Le Chevalier – info

Alors que je cherchais autre chose, j’ai trouvé plusieurs interprétations de « mon » Duo des Fleurs que j’utilise à la fin du premier acte du Chevalier à la Rose. J’ai donc inséré la vidéo pour que tout le monde, y compris ceusses qui s’y connaissent moins, puisse se rendre compte de ce que ça faisait dans cette salle de répétition entre Erika et Athena.

Sinon, je travaille dessus. J’ai fait un certain nombre de modifs sur ce qui avait déjà été mis en ligne (mais rien d’énorme – vous n’aurez qu’à tout relire quand je mettrai à jour) et j’ai écrit déjà 4 à 5 nouvelles pages. Je tiens peut-être le bon bout 😉

That’s all, Folks !

Un petit dernier ?

Bonjour,

Quand on a le virus du blog, il est dur de s’en défaire. Et puis il y a longtemps que je n’avais pas mis un billet juste pour discuter.

Je suis en train de mettre à jour mon iPod (il y a aussi bien P!nk et Bob Marley ou Grace Jones que Joyce DiDonato, Anne Sofie von Otter ou Elina Garança).

Je viens de finir la mise en page de mes textes de travail pour les traductions (bien plus rapide que d’habitude car j’ai changé de méthode… mais que Fanfan se rassure, à l’arrivée, ça donne le même résultat).

Hier soir, dîner impromptu de quelques membres de 1PM… peut-être une « réactivation » du groupe avec l’arrivée de nouvelles.

Mardi soir, j’ai regardé une émission de variétés sur la 2 : « Tandem ». Deux invités qui, semblent-ils, participent à la composition de la liste des invités en dehors de toute visée promotionnelle. Ce sont les têtes d’affiches qui ont d’abord attiré mon attention. Michel Legrand et Natalie Dessay. En soi, un seul de ses noms suffirait à me faire dresser l’oreille et quand au milieu des invités on voit les noms du Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm ou de Juliette, et qu’il n’y a rien sur les autres chaînes, on met l’émission.

Au départ, ça m’a fait penser à cette ancienne émission « Le Grand Echiquier » qui ne dira sûrement rien aux plus jeunes. Mais n’est pas Jacques Chancel qui veut et j’ai trouvé l’animateur/présentateur plutôt agaçant, laissant à peine trois minutes à chaque invité pour raconter se petite anecdote qui explique son lien avec l’un des deux invités principaux, puis parole coupée.

Il y eut quand même des moments extras comme le duo entre Juliette et le baryton Laurent Naouri sur la chanson « Casserolles et faussets » tirée du dernier album de Juliette ou N. Dessay et Camille interprétant le Duo des Chats (de Rossini) (même si je préfère quand même la version enregistrée par Elisabeth Schwarzkopf et Victoria de Los Angeles).

Conclusion, pas une mauvaise soirée côté artistes, mais il faudra quand même une sacrée affiche pour que je regarde à nouveau cette émission (je ne supporte vraiment pas les animateurs/présentateurs !)

Avant de foncer chez le kiné (oui, j’ai toujours des séances de kiné deux fois par semaines et je viens juste de retirer un pack de glace de mon genou), un mot pour vous dire que j’ai ajouté la 3ème partie relue et corrigée de Light Up.

Je n’ose pas dire que c’est le dernier billet avant lundi.

Un mot pourtant : allez voter dimanche ! Pour qui vous voudrez, mais votez ! C’est votre droit, je dirais presque votre unique droit dans l’exercice démocratique. Et si vous ne vous exprimez pas, vous vous retirez du jeu.

That’s all, Foks !

Projets

Bonsoir,

Pour ceusses qui arrivent plus tard et qui ne regarderaient pas, la 8ème partie de Light Up se trouve avec le billet juste après. Je voulais le mettre dès ce matin et je me suis laissée à faire autre chose : regarder des téléfilms (déjà diffusés il y a plus ou moins longtemps sur Arte) en allemand sous-titrés anglais sur YouTube. Ca m’étonne toujours quand je réalise que j’arrive encore à comprendre plein de mots d’allemand. Sur les trois, deux étaient à contenu franchement lesbien, le troisième non, mais j’ai déjà une idée pour détourner la fin. (l’œil queer et la recherche du subtext, c’est vraiment terrible). Je n’en dis pas plus, surtout si je ne vais pas au bout. Sinon, ça pourrait apparaître vers le 18 juillet…

Lire la suite « Projets »

Parenthèse Culturelle

Alors que passe sur ma chaine Orphée et Eurydice de Gluck (dans la version française de Berlioz), j’attire l’attention de ceux que ça peut intéresser sur un documentaire qui sera diffusé demain sur France 3 en deuxième partie de soirée intitulé « Baroque Académie » (3 étoiles dans mon programme) où l’on suit plusieurs jeunes chanteurs suivre une formation dispensée par le claveciniste et chef d’orchestre William Christie. Je sais que ce n’est pas au gout de tout le monde (au contraire de la Star Ac’ et autre Nouvelle Star – attention, je ne crache pas sur cette dernière : j’ai regardé, voté et suis bien contente d’avoir vu Amandine gagner !), mais pour se nettoyer les tympans et s’aérer les cellules grises… même si ça ne commence qu’à 23 heures….

