Anniversaire

Il y a un an , à la même heure, je ne devais pas être fraîche (bien qu’aujourd’hui ce ne soit pas terrible). Je n’ai plus trop idée des heures, mais je devais être soit en réa, soit juste de retour dans ma chambre à l’hosto.

Tout compte fait, je suis contente d’être un an plus tard.

Si je ne suis pas fraîche aujourd’hui, c’est que je recommence à diminuer la dose de mon dernier médicament. J’ai commencé avec la prise d’hier soir. Du coup, je n’ai dû dormir que deux ou trois heures cette nuit. J’ai trois jours pour que les choses commencent à s’améliorer avant le boulot mardi.

Je continue d’être assez fatiguée bien que dormant des nuits raisonnables. Les après-midi où je ne travaille pas, je m’offre une sieste (involontaire) d’une à deux heures et les journées pleines de travail, je lutte l’après-midi contre le sommeil (mardi dernier fut très dur).

Hier soir, mon kiné organisait un pot dans la soirée. Il m’avait demandé de passer bien que je n’y aille plus depuis début janvier. C’était sympa de voir quelques têtes connues avec qui on souffrait ensemble et demander quelques nouvelles.

Au passage, pour ma tendinite qui revient (mais elle n’était pas totalement partie), il faut que je mette de glace : il va falloir y penser quand je rentre le soir !

Je continue d’écrire (le Round Robin pour l’instant) et là, maintenant, tout de suite, je vais faire du ménage car si je me pose, je vais m’endormir. 😉

That’s All, Folks !

Boucle bouclée ?

Je suis retournée au cinéma pour la première fois depuis presque trois ans !! La dernière fois, c’était en juillet 2005 pour voir « Charlie et la Chocolaterie ». Cette fois, c’était vendredi pour voir « Sweeney Todd ». Deux fois un « Tim Burton » qui, d’une certaine façon, ouvrent et ferment cette parenthèse de deux ans et demi. J’y suis allée, le nez au vent, retrouvant mes traces d’antan (à une époque où j’allais au cinéma au moins une fois par semaine). Un peu perdue d’abord car si le cinéma était toujours au même endroit, les petites cabines des caissiers avaient disparu. A la place, de grosses bornes sombres avec écran tactile où l’on se débrouille soi-même pour programmer et payer son billet. Pour une séance à 13 h 30, ça passe, mais je me demande comment la pagaille est gérée un vendredi soir ou un dimanche après-midi (car le complexe avec plus de 20 salles attire du peuple !). En attendant, ça fait plein de petits boulots qui disparaissent. Sinon, le film ? Une comédie musicale, mais aussi éloignée de la définition du genre que « L’étrange Noël de Mister Jack » pouvait l’être, comparé à un « Walt Disney »… Et c’est très « Grand Guignol » au sens premier du  terme pour les âmes sensibles qui s’interrogeraient !

Sinon, j’ai récupéré mon Internet/TV/téléphone. Tout est revenu d’un coup, un soir, à la différence de la dernière grande rupture de services à la suite de la dernière grosse panne électrique et où chacun des services était revenu, l’un après l’autre, sur une période de 36 heures.

J’ai reçu ma première feuille de paie depuis deux ans, mais pas aussi grosse qu’avant, bien sûr. Je sais que je peux faire avec… il faut juste que je regarde dans les détails quelle serait ma marge de manœuvre. A la limite, je préfère travailler volontairement à mi-temps que me retrouver mise en invalidité partielle comme c’est arrivée à une collègue. Et si besoin est, je peux me chercher une autre activité à temps partiel, réalisable peut-être depuis la maison, mais le tout me laissant ma liberté et m’affranchissant des contraintes de l’arrêt-maladie quand je ne suis pas au bureau. Va falloir regarder ça, appeler une ou deux personnes de bon conseil…

Je continue d’écrire, par petite dose, mais je n’ai toujours rien à montrer (et je sais que j’ai un nouveau chapitre de round-robin à écrire).

Je continue d’indexer ma bibliothèque et je me pose des questions du genre…. j’ai deux éditions de telle série… vais-je garder la plus belle et mettre l’édition de poche dans une caisse à la cave ou la revendre à un bouquiniste ? ou bien vais-je continuer à garder les deux car j’aurais peur de prendre la « belle » édition pour lire dans le métro ?

Tant que mes problèmes se limitent à ça….. 😀

That’s all, Folks !

Déconnectée…

Un mot rapide pour dire que je n’ai plus de connexion Internet depuis 11 jours (je n’ai plus également ni TV, ni téléphone fixe). Mon FAI (câble) a un problème de matériel sur le secteur dont je dépends. Je ne peux donc que prendre une grande respiration et rester zen.

