Boucle bouclée ?

Je suis retournée au cinéma pour la première fois depuis presque trois ans !! La dernière fois, c’était en juillet 2005 pour voir « Charlie et la Chocolaterie ». Cette fois, c’était vendredi pour voir « Sweeney Todd ». Deux fois un « Tim Burton » qui, d’une certaine façon, ouvrent et ferment cette parenthèse de deux ans et demi. J’y suis allée, le nez au vent, retrouvant mes traces d’antan (à une époque où j’allais au cinéma au moins une fois par semaine). Un peu perdue d’abord car si le cinéma était toujours au même endroit, les petites cabines des caissiers avaient disparu. A la place, de grosses bornes sombres avec écran tactile où l’on se débrouille soi-même pour programmer et payer son billet. Pour une séance à 13 h 30, ça passe, mais je me demande comment la pagaille est gérée un vendredi soir ou un dimanche après-midi (car le complexe avec plus de 20 salles attire du peuple !). En attendant, ça fait plein de petits boulots qui disparaissent. Sinon, le film ? Une comédie musicale, mais aussi éloignée de la définition du genre que « L’étrange Noël de Mister Jack » pouvait l’être, comparé à un « Walt Disney »… Et c’est très « Grand Guignol » au sens premier du  terme pour les âmes sensibles qui s’interrogeraient !

Sinon, j’ai récupéré mon Internet/TV/téléphone. Tout est revenu d’un coup, un soir, à la différence de la dernière grande rupture de services à la suite de la dernière grosse panne électrique et où chacun des services était revenu, l’un après l’autre, sur une période de 36 heures.

J’ai reçu ma première feuille de paie depuis deux ans, mais pas aussi grosse qu’avant, bien sûr. Je sais que je peux faire avec… il faut juste que je regarde dans les détails quelle serait ma marge de manœuvre. A la limite, je préfère travailler volontairement à mi-temps que me retrouver mise en invalidité partielle comme c’est arrivée à une collègue. Et si besoin est, je peux me chercher une autre activité à temps partiel, réalisable peut-être depuis la maison, mais le tout me laissant ma liberté et m’affranchissant des contraintes de l’arrêt-maladie quand je ne suis pas au bureau. Va falloir regarder ça, appeler une ou deux personnes de bon conseil…

Je continue d’écrire, par petite dose, mais je n’ai toujours rien à montrer (et je sais que j’ai un nouveau chapitre de round-robin à écrire).

Je continue d’indexer ma bibliothèque et je me pose des questions du genre…. j’ai deux éditions de telle série… vais-je garder la plus belle et mettre l’édition de poche dans une caisse à la cave ou la revendre à un bouquiniste ? ou bien vais-je continuer à garder les deux car j’aurais peur de prendre la « belle » édition pour lire dans le métro ?

Tant que mes problèmes se limitent à ça….. 😀

That’s all, Folks !

Déconnectée…

Un mot rapide pour dire que je n’ai plus de connexion Internet depuis 11 jours (je n’ai plus également ni TV, ni téléphone fixe). Mon FAI (câble) a un problème de matériel sur le secteur dont je dépends. Je ne peux donc que prendre une grande respiration et rester zen.

Du coup, j’ai repris l’indexation de ma bibliothèque (avec une plongée dans les livres que je lisais vers 15-18 ans… le théâtre de Sartre et d’Anouilh, les mémoires de Beauvoir, Michel Déon et Michel Tournier, La Recherche du Temps perdu…). Je commençais déjà à mettre des livres de côté pour les relire, mais quand j’ai vu la taille de la pile, je les ai remis sur les étagères.

Je me passe plein de DVD, certains que je revois, d’autres que j’avais, mais n’avais pas encore vus (Message perso : Merci au Chaton Fripon pour « The Hours » que je regarde et re-regarde. Comment ai-je fait pour passer à côté de ce film jusqu’à présent ? Puis-je vois la date de sortie et je réalise que de 2002 à 2005 – en ne comptant pas ces deux dernières années – je n’avais vraiment pas la tête à beaucoup de choses. Donc un grand merci à nouveau !!)

Je suis en train d’écrire, un nouveau projet une fois de plus, une fanfic dans un autre univers. Je n’en dis pas plus pour l’instant si je ne vais pas jusqu’au bout.