Autre nouvelle culturelle : si vous êtes à ou passez par Paris avant le 4 août et si l’art des estampes japonaises vous intéresse, allez voir l’exposition Hokusaï au Musée Guimet ! J’avais envoyé une collègue en éclaireur la semaine dernière qui avait relevé l’importance de l’exposition, l’existence de grosses foules ou non et la disposition des sièges, s’il y en avait !!! Car ma crainte maintenant n’est pas tant la hanche (qui va bien : le chirurgien l’a vue le mois dernier et je n’y retourne pas avant 3-4 ans sauf incident avant) que la tendinite et l’arthrite aux pieds. On avait déduit de son rapport 🙂 que c’était jouable et qu’il ne fallait pas tarder à y aller vu que tous les magasines écrits et télévisés commencent à en parler. Je suis arrivée vers 13 h 30 au musée en quittant le boulot. Il y avait quelques personnes, mais c’était raisonnable. J’ai passé deux heures fabuleuses (les banquettes étaient bien aux endroits indiqués) et il y avait un début de queue quand je suis partie. Cette exposition, uniquement constituée des collections du musée est une pure merveille car il est rare de voir toutes ces pièces exposées en même temps (toujours le problème des musées, pour une œuvre exposée, combien sont dans les réserves ?). Il n’y a qu’une pièce qui vient du Japon, car il s’est avéré il y a peu de temps qu’elle était le pendant d’une œuvre détenue par le Musée Guimet. Ces deux œuvres, constituant les deux dernières peintures connues de Hokusaï, forment un ensemble particulièrement puissant.

Si cela vous intéresse, que vous ne pouvez pas venir, mais avez quelques euros de côté, le catalogue de l’exposition est très bien fait et vous pouvez le trouver ici par exemple :

Catalogue de l'exposition Hokusaï

That’s all, Folks !

Bouleversements

J’aurais pu intituler ce billet « La vie est belle ». Le temps se fait plus doux même si encore un peu trop humide à mon goût; Elina Garança chante « C’est l’amour, l’amour vainqueur » (tiré des Contes d’Hoffmann d’Offenbach) sur ma chaîne ; Ce matin, l’article d’After Ellen était consacré à un couple de cantatrices américaines out et ensemble depuis 10 ans.

Même si Anik LaChev (auteure de la sublime fanfic Campus– mais est-ce encore une fanfic à ce niveau ? ), dans son blog, remarque que l’article est écrit par un homme comme pour renforcer le stéréotype des homosexuels masculins aux meilleurs niveaux socio-professionnels, plus artistes et fous d’opéra (à l’opposé des lesbiennes, plus… plébéiennes ? et absolument pas attirées par le bel canto ). Au passage, je recommande ce blog qui va rejoindre mon blog roll pour les fréquents billets consacrés à l’opéra et surtout aux mezzo-sopranos pour lesquelles, si vous avez fait attention, j’éprouve moi-même un certain intérêt… pour ne pas dire un intérêt certain !

Je m’égare… Donc … quel autre motif de réjouissement ? La saison WNBA commence bientôt (on peut aimer l’opéra et le basket US féminin !)

Mais le fait est que depuis quelques semaines mon emploi du temps est un peu bouleversé et j’ai du mal à me trouver des marques (d’où mon silence ici).

Pour commencer, je suis retournée voir ma rhumato car j’arrivais au bout de ma première période de reprise à temps partiel et je sentais bien que je n’étais pas prête à plus. Après avoir fait le point de la situation, mon arrêt partiel est reconduit pour 3 mois, je recommence à prendre des analgésiques (alors que je venais juste de m’en débarrasser), je recommence les séances de kiné deux fois par semaine, on attend le résultat de la visite chez le chirurgien dans une dizaine de jours. Je dors toujours mal, me rattrapant de trop peu d’heures de sommeil les jours où je travaille sur les matinées où je n’ai pas besoin de mettre le réveil. Donc tout est décalé et bouleversé. Et dernière surprise, WordPress (qui héberge mon blog) a changé sa présentation et je ne l’avais pas vu encore à l’œuvre.

