22/09/2006 : La Bombe russe (3 h 53 du mat’)

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Cela fait maintenant 42 heures (à nouveau) que je n’ai pas dormi. j’ai pourtant éteint tôt, me sentant fatiguée. Mais à part un bâillement de temps en temps, impossible d’avoir du « shuteye » comme disent les américains.

Et admirez la transition : comme je ne pouvais pas dormir, j’ai regardé la deuxième demi-finale opposant les USA à la Russie (la Russie avait été battue 70 à 80 en match de qualification).

Eh bien là, c’est comme si on n’avait plus affaire aux mêmes équipes. Les américaines ont eu du déchet au panier, ont perdu des balles faciles et n’ont rien pu faire contre le jeu russe qui lui,  avait mis le booster. Chance insolente au tir, pas de problème pour percer la défense US, les russes, en 40 minutes de match officiel, ont interrompu une brillante suite de 50 matchs gagnés par les USA depuis 1994 tant aux jeux olympiques qu’en championnat du monde.

C’est la coach australienne qui n’est pas heureuse : elle avait prévu de rencontrer les USA en finale et avaient préparé ses filles en conséquence. Elle a 48 H pour rectifier le tir.

La photo en tête provient du premier match, mais reflète bien les difficultés US ce soir.

21/09/2006 : Vive la France !

J’ai cherché une photo du premier match de la France contre la République Tchèque pour célébrer la victoire de la France, il y a quelques minutes, contre à nouveau cette équipe tchèque pour le classement de la 5ème à la 8ème place.

La République Tchèque est championne d’Europe en titre et elle venait vraiment chercher sa revanche. Mais les françaises sont restées très concentrées, ont retrouvé leur jeu et surtout le chemin du panier.

Elles ont gagné d’un point (79-78) pendant les prolongations, les premières du championnat.

Ce serait bien qu’elles gagnent leur dernier match, prenant la cinquième place à l’instar de l’équipe masculine.

Je ferme cette page d’information (car franchement, à la TV (sur les chaînes nationales puisque sur le câble, il y a une très bonne couverture des matchs), je n’ai pas vu beaucoup de sujet sur les bleues).

Allez France !!!

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21/09/2006 : Basket et autres

Je vais commencer par le « et autres »

Depuis la dernière fois, je me suis rapidement débarrassée du petit rhume et plus lentement de la migraine. J’ai passé toute la semaine dernière chez ma mère car j’avais un programme chargé et je craignais les douleurs et la fatigue. En effet, sur une journée et demi, j’avais deux rendez-vous d’IRM et une visite chez ma rhumato.

Les rendez-vous IRM ont tourné courts : alors que j’avais pris la peine d’appeler avant pour me renseigner, puis d’avoir faxé mon ordonnance, l’hôpital a attendu que je sois dans le vestiaire en petit peignoir de coton pour me dire qu’en fait, ils n’étaient pas équipés pour me faire le type d’IRM dont j’avais besoin ! Je ne me suis pas mise en colère car ça n’aurait servi à rien. Je leur ai fait remarquer qu’ils étaient en mesure de s’en rendre compte avant. Et en même temps, la personne qui m’a informée de la situation était une belle blonde (naturelle) aux yeux bleus et elle avait l’air tellement embêté… Image

Depuis, j’ai trouvé un centre privé qui semble bien équipé et qui peut me prendre rapidement, mais qui est à l’autre bout de Paris : vive le taxi.

Sinon, le seul hôpital public à Paris qui soit équipé de ce type de matériel spécial est tellement submergé de demande qu’il faut prendre un premier rendez-vous (avec longs délais) pour rencontrer un médecin qui jugera de l’opportunité de l’examen et qui autorise, le cas échéant, la prise du rendez-vous pour faire cette IRM particulière (avec encore plein d’attente).

Et la visite chez la rhumato a juste confirmé que dès les résultats des IRM, j’irai voir un chirurgien.

Et j’ai maintenant droit à une canne, car marcher devient très pénible.

Sinon, hier, j’ai refait une bonne migraine plus forte que d’hab’ (même si pas aussi forte qu’il y a dix jours) et je viens de repasser une nuit totalement blanche). Image

Bon, on arrête les trucs désagréables.

