Bouleversements

J’aurais pu intituler ce billet « La vie est belle ». Le temps se fait plus doux même si encore un peu trop humide à mon goût; Elina Garança chante « C’est l’amour, l’amour vainqueur » (tiré des Contes d’Hoffmann d’Offenbach) sur ma chaîne ; Ce matin, l’article d’After Ellen était consacré à un couple de cantatrices américaines out et ensemble depuis 10 ans.

Même si Anik LaChev (auteure de la sublime fanfic Campus– mais est-ce encore une fanfic à ce niveau ? ), dans son blog, remarque que l’article est écrit par un homme comme pour renforcer le stéréotype des homosexuels masculins aux meilleurs niveaux socio-professionnels, plus artistes et fous d’opéra (à l’opposé des lesbiennes, plus… plébéiennes ? et absolument pas attirées par le bel canto ). Au passage, je recommande ce blog qui va rejoindre mon blog roll pour les fréquents billets consacrés à l’opéra et surtout aux mezzo-sopranos pour lesquelles, si vous avez fait attention, j’éprouve moi-même un certain intérêt… pour ne pas dire un intérêt certain !

Je m’égare… Donc … quel autre motif de réjouissement ? La saison WNBA commence bientôt (on peut aimer l’opéra et le basket US féminin !)

Mais le fait est que depuis quelques semaines mon emploi du temps est un peu bouleversé et j’ai du mal à me trouver des marques (d’où mon silence ici).

Pour commencer, je suis retournée voir ma rhumato car j’arrivais au bout de ma première période de reprise à temps partiel et je sentais bien que je n’étais pas prête à plus. Après avoir fait le point de la situation, mon arrêt partiel est reconduit pour 3 mois, je recommence à prendre des analgésiques (alors que je venais juste de m’en débarrasser), je recommence les séances de kiné deux fois par semaine, on attend le résultat de la visite chez le chirurgien dans une dizaine de jours. Je dors toujours mal, me rattrapant de trop peu d’heures de sommeil les jours où je travaille sur les matinées où je n’ai pas besoin de mettre le réveil. Donc tout est décalé et bouleversé. Et dernière surprise, WordPress (qui héberge mon blog) a changé sa présentation et je ne l’avais pas vu encore à l’œuvre.

Mais tout ça n’est pas si noir. Vous me connaissez, je suis plutôt du genre « verre à moitié plein ». Il faut juste que je remette un peu d’ordre dans… mes pensées… mon emploi du temps…

Alors les bonnes nouvelles : l’article d’After Ellen dont je vous parlais au début m’a fait ressortir le projet 08 (Le Chevalier) pour voir où j’en étais. D’autant que je souhaite me fixer l’objectif de finir plusieurs récit à l’occasion de la Journée International du Femslash :

International Day of Femslash

Le Femslash, c’est l’une des définitions pour les fanfics dont les héroïnes sont lesbiennes et en couple (ou le seront à la fin de l’histoire si l’auteur-e a bien fait son boulot 😉 )

Le 19 juillet, il faudrait que soit mis en ligne un maximum de fanfics, poèmes, vidéo, photomontages se rapportant à vos séries préférées et il faudrait que ce soit fait dans un maximum de langues, de pays etc… Alors si vous appartenez à un fandom, faites circuler le message, inscrivez-vous sur le site et faites marcher votre veine créative pour le 19 juillet.

En nouvelles sportives, la draft a eu lieu. Candace Parker va bien à Los Angeles. Il n’y a pas eu de gros transferts ce jour-là comme l’année dernière, mais malgré tout, quelques mouvements intéressants encore. Ainsi, Y. Griffith abandonne Sacramento avec qui elle a gagné un titre de championnat et de MVP de la finale pour partir à Seattle. C’est un peu curieux, ce recrutement par le nouveau coach de Seattle car si sur le papier, ça semble superbe, il a récupéré des joueuses de grand talent et d’expérience, mais qui ont eu des problèmes de santé ces dernières saisons. Je n’ai pas trop vu qui étaient les petites nouvelles, mais seront-elles à la hauteur pour boucher les trous ? Affaire à suivre.

Cette année, je vais suivre avec attention San Antonio une fois de plus (qui à coups d’échange, a récupéré Anne Wauters, pivot belge qui jouait à New York jusqu’à il y a deux ans et qui avait mis sa carrière WNBA pour problème de santé puis pour tentative de qualification de la Belgique aux JO. Au Texas, elle va retrouver deux anciennes coéquipières de New York ce qui devrait aider son intégration. L’équipe va également retrouver Erin Buescher qui n’avait fait qu’une demi-saison à cause d’une grave blessure au genou.

Los Angeles sera aussi mon radar avec le retour le L. Leslie (de maternité), de T. Johnson (de blessure), l’arrivée de la N°1de la draft, le petit prodige C. Parker (que l’on appelle déjà la meilleure joueuse de tous les temps… à 22 ans, ce doit être un peu lourd à porter. mais quand vous avez une jeune femme qui donne à son collège son deuxième titre de suite et qui joue les deux derniers matchs avec une épaule déboîtée et reste la meilleure marqueuse….). A LA, je pense aussi à T. McWilliams Franklin transférée du Connectivut l’année dernière. Voilà une équipe qui devrait faire des étincelles si « la sauce » prend bien.

Je ne perds pas espoir pour les lynx de Minnesota qui ont les n°1 de la draft des deux précédentes années et avaient le N°3 au tirage cette année. Il y a eu aussi quelques transferts de joueuses solides et d’expérience.

Idem pour Chicago qui avait le numéro 2 cette année et qui vient renforcer une équipe qui avait fait bien des progrès pour sa deuxième année d’existence l’année dernière.

De façon générale, on attend beaucoup des nouvelles arrivantes alors que l’on dit que cette draft a sûrement été l’une des meilleures qu’il soit et que de très bons éléments se trouvaient encore au 2ème ou 3ème tour.

Je vous tiendrai au courant et je vais essayer de tenir une page WNBA 2008. Pour l’instant, les équipes commencent leur camps d’entraînement et les commentateurs relèvent que de nombreuses joueuses manquent à l’appel car retenues en Europe pour la fin des championnats locaux ou sous la bannière olympique.

That’s all, Folks !

Sans titre

Bonjour,

là, franchement, je n’ai pas d’idée de titre. Alors plutôt que de confondre les moteurs de recherche et les malheureux sans recettes de cuisine, je vais éviter mes titres habituels de « salade composée », « assiette anglaise » et autre « gâteau marbré ». Je pourrais bien sûr tenter un « hachis parmentier » puisque je vais utiliser les restes des derniers jours, mais il faut savoir s’arrêter. Donc aujourd’hui, pas de titre !! Par contre, on va aborder plein de sujets différents.

Pour commencer, le premier numéro du nouveau Comics de Terry Moore (le Terry Moore de Strangers in Paradise) vient de sortir. Il s’appelle Echo.

