Allo Maman, bobo !

Pourquoi, quand on croit qu’on tient enfin le bon bout, on retombe soudain dans le trou ?

La semaine dernière, ça allait plutôt bien. Je recommençais à faire des projets, peut-être repeindre ma salle de bain…

Samedi, j’ai commencé la deuxième étape de mon sevrage médicamenteux en diminuant la dose du matin… journée de samedi… Ok bien qu’avec le sentiment d’avoir un début de rhume. Réveil dans la nuit vers 4 h avec mal de ventre et nausée (j’ai cru à une gastro), mais rien… sauf les nausées qui ont duré jusqu’à dimanche soir.

Lundi, énorme douleur à la hanche en fin de matinée qui m’a presque empêché de marcher. Comme à 16 h 30, ça n’allait pas mieux, ma mother suggérait que je n’aille pas chez le kiné. J’y suis quand même allée, je ne sais pas comment. (En fait de chez elle, c’est vraiment très à côté et la rue descend 😀 ) Là, j’ai fait quelques tentatives d’étirement, plusieurs séries de massages et pack de glace. Le soir fut très dur, mais mardi, ça allait mieux. Je n’ai eu qu’une vague gêne dans la journée qui s’est réveillée en douleur dans la soirée après être rentrée chez moi.

Hier, énorme douleur de retour dès le réveil ! Le kiné se demande si le changement de temps (plus froid et plus humide) associé au sevrage médicamenteux n’est pas la cause de tout ça. Enfin, à nouveau massages et pack de froid. Aujourd’hui, ça va mieux, mais je sens que la gêne remonte. Il faut que je pense à aller me mettre du froid sur la cuisse après le blog (j’ai investi et ça semble bien pratique).

Tout ça pour dire que je suis au 36ème dessous.

Les seuls rayons de soleil sont la sortie de plusieurs albums par des artistes que j’apprécie :

« Songs of Mass Destruction » d’Annie Lennox, « Drastic Fantastic » de KT Tunstall et « The Awakening » de Melissa Etheridge. A noter que ces trois artistes, écolo-conscientes (je ne sais pas si le terme existe vraiment), ont toutes opté pour le « tout-carton » pour l’emballage de leur CD. Je suis en train de me les passer en boucle alternativement…

Sinon, je recommande la lecture du blog de Maître Eolas en ce qui concerne les deux évènements juridico-pipole qui agitent le landernau.

Pour celles qui lisent l’anglais, je recommande la lecture de The Top 11 Lesbian/Bi Moments in Sci Fi and Fantasy sur le site AfterEllen. Côté Ciné/TV, je connaissais tout (notre chère Princesse guerrière y est en troisième position). Par contre, il y a des découvertes côté bouquins. « Ammonite » de Nicola Griffith y est cité. C’est un livre fabuleux que je place parmi mes favoris en SF. Par contre je ne connaissais pas « Fire Logic » et ses suites de Laurie Marks et j’ai vu qu’on les trouvait à pris cassé sur Amazon en seconde main. Je n’ai plus qu’à attendre qu’ils arrivent. « Solitaire » de Kelley Eskridge semble très bien aussi. Et dans les commentaires, il y a des liens vers des sites référençant des livres de SF/Fantasy comprenant des personnages lesbiens.

Pour rester dans la sphère SF, je viens de voir qu’un nouveau volume des aventures d’Honor Harrington va sortir à la fin de l’année en français.