Parlons basket ! En WNBA, c’est finalement le Shock de Detroit qui a emporté le championnat américain à l’issue d’une finale jouée en cinq matchs. C’est resté disputé jusqu’au bout, mais Detroit a su passer la vitesse supérieure quand il le fallait.

Au fait, une info amusante éventuellement pour celles qui lisent des FF en anglais. J’avais parlé dans ma page WNBA 2005, d’une FF se passant dans le milieu du basket : Driven de S. Beck.

Eh bien, j’ai trouvé une joueuse, australienne, qui personnifie parfaitement l’une des deux héroïnes. Elle a quelques centimètres en plus, mais pas beaucoup, joue au même poste. La première fois que je l’ai vu jouer, j’ai cru que je rêvais. Et j’ai trouvé une super photo d’elle. Elle s’appelle Erin Phillips, joue chez les Sun de Connecticut (c’était sa première saison) et appartient également à l’équipe nationale australienne :

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Question championnat du monde (qui se tient en ce moment à Sao Paulo), la France a atteint les quarts de finale, mais s’est fait sortir par l’Australie, vice-championne olympique. Même si le résultat est logique (et l’équipe a atteint son objectif, à elle de se battre pour décrocher maintenant une cinquième place), il est dommage que sur les derniers matchs, la France ait un peu perdu ses moyens et son jeu.

Ce soir, les demi-finales verront s’opposer les Américaines (impériales jusqu’à présent) à la Russie et l’Australie au Brésil.

Je voulais en mettre plus, mais je sens la migraine qui revient alors….

That’s all, Folks !

09/09/2006 : J’oubliais… (10 h 28)

En plus de tout ce que j’ai écrit ce matin ( et pour info, je n’ai pas pu me rendormir et j’ai toujours mal à la tête – un chouïa moins, mais quand même…)….

Donc en plus du reste, je viens d’attraper un rhume, je ne sais ni où, ni comment vu que je ne sors pas et que je vois personne !!! ( et oui, je fais attention aux courants d’air)

Et zut !!! En plus, je me tape un peu de fièvre !!!! Comme si je ne me sentais déjà pas assez mal !!!!!

Alors que l’automne/hiver dernier, je m’en étais bien sortie, vais-je commencer de bonne heure ma collection 2006-2007 de coups de froid (rhino-laryngo-trachéo-pharyngite – rayer les mentions inutiles) ????

You know what ? I’m not happy !!!

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3ème mise à jour : en plus de tout le reste, j’ai le plus grand mal à me déplacer. Comme j’ai mal dans toutes mes articulations et que je n’arrive pas à trouver une bonne position, je suis vraiment malheureuse. Et si vous trouvez que je gémis un peu trop, je suis d’accord. mais je me défoule maintenant que je suis toute seule car si j’arrive à me traîner chez ma mère demain, je me retiendrai. Et si vous lisez ça dans la semaine, dites-vous que le plus gros sera alors fini Image

4ème mise à jour (dimanche 10/9 à 5 h 30) : cela fait plus de 30 heures que je n’ai pas dormi. j’ai l’impression d’avoir fait n’importe quoi avec les médocs, mais vu la tête en coton que je tirais hier, ça ne m’étonne pas. Il y a deux heures, les notices me semblaient plus claires.

Je tiens toujours le rhume. La migraine semble passée. J’ai toujours mal partout ailleurs.

09/09/2006 : Encore ma tête ! (4 h du mat’)

Oui ! Encore ma tête qui fait que je vous mets un mot à 4 heures du matin !

Tout a commencé hier matin (vendredi), je me suis levée comme d’hab’ après avoir dormi normalement. Sauf que j’avais la migraine de toutes les migraines, celle que j’ai, au mieux, une fois par an, celle qui vous donne envie de rester dans le noir et le silence, au fond du lit !

Sauf que là, par chance, c’est ce que j’ai pu faire. Après avoir luté plus d’une heure contre des nausées, je me suis rendormie jusqu’à 15 h 30. Je me suis réveillée un coup, la douleur toujours aussi terrible, puis j’ai remis ça de 16 h 30 jusqu’à 21 heures. Je n’ai même pas pu voir NCIS. J’ai essayé de dormir un peu, mais rien à faire. La douleur s’est un peu estompée (j’ai pris les méga-doses d’ibuprofen), mais je me sens encore mal.

