malheureuses personnes qui cherchent des recettes… Pourtant, à mon sens, c’est l’une des choses la plus facile à faire à condition d’avoir un peu d’imagination (mais faire de la cuisine sans imagination…) et un minimum de sens artistique (parce que la salade doit plaire à l’oeil avant de plaire au palais).

Revenons au cours normal de notre programmation !

Télévision :

  • Sport + commence enfin à diffuser les matchs de la WNBA en direct soit à 1 et 4 h du mat’ et parfois les rediffuse en fin de journée le lendemain. Il faut que je vérifie bien s’il y a rediffusion sinon, pour un match que je veux vraiment voir, je m’accroche. Autant profiter de mon absence de contrainte d’horaires !
  • J’ai vu les deux derniers épisodes de la saison 3 de Battlestar Galactica. Ma réaction : Wow !!! Vivement la suite ! Quand j’avais lu que cette saison serait plus sombre, j’avais eu quelques inquiétudes, mais en fait, cela reste dans la ligne des deux premières saisons. Seulement, l’évolution est logique. Jusqu’où peut-on aller pour la survie de son groupe ? L’évolution du personnage de la Présidente Roslin est assez caractéristique sur ce plan. Et les premiers bruits qui courent sur la prochaine et dernière saison qui semblent alléchants. SPOILER écrit en blanc : on parle en autre d’un flash-back sur le commandant du Pegasus (anciennement Lieutenant Ro sur Star Trek TNG) et d’une liaison passée avec Six. En tous les cas, que c’est intelligent de la part des producteurs de conserver le contrôle créatif et de se dire « on a une histoire à raconter, on a bien avancé et il faut finir maintenant. » Et de nous épargner des multitudes d’épisodes où la flotte joue à cache-cache avec les cylons.)
  • J’ai lu, je ne sais plus où et j’espère que je me trompe, que cette année, M6 ne diffuserait pas les deux séries Stargate à cause de la faiblesse de l’audience. L’année dernière, la diffusion commençait à 22 h 30 ! Il faut être fan, même un samedi soir, pour tenir jusqu’à 1 h du mat’. Tout ça pour dire que Série Club avait commencé à diffuser les deux dernières saisons (10 pour SG1 et 3 pour SGA) et mardi, alors qu’on arrive à mi-saison avec les premiers de deux doubles épisodes, la chaîne annonce que pour la suite, faut attendre septembre ! A la mode US, j’imagine.
  • Ce soir, M6 reprend la diffusion de « Numb3rs » : J’aime !
  • Hier, pour la fête de la musique, j’ai regardé ARTE et « La Fille du Régiment » de Donizetti avec en vedette, Natalie Dessay et en invités surprise dans un petite rôle non-chantant Dawn French (du célèbre duo de comiques britanniques French & Saunders, également créatrices de « Ab’ Fab » – Je vous en ai déjà parlé !). Cette soirée fut un véritable bonheur ! j’ai toujours le bon état d’esprit pour l’écriture du « Chevalier » (désolée pour ceusses qui attendent après le projet 12, il faudrait vraiment que je me mette à l’écriture du chapitre 5 manquant).

Photos :

  • En faisant mon puzzle du jour, je suis tombée sur la galerie Flickr d’un artiste, twoblueday, dont j’apprécie particulièrement le style. J’apprécie de nombreux genres, mais j’ai toujours eu un faible pour les photos très graphiques, aux couleurs saturées… et il a son blog ici. (je vais le rajouter à mon blogroll !) 😀

Je passe de plus en plus de temps sur des blogs « politiques » :

  • Lu ce matin les échanges de commentateurs de blog à propos d’un rapport que doit voter l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, rapport visant à défendre la théorie de l’évolution et à maintenir les thèses créationnistes en dehors des programmes scolaires européens.
  • Lu également avec un oeil professionnel le billet de Maître Eolas à propos de la décision de la Cour de Cassation de ne pas permettre l’adoption au sein des couples homosexuels. Un débat également dans les commentaires qui montre, je pense, un bon reflet de la société actuelle.

Sur le site AfterEllen :

  • L’année dernière, le site avait organisé un concours de lesbianisation d’affiches de films. Cette année, le site propose ses propres films qui seraient sûrement des hits de l’été s’ils existaient !

Mangas yuri :

J’avais dit, il y a peu, que je ferai un billet sur les mangas yuri que j’aime. La difficulté, pour moi, est d’en trouver qui sortent de l’univers « Mädchen in Uniform » soit les jeunes filles en internat. Ai-je passé l’âge ? Est-ce que ça ne fait plus rien ? Est-ce que j’attends un peu plus de ça ? D’où ma réticence, dans un premier temps, à regarder « Strawberry Panic ». En dehors de Maka-Maka, qui peut ne pas plaire à tout le monde 😉 , j’ai trouvé plusieurs mangas qui sortaient de ce moule.

  • Le premier, Pieta, s’attache à deux jeunes filles, mais l’important n’est pas dans la vie de leur lycée. l’histoire suit les deux personnages, leur entourage. Il y a une véritable épaisseur psychologique. Et si le début peut sembler déprimant, je vous confirme que ça se finit bien (point très important capital pour moi – j’ai écarté ainsi qq récits plus anciens s’attachant à de personnages plus matures parce qu’il n’y avait pas de happy end).
  • Le deuxième, Moonlight Flowers, suit la vie de deux amies, l’une qui décide de suivre son propre chemin, la seconde qui plie devant le poids des traditions et des conventions sociales avant de réaliser qui est son véritable amour. Le manga comprend deux récits et seul le premier est achevé. Mais il constitue une lecture complète.