Echo - Couverture du N°1

Pour l’instant, on peut juste dire que nous aurons une héroïne, de l’aventure, du mystère, du fantastique. Et c’est écrit et dessiné avec le talent de Terry Moore. Moi, je signe ! Et pour ceusses qui n’ont pas un magasin de type « Album » à proximité, vous pouvez l’acheter sur le site de l’auteur (et vu le cours du dollar, ça vaut le coût).

Ensuite, qu’ai-je noté sur mon vieux post-it déjà utilisé…. Ah oui ! La WNBA, ça commence à bouger. La Draft est le mois prochain. Il y a de superbes talents qui veulent devenir professionnels dont Candace Parker (qui aurait pu rester encore un an au collège (au sens US du terme). Je vous avais parlé d’elle pendant le championnat du monde et de l’énorme impact qu’elle avait eu alors qu’elle n’était qu’étudiante à côté de toutes ces joueuses professionnelles. Certains disent que sa décision est peut-être lié au fait que l’équipe qui a le numéro 1 de la Draft est Los Angeles (et son copain est membre d’une équipe en Californie…). Comme il y a de fortes chances pour que les Sparks (de LA) la choisissent…

En attendant la Draft, la période des transferts et renouvellement de contrats a commencé et il y a eu quelques surprises, encore augmentées par la naissance d’une nouvelle équipe à Atlanta. Je vous renvoie à ce que j’avais écrit après Chicago sur les conséquences pour les autres équipes de l’arrivée d’une nouvelle franchise. Dans les autres vrais transferts, on a pu voir Katie Douglas, élément moteur des Connecticut Suns partir pour les Indiana Fever ou plus surprenant encore, Sheryl Swoopes, figure emblématique des Houston Comets avec qui elle a gagné 4 championnats et 3 titres de MVP, partir pour Seattle. A noter que Swoopes est cette joueuse qui a fait son coming-out alors qu’elle est toujours en activité. Seattle, qui vient de changer d’entraîneur après la démission d’Ann Dononvan, a aussi fait venir Swin Cash (membre du 5 de départ des Shocks) depuis Detroit où elle a gagné 2 championnats. Il y a eu d’autres transferts intéressants, des changements d’entraîneurs, pleins de choses pour rendre la nouvelle saison passionnante.

Autre nouvelle qui fait du bruit dans le landernau du basket féminin américain : Becky Hammon a obtenu la nationalité russe, ce qui fait qu’elle pourra participer aux JO sous le maillot russe. Il faut reconnaître que malgré sa très bonne dernière saison (qui s’est poursuivi en Russie), elle n’a pas été appelée par les sélectionneurs de l’équipe US (et honnêtement, elle est un bien meilleur point guard que … Sue Bird à mon avis). Et pour ceux qui s’étonneraient de voir tant de joueuses américaines dans le championnat russe, les équipes là-bas sont les « danseuses » (sans connotation sexuelle, je précise) de certains nouveaux millionnaires et ils font des contrats en or aux joueuses étrangères pour les faire venir. Comme leur rémunération au sein de la WNBA est fortement réglementée (rien à voir avec les contrats mirifiques de la NBA), qui peut leur reprocher de constituer un filet de sécurité tant que leur santé et leur physique le leur permettent ?

Côté musique, rien de nouveau…

Côté lecture, ça bouge beaucoup… je verrai à en parler une autre fois.

Côté TV, Bones est de retour ainsi que Hotel Babylon, une série anglaise qui change (2ème saison à partir de ce soir sur Paris Première).

En parlant de série anglaise, j’ai vu la mini série « Mistresses » (6 épisodes) dont j’avais entendu parler sur le site AfterEllen. On peut trouver le DVD sur le site Amazon UK. le DVD n’a pas de sous-titres en français, mais a les sous-titres en anglais donc ça aide à la compréhension quand l’accent est un peu marqué. J’avoue avoir plutôt bien aimé, et je n’ai pas mis en avance accélérée pour n’avoir que les scènes concernant le personnage lez. Un produit de bonne qualité comme sait le faire la TV britannique.

Sinon, j’ai vu l’avant-dernier épisode de la saison 5 en cours de The L-Word cet après-midi et je trouve qu’elle se tient plutôt bien. Il y a vraiment eu une période où je me demandais où ils (ou plutôt elles) allaient. Une dernière saison de 8 épisodes a été annoncée pour l’année prochaine : espérons qu’il n’y ait pas trop de déceptions.

Mon dernier mot : une pensée pour le dernier poilu qui vient de trouver le repos éternel, ce qui m’a amenée à me remémorer mes deux grands-pères. Je n’ai pas connu mon grand-père paternel, mort avant le mariage de mes parents, mais dont on m’a parlé. J’ai mieux connu mon autre grand-père, mort au bel âge de 95 ans. Tous les deux avaient été soldats pendant la première guerre mondiale. Certains aspects de leurs vies se trouvent mélangée dans le personnage de Lucie/Lucas dans Les deux morts de Lucas Delvaux.

That’s all, Folks !

ça me fait un peu peur

Lu ici ce matin tout en buvant mon thé….

Ça commence avec des mouches et ça s’arrête où ?

Comment influencer la sexualité de la mouche

Un insecte hétérosexuel peut devenir temporairement bisexuel si l’on modifie la concentration d’une substance cérébrale appelée glutamate. Et ce, même s’il est adulte ! C’est ce que viennent de démontrer des chercheurs CNRS du laboratoire « Développement et communication chimique chez les insectes » à Dijon, chez l’animal star des laboratoires de génétique: la mouche du vinaigre, baptisée savamment Drosophila melanogaster, ou drosophile.

Initiés par un ex-étudiant de Dijon en stage postdoctoral à Chicago, Yael Grosjean, et menés en collaboration avec le laboratoire des sciences biologiques de l’université de Chicago, ces travaux ont été publiés en janvier dans la revue scientifique Nature Neuroscience. « Nous avons observé qu’un mâle drosophile devient bisexuel si l’on diminue le taux de glutamate baignant ses neurones, précise Jean-François Ferveur, chercheur CNRS du laboratoire dijonnais. Alors, l’insecte est attiré par les stimuli sensoriels – ou phéromones – des autres mâles qui normalement le repoussent. Conséquence, il augmente fortement son temps de parade envers les autres mâles – de cinq fois –, sans perdre pour autant son attirance pour les femelles. »

Pour arriver à cette observation, les chercheurs ont étudié des mouches génétiquement modifiées au niveau d’un gène, qui rend l’insecte bisexuel quand il est muté: le gène Genderblind, signifiant littéralement « qui ne distingue pas le sexe du partenaire ». Chez les mouches bisexuelles, la mutation de Genderblind entraîne une diminution de la concentration du glutamate autour des jonctions entre neurones, les synapses. D’où la conclusion des chercheurs que c’était cette chute du taux de glutamate qui rendait les mouches mâles bisexuelles. « Notre résultat est très important, car il montre que le fait d’être attiré par l’un ou l’autre sexe n’est pas définitivement ancré chez cet insecte, et que l’on peut modifier ce comportement sans toucher à l’organisation des neurones, mais seulement en changeant l’environnement moléculaire de ces derniers », conclut Jean-François Ferveur.