Dernier point, j’ai découvert une nouvelle série sur Paris Première « Shark » diffusée le dimanche soir. C’est une série judiciaire américaine suivant une section de l’équivalent du Parquet de la ville de Los Angeles dirigée par un ancien avocat pénaliste très retors et qui dirige cette section comme il dirigeait son cabinet d’avocat. Pour lui, la fin justifie les moyens. C’est pas mal. Ça change des séries policières « scientifiques ». Et je passe une partie de l’épisode à faire une explication de droit comparé à ma mère (alors que du droit pénal, j’en ai jamais fait MDR). On y suit James Woods dans le rôle de Sebastian Stark, dit Shark (= le requin) et on y aperçoit Jeri Ryan (Seven of Nine de Star Trek Voyager) dans le rôle du procureur en chef, pas heureuse avec les méthodes de ce nouveau collaborateur avec qui elle s’est s’y souvent opposée quand il était avocat. On y reconnaît également (bien que ça m’ait pris un peu de temps) Alexis Cruz parmi les jeunes assistants de James Woods. A. Cruz jouait Skaara dans le film et la série Stargate (le jeune rencontré sur Abydos qui rappelait son fils à O’Neill).

Bon, on va s’en tenir là pour aujourd’hui. Ça recommence à faire mal. J’espère que ça ira mieux lors de mon prochain billet (que j’espère écrire plus vite).

That’s all, Folks !

PS : un petit plaisir pour nos héroïnes préférées – je ne vous mets que le lien (WordPress n’accepte pas d’import depuis MySpace :

I Need a Hero – Strong women from various movies and TV shows

Je devrais me reconvertir dans la plomberie !

Désolée pour ma procrastination. Cela fait un mois que je n’ai rien mis en ligne et je commence à recevoir des messages franchement inquiets. Je reconnais être un peu déphasée (plusieurs trucs se sont passés ce mois-ci). Je vais donc faire un résumé ici et je promets de répondre individuellement à ceusses qui m’ont écrit.

D’abord le titre du billet du jour. En rentrant de chez ma mère ce mardi, je passe chez ma concierge car un paquet (un livre) était arrivé. Elle en profite pour me dire qu’un robinet d’arrêt (privatif, donc à ma charge, mais situé dans une partie commune) commence à fuir. Comme c’est un « gros » robinet, je préfère appeler un plombier. Cette plaisanterie m’a coûté presque un tiers de ce que je reçois de la Sécu pour un mois. Et 3 jours plus tard (ce soir), un autre robinet commence à faire des siennes ! Celui-ci est dans la cuisine, bien en évidence donc pas de risque de dégâts chez des voisins et la semaine prochaine, je vais faire un tour chez Mr Bricolage où je vais investir dans une série de joints de diverses tailles. Heureusement que j’avais reçu un remboursement de la part du Trésor Public. Mais je me dis que si je poursuis dans la voie de la reconversion, il faudrait vraiment que j’envisage la plomberie !

Autre nouvelle, j’ai repris la kiné 3 fois par semaine. Ça fatigue, mais je ne dors pas mieux pour autant. Et alors que je fais des progrès sur mon psoas compressé transformé en tendinite, un peu trop d’enthousiasme de ma part au cours des séances fait que j’ai le genou gauche de sensible. Se relever d’un fauteuil un peu bas entre la hanche droite et le genou gauche…. disons que ça devient acrobatique. Sans parler de certains mouvements brusques quand je me retourne dans mon lit…

Dans la même série, j’ai développé une addiction au dernier médicament que je prennais ! Non pas que je veuille en manger comme des smarties, mais si j’oublie de le prendre, je développe toute une série de symptômes caractéristiques du manque (et c’est pas drôle). Donc on commence à tenter de me sevrer en diminuant la dose du soir et ça fait des nuits difficiles et je vous parle pas du lendemain matin ! Je peux en avoir pour un an avant d’être débarrassée du problème.

Enfin, demandant à ma rhumato si je pouvais envisager de reprendre le boulot vers le 15 octobre ou le 1er novembre, elle m’a répondu (pour la première fois) que si je reprends au 1er janvier, j’aurai de la chance !!!!!

Rajoutez à tout ça la pluie et le froids de ces derniers jours (un petit 18° dans mon appart’) et vous avez la cerise sur le gâteau.

Je continue de penser que ça pourrait être pire, mais bon, là, je me sens un peu abattue.