Le boulot… ça va toujours… toujours fatiguant… souvent frustrant quand je me souviens de la façon dont je faisais certains trucs il y a 10 ou 15 ans, mais pas de ce que je faisais il y a 2 ans et demi !!! Et quand je pense qu’il y a une (ou deux) réforme(s)  qui sont passées entre temps. Et je viens de réaliser qu’au mois de mars, ça fera 20 ans que je suis dans ce milieu….

Dernier point, il y a 10 jours, j’ai assisté à l’audience solennelle de mon tribunal de prédilection (le meilleur moyen de rencontrer un maximum de personnes de connaissance) et j’en suis repartie avec une offre de travail si je veux… ce qui devrait me rassurer potentiellement sur mon avenir.

Je dois rendre l’ordinateur alors…

That’s all, Folks !

Gateau marbré

Parce que… je vous propose des tranches alternées….

Bonne nouvelle : en principe, je recommence à bosser le mois prochain.

Mauvaise nouvelle : si je suis supposée reprendre à mi-temps, je n’arrive pas à trouver un toubib qui me dise comment ça se passe côté administratif : j’appelle la Médecine du travail lundi.

Bonne nouvelle : j’ai fêté mon anniversaire chez… mon kiné. ça se justifie presque, vu le temps que j’y passe. Il y avait même un doublé : une voisine d’immeuble de ma mère  qui s’était cassé le col du fémur 10 jours avant que je rentre à l’hosto a fini sa rééduc’ chez le même kiné et est née le même jour que moi. Mais elle vient d’avoir 89 ans ! Quelle pêche elle peut avoir ! Et après avoir également survécu à l’épreuve du cancer ! j’espère que je serai comme elle quand j’aurai son âge.

Mauvaise nouvelle : je tiens un rhume d’enfer depuis le début de la semaine (également attrapé chez le kiné) et j’ai du coton à la place de la tête. Donc si vous ne comprennez pas ce que j’ai écrit avant, ceci explique cela…

Bonne nouvelle : pour mon anniv’, ma mère m’a offert l’intégrale des « Mystères de l’Ouest », sûrement l’une des mes séries TV préférées de tous les temps !

That’s all, Folks !

Un peu d’humour dans ce monde de brutes

Deuxième billet du jour pour montrer que je ne suis pas entièrement désespérée. la preuve que les miracles sont possibles : Culture Pub est de retour et c’est sur le net que ça se passe. Une émission tous les lundis et des centaines de spots du monde entier à voir (prévoir du temps car quand on commence à visionner un spot, on risque de ne plus pouvoir s’arrêter) :

CulturePub

Si ce n’est pas une bonne nouvelle ! (J’ai tendance à en parler partout)

That’s all, Folks !

Update

Oups ! Il y a un bail que je n’étais pas restée ainsi sans écrire quelques mots ici. Alors, pour que personne ne s’inquiète ou pour vous rassurer, ça va à peu près. Physiquement, il y des hauts et des bas… plus de bas que de haut à mon avis, mais ça pourrait être pire. La diminution des doses du dernier médicament que je prends me montre à quel point j’avais perdu en facultés intellectuelles ces deux dernières années, surtout côté mémoire. Et c’est maintenant que ma mère me dit que ça se voyait ou que la pharmacienne me dit que justement, le médicament que je prends encore et que je ne peux arrêter brutalement de prendre, est particulièrement méchant pour le cerveau.

Tout ça fait que j’ai le moral dans les chaussettes. Ça va passer également…

Je continue de jouer à Travian. J’ai recommencé à jouer à Diablo II. J’y avais beaucoup joué les premiers mois de mon arrêt, mais au fond, ça reste intéressant… monter son personnage, chercher des objets rares et précieux, taper sur des monstres… la routine quoi !

Je n’écris plus alors que je viens de m’engager sur quelque chose. Va falloir s’y remettre. Et j’ai enfin retrouvé la fameuse idée perdue depuis près de trois ans (mais cette fois, je l’ai notée par écrit).

Je lis « Fire Logic », dont je vous parlais la dernière fois et j’attends demain pour lire les deux derniers albums de « XIII » (que je suis depuis le début après l’avoir découvert dans le journal de Spirou il y a fort longtemps – le premier album date de 1984).