Je crois que j’ai fait le tour de ce que je voulais dire.

Sinon, depuis le début de la semaine, les douleurs sont à nouveau assez fortes. Douleurs musculaires : L’aducteur droit s’y met, en plus de l’autre muscle qui avait subi la compression. D’après le kiné, je suis à la limite de la pubalgie…. Tout ça n’aide pas la rééducation.

Du coup, si cet hiver, j’avais espéré pouvoir participer à la Gay Pride Marche des Fiertés du 30 juin, ça restera un voeu pieux car ça ne serait pas raisonnable.

De la même façon, je pensais partir un petit peu cet été, peut-être envahir mon amie Sophie à Glasgow, mais là encore, ça serait trop.

That’s all, Folks !

Inspectrice des travaux finis

Bonjour,

Je ne vais pas pouvoir écrire cet après-midi, j’ai promis à une copine de l’aider à déménager. Mais je vous rassure : 1. je ne serai pas la seule 2. il y a un job parfait pour moi qui est de surveiller le camion. Ça me donnera donc l’occasion de sortir, de voir du monde et ce, sans trop me fatiguer. De toute façon, je crois qu’il faut que je commence à sortir car ce n’est que comme ça que je retrouverai le rythme.

Qu’ai-je fait cette semaine ? J’ai découvert un nouveau jeu en ligne (Merci Mamounette 😉 ) qui s’appelle Travian, inspiré d’Asterix pour les dessins et qui vous permet de bâtir une cité avec au choix les romains, les gaulois ou les germains. Vous formez des alliances, vous échangez des ressources… Si ça vous intéresse, je suis sur le serveur 3, carte sud-ouest.

J’écoute en boucle un CD d’Elina Garança (trouvé à prix d’ami sur Amazon) et les BOF de Battlestar Galactica (saisons 1 & 2). Tout ça m’inspire pour écrire.

J’ai mis à jour mes commentaires sur la WNBA.

J’ai rendu visite à mon patron. Bien qu’ayant mal dormi la nuit d’avant, j’étais assez détachée quand j’y suis allée. On a parlé presque deux heures. Au final, le sentiment est plutôt positif. Il n’a pas envie de me licencier. Il n’y a plus de boulot pour ce que je faisais avant, mais il y a des choses à faire pour quelqu’un d’expérience (et sans vouloir avoir trop la grosse tête, je suis plutôt bonne à ce que je fais). Il n’y aurait plus le stress des délais serrés, du téléphone etc… Dans un premier temps, il est d’accord pour le mi-temps thérapeutique et quand je serai à plein temps, mon contrat serait renégocié pour un mi-temps. Mon salaire étant très confortable, un temps partiel reste plus que raisonnable et me permettrait de mieux supporter tout ce que je ne supportais plus du travail au long de semaines de plus de 50 heures. Je pourrai continuer d’écrire régulièrement et voir à chercher autre chose à faire, suivre une formation…. Enfin, il faut voir comment ça va tourner, mais je suis plutôt optimiste.

Cette sortie m’a permis de voir que je fatigue encore assez vite, même si le trajet en métro (que je n’avais pas pris depuis décembre 2005 – mais le métro, comme le vélo, ça ne s’oublie pas) s’est bien passé. J’ai bien senti au moins deux « blips » à défaut d’appeler ça autrement qui montrent que la jambe, dans un usage normal, ce n’est pas encore ça.

A défaut d’aller ensuite dans cette chaîne distribuant du café et empruntant son nom à Herman Melville ou à Battlestar Galactica (suivant vos références), je suis passée chez Blue Books (pas loin de mon bureau) où j’ai dépensé quelques euros. J’ai dévoré depuis avec grand plaisir « Embrase-moi » de Kristen Garrett –  Ed. Dans l’Engrenage, puis « Passage du Caire – 1 » de Nathalie Vincent – Ed. KTM.

J’ai beaucoup aimé le premier : rythme soutenu, beaucoup d’humour, personnages adorables. Le second… j’aime bien le début, je suis un peu plus réservée sur la fin. Mais dans le même temps, on sait qu’il y a une suite donc je verrai… En fait, je me demande si ce n’est pas un gros manuscrit qui a été découpé en… 4 ? pour rentrer dans le format normal des livres de KTM.

J’essaie toujours de soutenir la littérature lez française même si je trouve davantage mon bonheur en anglais. Si les livres ne sont pas achetés, la maison d’édition peut disparaître et que nous restera-t-il ?

J’ai trouvé également le volume 2 du « Monde de Jane » qu’Amazon ne pouvait m’obtenir. Et maintenant que j’y pense, il n’avait pu m’avoir « Embrase-moi ». Y a-t-il un problème entre Amazon et Dans l’Engrenage ? Je sais qu’Amazon n’est pas tendre pour les petites maisons d’édition….

Et pour ne pas vous laisser en plan, le billet suivant vous présente le début de l’acte II du « Chevalier à la Rose ».

That’s all, Folks !