Oups ! j’en avais écrit beaucoup plus où je vous parlait de la Callas, de mes souvenirs relatifs à Pavarotti et mes pensées après avoir enfin vu Eragon mais un message bizarre de WordPress fait que j’ai tout perdu et n’ai pu récupérer que la moitié de ce que j’avais écrit ! Je le remettrai un autre jour.

Un mot quand même : j’ai enfin lu le dernier volume des aventures de Katchoo et Francine soit Strangers in Paradise de Terry Moore. Et même si certaines situations semblent parfois over the top, on a enfin une histoire où une fille en aime une autre qui le lui rend bien (même si c’est difficile) et SPOILER écrit en blanc ça se finit bien pour les héroïnes (en ce sens qu’elles finissent ensemble ce que l’on voulait, savait depuis le début). C’est en tous cas la seule BD qui m’a fait pleurer par moment. Son auteur est particulièrement brillant et il est passionnant à écouter (il était venu à un Festival de BD à Paris il y a quelques années).

A nouveau désolée pour le silence radio !

Bonne nuit et bon Dimanche !

Projet 13 – Strangers in Paradise – la scène manquante

Version complète et définitive ici (dans les archives)

Quelques mots d’avertissements avant de commencer :

– Si vous ne connaissez pas le comics de Terry Moore, Strangers in Paradise, ça va être dur de suivre.

– Si vous avez commencé à lire la version francophone (dont j’ignore où ils en sont de l’édition), vous suivrez un peu mieux, mais en même temps, ça va être un méga-spoiler. Donc vous êtes prévenuEs si vous continuez de lire.

– De même, il y a des références précises à des évènements se déroulant dans les TPB 15 à 19 (Trading Paperbacks équivalent à un album même si ce n’est pas le même format).

– Le texte est encore très « brut »… la difficulté entre ce qui fait l’essentiel de ce que je veux dire et ce qu’il faut rajouter pour que ce soir abordable par le maximum de personnes.

– A ce jour, cette scène manquante commence vraiment après la dernière vignette du Chapitre 89 du Comics Strangers in Paradise (qui en compte 90, le dernier ayant été publié il y a quelques mois).

– Pour plus de précision sur cette bande dessinée : Le Site Officiel et la page consacrée à cette œuvre chez son éditeur français.

– Une dernière observation : je n’ai trouvée quasiment aucune fanfic dans cet univers (une ici située également après la fin de la série et attachée à deux personnages « secondaires », une beaucoup plus ancienne chez PinkRabbit, plusieurs liens référencés sur le site officiel sont anciens et aboutissent souvent dans le vide…)

Et sans plus attendre, place à la lecture…

Lire la suite « Projet 13 – Strangers in Paradise – la scène manquante »

Blog Day – Fête du Blog

Je viens de voir qu’aujourd’hui était la journée mondiale du blog et qu’il fallait parler de cinq blogs qui ne soient pas très connus, car selon les stats, les internautes vont toujours sur les mêmes blogs, très médiatiques.

Je vais obligatoirement reparler de certains que j’ai déjà cités, mais je vais essayer d’en présenter d’autres.

  • Un blog américain parlant de basket féminin : Women’s Hoops Blog
  • Un autre blog américain parlant de sport féminin en général : Women’s Sports Blog
  • Le blog juridique et judiciare de Maître Eolas (bien utile quand il faut décortiquer certains faits d’actualités surtout quand ils sont relatés par la Presse… et particulièrement en ce moment)
  • Un blog/portail consacré à la SF à la TV et au cinéma (toujours en anglais) : SyFy Portal
  • Everland, le blog d’un instituteur/dessinateur de BD
  • Dykes to Watch Out For : le Blog d’Alison Bechdel (Dessinatrice de BD)
  • Strange Maps : un site collectionnant des cartes étranges comme son nom l’indique
  • Radical Dreamer, Blog d’une chinoise timbrée à tendances polymorphistes paumée dans un monde psychédélique (en français comme son nom ne l’indique pas), j’aime les dessins, les réflexions…
  • Kaktus au Pays des Marmottes : parce que…
  • Gastronomades, un blog culinaire

Heureusement qu’il ne fallait en mettre que cinq… Sinon, désolée pour les blogs en anglais pour les non-anglophones, mais ils font tous partie de mes listes et je les lis sans trop me soucier en quelle langue ils sont. Il y en a encore plein que je visite régulièrement et dont j’ai parfois déjà parlé.