Sinon, depuis la dernière fois, que s’est-il passé ?

J’ai mis 36 heures pour voir que j’étais allergique au nouvel analgésique. Heureusement, j’ai des gros stocks du précédent que je continue donc à prendre.

On reprends les examens : j’ai rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles IRM.

Le premier anniversaire de la mort de mon père est passé. Un an déjà !

Côté basket, la France a plutôt bien fini son championnat (en cinquième position).

En WNBA, le dernier match a lieu demain alors que les Shocks et les Monarchs sont à égalité.

Et la semaine prochaine commence le championnat du monde de basket féminin. Le truc amusant est que je connais mieux les joueuses américaines ou même australiennes (beaucoup jouent aux USA) que les joueuses françaises !

Côté créativité, j’ai eu le sentiment que ça allait revenir il y a une dizaine de jours alors que mes douleurs, en général, me foutaient la paix. Mais ce sentiment n’a, hélas, pas duré. Je veux croire ma mère qui me dit que quand je serai à nouveau sur pieds, ça ira mieux !

Bon, je m’en tiens là, en espérant pouvoir dormir cette fois !

20/08/2006 : Est-ce dans ma tête ou quoi ?

Ce matin, c’est l’enfer ! Il est 7 h 30. Je suis réveillée depuis plus de 3 heures et je m’étais endormie après minuit : pas beaucoup de sommeil, nous sommes d’accord. Je ferai sûrement la sieste avec les chatons cet aprèm’.

Débarrassons nous des trucs désagréables d’abord : visite chez la rhumato vendredi avant qu’elle ne reparte en vacances. Son avis sur les radios : ce qu’il y a à la main, c’est un début d’arthrose. Par contre, sur un pied, elle a vu quelque chose qui est, en principe, un signe précurseur d’une polyarthrite rhumatoïde. Conclusion, de nouvelles IRM à faire.

Sinon, en réponse aux migraines à répétition de ces trois dernières semaines, elle me change d’antalgique. Croisons les doigts !

A ce stade maintenant, ce qui m’ennuie, c’est que j’ai l’impression de ressentir des bouts de douleurs un peu partout et je me demande si elles sont réelles ou si c’est dans ma tête : c’est facile de s’observer le nombril quand on passe l’essentiel de son temps dans son lit depuis maintenant 10 mois ! Entre ça et la transformation de mes neurones en yaourt (la faute aux médocs selon ma mother), je ne me sens vraiment pas au mieux.

L’un de mes seuls plaisirs en ce moment, c’est le championnat WNBA qui entre dans sa phase finale.

Alors je vous rappelle que la WNBA, c’est 14 franchises (équipes) divisées en 2 conférences (Est et Ouest). Pour aller aux playoffs, il faut être parmi les 4 premières de chaque conférence.

Ces quarts de finales voient s’opposer la première à la quatrième et la deuxième à la troisième au meilleur de 3 matchs. Les deux gagnantes à l’intérieur de chaque conférence se rencontreront ensuite également au meilleur de trois matchs. Enfin, les deux championnes des conférences se rencontreront en finale sur 5 matchs.

Cette année à l’Ouest, la lutte a été serrée. Les quatre équipes finalistes n’ont été déterminées que l’avant-dernier jour de la saison et encore, après avoir fait jouer une règle (que je n’ai pas comprise) en cas d’égalité.

Les quarts de finales ont commencé dès jeudi. Ils opposent Les Sparks de Los Angeles aux Storm de Seattle (je soutiens LA) et les Monarchs de Sacramento (les champions sortants) aux Comets de Houston (je soutiens Sacramento). Cette nuit, Sacramento a gagné son second match et est donc qualifiée en finale de conférence. LA a perdu son premier match mais les deux suivants seront joués sur son parquet.

A l’Est, on retrouve les Suns du Connecticut, finaliste au cours des deux dernières finales et qui a encore dominé le championnat cette saison. Ils sont opposés aux Mystics de Washignton et ont déjà gagné leur premier match. Les deux autres équipes sont les Shocks de Détroit opposés aux Fevers d’Indiana. Là, je soutiens les Shocks qui vont en finale de conférence après avoir également gagné leurs deux matchs.