Cette semaine, j’ai vu le dernier épisode de Stargate SG1 (que M6 diffuse enfin tard le samedi soir). Il n’y a plus qu’à attendre les deux téléfilms que la chaîne US a accepté de financer pour finir le cycle des Ori. Enfin, l’un d’eux en finit avec les Ori. L’autre devrait être une aventure indépendante. Et qui sait… si ça marche bien, peut-être que l’on continuera à avoir un téléfilm de temps en temps. Stargate Atlantis a été prolongé et les créateurs de ces séries doivent lancer une troisième série dans cet univers. En principe, ils ne sont pas touchés par la grève des scénaristes qui vient de débuter à Hollywood car ils font surtout travailler des scénaristes canadiens (qui ne dépendent donc pas des mêmes syndicats). Et comme je ne cherche pas à me procurer les épisodes que je sais pouvoir voir en France dans un délai raisonnable… Il n’y a plus qu’à être patient.

FR3 reprend la diffusion de « The Closer » avec la nouvelle saison… toujours aussi bien. Le seul problème, ça passe en même tant que « Shark », mais « Shark » est rediffusé plus tard dans la semaine, donc je jongle avec les programmes.

Comme vous le constatez, rien de bien excitant, mais je suis toujours en vie ! ^-^

That’s all, Folks !

Allo Maman, bobo !

Pourquoi, quand on croit qu’on tient enfin le bon bout, on retombe soudain dans le trou ?

La semaine dernière, ça allait plutôt bien. Je recommençais à faire des projets, peut-être repeindre ma salle de bain…

Samedi, j’ai commencé la deuxième étape de mon sevrage médicamenteux en diminuant la dose du matin… journée de samedi… Ok bien qu’avec le sentiment d’avoir un début de rhume. Réveil dans la nuit vers 4 h avec mal de ventre et nausée (j’ai cru à une gastro), mais rien… sauf les nausées qui ont duré jusqu’à dimanche soir.

Lundi, énorme douleur à la hanche en fin de matinée qui m’a presque empêché de marcher. Comme à 16 h 30, ça n’allait pas mieux, ma mother suggérait que je n’aille pas chez le kiné. J’y suis quand même allée, je ne sais pas comment. (En fait de chez elle, c’est vraiment très à côté et la rue descend 😀 ) Là, j’ai fait quelques tentatives d’étirement, plusieurs séries de massages et pack de glace. Le soir fut très dur, mais mardi, ça allait mieux. Je n’ai eu qu’une vague gêne dans la journée qui s’est réveillée en douleur dans la soirée après être rentrée chez moi.

Hier, énorme douleur de retour dès le réveil ! Le kiné se demande si le changement de temps (plus froid et plus humide) associé au sevrage médicamenteux n’est pas la cause de tout ça. Enfin, à nouveau massages et pack de froid. Aujourd’hui, ça va mieux, mais je sens que la gêne remonte. Il faut que je pense à aller me mettre du froid sur la cuisse après le blog (j’ai investi et ça semble bien pratique).

Tout ça pour dire que je suis au 36ème dessous.

Les seuls rayons de soleil sont la sortie de plusieurs albums par des artistes que j’apprécie :

« Songs of Mass Destruction » d’Annie Lennox, « Drastic Fantastic » de KT Tunstall et « The Awakening » de Melissa Etheridge. A noter que ces trois artistes, écolo-conscientes (je ne sais pas si le terme existe vraiment), ont toutes opté pour le « tout-carton » pour l’emballage de leur CD. Je suis en train de me les passer en boucle alternativement…

Sinon, je recommande la lecture du blog de Maître Eolas en ce qui concerne les deux évènements juridico-pipole qui agitent le landernau.

Pour celles qui lisent l’anglais, je recommande la lecture de The Top 11 Lesbian/Bi Moments in Sci Fi and Fantasy sur le site AfterEllen. Côté Ciné/TV, je connaissais tout (notre chère Princesse guerrière y est en troisième position). Par contre, il y a des découvertes côté bouquins. « Ammonite » de Nicola Griffith y est cité. C’est un livre fabuleux que je place parmi mes favoris en SF. Par contre je ne connaissais pas « Fire Logic » et ses suites de Laurie Marks et j’ai vu qu’on les trouvait à pris cassé sur Amazon en seconde main. Je n’ai plus qu’à attendre qu’ils arrivent. « Solitaire » de Kelley Eskridge semble très bien aussi. Et dans les commentaires, il y a des liens vers des sites référençant des livres de SF/Fantasy comprenant des personnages lesbiens.