Alors, si vous me lisez et que vous tenez un blog, à vous de faire !

That’s all, Folks !

Voyages, voyages….

Pour les moins jeunes, ça peut rappeler une chanson (bien que des artistes des années 80 viennent de faire une tournée cet été et que Desireless a été pas mal interviewée…)

Mais non, je ne vais pas parler musique, mais de deux sites présentés par le blog d’AfterEllen (rendons à César ce qui appartient à Jules) qui permettent de visualiser les pays du monde et les états des USA où on a pu mettre les pieds. Même si on peut considérer que j’ai pris du retard ces deux dernières années et que j’ai tendance à retourner dans les endroits que j’aime, le résultat reste honorable (enfin, je crois….) : 20 pays visités soit 8 % du monde.

Et ça donne ceci :

Et vous ? 🙂

Nos ancêtres les gaulois….

Je trouve ces découvertes archéologiques fascinantes.

Des archéologues révèlent une véritable métropole arverne
LE MONDE | 28.08.07

© Le Monde.fr

Une vingtaine d’étudiants en archéologie s’activent, avec la chaîne des puys pour horizon. « Nous sommes ici au sommet de l’Etat, chez l’un des plus hauts magistrats du peuple arverne, assure Matthieu Poux, professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l’université de Lyon, en balayant du regard les 3 000 à 4 000 m2 de fouilles. A notre place, des Anglo-Saxons auraient déjà franchi le pas en lançant l’hypothèse de la découverte de la demeure de Vercingétorix ou de son père Celtill. »

Mêlant à son enthousiasme la rigueur scientifique, l’universitaire refuse de verser dans la rêverie. « On peut tout de même dire que le quartier étudié cet été à Corent a un statut très particulier, explique-t-il. Nous avons découvert de grosses maisons avec beaucoup de pièces d’armement et de vaisselles métalliques rapporées d’Italie, qui sont les marqueurs de l’aristocratie. »

Le plateau de Corent, qui se dresse au-dessus de la rivière Allier, à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, révèle petit à petit, depuis 2001, l’empreinte d’une grande ville celte. D’année en année, les fouilles lancées par l’Association pour la recherche sur l’âge du fer en Auvergne bouleversent la représentation commune de Gaulois vivant dans des villages de huttes et organisés en bandes dirigées par des chefs chevelus.

Bien avant la victoire de César sur Vercingétorix – en 52 av. J.-C. à Alésia – et la conquête romaine, les Arvernes avaient développé un modèle urbain très élaboré. Cette émergence de villes fortifiées structurant le territoire rural est datée de la charnière entre le IIe et le Ier siècle av. J.-C.

A l’issue des fouilles de cet été, Matthieu Poux estime avoir la confirmation que le plateau de Corent a été le site d’« une grande ville occupée de façon continue, dans une période allant de 150 à 50 avant notre ère ». « Il ne peut s’agir que de la capitale du peuple arverne dont l’influence portait du Berry à la Lozère et du Limousin au Puy-de-Dôme, poursuit-il. S’étendant sur une quarantaine d’hectares, la ville aurait pu compter entre 5 000 et 10 000 habitants. »

Une des questions en suspens porte sur les relations avec deux sites qui ont fonctionné pendant la même période dans un rayon de quelques kilomètres, le plateau de Gergovie, où les armées de Vercingétorix ont battu celles de César, et le site de Gondole, situé au bord de l’Allier. « Mon hypothèse est celle de trois pôles constitutifs d’une même agglomération, avance Matthieu Poux. Corent aurait eu une fonction politique et religieuse, Gergovie un rôle militaire et Gondole une activité artisanale. »

Les premiers programmes de fouilles avaient permis, en 2005, de dresser le plan du plus grand sanctuaire religieux connu au sud de la Seine. Sortant de cet espace de 50 m de côté, les archéologues ont mis au jour une partie du centre-ville.