La suite des Playoffs au prochain numéro.

11/08/2006 : Et le temps passe…

J’ai à nouveau laissé passer le temps de mettre quelques lignes, essentiellement parce que les deux dernières semaines ont été mauvaises. Et ce matin, je recommence une migraine Image. cet été sera vraiment pas bon.

Depuis la dernière fois, j’ai revu ma rhumato qui cherche toujours à confirmer son nouveau diagnostic. Outre un examen un peu lourd qui demanderait un passage à l’hosto et qui attendra éventuellement la rentrée, elle veut voir si il n’y a pas des débuts de lésions aux mains et/ou aux pieds. J’ai donc refait des radios (ça va, j’ai juste à traverser la rue pour en faire). Je n’ai pas encore son avis officiel, mais il semble qu’il y ait quelque chose à la main droite. Bien sûr, je suis droitière…. Image

La suite à mon prochain RV, le 18.

J’ai quand même pris quelques notes de trucs que je trouvais intéressants et que je voulais porter dans ce blog.

Alors au cours de ces derniers jours, il y eu :

La mort d’Elisabeth Schwarzkopf, cantatrice, à l’âge de 90 ans. Moins médiatique que la Callas, c’était une grande interprète de Mozart (sa Comtesse…) et de R. Strauss (sa Maréchale….) et une grande chanteuse de Lieder.

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Dans un tout autre genre, la site After Ellen (voyez mes liens si vous connaissez pas) a organisé un concours de « lesbianisation » d’affiches de cinéma. Prendre des affiches connues et en faire… le prochain grand film lez ! Image On peut admirer (le vote, c’est fini) ici : http://www.afterellen.com/Movies/2006/contest/finalists.html

(A noter que juste après la mise en ligne de la page, le site a été piraté par un groupe extrémiste islamiste avec le discours habituel de ticket sans retour pour l’enfer etc…). Grâce aux sauvegardes (pensez à vos sauvegardes, on ne sait jamais ce qui peut se passer), le bobo était réparé très vite).

Sinon, je regarde les championnats d’Europe d’athlétisme : Quelle belle médaille d’or pour le français qui a remporté le 50 km marche dans des conditions horribles. Ce qui a attiré mon attention : lors des remises de médailles, les hymnes sont parfois chantés a capela par un choeur. Un hymne chanté a toujours plus de puissance que sa version orchestrale.

On joue les derniers matchs de la saison WNBA et les dernières sélectionnées pour les play-offs ne seront sûrement connues que dimanche : c’est dire combien la saison a été disputée. j’en dirai plus quand les play-offs commenceront.

That’s all, folks ! Image

21/07/2006 : TV de l’été et Cinéma privé

Même avec une centaine de chaînes, il y a des soirs où la télé manque vraiment de consistance. Ce qui la sauve en ce moment ? Les chaînes de documentaires.

Hier, je suis tombée sur un sujet passionnant sur Planète : les « Space Ladies »

En 1961, la conquête de l’espace fait rage entre la Russie et les Etats-Unis. Treize femmes américaines passent haut la main les tests organisés par la NASA. Pourtant, on leur préfère leurs homologues masculins pour être les premiers à entrer dans la légende… Récit de ces oubliées de l’Histoire.

Au début des années 60, le programme spatial Mercury permet à 7 astronautes dont l’éminent John Glenn d’être les premiers  »américains de l’espace ». Néanmoins, il aurait dû en être autrement : 13 femmes ayant prouvé leur aptitude à devenir spationaute ont malheureusement été exclues en fin de compte par la NASA qui les avait elle-même  »recrutées » ! Quarante ans plus tard, ces  »rocket girls » respirent la même passion. Même si elles n’ont pas eu la chance d’aller toucher les étoiles, ces pionnières ouvrirent la voie à leurs héritières directes, comme la française Claudie Haigneré ou la New-Yorkaise Eileen Collins. L’occasion pour nous aussi de mieux connaître le climat ambiant de l’époque : sexisme, enjeux de la NASA… et de rencontrer les figures légendaires du monde de l’espace.

http://mercury13.com/

Sur Planète toujours, la rediffusion d’une série produite par ARTE il y a deux ans : Les Champions d’Olympie. Une expérience d’archéologie vivante : des athlètes de plusieurs pays d’Europe plongés dans les conditions de l’antiquité pour reconstituer les Jeux Olympiques tels qu’ils étaient il ya plus de deux mille ans.