Source: CNRS

Culturons-nous ?

Bonjour,

Comme je ne peux toujours pas parler (laryngite oblige), j’écris. Jeudi, en attendant d’être reçue par ma toubib, je faisais une petite liste des sujets que je voulais aborder ici. Là, j’en ai au moins six. On va voir si je les traite tous.

Tout d’abord, 8 minutes de bonheur : Tina Turner aux Grammy Awards (les Victoires de la musique aux USA) – à 68 ans, elle a toujours une sacrée pêche. Elle reste un de mes grands souvenirs de concert !

Ensuite, une autre ballade sur le chemin de la nostalgie. Vous avez dû entendre parler de la sortie d’une édition spéciale 25ème anniversaire de l’album « Thriller » de M. Jackson. J’avoue m’être laissée tenter. Ce disque, avec mon frère, on l’a beaucoup écouté à l’époque, mais on ne l’avait pas acheté. Un de ses copains l’avait prêté et on l’avait mis sur une K7. Eh oui, K et 7 étaient les symboles magiques à l’époque (maintenant, c’est M, P et 3). Je n’ai jamais été tentée par un autre de ses disque même si parfois, une des chansons était plutôt bien. Mais « Thriller »… il y a tant de souvenirs… et les clips ! Ce fut vraiment une révolution. Alors j’ai reçu le CD du 25ème anniversaire et je l’ai déjà écouté plusieurs fois… et je ne regrette pas.

Changeons de sujet ! Je vous ai déjà parlé du manga « Maka-Maka » (en deux volumes).

Maka-Maka - La couverture “tout public”

Le premier sort en français au mois d’avril chez AKATA. Dans la newsletter de l’éditeur, le manga et la décision de le publier sont présentés ainsi :

« Le premier sera donc Maka-Maka. Ce projet , est un peu particulier pour nous,. C’est en effet sous l’impulsion d’Olivier Vatine – auteur de bande dessinée SF dont la réputation n’est plus à faire et aussi directeur de la Collection série B des Editions Delcourt – que la décision de sortir ce manga « deluxe », tout en couleur, a été prise. Ce manga en deux tomes nous plonge dans l’intimité de Néné et Jun, deux amies qui n’hésitent pas à s’adonner mutuellement à des jeux sexuels auxquels il est difficile de rester insensible. Mais Maka-Maka c’est aussi un concept, car avec ses pages couleurs, sa jaquette et même son bandeau, ce manga sera en France le premier manga qui se déshabille ! Un livre pour les collectionneurs, mais aussi pour tous ceux qui cherchent des histoires pleines de sensibilité sur l’homosexualité féminine. Pour Akata ce nouveau projet nous permet de nous ouvrir à d’autres espaces éditoriaux, vers des aventures que nous ne n’aurions pas envisagé tout seul. »

Si l’on comprend bien, plusieurs publics sont visés. Peut-être ont-ils vu que ASUKA, qui publie les récits de Ebine Yamaji, et d’autres types de mangas alternatifs, est en train de faire son trou. Enfin, on a jamais trop de choix, alors si vous avez l’occasion, achetez ces mangas, sinon pour votre plaisir, au moins pour montrer aux éditeurs qu’il y a un public.

Dans la catégorie « cherchez le bon public ! », connaissez-vous le nom du pilote de cette série qui suit deux femmes flics à la Nouvelle Orléans, partenaires dans leur lutte contre le crime comme dans leur vie privée ? Si la réponse est non, vous avez des excuses car ledit pilote n’a jamais été diffusé à la télévision. Si la réponse est oui, vous faites partie de ceux qui ont permis au-dit film d’avoir le titre de « pilote jamais diffusé mais le plus vu ». La série se serait appelée « Nikki & Nora » interprétée entre autre par Christina Cox (« Better than Chocolate »). Cette… (peut-on parler de série quand il n’y a qu’un pilote jamais diffusé ?)… non-série a même un certain nombre de fanfics écrites pour elle. Si ce n’est pas du culte….

Le premier bout du film (partie 2/4 ; partie 3/4 ; partie 4/4) :

Je ne dis pas que c’était un moment capital de TV, mais on en voit combien de la même veine purement hétéro ?

Et puis, ça doit être un sport hollywoodien de « taquiner » le public lez en laissant penser qu’il y aura le développement d’un personnage lez intéressant, « normal », qui ne sera ni la première victime, ni la tueuse psychopathe. La dernière série en date de ce genre est « Cashmere Mafia » avec entre autre Miranda Otto (Le Seigneur des Anneaux) et Lucy Liu (Ally MacBeal, Kill Bill, Charlie’s Angels (les films)). Cette série suit la vie de quatre amies qui ont très bien réussi dans le monde des affaires et qui jonglent avec boulot, maris et/ou amants, familles etc… Le créateur de la série a décidé d’introduire un personnage lez parmi les 4 femmes après qu’une de ses amies (appartenant à ce milieu) lui ait dit que s’il n’y en avait pas, ça ne ferait pas réaliste. Mais la série passe sur une des grandes chaînes nationales (du style TF1 aux USA). Alors si le début était plutôt sympa et bien vu (bien que rapide et non dénué de clichés), c’est parti très vite en eau de boudin. Je vais continuer de regarder pour être sûre, mais là, c’est une grosse déception car j’aimais la façon dont c’était joué. Et la série va-t-elle survivre à la grève des scénaristes ? Rien n’est moins sûr.

Dans un genre différent, j’espère qu’une autre série va survivre. C’est « Terminator : The Sarah Connor Chronicles »

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avec Lena Headey (« Imagine me and you ») dans le rôle de Sarah Connor (très belle reprise derrière Linda Hamilton), Thomas Dekker (« Heroes ») qui joue John Connor et Summer Glau (« Firefly/Serenity ») qui personnifie un nouveau modèle de Terminator. L’histoire se passe après le deuxième film et un petit tour de passe-passe scénaristique fait que les évènements du 3ème film n’ont pas lieu. Et l’on suit Sarah Connor qui lute pour protéger et former son fils, le futur chef de la résistance. Je n’ai pas encore vu tous les épisodes diffusés, mais cette série me plaît beaucoup. Et vous avez déjà des FF au même endroit (aller vers le bas de la page).

Alors bonne lecture/musique/TV !

That’s all, Folks !

Le travail, c’est pas la santé !

Imaginez-vous que j’avais le titre de ce billet depuis deux jours !!! Et soudain, l’actualité s’en mêle (s’emmêle ?)