Pour rester dans la sphère SF, je viens de voir qu’un nouveau volume des aventures d’Honor Harrington va sortir à la fin de l’année en français.

Dernier point, j’ai découvert une nouvelle série sur Paris Première « Shark » diffusée le dimanche soir. C’est une série judiciaire américaine suivant une section de l’équivalent du Parquet de la ville de Los Angeles dirigée par un ancien avocat pénaliste très retors et qui dirige cette section comme il dirigeait son cabinet d’avocat. Pour lui, la fin justifie les moyens. C’est pas mal. Ça change des séries policières « scientifiques ». Et je passe une partie de l’épisode à faire une explication de droit comparé à ma mère (alors que du droit pénal, j’en ai jamais fait MDR). On y suit James Woods dans le rôle de Sebastian Stark, dit Shark (= le requin) et on y aperçoit Jeri Ryan (Seven of Nine de Star Trek Voyager) dans le rôle du procureur en chef, pas heureuse avec les méthodes de ce nouveau collaborateur avec qui elle s’est s’y souvent opposée quand il était avocat. On y reconnaît également (bien que ça m’ait pris un peu de temps) Alexis Cruz parmi les jeunes assistants de James Woods. A. Cruz jouait Skaara dans le film et la série Stargate (le jeune rencontré sur Abydos qui rappelait son fils à O’Neill).

Bon, on va s’en tenir là pour aujourd’hui. Ça recommence à faire mal. J’espère que ça ira mieux lors de mon prochain billet (que j’espère écrire plus vite).

That’s all, Folks !

PS : un petit plaisir pour nos héroïnes préférées – je ne vous mets que le lien (WordPress n’accepte pas d’import depuis MySpace :

I Need a Hero – Strong women from various movies and TV shows

Pffffff

Bonjour,

A nouveau, pas de billet depuis un petit bout de temps. L’année dernière avait connu le même phénomène. Je ne sais pas si c’est dû à un été à la limite du pourri, à un mois de juillet comparable à une immense migraine (et j’ai encore la tête sensible… pas douloureuse mais sensible), le fait que cette année encore, je ne partirai pas en vacances, le fait que cette fin de mois verra le deuxième anniversaire de la mort de mon père… Un peu de tout, j’imagine…

Du coup, je ne fais rien de productif. Je n’écris pas, je ne fais pas de fiches pour Fanfics-revues, je ne fais rien de ce que j’ai mis sur une petite liste… c’est déprimant et plus j’y pense, plus ça me déprime. La seule chose que je fais régulièrement et sérieusement, ce sont mes séances de kiné deux fois par semaine.

J’espère que ça va passer rapidement !

Sinon, semaine noire pour le cinéma comme vous avez sûrement vu : En 48 heures, la disparition d’Ingmar Bergman, de Michelangelo Antonioni et de Michel Serrault. Ingmar Bergman est lié a un souvenir de ciné-club au lycée avec la diffusion de « Cris et Chuchotements ». Le film avait été interdit aux plus jeunes. Il aurait dû être interdit à une majorité de garçons qui ricanaient bêtement et qui ont dû s’emm—der alors que moi, j’ai vu ce film comme une révélation artistique. Rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons.

Antonioni, j’ai moins accroché. J’ai dû voir La Notte au ciné-club sur FR3 il y a longtemps. J’allais dire « trop intello » pour moi, mais après Bergman, pas facile à dire. Disons que ça ne me parlait pas de la même façon.

Serrault… tellement films que je pourrais citer. Il est dommage qu’il ait fallu attendre la fin du journal télévisé de F3 pour revoir « Garde à Vue ». Mais je ne vais pas critiquer la rediffusion du Viager, qui doit passer une fois par an, que je connais par coeur et que je revois à chaque fois. M6 a passé la Cage aux Folles 1 et 2 (je ne crois pas avoir vu le N° 2 avant et je comprends pourquoi). J’ai manqué la rediffusion du Bonheur est dans le Pré qui est l’un de mes films préférés. Et j’ai des souvenirs du Miraculé, Mortelle randonnée, Les Fantômes du Chapelier, On ne meurt que deux fois ou cette mini-série TV retraçant la vie d’Offenbach. Quand je regarde sa filmographie, je reconnais que je ne les ai pas  tous vus, mais j’en ai vu beaucoup !