« Les réponses obtenues à l’issue de ce nouveau programme de fouilles dépassent nos espérances, reprend le professeur d’archéologie. Nous ne nous attendions pas à découvrir un bâti aussi évolué, de type méditerranéen. Vers 80-70, il y a eu un phénomène de reconstruction avec des techniques nouvelles, en particulier des radiers de pierre servant de fondation et des couvertures de tuiles. »

Les fouilles on mis en évidence l’apparition, dès avant la guerre des Gaules, d’« une forme d’urbanisme très proche de ce que l’on trouve à Rome à la même époque », estime Matthieu Poux. Ce constat s’appuie sur la découverte des éléments caractéristiques d’un forum romain. Après le sanctuaire est en effet apparu ce qui semble être une grande place publique, dont l’orientation et l’articulation avec le pôle religieux relèvent d’« une gestion très théâtralisée, très scénographiée de l’espace ».

En bordure de cet espace dédié aux grands rassemblements, les travaux de cette année ont permis d’identifier ce qui pourrait être le troisième élément du forum romain : « Nous avons une place d’environ 600 m2 bordée de galeries abritant des ateliers et des boutiques. Nous avons en particulier retrouvé des outils utilisés par les artisans du métal, des monnaies, des balances romaines, des jetons pour compter. »

La romanisation précoce des Arvernes tient sans doute aux allers-retours de leurs hauts magistrats entre l’Italie et le centre de la France. Ce que suggère la découverte, exceptionnelle, de deux fibules en or reliées par une chaîne. « Plus qu’un bijou, affirme Matthieu Poux, c’est un insigne offert par Rome aux plus hauts personnages de l’Etat. » Il y voit aussi un symbole de liens et de fidélités précoces noués entre Rome et les Arvernes.

Manuel Armand

 

Et un site pour apprendre davantage : Fouilles de Corent

That’s all, Folks !

 

News Flash News

Bonjour,

Un mot rapide pour vous dire où j’en suis. Je joue toujours à cache-cache avec les maux de tête (et je suis souvent perdante à ce jeu !). Ma jambe semble aller un peu mieux après une semaine (15 août oblige) sans kiné. Faudrait-il que je suspende les séances jusqu’à ce que ça passe totalement ? Et sinon, j’ai vu ma rhumato la semaine dernière avant son départ en congés qui m’arrête à nouveau jusqu’à la mi-septembre. Ce qui signifie que ma reprise au ralenti au 1er septembre est annulée. Entre la rééduc de la hanche qui ne se fait plus à 100 % et la douleur liée à la compression musculaire qui ne passe pas, ça fait deux points de fragilité sur une articulation qui ne supporterait donc pas un retour à un rythme « normal ».

Enfin, ce qui fera sans doute le plus plaisir à une majorité d’entre vous, je recommence à écrire, d’abord pour Fanfics-Revues, puis pour le chapitre manquant du Projet 12. Peut-être aurai-je bientôt quelque chose à vous soumettre.

Sinon, j’ai lu le dernier Harry Potter et j’ai bien aimé, y compris l’épilogue. Je me dis maintenant qu’il faudrait que je relise tout en ayant la fin en tête. Vais-je attendre le retour de mon frère de ses vacances pour lui réemprunter ses HP en anglais (qu’il m’avait passés cet hiver quand j’étais à l’hosto) ? Vais-je emprunter ceux de ma mère en français (qu’elle s’est décidée à acheter d’occasion sur un célèbre site de vente en ligne après m’avoir vu dévorer lesdits ouvrages) – mais elle est en train de les relire ? Vais-je tout bonnement me décider à acheter les 6 premiers volumes – mais je fais quand même très attention à mes dépenses ? On verra…