Mais tout ça n’est pas si noir. Vous me connaissez, je suis plutôt du genre « verre à moitié plein ». Il faut juste que je remette un peu d’ordre dans… mes pensées… mon emploi du temps…

Alors les bonnes nouvelles : l’article d’After Ellen dont je vous parlais au début m’a fait ressortir le projet 08 (Le Chevalier) pour voir où j’en étais. D’autant que je souhaite me fixer l’objectif de finir plusieurs récit à l’occasion de la Journée International du Femslash :

International Day of Femslash

Le Femslash, c’est l’une des définitions pour les fanfics dont les héroïnes sont lesbiennes et en couple (ou le seront à la fin de l’histoire si l’auteur-e a bien fait son boulot 😉 )

Le 19 juillet, il faudrait que soit mis en ligne un maximum de fanfics, poèmes, vidéo, photomontages se rapportant à vos séries préférées et il faudrait que ce soit fait dans un maximum de langues, de pays etc… Alors si vous appartenez à un fandom, faites circuler le message, inscrivez-vous sur le site et faites marcher votre veine créative pour le 19 juillet.

En nouvelles sportives, la draft a eu lieu. Candace Parker va bien à Los Angeles. Il n’y a pas eu de gros transferts ce jour-là comme l’année dernière, mais malgré tout, quelques mouvements intéressants encore. Ainsi, Y. Griffith abandonne Sacramento avec qui elle a gagné un titre de championnat et de MVP de la finale pour partir à Seattle. C’est un peu curieux, ce recrutement par le nouveau coach de Seattle car si sur le papier, ça semble superbe, il a récupéré des joueuses de grand talent et d’expérience, mais qui ont eu des problèmes de santé ces dernières saisons. Je n’ai pas trop vu qui étaient les petites nouvelles, mais seront-elles à la hauteur pour boucher les trous ? Affaire à suivre.

Cette année, je vais suivre avec attention San Antonio une fois de plus (qui à coups d’échange, a récupéré Anne Wauters, pivot belge qui jouait à New York jusqu’à il y a deux ans et qui avait mis sa carrière WNBA pour problème de santé puis pour tentative de qualification de la Belgique aux JO. Au Texas, elle va retrouver deux anciennes coéquipières de New York ce qui devrait aider son intégration. L’équipe va également retrouver Erin Buescher qui n’avait fait qu’une demi-saison à cause d’une grave blessure au genou.

Los Angeles sera aussi mon radar avec le retour le L. Leslie (de maternité), de T. Johnson (de blessure), l’arrivée de la N°1de la draft, le petit prodige C. Parker (que l’on appelle déjà la meilleure joueuse de tous les temps… à 22 ans, ce doit être un peu lourd à porter. mais quand vous avez une jeune femme qui donne à son collège son deuxième titre de suite et qui joue les deux derniers matchs avec une épaule déboîtée et reste la meilleure marqueuse….). A LA, je pense aussi à T. McWilliams Franklin transférée du Connectivut l’année dernière. Voilà une équipe qui devrait faire des étincelles si « la sauce » prend bien.

Je ne perds pas espoir pour les lynx de Minnesota qui ont les n°1 de la draft des deux précédentes années et avaient le N°3 au tirage cette année. Il y a eu aussi quelques transferts de joueuses solides et d’expérience.

Idem pour Chicago qui avait le numéro 2 cette année et qui vient renforcer une équipe qui avait fait bien des progrès pour sa deuxième année d’existence l’année dernière.

De façon générale, on attend beaucoup des nouvelles arrivantes alors que l’on dit que cette draft a sûrement été l’une des meilleures qu’il soit et que de très bons éléments se trouvaient encore au 2ème ou 3ème tour.

Je vous tiendrai au courant et je vais essayer de tenir une page WNBA 2008. Pour l’instant, les équipes commencent leur camps d’entraînement et les commentateurs relèvent que de nombreuses joueuses manquent à l’appel car retenues en Europe pour la fin des championnats locaux ou sous la bannière olympique.

That’s all, Folks !

Opéra et Ecriture

Bonjour,

Je viens de me rendre compte que les deux thèmes que je voulais aborder dans ce billet étaient en fait étroitement liés dans ma vie depuis longtemps. Il n’est donc que naturel qu’ils figurent ensemble aujourd’hui.