Donc tout d’abord, une minute de silence une minute à fredonner une chanson de Henri Salvador. Il en a tant écrit que dans le lot, vous devez avoir votre préférée… moi, c’est « Une chanson douce » ou « Syracuse » suivant les moments (bien que le rock du dentiste….)

Alors ce titre prémonitoire ? J’ai repris le travail depuis un mois et je me paie déjà une rhino-pharyngo-laryngo-cochonnerie (à moins que ce soit une angine). Le fait est que depuis lundi, j’ai une oreille qui me chatouille, je tousse méchamment (ce qui fait mal à la tendinite…. cherchez-pas…!) je mouche, ma voix perd un octave par jour et ce matin, je ne peux plus parler. Du coup, j’ai dû demander à ma mother par IM de me prendre un rendez-vous chez ma toubib (ce soir à 17 h30). Elle va être contente de me revoir car à part la croiser dans l’escalier, ces deux dernières années……

Sinon, pour les célibataires qui auraient manqué le coche (je ne parle même pas des non-célibataires car si vous avez oublié…. paix à vos cendres !) c’est la Saint-Valentin ! Il y avait une tribune sympa dans le « Métro » d’hier à ce sujet. Etant célibataire, je peux en parler avec de la distance, mais cette « fête » m’a toujours un peu agacée par son côté de plus en plus mercantile. Moi, je suis du genre à faire des cadeaux à tout bout de champ. J’aime faire des cadeaux. Alors, faire un jour de cadeau « obligatoire »… Si on a quelqu’un dans sa vie, la Saint-Valentin, ça devrait être 365 jours par an… Non ? Je pense pareil pour les fêtes des mères, des pères, des grands-mères, (des grands-pères ?) J’aurais un peu plus d’indulgence pour Halloween qui donne l’occasion aux enfants (et au plus grands) de faire la fête, parce qu’au fond, la tradition celtique en France est quand même plus que diluée…. Enfin….

Ça me rappelle une période où avec une copine (dans une acceptation non-romantique), on se faisait une soirée ciné-restau le 14 février et au cours de laquelle on déclarait « faire de la résistance » à tout ça et où on bravait une espèce d’incompréhension presque générale. On avait eu droit à des réflexions qui équivalaient presque à… « célibataires, le 14/2, restez enfermé(e)s chez vous ! » Bizarre…. enfin, demain ce sera passé jusqu’à l’année prochaine.

Sinon, quoi de neuf… Je prends mon pied avec la dernière saison en cours de diffusion de « The L Word ». Si ça doit être la dernière, il faut dire que pour l’instant, je la trouve bien (même Jenny qui pousse sa bitchiness assez loin). Et si la fin de la saison tient les promesses d’un certain épisode 6…. Alors mon petit cœur romantique sera comblé. Cette série ne se consomme vraiment bien qu’avec le soutien du site AfterEllen avec une récap’ hilarante des épisodes et la narration/retraitement des épisodes dans un vidéo-blog qui vous laisse plié en quatre.

Je voulais vous parlez d’autre chose, mais je ne sais plus quoi. A oui, une BD… allez-voir la page « je lis/j’écoute…. »

That’s all, Folks !

Bonne Année !

Bonjour,

Avez-vous pris vos bonnes résolutions, celles que l’on s’empresse de rompre, à peine sont-elles formulées ? Pour ma part, c’est la raison pour laquelle je n’en prends plus. Je sais ce que j’ai à faire, ce que je devrais faire et c’est toujours pareil ! Donc, dans la catégorie des non-résolutions, je mets ce billet, en espérant que je reprendrai un bon rythme cette année, malgré le changement qui m’attend dès lundi.

Mais je parle, je parle et j’oublie le principal ! Je vous souhaite à toutes et tous, lecteurs fidèles ou de passage, une très bonne année 2008. Vous savez ce que je vous souhaite même si je n’ai aucun pouvoir sur leur survenance. Mon seul mot de sagesse, si on peut appeler cela sagesse… tiré de mon expérience… Ne remettez pas à plus tard les petits plaisirs de la vie ! On ne sait jamais ce qui peut arriver qui remettra tout en cause.

Passons à des choses plus agréables ! Mes dernières navigations m’ont fait découvrir :

une liste de webcomics lez (en anglais, comme ma source) – j’en connaissais certains mais il y en a plein d’autres à découvrir. Sur la même page, il y a également plein de liens de sites/blogs et autres relatifs à des mangas/comics/BD lez. En parlant de mangas, ne cherchez plus « Maka-Maka » en français. La trad’ avançait à un rythme soutenu, mais vient d’être retirée du site car les droits auraient été acquis par Delcourt. Une publication future à surveiller (et le manga existe toujours en ligne en anglais et dans son intégralité ici).

Deutsche Grammophon, l’éditeur de musique classique, met son catalogue en ligne à télécharger (de façon payante je vous rassure !).

– Vous connaissez les livres audio ? D’abord mis en place pour les aveugles et mal-voyants, cela peut intéresser maintenant toutes sortes de personnes passant du temps avec un lecteur MP3 – deux adresses (en français ! 🙂  ) entre autre :

Il n’y a plus qu’à attendre que les éditeurs français passent également à l’e-book ! Et avant de critiquer… j’aime les livres et je continuerai à en acheter, mais vue la taille de mon appart’ et la quantité de livres  déjà dans ma bibliothèque, j’avoue qu’il y a certains titres que j’aurais pu détenir sous forme numérique sans difficulté. Ça ferait de la place et ça économiserait du papier !

Sinon, ma reprise se fait toujours lundi, même si je n’ai pas eu de nouvelles de la Sécu depuis plus de 3 semaines.

Alors, SVP, pensez un peu à moi ! et je vous tiendrai au courant (promis, c’est l’une de mes résolutions… ah non…. je n’en fais plus… enfin, vous voyez !)

That’s all, Folks !

Je déteste vieillir

Oui, je commence à arriver à un âge (alors que mon anniversaire est dans quelques jours) où vieillir commence à être difficile.

Vous pourriez penser que je dis ça à cause de mes problèmes de santé. C’est sûr que la quarantaine passée, on se trouve plutôt sur la pente descendante. Mon arthrose/arthrite m’est tombée dessus sans crier gare. Mais quand ma rééduc’ sera finie, j’ai bien l’intention de reprendre ma vie là où elle en était, en essayant d’en profiter encore plus car qui sait ce qui peut arriver. Il ne faut pas remettre à demain les plaisirs de la vie. Voyager quand on prendra sa retraite ? Mais dans quel état sera-t-on au moment de la retraite ? (surtout que sa date recule au fur et à mesure qu’on avance !).

Non, cette réflexion vient de plusieurs disparitions récentes… on vieillit, mais notre entourage vieillit également. D’abord la famille… Mon père, puis ma tante sont partis ces deux dernières années.