Enfin, un peu de lecture, si vous ne l’avez pas déjà lu dans votre feuille de chou (électronique ou papier) habituelle :

Ces entreprises et organismes qui modifient Wikipédia dans leur intérêt
LEMONDE.FR | 16.08.07

© Le Monde.fr

C’est en apprenant que des élus du Congrès ou leurs collaborateurs avaient eux-mêmes écrit leur notice biographique sur l’encyclopédie libre Wikipédia que Virgil Griffith, un étudiant américain – qui avait déjà révélé les failles de différents systèmes informatiques –, s’est attelé l’an dernier à créer le WikiScanner, mis en ligne lundi 13 août. Ce logiciel, qui croise différentes bases de données, permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d’où ont été modifiées anonymement des notes de l’encyclopédie libre. Et, en comparant ainsi deux versions d’une notule, de constater qu’un utilisateur du réseau informatique d’une entité a modifié ou supprimé des passages qui le gênaient.

Les exemples sont légion. Le magazine américain Wired évoque notamment la disparition, le 17 novembre 2005, de plusieurs paragraphes critiquant la fiabilité des machines à voter Diebold et les liens entre son dirigeant et George W. Bush. Une suppression qui, selon le WikiScanner, émane d’adresses IP utilisées par les bureaux de la firme Diebold elle-même. La chaîne de supermarchés Wal-Mart a pour sa part remplacé une phrase sur ses salaires : le premier texte les disait plus bas que ceux du reste de la grande distribution… le nouveau les qualifiait de deux fois plus élevés que le salaire minimum.

CIA, NSA, FBI

Du côté des autorités, des modifications ont été effectuées depuis des adresses IP de la CIA, mais elles sont plutôt marginales selon Wired. Plutôt que de tenter de relever lui-même toutes les modifications « honteuses », le site a sollicité ses visiteurs, qui soumettent des cas et désignent ceux qui leur paraissent les plus ou les moins scandaleux. On y lit ainsi qu’une personne se connectant du réseau de la NSA (Agence de sécurité américaine) a supprimé, dans la note sur « l’extraction d’information », un lien qu’elle jugeait « non pertinent » vers le réseau Echelon, système de la NSA qui permet d’intercepter les communications ; que le FBI a supprimé des vues aériennes de la prison de Guantanamo ; qu’un membre du réseau informatique du gouvernement israélien a tenté de supprimer toute la note concernant le « mur » construit pour séparer l’Etat hébreu de la Cisjordanie.

On apprend aussi, entre autres modifications classées très haut par les internautes, que les références à la catastrophe de l’usine de pesticides de Bhopal et de l’agent orange ont été supprimées depuis le réseau du fabricant de produits chimiques Dow Chemical. Ou encore qu’un membre du Parti républicain a remplacé « armée d’occupation » par « armée de libération » pour évoquer la coalition emmenée par les Etats-Unis en Irak. Les scientologues, eux, œuvrent à supprimer toute critique à leur encontre. On découvre également qu’une phrase affirmant que le système de Microsoft MSN Search est « un rival majeur de Google » émane justement de l’agence chargée des relations publiques de Microsoft.

 

Claire Ané

Ca me fait penser à un article lu il y a quelques mois, que je ne crois pas avoir mis en ligne, parlant d’un consultant dont les services avaient été achetés par Microsoft pour que celui-ci rédige une note (sur je ne sait plus quel sujet) qui devait être favorable à l’entreprise du P’tit Billou.

Il faudra encore que je fasse un résumé géant de la saison WNBA qui s’achève cette nuit et alors que l’on ne connaît toujours pas le quatrième participant des playoffs pour la conférence Est.

Bon Dimanche !

That’s all, Folks !

Est-ce cela qui nous attend ?