Tout a commencé il y a une dizaine de jours quand plusieurs personnes (enfin… deux) m’ont demandée à 48 heures d’intervalle où en étais-je de mon écriture… J’ai répondu diligemment, puis j’ai pensé que d’autres pourraient se poser la même question et préféreraient lire des suites de FF que mes élucubrations sur la vie, ma santé et le reste (Référence directe à l’œuvre de Douglas Adams… n’est-il pas triste que je remplace « l’univers » par « ma santé » ? Freudiens/Jungiens/Lacaniens en herbe et autres, je ne suis même pas sûre que ça vaille la peine de se poser la question….).

Donc quid de mon écriture ? Elle est au point mort comme vous pouvez vous en douter vue la date du dernier bout de texte posté sur ce blog (et je ne vais même pas vérifier cette date, je crois que ça me déprimerait trop !). J’ai même dû déclarer forfait pour le dernier concours organisé par Kaktus sur le Forum Guerrière & Amazone, trop catastrophée par les deux pages difficilement écrites et dans l’incapacité de trouver comment remettre ça d’aplomb ! Y a-t-il un docteur dans la salle ?

Pourtant, tous les après-midis où je ne travaille pas, j’ouvre mon programme de traitement de texte habituel et je passe en revue tout ce que j’ai « en cours ». Les jours « fastes » (oui, je suis sarcastique), j’ajoute une phrase. En général, au mieux, je modifie une virgule ou corrige une faute d’orthographe et c’est tout !!! Je sais qu’en premier, je souhaiterais terminer les textes « courts » commencés soit la FF « Strangers in Paradise », la FF « Star Trek Voyager » et « Le Chevalier à la Rose ». En suite, je me consacrerai à mon projet long « Heroic Fantasy ». Et je ne parle même pas des autres projets qui n’ont pas réussi à arriver jusqu’à ce blog. Il y en a un, entre autre, qui me tient à cœur, qui ne devrait pas être trop long… mais comme j’ai eu un changement majeur d’idée en cours de route, ça nécessite déjà un travail de réécriture sur ce qui a été fait.

Je pensais que le concours m’aiderait à débloquer la situation… faut croire que non ! J’ai relu quelques auteur(e)s que j’apprécie particulièrement… au pire, je me sens ensuite comme le ver de terre qui regarderait l’étoile…. Donc j’ai arrêté et là, je relis tous les « Blake & Mortimer ».

Je change de médication et depuis deux semaines environ, je ne me passe que de l’opéra. Au menu, Natalie Dessay, Elizabeth Schwarzkopf, Christa Ludwig, Elina Garança, la Callas, A.S. von Otter…

La musique classique a toujours été un bon engrais à ma créativité. Je me demande si ça ne remonte pas à ma jeunesse.

Je fais partie, comme la plupart d’entre vous, j’imagine, de cette génération qui travaillait en musique et devait faire face à la grande désapprobation parentale, pour ne pas dire l’interdiction comme chez moi. Et pourtant, j’avais réussi à négocier dans certains cas (quand il fallait rédiger une rédaction/dissertation) de me passer de la musique, mais uniquement classique et instrumentale.

J’ai aimé très tôt la musique classique. Mon premier disque de « grande » m’a été offert, j’avais entre 7 et 9 ans, et c’était le concerto N°5 pour Piano et Orchestre de Beethoven (concerto pour lequel j’ai toujours un faible). Qu’est-il passé par la tête de ces gens (les parents d’une camarade de classe) d’offrir ce disque à une fillette ? Je sais que j’étais précoce, mais je n’avais fait montre d’aucune inclination pour la musque classique même s’il y en avait à la maison. En tous les cas, j’ai toujours ce disque et il m’a ouvert de larges horizons. Mais dans un sens, c’était un motif de plus pour moi de rester mon coin au collège/lycée outre le fait d’avoir deux ans de moins que les autres et de ne rien trouver de spécial aux garçons (sauf à avoir envie de jouer au ballon avec eux). Répondre à la question Quelle est ta chanteuse préférée ? Elisabeth Schwarzkopf… ça faisait ouvrir les yeux. Je pouvais répondre Marie-Paule Belle aussi et ce n’était pas non plus une réponse fréquente, même à l’époque.

En fait, dans mes disques, il y avait du classique, de l’opéra, un peu de jazz, des musiques de film, Marie-Paule Belle et Kate Bush. Au début des années 80 sont arrivés Eurythmics et Tina Turner, mais il y avait (et il y a toujours) majoritairement du classique et de l’opéra. En fait, il m’a vraiment fallu attendre la trentaine pour que je commence à m’intéresser à ce qui se faisait en musique pop contemporaine… et je reste très difficile !

Tout ça pour dire que je me passe de l’opéra en boucle en espérant que je retrouverai le chemin de mon clavier. Enfin, vous savez que vous serez les premières informées quand il y aura quelque chose.