Et puis vos idoles, les membres de votre Panthéon personnel, les artistes que vous suiviez, qui vous ont accompagné depuis l’adolescence, partent à leur tour, plus ou moins brutalement.

Alors que le concert acoustique des Rita Mitsouko a remplacé Elina Garança sur le lecteur de CD parce que cette nuit, j’ai lu que Fred Chichin, compagnon de Catherine Ringer et guitariste du groupe, avait perdu sa lutte de deux mois contre un cancer foudroyant à l’âge de 53 ans, je lis une nécro à propos de la mort de Jane Rule.

Là, vous allez peut-être vous gratter la tête. Et si je vous dis « Desert of the Heart » ? Sûrement l’un des plus beau film lez jamais fait et pourquoi ? Parce que derrière, il y a un livre magnifique écrit par Jane Rule en 1961 ! (Je l’ai trouvé en français sous le titre « Déserts du Cœur » aux éditions Trois (un éditeur québécois).

La dernière perte de ces jours écoulés, Maurice Béjart… Comme dit ma mère, il nous reste des souvenirs…. Un « Oiseau de Feu » dansé sous la verrière du Grand Palais avant sa fermeture pour travaux, plusieurs expéditions au Palais des Congrès, des nuits écourtées, adolescente pour voir une émission consacrée à la danse et dont Jorge Donn (danseur emblématique de Béjart) était la vedette…

La musique, la danse, la littérature se sont enrichies des œuvres crées par ces trois artistes et perdent ce qu’ils auraient encore pu faire…

Mon panthéon résonne des accents de « Marcia Baila » alors que je me souviens de N… dansant sur cette musique, puis ce sera « Andy » et la petite C… (deux ans à peine) qui se mettait à chanter, à peine entendues les trois premières mesures de l’intro…

Je vais relire « Déserts du Cœur »

Je vais me souvenir…

Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko, est mort
AFP | 28.11.07

© Le Monde.fr

« Marcia baila », « C’est comme ça », « Andy », « Les histoires d’A »… La scène rock française a perdu une de ses figures après la mort du guitariste Fred Chichin, âme des Rita Mitsouko aux côtés de sa compagne Catherine Ringer. Il a été emporté mercredi 28 novembre par un cancer fulgurant à l’âge de 53 ans.

Fred Chichin est décédé dans la matinée dans un hôpital parisien des suites de cette maladie qui l’a emporté en deux mois, selon sa maison de disques Because et son tourneur Corida. Son état de santé avait forcé les Rita Mitsouko à annuler plusieurs concerts ces jours derniers, dont un était prévu mercredi soir à l’Olympia. Pour d’autres spectacles récents, comme celui du 13 novembre, déjà à l’Olympia, Catherine Ringer avait chanté sans Fred Chichin, simplement accompagnée du groupe de musiciens qui suivait le duo. Le dernier album des Rita Mitsouko, Variéty, est paru en avril.

« MARCIA BAILA », EN HOMMAGE À LA DANCEUSE MARCIA MORETTO

Le duo fonctionnait largement sur le contraste entre les personnalités de Chichin, dandy dégingandé au visage barré d’une fine moustache ou d’une barbe de trois jours, et de la diva destroy Catherine Ringer, à la voix puissante, théâtrale et pleine de folie. Les Rita Mitsouko ont connu leur apogée en 1986 avec leur deuxième album, The No Comprendo, qui contenait les tubes « Les histoires d’A », « Andy » et « C’est comme ça ».

Depuis ses débuts en 1979, le groupe s’est fait le chantre d’une musique métissée et extrêmement inventive, mêlant des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaine, associées à un solide sens de l’humour. Il avait connu un énorme succès en 1985 avec la sortie du single « Marcia baila », tiré de son premier album, paru l’année précédente. Né le 1er mai 1954, d’un père cadre et passionné de cinéma qui avait créé dans les années 1960 la revue Miroir du cinéma, Frédéric Chichin avait rencontré Catherine Ringer en 1979 lors du spectacle Flash rouge. Ils avaient d’abord appelé leur duo Les Spratz, avant d’opter pour Rita Mitsouko. Le terme « Rita » avait été choisi pour sa consonance sud-américaine, le mot « Mitsouko » pour sa connotation nippone, un redoublement d’exotisme.

RENAISSANCE ARTISTIQUE AVEC « VARIÉTY »

Tous deux avaient ajouté « Les » devant « Rita Mitsouko » au milieu des années 1980, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse. Leur troisième album, Marc et Robert, en 1988, avait déçu, malgré la présence du tube « Le Petit Train ». Le suivant, Système D (avec « Y a d’la haine »), avait lui aussi reçu un accueil moyen en 1993. Entre les deux, les Rita avaient demandé à des DJ de remixer certaines de leurs chansons pour l’album Re en 1990. Suivront alors l’album Acoustique en 1996, Cool frénésie en 2000, la compilation Bestov en 2001, La Femme trombone en 2002, puis En concert avec l’Orchestre Lamoureux en 2004 (réinterprétation de leur répertoire en concert avec cet orchestre classique).

Variéty, paru en deux versions, française (avec trois chansons en anglais) et intégralement anglaise, avait marqué une renaissance artistique pour les Rita et reçu un bon accueil critique. Dans une interview au magazine Télérama, Chichin avait alors fustigé le paysage musical français, déplorant n’entendre que « très peu de choses spontanées, qui jaillissent d’une vision personnelle ».

Proud Life – Jane Rule: 1931 – 2007
PROUD LIFE / Writer, activist and friend, Jane Rule valued community above all

We lost an eloquent, courageous friend when Jane Rule died Nov 27 on Galiano Island, British Columbia surrounded by friends and family; she was 76. American by birth and Canadian by choice, Rule’s pioneering work as a writer and activist reached across borders.

Born in New Jersey on Mar 28, 1931 Jane Vance Rule spent her childhood moving from place to place in the US before settling in the San Francisco Bay area. After she graduated from Mills College in Oakland, California in 1952 she spent a year in London, UK. She returned to the US to study briefly in a writing program at Stanford before accepting a teaching position at Concord Academy in Massachusetts. There she met Helen Sonthoff, another teacher, who would become her lifelong partner. Worried about McCarthyism and the political climate in the US, Rule travelled to Vancouver in 1956; in October she sent a postcard to a friend saying, « This is a beautiful, beautiful world… to see, to live in, to work in. » Sonthoff joined her a few weeks later. Eventually they both held positions at the University of British Columbia until 1976 when they moved to Galiano Island.