Une lecture dont je voulais vous faire part depuis un petit temps : sur le sujet « blog et travail », une salariée d’un cabinet comptable britannique tenait un blog et parfois de son travail, mais l’anonymat de l’employeur était respecté et rien ne permettait de l’identifier. Il lui arrivait également de bloguer depuis son lieu de travail pendant son heure de déjeuner. Elle a été licenciée. Elle a porté l’affaire aux Prud’hommes et a gagné. Je vous renvoie au blog de Maître Eolas et principalement son dernier billet qui reprend tout ce qu’il a écrit sur le sujet. Ses commentaires sont très clairs donc pas besoin de sortir de la fac de droit pour comprendre ce qui se passe. Et a contrario, on peut en déduire les règles de ce qui peut être fait et pas fait (mais c’est aussi une question de bon sens).

Bon(nes) Week-end/Vacances/Retour de vacances !

That’s all, Folks !

Around Midnight !

Je ferais mieux de dormir, je sais…

J’ai écouté un peu trop de jazz aujourd’hui…. la faute à ma mother qui me demandait si j’avais tel titre interprété par untel… c’est là que j’ai réalisé que j’avais plusieurs bons albums, toujours en 33 t. ! 😦

En sortant de chez le kiné ce matin, je suis donc passée la voir avec quelques CD qui pouvaient lui plaire et je lui ai mis ça sur son iTune. Ca lui plaisait : parfait ! 😀

Deux dépêches lues ce soir :

La mort de la cantatrice Régine Crespin, âgée de 80 ans. Je vous invite à lire cet article très intéressant sur sa carrière ici.

Mise à Jour du 07/07/07 :

Régine Crespin
LE MONDE | 06.07.07

© Le Monde.fr

En 1990, la cantatrice Régine Crespin arrêtait, à 63 ans, une carrière de quarante années. Elle allait enfin pouvoir se consacrer pleinement à ses élèves du Conservatoire de Paris, où elle enseigna de 1974 à 1992, fumer tranquillement les cigarettes extra fines qu’elle affectionnait et éviter de jeter son piano par la fenêtre comme il lui arrivait d’en avoir l’envie, au faîte d’une vie harassée de travail, ainsi que le confiait au Monde, en 2003, cette perfectionniste à qui sa grand-mère italienne avait dit une chose qu’elle n’a jamais oubliée : « Quoi qu’il arrive, si tu devais un jour balayer les rues, n’oublie pas les coins. »

Dix-sept ans après ce salut à son public, c’est une révérence définitive que vient de tirer celle qui fut une Périchole impayable autant qu’une redoutable Brünnhilde, victime d’une de ces maladies qui lui auront empoisonné une partie de la vie et dont elle ne se sera pas cachée – pas plus que de ses déboires amoureux et professionnels -, comme en attestent ses Mémoires écrits à la bonne franquette, A la scène, à la ville (Actes Sud, 1997), une édition revue et augmentée de La Vie et l’amour d’une femme (Fayard, 1982).

Crespin parlait de ses cancers (le premier avait été diagnostiqué en 1978) avec une faconde qui n’était que l’envers du décor. Car cette rigolote de service, qui pouvait à l’occasion se révéler intimidante, était en fait une timide qui se cachait volontiers derrière ses poses de lionne, de diva à chapeaux, fourrures et caniches. Mais Crespin (beaucoup l’appelaient par son seul nom) était trop intelligente pour être une Castafiore ou, à l’inverse, une « Crespinette » à accent (de Marseille, sa ville natale).

Lorsqu’on lui téléphonait et que sa secrétaire ne prenait pas l’appel, dans son appartement cossu de l’avenue Frochot, en plein quartier Pigalle, on croyait parler à Raimu, tant ce timbre parlé grave faisait douter qu’elle eût un jour pu entonner ce « la aigu exquisément piano » qu’aimait tant Francis Poulenc, qui écrivit pour elle le rôle de la deuxième prieure de ses Dialogues des Carmélites.