That’s all, Folks !

Around Midnight !

Je ferais mieux de dormir, je sais…

J’ai écouté un peu trop de jazz aujourd’hui…. la faute à ma mother qui me demandait si j’avais tel titre interprété par untel… c’est là que j’ai réalisé que j’avais plusieurs bons albums, toujours en 33 t. ! 😦

En sortant de chez le kiné ce matin, je suis donc passée la voir avec quelques CD qui pouvaient lui plaire et je lui ai mis ça sur son iTune. Ca lui plaisait : parfait ! 😀

Deux dépêches lues ce soir :

La mort de la cantatrice Régine Crespin, âgée de 80 ans. Je vous invite à lire cet article très intéressant sur sa carrière ici.

Mise à Jour du 07/07/07 :

Régine Crespin
LE MONDE | 06.07.07

© Le Monde.fr

En 1990, la cantatrice Régine Crespin arrêtait, à 63 ans, une carrière de quarante années. Elle allait enfin pouvoir se consacrer pleinement à ses élèves du Conservatoire de Paris, où elle enseigna de 1974 à 1992, fumer tranquillement les cigarettes extra fines qu’elle affectionnait et éviter de jeter son piano par la fenêtre comme il lui arrivait d’en avoir l’envie, au faîte d’une vie harassée de travail, ainsi que le confiait au Monde, en 2003, cette perfectionniste à qui sa grand-mère italienne avait dit une chose qu’elle n’a jamais oubliée : « Quoi qu’il arrive, si tu devais un jour balayer les rues, n’oublie pas les coins. »

Dix-sept ans après ce salut à son public, c’est une révérence définitive que vient de tirer celle qui fut une Périchole impayable autant qu’une redoutable Brünnhilde, victime d’une de ces maladies qui lui auront empoisonné une partie de la vie et dont elle ne se sera pas cachée – pas plus que de ses déboires amoureux et professionnels -, comme en attestent ses Mémoires écrits à la bonne franquette, A la scène, à la ville (Actes Sud, 1997), une édition revue et augmentée de La Vie et l’amour d’une femme (Fayard, 1982).

Crespin parlait de ses cancers (le premier avait été diagnostiqué en 1978) avec une faconde qui n’était que l’envers du décor. Car cette rigolote de service, qui pouvait à l’occasion se révéler intimidante, était en fait une timide qui se cachait volontiers derrière ses poses de lionne, de diva à chapeaux, fourrures et caniches. Mais Crespin (beaucoup l’appelaient par son seul nom) était trop intelligente pour être une Castafiore ou, à l’inverse, une « Crespinette » à accent (de Marseille, sa ville natale).

Lorsqu’on lui téléphonait et que sa secrétaire ne prenait pas l’appel, dans son appartement cossu de l’avenue Frochot, en plein quartier Pigalle, on croyait parler à Raimu, tant ce timbre parlé grave faisait douter qu’elle eût un jour pu entonner ce « la aigu exquisément piano » qu’aimait tant Francis Poulenc, qui écrivit pour elle le rôle de la deuxième prieure de ses Dialogues des Carmélites.

Crespin créa le rôle à l’Opéra de Paris, en 1957, mais dit à son « Poupoule » bien aimé sa préférence pour celui de la première prieure : « Il a posé sa grande patte sur mon épaule et m’a dit : vous le chanterez un jour, dans quinze ans, vous verrez, et vous y serez superbe. »

Elle incarnera en effet, vingt ans plus tard, cette mourante récalcitrante et blasphématoire, d’abord en anglais sur les scènes américaines, puis en français et au pied levé, à Paris, en 1980, sous la direction de Jean-Pierre Marty. Elle devait d’ailleurs faire savoir qu’elle ne serait pas contre la mise en disque de sa première prieure, une captation radiophonique qui sera donc publiée en 1999 par l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

DES PIANISSIMOS SENSUELS

En 1962, le chef d’orchestre Herbert von Karajan, autre énamouré des aigus de « La Crespin », comme il l’appelait, lui demande d’abord Sieglinde, à l’Opéra de Vienne, puis le lourd rôle de Brünnhilde, dans La Walkyrie, de Wagner, au premier Festival de Pâques de Salzbourg, en 1967. Elle est également de l’intégrale (Deutsche Grammophon, 1966) de sa Tétralogie, de Wagner, où elle « balance » d’impressionnants « hojotohos ». Dès 1958, Régine Crespin fréquente le Festival de Bayreuth, où seules deux autres chanteuses françaises avaient triomphé avant la seconde guerre mondiale, Marcelle Bunlet d’abord puis Germaine Lubin, grande Isolde. Crespin y chantera Kundry, dans Parsifal, et Sieglinde, mais, à Bayreuth pas plus qu’ailleurs, elle n’osera Isolde.