Rule moved to Vancouver to give herself space and time to write. In 1961 she completed Desert of the Heart, her first published novel, though it took three years and 22 rejections before seeing print. Desert of the Heart tells the story of a gentle romance between a young woman who works at a casino in Reno and an older woman who has come for a divorce. Moving back and forth between the two characters, Rule subtly challenges the myths about lesbians that prevailed in mid-20th century America and creates a story that is hopeful, loving and open-ended. From the beginning readers found in Rule’s writing a landscape in which to reimagine themselves, their loves and their relation to the world. It is difficult to imagine in 2007 that Desert of the Heart was unique when it was published: unapologetic, the novel dared to imagine that women could desire and love one another and that they could live creative, engaged lives. The novel reminded readers that lesbians were vulnerable to surveillance and punishment, but it provided a place to stand, to resist and to imagine a full life in spite of the obstacles. Rule established herself as a clear-eyed visionary; without being didactic, the novel is deeply political.

Lesbian readers discovered themselves in her fiction. Rule’s characters and her own presence as a sympathetic writer created a virtual community of readers. For example one woman wrote to Rule to say she had devoured her novels after reading other lesbian themed books. « Seeking words, images that validate, acknowledge our lives, our reality, in place of mainstream culture which wills us with silence, or simply maims with distortions… the really good stuff is rare, » she wrote. « Your writing is rare…. You acknowledge the contradictions that are our lives. I feel validated by your writing and empowered by it. As well as just happy by it. It makes for good company. Your characters are people who I recognize quite easily — complex, scarred, courageous, funny, inadequate, but trying. »

By imagining Desert through two main characters Rule demonstrated that we fashion our best selves in relation to each other. Only one of her seven published novels, This Is Not for You from 1970 is told from a single point of view. Imprisoned in shame and self-loathing, the main character embodies the devastation brought about by the fear and hatred of gay men and lesbians in the US in 1950s white, middle-class culture. Rule also exposes the deep connections between racism and homophobia, self-loathing and cruelty to others.

Her other novels followed the landscapes (both geographical and human) Rule inhabited in the 1970s and ’80s: from an unnamed west coast city in Against the Season (1971) to Vancouver in Contract with the World (1980), The Young in One Another’s Arms (1984) and Memory Board (1987) and Galiano Island in After the Fire (1987). All of these novels stage communities, large and small, as the main protagonist. Some of the communities are unconventional families, such as boarders in a rooming house or other chance collections of people notable for their differences rather than their resemblances. Rule also explores growing up and growing old in Contract with the World, Memory Board and After the Fire. In all of her fiction lesbians and gay men share space (comfortably or not) with other men and women and with children.

Rule also wrote many short stories for both mainstream women’s magazines like Redbook and Chatelaine, and for the pioneering lesbian journal The Ladder beginning in the 1960s. The stories in the women’s magazines subtly subvert gender and sexual norms and the stories in The Ladder often show the ways that a vulnerable community risks regulating its own. Never comfortable with the idea of a gay ghetto Rule valued community above all, but community defined by difference rather than commonality.

And yet Rule became one of the clearest, most incisive and uncompromising voices for the lesbian and gay community. Many of her essays grew out of her column « So’s your Grandmother » in the landmark Toronto gay liberationist newspaper The Body Politic (Xtra’s predecessor). Characteristically her column began as a gesture of support for the paper after its offices were raided in December 1977 by Operation P, a special Toronto police unit on pornography, who charged that « Men Loving Boys Loving Men, » the last in a series on essays on youth sex and intergenerational relationships, was « immoral, indecent and scurrilous. »

Rule, a lifelong opponent of censorship, wrote a bold column that condemned the police action and engaged the central issues of the offending article. In the column, called « Teaching Sexuality, » Rule acknowledged that the controversy raised difficult questions for her. « On the one hand I deplore repressive police action designed not only to stifle any discussion of… sexual activity across generations but to intimidate anyone even so involved with the paper as to be a subscriber, » she wrote. « On the other hand I understand the rage against sexual exploitation by men not only of children of both sexes but of women and other men, the pleasures of which The Body Politic can sometimes be accused of advertising. »

The real target of her essay was the hypocrisy of a society that is so fearful of sexual initiation that we deny that childhood sexuality exists. The taboo against sexual behaviour between children and adults, she argues, facilitates the exploitation of children. « Children are sexual, » she concluded, « and it is up to us to take responsibility for their real education. They have been exploited and betrayed long enough by our silence. » Her argument, bold in 2007, was unprecedented in 1978.

Rule thought initially that she’d write a handful of columns for The Body Politic, to support it until its legal problems were resolved. She ended up contributing many essays and reviews for the nearly 10 years that the newspaper continued to publish. Her editor at the paper, Rick Bébout, became a close and trusted friend. They exchanged letters monthly even after the paper folded and right up to her death; the correspondence is a precious archive not only of a movement but of a moving friendship.

In recent years Rule and Bébout have challenged the wholesale support of same sex marriage that has taken over political efforts on both sides of the border. Wary of government intrusion in private lives, they have complicated our thinking about marriage, arguing that domestic arrangements and personal lives are more varied and vital than the straight model of monogamous coupling sanctioned by the state for which we seem to be fighting.

In her writing Rule refused to privilege long-term relationships over other forms of intimacy. Yet her 45-year relationship with Sonthoff sustained and nurtured both of them as it did their many friends and neighbours on Galiano and throughout the world. The couple enjoyed a well-earned reputation as generous, attentive hosts. The ferry to Galiano Island took a steady stream of friends and relatives to their home, located in an Emily Carr landscape of fir trees and red-barked arbutus. I first met Jane in person in the summer of 1992 after we had corresponded about her work. My partner and I were planning a trip to BC and I wrote to ask Jane and Helen to join us for dinner in Vancouver. Instead, they invited us to spend a weekend at their home.

The closer we got to the island, the more apprehensive we became. How much of Jane’s life entered her fiction directly? Would Helen turn out to be the model for Constance in Memory Board, lovable but without any short-term memory? I kept looking at a picture of Jane on the back of Contract with the World, taken when she was the age I was that summer. What would she look like now, 12 years my senior but suffering from arthritis of the lower spine that sometimes nearly crippled her? What a risk they had taken, we thought, to invite us in as houseguests for several days rather than take the ferry ride themselves to the city. Or simply to decline an invitation from strangers. Later, when we confessed these apprehensions over one of many glasses of scotch, Helen said (in full command of her short-term memory), « It’s difficult for Jane to travel because of her arthritis and we’ve found through experience that you can put up with almost anyone for two days. » A welcome and a warning that made us all laugh.

After Helen’s death in 2000, Jane wrote a painfully beautiful meditation on grief that appeared in Go Big, another publication (now defunct) from Pink Triangle Press (publisher of both The Body Politic and Xtra). « Learning to survive is, at first, simply a series of distractions which begin with a love/hate relationship with everything Helen loved, from daffodils to children’s laughter, from Christmas to lima beans. I don’t now try to make sense of that loss. I learn to make use of it instead. The house I prepared for Helen’s broken hip, to which she never returned, now shelters a friend badly hurt in a car accident, a friend about whom Helen used to say, ‘Just seeing her face makes me feel better.’ It does me, too.