Enfin… pas moi, mais d’une façon générale… (bien que pour les lecteurs d’une certaine SF, cet article ne semble pas d’une grande nouveauté, mais quand la réalité rejoint la fiction…)

Le Japon, l’île des enfants perdus
LE MONDE | 09.08.07

© Le Monde.fr

Souvent d’un confort feutré avec leurs spacieuses bibliothèques de mangas et de DVD, leurs box au fauteuil moelleux séparés par de minces cloisons à mi-hauteur et leurs distributeurs de boissons, sandwichs ou bols de nouilles instantanées, les cafés Internet qui fonctionnent 24 heures sur 24 sont les nouveaux repaires des jeunes Japonais.

La plupart viennent pour surfer sur le Web, d’autres pour tuer le temps, regarder la télévision ou se reposer dans la pénombre d’un lieu confortable, loin du brouhaha des rues des quartiers animés. Certains en ont fait leur tanière. Ce sont les « réfugiés du Net » : des jeunes de 20 à 30 ans qui naviguent d’un petit boulot à l’autre et ne gagnent pas assez pour se payer un logement ou une chambre d’hôtel. Dans les cafés Internet, ils peuvent passer six heures pour 1 500 yens (9 euros) ou moins dans les quartiers périphériques. La plupart des grands établissements disposent d’une centaine de box.

Minuit passé. Devant la machine à boissons chaudes, il attend que son gobelet se remplisse. La trentaine, jeans et tee-shirt bleu, les cheveux en broussaille. « Cool » comme des milliers de ses congénères croisés auparavant dans les rues du quartier branché de Shibuya à Tokyo. « Vous, vous cherchez un nouveau pauvre ?, dit-il, avec un sourire amer. Bingo ! Vous l’avez. Trente ans, une vingtaine de boulots sans lendemain. Depuis trois mois, je vis ici avec un petit sac et des sous-vêtements jetables. Je suis un « one call worker » : enregistré auprès d’une agence de placement qui m’appelle sur mon portable quand il y a un boulot. Dans les 1 000 yens de l’heure. Je dépense 1 500 yens pour ma nuit. Je mange dans des McDo. Humiliant, non ? Le gouvernement parle de « seconde chance » pour les perdants comme moi, poursuit le jeune homme. Mais y en a marre : on ne quémande pas une chance, un coup de bol. On veut une vie décente, c’est tout. Mon nom ? Je suis personne dans cette société. » Dans le gobelet, le café refroidit. Il le prend, puis, sur un « Salut ! », part vers son box.

Les cafés Internet offrent un condensé de la société japonaise contemporaine : prospère, lisse et efficace en surface, mais parcourue d’ondes souterraines dénotant malaise et dysfonctionnements. Dans les cafés Internet les plus modernes, ceux des quartiers animés, l’accueil est digne d’un hôtel. Atmosphère feutrée et services multiples. Fondus parmi les clients – car rien dans leur apparence ne les distingue vraiment – se nichent les jeunes paumés.

Après une décennie de récession, la machine productive nippone est repartie, mais elle laisse sur le carreau nombre de jeunes. Ce sont des « freeters » (mot composé de l’anglais free et de l’allemand arbeiter, désignant ici ceux qui font des petits boulots, c’est-à-dire des jeunes en situation précaire). Ayant grandi dans le Japon de la « bulle financière » de la fin des années 1980, ils sont arrivés sur le marché du travail à la fin de la « période glaciaire » de la récession, quand les entreprises soucieuses de réduire les coûts ont sabré dans l’emploi permanent pour privilégier le travail temporaire. Ils forment ce que le quotidien Asahi a baptisé la « génération perdue ».

Le gouvernement estime à 1,8 million le nombre des freeters, filles et garçons. Si, au début de la décennie, on a pu voir en eux l’expression des valeurs individualistes d’une génération plus orientée vers des satisfactions personnelles que ses parents dévoués à l’ entreprise, beaucoup ont découvert que leur situation est moins synonyme de liberté que de précarité.