L’aigu « exquisément piano » de Crespin n’était pas un mythe : ce son en suspension, sensuel, avait une clarté parfois tranchante dans les forte que pouvait sans mal atténuer un voile d’ombre, ou plutôt – à une voyelle près – d’ambre dans ces pianissimos de rêve. Sa tessiture était longue, qui lui permettait d’incarner les rôles plus graves, comme la Carmen de Bizet longtemps redoutée et repoussée. A la fin de sa carrière, elle se cantonnera aux rôles de mezzo.

Son enregistrement (Decca, 1963) des Nuits d’été, de Berlioz, et de Shéhérazade, de Ravel, avec Ernest Ansermet (« Le seul de mes disques que j’aime vraiment », avouait Crespin), est resté une référence indépassée et constamment au catalogue. La où une Suzanne Danco, qui avait aussi enregistré Shéhérazade avec Ansermet, avait un son intrinsèquement français et un rien corseté, Crespin témoignait d’un plus vaste horizon de couleurs et d’une largeur d’émission qui n’offusquait cependant pas la clarté de la diction. En somme, Crespin avait, dans la voix, la rondeur légère des nuages de Raoul Dufy.

Elle fut, dans le répertoire français, exceptionnelle : en Didon, des Troyens de Berlioz ; en Pénélope, de Fauré ; en Marguerite de La Damnation de Faust, de Berlioz, notamment. Elle fut applaudie dans Desdémone, chez Verdi, dans Tosca, chez Puccini, et, chez Richard Strauss, elle fut une Maréchale d’exception, comme en témoignent ses extraits, avec Silvio Varviso (Decca, 1964), et son intégrale, avec Georg Solti (Decca, 1969), du Chevalier à la rose, où elle fait entendre l’exacte couleur mélancolique de cette femme encore désirable qui renonce à un trop jeune amant.

Si Crespin alla sur le terrain de ses grandes rivales étrangères, «  » Elles » ne venaient jamais se mesurer sur mon terrain français ! se réjouit-elle avec coquetterie dans ses Mémoires. Callas, Tebaldi, Schwarzkopf ou Nilsson n’ont jamais chanté un opéra français à Paris. Alors, mes succès, après tout, c’étaient des doubles victoires, na ! »

Car cette immense artiste fut certainement plus célébrée à l’étranger (l’Amérique l’adorait) que sur les scènes françaises : « La seule fois de ma vie où j’ai été sifflée, c’était pour des Contes d’Hoffmann dans mon propre pays, en 1974″, avouait-elle avec quelque tristesse.


27 février 1927 : Naissance à Marseille1949 : Premier Prix au Conservatoire de Paris et débuts à Reims, dans Werther, de Massenet

1958 : Débuts au Festival de Bayreuth

5 juillet 2007 : Mort à Paris

 

Renaud Machart

Le souvenir que j’en garde, c’est son interprétation de la première Prieure dans Le Dialogue des Carmélites, bouleversante…

L’autre dépêche, plus légère, à propos de l’adaptation au cinéma d’un livre dont je vous ai déjà parlé : « Mma Ramotswe détective » (franchement, je suis un peu inquiète de ce que les américains peuvent faire de ce livre, mais bon… laissons-leur le bénéfice du doute !)

Botswana: un sorcier prédit le succès du film sur « Mma Ramotswe détective »

04.07.07 | 17h42

Un sorcier du Botswana a prédit un grand succès au film retraçant les aventures de la célèbre détective de roman Mma Ramotswe, dont le tournage débute la semaine prochaine dans ce pays désertique d’Afrique australe, a révélé sa productrice.

Cet homme a prédit que ce long métrage, adapté des livres de la série « Agence N°1 des Dames détectives » d’Alexander McCall Smith, serait un grand succès, a déclaré Amy J. Moore, mardi soir lors d’une conférence de presse.

« Il y a environ un an, je me trouvais à Gweta en train de faire des repérages pour le film avec notre réalisateur Anthony Minghella. Nous avons rencontré ce très vieil homme, un sangoma », a-t-elle raconté.

L’équipe, qui travaille sur ce projet de film depuis six ans, décida alors d’interroger les esprits des ancêtres. « Nous nous sommes tous assis autour de ce très sage sangoma. Il m’a alors donné des os et dit: +Posez leur une question+. »

« J’ai demandé comment les choses se passeraient pour le film, quel accueil il recevrait. Après que j’ai lancé les os, avec l’aide d’un interprête, le sangoma m’a répondu: +Ce sera un très long voyage, mais un voyage très réussi+ », a ajouté la productrice.