Question films par contre, il y a des soirs où vous aurez au moins trois films sympas à voir, mais beaucoup plus de soirées où il n’y a rien.

Et parfois, un coup de chance : l’un de vos films préférés passe à une heure raisonnable, un de ces films qui est passé au travers de tout, qui n’a pas toujours droit à une sortie K7/DVD. Le genre de films dont prononcer le titre en public ne vous vaut en retour que des yeux écarquillés.

Moi, j’en ai une poignée.

Il y a quelques semaines, j’ai pu revoir « The American Way » (également appelé « Riders of the Storm »). C’est l’histoire d’un groupe de vétérans de la guerre du Vietnam qui fait de la télé-pirate à partir d’un avion bombardier (qui est toujours en vol) transformé en studio. Une grosse charge contre la droite chrétienne conservatrice aux USA franchement prémonitoire pour ce film de 1986.

Hier après-midi, j’ai revu avec plaisir « La Petite Boutique des Horreurs ». Moins confidentiel que le précédent, je ne crois pas cependant qu’il soit passé un dimanche soir sur TF1. Je l’avais vu à sa sortie, mais je ne crois pas l’avoir revu depuis. Je ne me souvenais pas que c’était un film musical. Je crois bien que, outre l’histoire de base, la seule chose dont je me souvenais était cette réplique « Seymour, feed me ! » (mon frère le dit particulièrement bien Image).

Un autre film qui avait eu une diffusion confidentielle, malgré une bonne critique, c’était « Passion Fish » de 1992 avec Mary McDonnell (« Danse avec les Loups »; la nouvelle série BattleStar Galactica) et Alfre Woodard (très connue aux USA, moins en France. On a pu la voir dans « Star Trek First Contact » et qui joue dans « Desperate Housewives » à partir de la deuxième saison). C’est l’histoire d’une vedette du petit écran qui se retrouve paralysée à la suite d’un accident de voiture et qui a besoin d’une aide à domicile. De retour dans la maison familiale en Louisiane, elle n’est pas loin de sombrer dans l’alcoolisme et consomme les infirmières comme des kleenex. La dernière, qui a eu une vie difficile, tente de remonter la pente et doit garder son job si elle veut récupérer la garde de son enfant.

Je sais, comme ça, ça fait un peu mélo. Mais c’est vraiment un film superbe et l »interprétation est magnifique. Celui-ci, je viens de trouver un DVD zone 1 d’occasion et j’attends que le facteur me l’apporte.

Le dernier de cette série parmi mes « grands films méconnus », c’est « Antonia et ses filles ». Film hollandais de 1995 qui avait remporté l’Oscar du meilleur film étranger. Encore une sortie confidentielle dans les salles françaises. Et en K7 ou DVD, il n’existe qu’au format américain en hollandais sous-titré anglais (j’avais trouvé la K7 en import !). L’histoire : A la fin de la guerre, une femme se retrouve seule pour élever sa fille et s’occuper de la ferme. Au fil des ans, une communauté de femme dont elle devient la matriarche, va se construire autour d’elle. L’image est superbe et les comédiennes (inconnues en France) étaient magnifiques.

Et vous, avez-vous des films de ce genre dans votre cinémathèque privée ?

Enfin, un peu d’humour : Une parodie de « You’re Beautiful » de James Blunt

(Le Cubicle est l’espace de bureau individuel dans les plateaux de bureaux modernes)

My Cubicle
Lyrics by:
Morning Sidekick
Performed by: Jym Britton

My job is stupid my day’s a bore,
Inside this office from eight to four
Nothin’ ever happens my life is pretty bland,
Pretending that I’m working, pray I don’t get canned.

My Cubicle, My cubicle
It’s One of Sixty two
It’s my small space in a crowded place
Just a six-by-six foot booth
And I hate it that’s the truth

When I give a sigh as the boss walks by,
no one ever talks to me or looks me in the eye.
And I really should work but instead I just sit here and surf the Internet.

In My Cubicle, My cubicle
It doesn’t have a view.
It’s my small space in a crowded place
I sit in solitude.
And sometimes I sit here nude.