Crespin créa le rôle à l’Opéra de Paris, en 1957, mais dit à son « Poupoule » bien aimé sa préférence pour celui de la première prieure : « Il a posé sa grande patte sur mon épaule et m’a dit : vous le chanterez un jour, dans quinze ans, vous verrez, et vous y serez superbe. »

Elle incarnera en effet, vingt ans plus tard, cette mourante récalcitrante et blasphématoire, d’abord en anglais sur les scènes américaines, puis en français et au pied levé, à Paris, en 1980, sous la direction de Jean-Pierre Marty. Elle devait d’ailleurs faire savoir qu’elle ne serait pas contre la mise en disque de sa première prieure, une captation radiophonique qui sera donc publiée en 1999 par l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

DES PIANISSIMOS SENSUELS

En 1962, le chef d’orchestre Herbert von Karajan, autre énamouré des aigus de « La Crespin », comme il l’appelait, lui demande d’abord Sieglinde, à l’Opéra de Vienne, puis le lourd rôle de Brünnhilde, dans La Walkyrie, de Wagner, au premier Festival de Pâques de Salzbourg, en 1967. Elle est également de l’intégrale (Deutsche Grammophon, 1966) de sa Tétralogie, de Wagner, où elle « balance » d’impressionnants « hojotohos ». Dès 1958, Régine Crespin fréquente le Festival de Bayreuth, où seules deux autres chanteuses françaises avaient triomphé avant la seconde guerre mondiale, Marcelle Bunlet d’abord puis Germaine Lubin, grande Isolde. Crespin y chantera Kundry, dans Parsifal, et Sieglinde, mais, à Bayreuth pas plus qu’ailleurs, elle n’osera Isolde.

L’aigu « exquisément piano » de Crespin n’était pas un mythe : ce son en suspension, sensuel, avait une clarté parfois tranchante dans les forte que pouvait sans mal atténuer un voile d’ombre, ou plutôt – à une voyelle près – d’ambre dans ces pianissimos de rêve. Sa tessiture était longue, qui lui permettait d’incarner les rôles plus graves, comme la Carmen de Bizet longtemps redoutée et repoussée. A la fin de sa carrière, elle se cantonnera aux rôles de mezzo.

Son enregistrement (Decca, 1963) des Nuits d’été, de Berlioz, et de Shéhérazade, de Ravel, avec Ernest Ansermet (« Le seul de mes disques que j’aime vraiment », avouait Crespin), est resté une référence indépassée et constamment au catalogue. La où une Suzanne Danco, qui avait aussi enregistré Shéhérazade avec Ansermet, avait un son intrinsèquement français et un rien corseté, Crespin témoignait d’un plus vaste horizon de couleurs et d’une largeur d’émission qui n’offusquait cependant pas la clarté de la diction. En somme, Crespin avait, dans la voix, la rondeur légère des nuages de Raoul Dufy.

Elle fut, dans le répertoire français, exceptionnelle : en Didon, des Troyens de Berlioz ; en Pénélope, de Fauré ; en Marguerite de La Damnation de Faust, de Berlioz, notamment. Elle fut applaudie dans Desdémone, chez Verdi, dans Tosca, chez Puccini, et, chez Richard Strauss, elle fut une Maréchale d’exception, comme en témoignent ses extraits, avec Silvio Varviso (Decca, 1964), et son intégrale, avec Georg Solti (Decca, 1969), du Chevalier à la rose, où elle fait entendre l’exacte couleur mélancolique de cette femme encore désirable qui renonce à un trop jeune amant.

Si Crespin alla sur le terrain de ses grandes rivales étrangères, «  » Elles » ne venaient jamais se mesurer sur mon terrain français ! se réjouit-elle avec coquetterie dans ses Mémoires. Callas, Tebaldi, Schwarzkopf ou Nilsson n’ont jamais chanté un opéra français à Paris. Alors, mes succès, après tout, c’étaient des doubles victoires, na ! »

Car cette immense artiste fut certainement plus célébrée à l’étranger (l’Amérique l’adorait) que sur les scènes françaises : « La seule fois de ma vie où j’ai été sifflée, c’était pour des Contes d’Hoffmann dans mon propre pays, en 1974″, avouait-elle avec quelque tristesse.