Et jusqu’à présent, le sangoma a eu raison, s’est-elle félicitée, affirmant que « cela a effectivement été un très long voyage qui, grâce au soutien du Botswana, sera couronné d’un grand succès ».

Le réalisateur britannique Minghella, basé à Hollywood et récompensé notamment pour « Le Patient anglais », ainsi que son équipe sont arrivés la semaine dernière au Botswana. Le tournage doit se dérouler à partir du 9 juillet à Gaborone, dans le delta de l’Okavango et dans le désert du Kalahari.

La chanteuse américaine de rythm’n blues, Jill Scott, jouera le rôle de Precious « Mma » Ramotswe dans ce long métrage qui va employer plus de 1.500 personnes sur place et qui devrait sortir à Noël.

« Mma Ramotswe détective » a été publié pour la première fois en 1998 en Grande-Bretagne. Au moins cinq autres livres ont suivi depuis, traduits dans plus de 30 langues.

(source)

That’s all, Folks !

En vrac

Bonjour,

Je ne vais pas reparler de « salade composée » : vu le passage que je reçois à cause de ces titres de la part de malheureuses personnes qui cherchent des recettes… Pourtant, à mon sens, c’est l’une des choses la plus facile à faire à condition d’avoir un peu d’imagination (mais faire de la cuisine sans imagination…) et un minimum de sens artistique (parce que la salade doit plaire à l’oeil avant de plaire au palais).

Revenons au cours normal de notre programmation !

Télévision :

  • Sport + commence enfin à diffuser les matchs de la WNBA en direct soit à 1 et 4 h du mat’ et parfois les rediffuse en fin de journée le lendemain. Il faut que je vérifie bien s’il y a rediffusion sinon, pour un match que je veux vraiment voir, je m’accroche. Autant profiter de mon absence de contrainte d’horaires !
  • J’ai vu les deux derniers épisodes de la saison 3 de Battlestar Galactica. Ma réaction : Wow !!! Vivement la suite ! Quand j’avais lu que cette saison serait plus sombre, j’avais eu quelques inquiétudes, mais en fait, cela reste dans la ligne des deux premières saisons. Seulement, l’évolution est logique. Jusqu’où peut-on aller pour la survie de son groupe ? L’évolution du personnage de la Présidente Roslin est assez caractéristique sur ce plan. Et les premiers bruits qui courent sur la prochaine et dernière saison qui semblent alléchants. SPOILER écrit en blanc : on parle en autre d’un flash-back sur le commandant du Pegasus (anciennement Lieutenant Ro sur Star Trek TNG) et d’une liaison passée avec Six. En tous les cas, que c’est intelligent de la part des producteurs de conserver le contrôle créatif et de se dire « on a une histoire à raconter, on a bien avancé et il faut finir maintenant. » Et de nous épargner des multitudes d’épisodes où la flotte joue à cache-cache avec les cylons.)
  • J’ai lu, je ne sais plus où et j’espère que je me trompe, que cette année, M6 ne diffuserait pas les deux séries Stargate à cause de la faiblesse de l’audience. L’année dernière, la diffusion commençait à 22 h 30 ! Il faut être fan, même un samedi soir, pour tenir jusqu’à 1 h du mat’. Tout ça pour dire que Série Club avait commencé à diffuser les deux dernières saisons (10 pour SG1 et 3 pour SGA) et mardi, alors qu’on arrive à mi-saison avec les premiers de deux doubles épisodes, la chaîne annonce que pour la suite, faut attendre septembre ! A la mode US, j’imagine.
  • Ce soir, M6 reprend la diffusion de « Numb3rs » : J’aime !
  • Hier, pour la fête de la musique, j’ai regardé ARTE et « La Fille du Régiment » de Donizetti avec en vedette, Natalie Dessay et en invités surprise dans un petite rôle non-chantant Dawn French (du célèbre duo de comiques britanniques French & Saunders, également créatrices de « Ab’ Fab » – Je vous en ai déjà parlé !). Cette soirée fut un véritable bonheur ! j’ai toujours le bon état d’esprit pour l’écriture du « Chevalier » (désolée pour ceusses qui attendent après le projet 12, il faudrait vraiment que je me mette à l’écriture du chapitre 5 manquant).