14/07/2006 : Bastille (suite et sûrement pas fin) !

Pour faire suite à mon précédent billet, je vous soumets une chronique lue dans Le Monde et que je trouve plutôt bien :

Le quatrième et décevant secret de Fatima, par Francis Marmande

LE MONDE | 12.07.06 | 14h03  •  Mis à jour le 12.07.06 | 14h03

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-794617,0.html

 

Ce qui rend Zidane (artiste) profondément touchant, c’est sa brutalité. L’ange discret reste un as du coup de boule. On ne prend pas douze cartons rouges en enfilant des perles. Un peuple enfin réunifié par le patriotisme en cuir (ah, la fierté retrouvée du peuple allemand…), un peuple bruyant se préparait à canoniser sa rosière aux élégants boulets, Zidane remet tout son monde sur les rails. Grâces lui en soient rendues.Un bonheur n’arrivant jamais seul, Zidane en finit avec les mensonges ; Zidane rappelle au réel ; Zidane climatise un chauvinisme paradant sur fond de haine ; Zidane boucle le bec aux philosophes mondains (voir 1998), qui se préparaient à persuader, de gazette en plage, qu’eux-mêmes, pour peu qu’ils l’eussent voulu, auraient pu être sélectionnés dans l’équipe réserve du Lubéron, passer professionnels, porter le maillot bleu. Pour la Vertu (interdiction de vendre des homards crus, de fumer l’herbe des stades, de régulariser les sans-papiers), le coup de boule est décrété insupportable, intolérable, inqualifiable, ignoble, inconcevable, inadmissible, voir dictionnaire des synonymes en i, comme pour faire allégeance. A qui, à quoi ? Mystère.

Ce qui rend le foot mondial si charmant (on n’a pas manqué un match, même la petite finale), c’est sa candeur à tout dire du monde actuel, son évidence enfantine, ce grand art déployé par des junkies surpayés. Le tout pour finir en un grand concours de défenseurs européens enfin débarrassés du reste du monde. Ce qui rend le coup de tronche de Zidane particulièrement intéressant, c’est qu’il signe une vraie sortie, une apothéose négative, pas cette mièvrerie patriotique à laquelle chacun aspirait. Déroulède en trois bandes a failli l’emporter.

Que lui a donc susurré l’Italien qui le mette dans cet état ? Quel niveau d’insulte pour déclencher le geste (inexcusable, indéfendable) du héros au sourire si rare ? Que peut inventer un manchot vindicatif pour déstabiliser le plus grand artiste du monde ? « Sale Arabe » ? Mais ce n’est une insulte que pour les ploucs. Aurait-il traité la race ? Ces choses s’entendent partout : Le Pen et les philosophes mondains s’étonnent encore, en 2006, que les Français ne soient pas tous leucodermes. Aurait-il insulté, l’Italien maléfique, la soeur, la mère, la femme de Zidane ? L’aurait-il traité, lui, de « pédé » ? Mais ce ne sont plus là insultes que pour quelques footeux transalpins. D' »enculé » ? Oui, probablement, comme un désir refoulé bien compréhensible. Terroriste ? Très exagéré.

Du temps du dictateur Salazar, le Portugal vivait sous les trois F : « Foot, famille, Fatima ». Nous détenons notre quatrième secret de Fatima. Il permet de poursuivre une conversation d’un mois autour du foot : la bande de gazon pour seul horizon politique. Sans compter que l’affaire révèle un très joyeux désir de fascisme à visage humain : la vidéosurveillance pour tous, le contrôle sur écran comme jugement de Dieu, en attendant les micros cousus sur les maillots (pour enregistrer les insultes) et, bientôt, les puces électroniques greffées sous la peau pour deviner les mauvaises pensées.

Un homme fut mis à mort (sous François Ier ?) pour régicide. Mis à mort dans les règles : écartelé, plusieurs jours et nuits durant, traîné en morceaux par un cheval au galop. Avait-il tué le roi ? Non : il avait rêvé qu’il tuait le roi. S’en était-il confessé ? Oui. Le confesseur était-il un salaud ? Comme tous les confesseurs. Celui-ci dénonça le songe. L’équation contrôle télévisuel-désir de surveillance-archange argenté-famille hystérisée (« Un geste de fils, de père, de frère et de mari ») est parfaite. Zidane reste une icône qui déconne. Dès que la pub récupère la photo de son coup de boule (« Calvitie ? Tentez la trauma-thérapie ! »), l’affaire sera rondement finie.