« Risk, grow, grieve, » Rule continued. « Helen’s like will not walk this earth again, nor I love like that again, but the care I learned is useful still for all she and I learned to love together. »

In her early career Jane Rule provided a lifeline for lesbians who were isolated, crushed by the hostility and fears of the 1950s and ’60s. For nearly half a century, her voice has been a sane, unafraid presence in the midst of the successes and losses we have shared whether « we » are gay or straight, young or old, urban or rural.

In the last several years small, independent presses like Insomniac Press in Toronto, Little Sister’s and Arsenal Pulp in Vancouver have begun to reissue her fiction because it continues to speak to us today. Rule’s last project was a small book of new essays for Hedgerow Press, a small quality press on Vancouver Island, scheduled for a spring or fall release in 2008.

In her last public appearance Rule was inducted into the Order of Canada by BC Lieutenant Governor Iona Campagnolo in a simple ceremony on Galiano Island followed by a potluck picnic in July 2007. Honoured by the country she adopted, Rule wanted the celebration in the close island community that she loved so well.

In January 1995 the documentary film Fictions and Other Truths: a Film about Jane Rule made by Lynne Fernie, Aerlyn Weissman and Rina Fraticelli premiered in Toronto. Rule was unable to attend because of ill health but she watched a tape in her home as the film was being screened in Toronto. Afterward she wrote, « As I watched the film, I thought, ‘And this is about community, too.’ It will make money for the [Canadian Lesbian and Gay Archives] in Toronto and there is now talk of a Vancouver fundraiser in March for the Little Sister’s Defence Fund. But it has also made a community of all of us involved in making it, across borders and continents, across years, affirming what we know about the value of the work we all do together, insisting on doing our own defining of the public space. »

Privately and together we grieve the loss of our friend who helped us know that clarity and candour are far more important than uncritical sentimentality to build and nurture our communities. Her like will not walk this earth again, but we will all continue to learn from her courage and her eloquence.

Marilyn Schuster is a professor at Smith College in Northampton, Massachusetts and author of Passionate Communities: Reading Lesbian Resistance in Jane Rule’s Fiction.

Allo Maman, bobo !

Pourquoi, quand on croit qu’on tient enfin le bon bout, on retombe soudain dans le trou ?

La semaine dernière, ça allait plutôt bien. Je recommençais à faire des projets, peut-être repeindre ma salle de bain…

Samedi, j’ai commencé la deuxième étape de mon sevrage médicamenteux en diminuant la dose du matin… journée de samedi… Ok bien qu’avec le sentiment d’avoir un début de rhume. Réveil dans la nuit vers 4 h avec mal de ventre et nausée (j’ai cru à une gastro), mais rien… sauf les nausées qui ont duré jusqu’à dimanche soir.

Lundi, énorme douleur à la hanche en fin de matinée qui m’a presque empêché de marcher. Comme à 16 h 30, ça n’allait pas mieux, ma mother suggérait que je n’aille pas chez le kiné. J’y suis quand même allée, je ne sais pas comment. (En fait de chez elle, c’est vraiment très à côté et la rue descend 😀 ) Là, j’ai fait quelques tentatives d’étirement, plusieurs séries de massages et pack de glace. Le soir fut très dur, mais mardi, ça allait mieux. Je n’ai eu qu’une vague gêne dans la journée qui s’est réveillée en douleur dans la soirée après être rentrée chez moi.

Hier, énorme douleur de retour dès le réveil ! Le kiné se demande si le changement de temps (plus froid et plus humide) associé au sevrage médicamenteux n’est pas la cause de tout ça. Enfin, à nouveau massages et pack de froid. Aujourd’hui, ça va mieux, mais je sens que la gêne remonte. Il faut que je pense à aller me mettre du froid sur la cuisse après le blog (j’ai investi et ça semble bien pratique).

Tout ça pour dire que je suis au 36ème dessous.

Les seuls rayons de soleil sont la sortie de plusieurs albums par des artistes que j’apprécie :

« Songs of Mass Destruction » d’Annie Lennox, « Drastic Fantastic » de KT Tunstall et « The Awakening » de Melissa Etheridge. A noter que ces trois artistes, écolo-conscientes (je ne sais pas si le terme existe vraiment), ont toutes opté pour le « tout-carton » pour l’emballage de leur CD. Je suis en train de me les passer en boucle alternativement…

Sinon, je recommande la lecture du blog de Maître Eolas en ce qui concerne les deux évènements juridico-pipole qui agitent le landernau.

Pour celles qui lisent l’anglais, je recommande la lecture de The Top 11 Lesbian/Bi Moments in Sci Fi and Fantasy sur le site AfterEllen. Côté Ciné/TV, je connaissais tout (notre chère Princesse guerrière y est en troisième position). Par contre, il y a des découvertes côté bouquins. « Ammonite » de Nicola Griffith y est cité. C’est un livre fabuleux que je place parmi mes favoris en SF. Par contre je ne connaissais pas « Fire Logic » et ses suites de Laurie Marks et j’ai vu qu’on les trouvait à pris cassé sur Amazon en seconde main. Je n’ai plus qu’à attendre qu’ils arrivent. « Solitaire » de Kelley Eskridge semble très bien aussi. Et dans les commentaires, il y a des liens vers des sites référençant des livres de SF/Fantasy comprenant des personnages lesbiens.

Pour rester dans la sphère SF, je viens de voir qu’un nouveau volume des aventures d’Honor Harrington va sortir à la fin de l’année en français.

Dernier point, j’ai découvert une nouvelle série sur Paris Première « Shark » diffusée le dimanche soir. C’est une série judiciaire américaine suivant une section de l’équivalent du Parquet de la ville de Los Angeles dirigée par un ancien avocat pénaliste très retors et qui dirige cette section comme il dirigeait son cabinet d’avocat. Pour lui, la fin justifie les moyens. C’est pas mal. Ça change des séries policières « scientifiques ». Et je passe une partie de l’épisode à faire une explication de droit comparé à ma mère (alors que du droit pénal, j’en ai jamais fait MDR). On y suit James Woods dans le rôle de Sebastian Stark, dit Shark (= le requin) et on y aperçoit Jeri Ryan (Seven of Nine de Star Trek Voyager) dans le rôle du procureur en chef, pas heureuse avec les méthodes de ce nouveau collaborateur avec qui elle s’est s’y souvent opposée quand il était avocat. On y reconnaît également (bien que ça m’ait pris un peu de temps) Alexis Cruz parmi les jeunes assistants de James Woods. A. Cruz jouait Skaara dans le film et la série Stargate (le jeune rencontré sur Abydos qui rappelait son fils à O’Neill).

Bon, on va s’en tenir là pour aujourd’hui. Ça recommence à faire mal. J’espère que ça ira mieux lors de mon prochain billet (que j’espère écrire plus vite).

That’s all, Folks !