Photos :

  • En faisant mon puzzle du jour, je suis tombée sur la galerie Flickr d’un artiste, twoblueday, dont j’apprécie particulièrement le style. J’apprécie de nombreux genres, mais j’ai toujours eu un faible pour les photos très graphiques, aux couleurs saturées… et il a son blog ici. (je vais le rajouter à mon blogroll !) 😀

Je passe de plus en plus de temps sur des blogs « politiques » :

  • Lu ce matin les échanges de commentateurs de blog à propos d’un rapport que doit voter l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, rapport visant à défendre la théorie de l’évolution et à maintenir les thèses créationnistes en dehors des programmes scolaires européens.
  • Lu également avec un oeil professionnel le billet de Maître Eolas à propos de la décision de la Cour de Cassation de ne pas permettre l’adoption au sein des couples homosexuels. Un débat également dans les commentaires qui montre, je pense, un bon reflet de la société actuelle.

Sur le site AfterEllen :

  • L’année dernière, le site avait organisé un concours de lesbianisation d’affiches de films. Cette année, le site propose ses propres films qui seraient sûrement des hits de l’été s’ils existaient !

Mangas yuri :

J’avais dit, il y a peu, que je ferai un billet sur les mangas yuri que j’aime. La difficulté, pour moi, est d’en trouver qui sortent de l’univers « Mädchen in Uniform » soit les jeunes filles en internat. Ai-je passé l’âge ? Est-ce que ça ne fait plus rien ? Est-ce que j’attends un peu plus de ça ? D’où ma réticence, dans un premier temps, à regarder « Strawberry Panic ». En dehors de Maka-Maka, qui peut ne pas plaire à tout le monde 😉 , j’ai trouvé plusieurs mangas qui sortaient de ce moule.

  • Le premier, Pieta, s’attache à deux jeunes filles, mais l’important n’est pas dans la vie de leur lycée. l’histoire suit les deux personnages, leur entourage. Il y a une véritable épaisseur psychologique. Et si le début peut sembler déprimant, je vous confirme que ça se finit bien (point très important capital pour moi – j’ai écarté ainsi qq récits plus anciens s’attachant à de personnages plus matures parce qu’il n’y avait pas de happy end).
  • Le deuxième, Moonlight Flowers, suit la vie de deux amies, l’une qui décide de suivre son propre chemin, la seconde qui plie devant le poids des traditions et des conventions sociales avant de réaliser qui est son véritable amour. Le manga comprend deux récits et seul le premier est achevé. Mais il constitue une lecture complète.

Je crois que j’ai fait le tour de ce que je voulais dire.

Sinon, depuis le début de la semaine, les douleurs sont à nouveau assez fortes. Douleurs musculaires : L’aducteur droit s’y met, en plus de l’autre muscle qui avait subi la compression. D’après le kiné, je suis à la limite de la pubalgie…. Tout ça n’aide pas la rééducation.

Du coup, si cet hiver, j’avais espéré pouvoir participer à la Gay Pride Marche des Fiertés du 30 juin, ça restera un voeu pieux car ça ne serait pas raisonnable.

De la même façon, je pensais partir un petit peu cet été, peut-être envahir mon amie Sophie à Glasgow, mais là encore, ça serait trop.

That’s all, Folks !

Projet 8 – Le Chevalier à la Rose

Bonjour,

J’ai nettoyé et vérifié ce que j’ai écrit et comme je n’ai pas avancé le projet 12 (toujours sans titre et de plus, je me rends compte que le titre provisoire que je lui donne ne conviendra pas car je sens que l’histoire ira bien au-delà de l’ébauche qu’elle était dans ma tête) , je vous donne le début de l’acte II du Chevalier à la Rose dont vous pouvez lire l’Ouverture et l’Acte I ici ou .

Le Chevalier à la Rose – Deuxième Acte

Une bonne nuit de sommeil avait enfin permis à Athéna de se reposer. Et après la séance de chant de la veille au soir, elle n’appréhendait plus autant son arrivée à l’Opéra. Tout, bien sûr, n’était pas résolu, mais leur discussion intense devait lui permettre de repartir avec la diva sur des bases saines.

Lire la suite « Projet 8 – Le Chevalier à la Rose »

Je suis amoureuse !

Elle s’appelle Elina Garança, vient de Lettonie et c’est une mezzo-soprano divine. En plus, elle est jolie comme un coeur !

Elina Garança, mezzo-soprano

Dans ma liste de préférées figurent de nombreuses sopranos (parfois colorature), mais j’ai toujours eu un faible pour les mezzos comme Ann-Sophie von Otter, Frederika von Stadt, Angelika Kirchschlager ou Christa Ludwig (plus ancienne).

C’est à cause d’elles que j’ai commencé à écrire « Le Chevalier à la Rose » et que je pourrais presque le reprendre s’il n’y avait le projet 12 (Chapitre 4 juste après ce billet).

Tout ça, c’est de la faute à Arte !