Francis Marmande

Article paru dans l’édition du 13.07.06

 

Sinon, les Admin’ de Yahoo 360°, pour encourager les utilisateurs à bloguer, ont décidé de proposer des thèmes de « cogitation » et invitent ensuite ceusses qui auront écrit sur le sujet, à mettre le lien de leur entrée en réponse. J’ai vu qu’il y en avait déjà plus de 300 et ils se passeront de la mienne (en tous cas comme lien).

 

Ah oui, la question : quel est votre plus vieux souvenir ? le mien ou les miens, car ils sont trois bien que du même jour, remontent à un dimanche à la fin du mois de mai 1966. J’avais deux ans et demi. Peut-être que j’y répondrai la prochaine fois.

 

That’s all, Folks ! Image

12/07/2006 : Re-prenons la Bastille

Je suis enfin retournée à la piscine et ça fait un bien fou. Les cinq premières minutes ont été très douloureuses, mais j’ai l’impression que je n’ai pas autant perdu de mobilité que je ne l’avais craint après ces six semaines, presque deux mois, d’interruption. Il y a un peu plus de monde le matin, à l’ouverture, mais les familles avec petits enfants restent dans le petit bain et il est possible de nager comme d’hab’ dans le grand bain (Je vous rappelle que ma piscine, qui semble centenaire, n’est pas un bassin olympique, mais arbore une jolie forme de « L » avec petit bain sur une branche et grand bain dans l’autre : une bonne séparation).

Sinon, pourquoi mon titre du jour ? C’est le fruit d’une réflexion un peu brouillonne des suites de la finale du Mondial. L’équipe de France a fait un beau parcours et qu’elle en soit remerciée. Il n’y a pas de honte à échouer à ce stade de la compétition (c’est ce qui était dit avant le match contre le Brésil déjà !) Il n’y a de pierre à jeter à personne, ni à Trézéguet, ni à Zidane. J’aimerais bien les y voir, tous les donneurs de leçon ! C’est là qu’on s’amuserait, je pense.

Là où vient ma prise de Bastille, c’est en réaction à cette capacité qu’ont certains à idéaliser des personnes publiques (sportifs, acteurs, chanteurs et autres), à les élever sur un piédestal et les en descendre encore plus rapidement sous prétexte qu’ils ne répondent plus au modèle qu’ils étaient supposés représenter. Mais ce ne sont que des êtres humains ! Plus en vue, d’accord. Avec un talent particulier qui les a mis en avant, OK ! Mais depuis quand un don certain pour jouer au ballon ou réciter Shakespeare (ou Molière) confèrerait à son titulaire le statut d’icône ?

Il y a des sportifs/sportives, des comédien(ne)s, des personalités publiques que j’admire, bien sûr. Mais je les admire pour le talent qui les aura rendu(e)s célèbres. Je n’ai pas l’intention d’en faire pour autant des portes-drapeaux, des parangons de vertu, tous bons  à être béatifiés puis sanctifiés sans même passer par la case départ.

Je suis d’accord que c’est l’un des grands problèmes de notre temps, en nos civilisations modernes, où les valeurs ne sont plus ce qu’elles étaient. Je n’ai pas l’intention de renvoyer tout le monde à l’église (dans un sens large : vous allez où vous voulez Image) ou (re)lire Platon, Hegel ou Kant.

C’est juste que cette situation avec Zidane, depuis quelques jours, m’agace au plus haut point. Il n’aurait pas dû. Vous ne croyez pas qu’il le sait ? Auriez-vous mieux fait à sa place ? Je suis sûre que dans quelques mois, la majorité n’y pensera plus, mais lui y pensera sûrement longtemps.

Mais pourquoi exiger plus de lui que d’un autre ? Ce n’est qu’un homme après tout !

Alors ma Bastille : chassez les fausses idoles ! Il y aura moins de déception le jour où vous vous rendrez compte qu’elles ne correspondent pas tout à fait à l’idée que vous vous en  étiez faite.