27 février 1927 : Naissance à Marseille1949 : Premier Prix au Conservatoire de Paris et débuts à Reims, dans Werther, de Massenet

1958 : Débuts au Festival de Bayreuth

5 juillet 2007 : Mort à Paris

 

Renaud Machart

Le souvenir que j’en garde, c’est son interprétation de la première Prieure dans Le Dialogue des Carmélites, bouleversante…

L’autre dépêche, plus légère, à propos de l’adaptation au cinéma d’un livre dont je vous ai déjà parlé : « Mma Ramotswe détective » (franchement, je suis un peu inquiète de ce que les américains peuvent faire de ce livre, mais bon… laissons-leur le bénéfice du doute !)

Botswana: un sorcier prédit le succès du film sur « Mma Ramotswe détective »

04.07.07 | 17h42

Un sorcier du Botswana a prédit un grand succès au film retraçant les aventures de la célèbre détective de roman Mma Ramotswe, dont le tournage débute la semaine prochaine dans ce pays désertique d’Afrique australe, a révélé sa productrice.

Cet homme a prédit que ce long métrage, adapté des livres de la série « Agence N°1 des Dames détectives » d’Alexander McCall Smith, serait un grand succès, a déclaré Amy J. Moore, mardi soir lors d’une conférence de presse.

« Il y a environ un an, je me trouvais à Gweta en train de faire des repérages pour le film avec notre réalisateur Anthony Minghella. Nous avons rencontré ce très vieil homme, un sangoma », a-t-elle raconté.

L’équipe, qui travaille sur ce projet de film depuis six ans, décida alors d’interroger les esprits des ancêtres. « Nous nous sommes tous assis autour de ce très sage sangoma. Il m’a alors donné des os et dit: +Posez leur une question+. »

« J’ai demandé comment les choses se passeraient pour le film, quel accueil il recevrait. Après que j’ai lancé les os, avec l’aide d’un interprête, le sangoma m’a répondu: +Ce sera un très long voyage, mais un voyage très réussi+ », a ajouté la productrice.

Et jusqu’à présent, le sangoma a eu raison, s’est-elle félicitée, affirmant que « cela a effectivement été un très long voyage qui, grâce au soutien du Botswana, sera couronné d’un grand succès ».

Le réalisateur britannique Minghella, basé à Hollywood et récompensé notamment pour « Le Patient anglais », ainsi que son équipe sont arrivés la semaine dernière au Botswana. Le tournage doit se dérouler à partir du 9 juillet à Gaborone, dans le delta de l’Okavango et dans le désert du Kalahari.

La chanteuse américaine de rythm’n blues, Jill Scott, jouera le rôle de Precious « Mma » Ramotswe dans ce long métrage qui va employer plus de 1.500 personnes sur place et qui devrait sortir à Noël.

« Mma Ramotswe détective » a été publié pour la première fois en 1998 en Grande-Bretagne. Au moins cinq autres livres ont suivi depuis, traduits dans plus de 30 langues.

(source)

That’s all, Folks !

Samedi Soir

Bonsoir,

Je voulais mettre autre chose comme titre, mais comme plein de monde passe par ici en faisant je ne sais quoi comme recherche…

Aujourd’hui, comme lecture, je ne vous propose qu’une douzaine de pages sur la semaine écoulée dans la WNBA sur mon site. Et si je ne me suis pas trompée, ce lien vous amènera juste à la mise à jour. Pas de photos, je n’ai pas eu le temps… Je les mettrai la semaine qui vient. La vérité est que j’ai regardé du basket cette nuit, que je n’ai pas entendu le réveil ce matin et je n’ai émergé que vers 13 h !! 😀

Sinon, quelques mots sur les rapports entre Fanfics et Séries TV : Depuis quelques temps, on peut lire sur le site Passion & Perfection des fanfics sur une série britannique appelée « Murder in Suburbia ». Je trouvais les personnages, d’après ces FF, plutôt sympas et quand j’ai réalisé que cette série passait en France sous le nom de « Ash & Scribbs » (sur Téva), j’ai jeté un coup d’oeil. Je comprends où l’on peut voir du subtexte… ça pourrait être amusant d’écrire dans cet univers… pas tout de suite… c’est juste une idée…. Et je crois que je vais rajouter un chapitre sur cette série sur Fanfics-Revues.

Bon Dimanche !

That’s all, Folks !