PS : un petit plaisir pour nos héroïnes préférées – je ne vous mets que le lien (WordPress n’accepte pas d’import depuis MySpace :

I Need a Hero – Strong women from various movies and TV shows

Un article passionnant

A lire :

Les chiffres comme langage
LE MONDE | 04.08.07

© Le Monde.fr

Il y a du Rimbaud chez Daniel Tammet. Comme le poète halluciné de Voyelles – A noir, E blanc, I rouge -, ce jeune Anglais accouple lettres et couleurs. Mais sa vision est infiniment plus riche. A chaque chiffre, chaque lettre, chaque mot, il associe une couleur, une forme, une texture. Et souvent un son ou une sensation.

Les chiffres, ses amis, dansent dans sa tête. 1 brille d’un blanc éclatant, 2 se balance lentement, 3 s’étale, grassouillet, 5 résonne comme les vagues contre les rochers, 9 se dresse très haut, bleu et intimidant. Les nombres ont un grain, dur, doux, sombre ou lumineux. 37 a l’apparence grumeleuse du porridge et 89 évoque la neige qui tombe.

Daniel Tammet, 28 ans, est un autiste « savant ». Il cumule deux maladies presque jamais réunies : le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme assez légère ; la synesthésie, un trouble entraînant un chevauchement des sens. Comme tous les autistes, mais moins que la plupart d’entre eux, Daniel a souffert d’une grave difficulté à communiquer, aujourd’hui largement surmontée.

Et comme les 50 autres autistes « savants » recensés dans le monde, il possède des dons intellectuels inouïs. Il est le seul capable de décrire en détail son univers cérébral. « J’ai de la chance », constate-t-il en nous servant le thé dans la cuisine du pavillon qu’il partage avec Neil, son compagnon, un ingénieur informaticien, à Herne Bay, une petite localité balnéaire dans le sud-est de l’Angleterre.

Daniel vit avec les nombres depuis sa tendre enfance. Ils furent le premier langage de ses émotions. Son obsession des calculs est née d’une crise d’épilepsie qui l’a frappé à l’âge de 4 ans. Les nombres devinrent alors son réconfort : « Ils me calment et me rassurent. Enfant, mon esprit se promenait en paix dans ce paysage numérique où il n’y avait ni tristesse ni douleur. »

On a dit de Daniel qu’il est un « homme-ordinateur ». Pourtant, il ne « calcule » pas. Lorsqu’il multiplie deux nombres, il trouve la solution sans effort conscient : « Je vois le premier nombre à gauche, le second à droite, et une troisième forme apparaît. C’est le résultat. Je me contente de lire cette image mentale. Je n’ai pas besoin de réfléchir. » Il lui suffit de 28 secondes pour trouver le quotient de deux nombres, accompagné de 32 chiffres après la virgule. Faut-il préciser qu’il n’écrit jamais aucune opération ?

Daniel n’est pourtant pas un matheux classique. Il n’aime guère l’algèbre et ses équations, encombrées de lettres mais si pauvres en chiffres. Ses disciplines favorites sont les nombres premiers, les problèmes de probabilité et le calcul calendaire, où il devine en un instant quel jour de la semaine vous êtes né. Pi est son nombre favori, le seul qui se déroule à l’infini : « Il me fascine. Aucune feuille de papier, fût-elle aussi grande que l’univers, ne pourra jamais le contenir. » Il lui doit sa renommée.

La scène se passe en 2004, le 14 mars – jour de la naissance d’Einstein -, dans une salle du musée de l’histoire des sciences d’Oxford. Daniel s’apprête à relever un défi, préparé pendant trois mois, au profit de la Société nationale d’épilepsie : énumérer de mémoire en public le plus de décimales possible de Pi. Cinq heures, neuf minutes et vingt-quatre secondes plus tard, la longue récitation prend fin devant des examinateurs médusés. 22 514 chiffres sans la moindre faute ! Record d’Europe battu sous une salve d’applaudissements. « Les chiffres, se souvient-il, défilaient devant mes yeux comme les images d’un film. »

Pi a changé la vie de Daniel Tammet. Héros d’un documentaire télévisé, il se raconte, avec modestie et sincérité, dans un livre récemment traduit, Je suis né un jour bleu (éd. Les Arènes, 21 €). Son aptitude à témoigner de ses expériences offre une chance unique aux neurologues avides de percer les mystères de l’autisme. Il se plie volontiers aux séries de tests, parfois perturbants, que lui soumettent les scientifiques britanniques et américains curieux de déchiffrer la « boîte noire » de son étonnant cerveau.

Par son exemple, Daniel aide à combattre les préjugés qui accablent les autistes : « En récitant le nombre Pi, je voulais leur dire qu’un handicap n’est pas un obstacle fatal. » A Salt Lake City, Daniel a rencontré le plus célèbre « savant » autiste, Kim Peek, l’homme qui servit de modèle au Rain Man, incarné en 1988 par Dustin Hoffman. Ce fut, dit-il, un grand moment de bonheur. Mais l’image réductrice que le film donnait de l’autisme appartient, selon lui, au passé : « Il faut permettre aux malades de prendre confiance, d’assumer leur différence. »Daniel entretient avec les mots, son « deuxième langage », une relation esthétique. Comme les nombres, ils ont forme et couleur. Même chose pour les prénoms : Richard est rouge, John jaune, Peter violet.

Grâce à sa remarquable mémoire visuelle, il apprend les langues en un clin d’oeil, ou presque. Il en maîtrise dix : l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’espéranto, le finnois, le français, le gallois, le lituanien, le roumain et l’islandais. Il a assimilé cette dernière, pourtant très difficile, en l’espace de quatre jours passés à Reykjavik. Les mots lui permettent de gagner sa vie. Il a lancé en 2002 un site Internet d’apprentissage des langues, qui marche très fort, baptisé Optimnem, en l’honneur de Mnémosyne, la déesse grecque de la mémoire. A 10 ans, il a créé sa propre langue, qu’il est le seul à parler, le Mänti (« un pin » en finnois). Elle possède aujourd’hui plus de 1 000 mots. Daniel est un grand lecteur de biographies et de dictionnaires. Mais il n’ouvre guère de romans : « Je préfère m’intéresser aux choses vraies. » Il est en train d’écrire un nouveau livre où il parle du cerveau, des nombres et de l’imagination.

Daniel eut une enfance solitaire et souvent douloureuse. A l’école, trop de choses lui faisaient mal : le bruit, les bousculades, et surtout ce sentiment d’être différent, qu’il ne pouvait comprendre ni dominer, faute à l’époque de diagnostic précis. Il se réfugiait dans le silence de sa chambre ou dans des rites compulsifs : il collectionnait les marrons, les prospectus, les coccinelles. Il doit à l’amour de ses parents (« mes héros ») d’avoir trouvé, devenu adulte, un heureux équilibre entre son univers et le monde extérieur, dans une philosophie qu’il résume d’une phrase : « L’important n’est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres. »

Jean-Pierre Langellier