Aux largués de la reprise, freeters et jeunes désargentés arrivés de la campagne qui n’ont pas de quoi payer un loyer et encore moins les trois mois d’avance pour obtenir un logement s’ajoutent ceux que des sociologues anglais ont baptisés « neet » (Not in Education, Employment or Training). Ils ne sont pas étudiants ni en formation : ils dérivent. D’entrée de jeu, ils ont baissé les bras. Pour la plupart, ce sont des adolescents introvertis qui refusaient d’aller à l’école (phénomène préoccupant dans l’Archipel depuis une décennie). Adultes, ils restent refermés sur eux-mêmes. Ils seraient 800 000.

Les neet sont un symptôme du malaise d’une société devenue férocement compétitive, qui condamne leur inadaptation, la mettant au compte de la fainéantise. Un message qu’ils reçoivent comme une négation de leur droit à l’existence. Les neet forment une bonne partie des jeunes qui se suicident. Comme eux, beaucoup de freeters ont le sentiment d’être pris dans une nasse.

Les quelque deux mille cafés Internet que compte le Japon sont moins chers qu’un sauna ouvert toute la nuit ou que les « hôtels capsules », aux couchettes superposées comme dans un wagon-lit. Et les boissons sont gratuites. La nuit, les plus grands sont pleins.

Outre la faune des habitués (10 % selon les employés), qui viennent pour quelques semaines, voire quelques mois, on y côtoie des salariés qui ont raté le dernier train. Ils ronflent les pieds sur la tablette de l’ordinateur dans les fauteuils inclinables des petits box de 2 m2, où l’on se déchausse avant d’entrer. Çà et là, dans les compartiments à deux, des couples profitent de la pénombre complice pour se caresser discrètement. Certains sont des lycéens qui ont raconté à leurs parents qu’ils dormaient chez un copain ou une copine. Devant d’autres box sont posées des chaussures à talons hauts : des filles de la nuit (hôtesses de bar et autres) qui attendent les premiers métros. Au petit matin, tout ce petit monde s’ébroue vers les douches de l’établissement. Certains ont même une salle de sport.

Les réfugiés du Net sont l’une des facettes de la nouvelle pauvreté nippone, fille d’une inégalité croissance entre ceux qui ont un travail fixe et les autres. Une disparité qui passe désormais par un clivage entre générations.

 

Philippe Pons

 

Lu également un article sur Dubaï : le « hub » de la mondialisation heureuse

Un triste jour si c’est confirmé

Le dauphin blanc du Yangtsé se serait éteint
LEMONDE.FR | 08.08.07

© Le Monde.fr

Pendant six semaines, ils n’en ont pas aperçu un seul. Venus de Chine, du Japon, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, des experts ont écumé les eaux du Yangtsé, le grand fleuve chinois, sans rencontrer un seul « baiji », le nom chinois du dauphin blanc de rivière. « Ces résultats signifient » que cette espèce « s’est probablement éteinte », a indiqué Wang Ding, de l’Académie des sciences chinoise, qui a dirigé l’expédition, menée en décembre et dont les conclusions ont été rendues publiques mercredi 8 août.

« Une partie de l’âme chinoise s’en est allée », titre le quotidien britannique The Independent, qui souligne l’importance du cétacé en Chine, où il est surnommé « la divinité du Yangtsé », dont il habite les eaux depuis 20 millions d’années.
Quelque 5 000 dauphins auraient vécu dans les eaux du Yangtsé il y a moins d’un siècle, selon le site baiji.org, fondé par des associations de différents pays qui se consacrent aux espèces menacées. Une expédition conduite en 1997 n’avait permis de repérer que 13 individus. Victime d’une pollution dévastatrice, de la pêche illégale et du trafic fluvial, le baiji est la première espèce de cétacé à subir les conséquences de l’industrialisation en s’éteignant.

Qi, un baiji de l’aquarium de Wuhan, mort en 2002 à l’âge de 22 ans. (AFP)