Du coup, j’ai repris l’indexation de ma bibliothèque (avec une plongée dans les livres que je lisais vers 15-18 ans… le théâtre de Sartre et d’Anouilh, les mémoires de Beauvoir, Michel Déon et Michel Tournier, La Recherche du Temps perdu…). Je commençais déjà à mettre des livres de côté pour les relire, mais quand j’ai vu la taille de la pile, je les ai remis sur les étagères.

Je me passe plein de DVD, certains que je revois, d’autres que j’avais, mais n’avais pas encore vus (Message perso : Merci au Chaton Fripon pour « The Hours » que je regarde et re-regarde. Comment ai-je fait pour passer à côté de ce film jusqu’à présent ? Puis-je vois la date de sortie et je réalise que de 2002 à 2005 – en ne comptant pas ces deux dernières années – je n’avais vraiment pas la tête à beaucoup de choses. Donc un grand merci à nouveau !!)

Je suis en train d’écrire, un nouveau projet une fois de plus, une fanfic dans un autre univers. Je n’en dis pas plus pour l’instant si je ne vais pas jusqu’au bout.

Le boulot… ça va toujours… toujours fatiguant… souvent frustrant quand je me souviens de la façon dont je faisais certains trucs il y a 10 ou 15 ans, mais pas de ce que je faisais il y a 2 ans et demi !!! Et quand je pense qu’il y a une (ou deux) réforme(s)  qui sont passées entre temps. Et je viens de réaliser qu’au mois de mars, ça fera 20 ans que je suis dans ce milieu….

Dernier point, il y a 10 jours, j’ai assisté à l’audience solennelle de mon tribunal de prédilection (le meilleur moyen de rencontrer un maximum de personnes de connaissance) et j’en suis repartie avec une offre de travail si je veux… ce qui devrait me rassurer potentiellement sur mon avenir.

Je dois rendre l’ordinateur alors…

That’s all, Folks !

Bonne Année !

Bonjour,

Avez-vous pris vos bonnes résolutions, celles que l’on s’empresse de rompre, à peine sont-elles formulées ? Pour ma part, c’est la raison pour laquelle je n’en prends plus. Je sais ce que j’ai à faire, ce que je devrais faire et c’est toujours pareil ! Donc, dans la catégorie des non-résolutions, je mets ce billet, en espérant que je reprendrai un bon rythme cette année, malgré le changement qui m’attend dès lundi.

Mais je parle, je parle et j’oublie le principal ! Je vous souhaite à toutes et tous, lecteurs fidèles ou de passage, une très bonne année 2008. Vous savez ce que je vous souhaite même si je n’ai aucun pouvoir sur leur survenance. Mon seul mot de sagesse, si on peut appeler cela sagesse… tiré de mon expérience… Ne remettez pas à plus tard les petits plaisirs de la vie ! On ne sait jamais ce qui peut arriver qui remettra tout en cause.

Passons à des choses plus agréables ! Mes dernières navigations m’ont fait découvrir :

une liste de webcomics lez (en anglais, comme ma source) – j’en connaissais certains mais il y en a plein d’autres à découvrir. Sur la même page, il y a également plein de liens de sites/blogs et autres relatifs à des mangas/comics/BD lez. En parlant de mangas, ne cherchez plus « Maka-Maka » en français. La trad’ avançait à un rythme soutenu, mais vient d’être retirée du site car les droits auraient été acquis par Delcourt. Une publication future à surveiller (et le manga existe toujours en ligne en anglais et dans son intégralité ici).

Deutsche Grammophon, l’éditeur de musique classique, met son catalogue en ligne à télécharger (de façon payante je vous rassure !).

– Vous connaissez les livres audio ? D’abord mis en place pour les aveugles et mal-voyants, cela peut intéresser maintenant toutes sortes de personnes passant du temps avec un lecteur MP3 – deux adresses (en français ! 🙂  ) entre autre :

Il n’y a plus qu’à attendre que les éditeurs français passent également à l’e-book ! Et avant de critiquer… j’aime les livres et je continuerai à en acheter, mais vue la taille de mon appart’ et la quantité de livres  déjà dans ma bibliothèque, j’avoue qu’il y a certains titres que j’aurais pu détenir sous forme numérique sans difficulté. Ça ferait de la place et ça économiserait du papier !

Sinon, ma reprise se fait toujours lundi, même si je n’ai pas eu de nouvelles de la Sécu depuis plus de 3 semaines.

Alors, SVP, pensez un peu à moi ! et je vous tiendrai au courant (promis, c’est l’une de mes résolutions… ah non…. je n’en fais plus… enfin, vous voyez !)

That’s all, Folks !

Joyeuses Fêtes !

Bonjour,

Ma liaison Internet a fait des siennes ces derniers temps et continue encore. Je ne vais pas pouvoir envoyer mes e-cartes de Noël comme je le voulais et je ne suis même pas sûre de pouvoir arriver au bout de ce billet.

Donc, avant que tout s’arrête : Passez de bonnes fêtes avec votre famille et vos proches et profitez au maximum du temps présent !

Deux « cadeaux » de ma part (non, pas d’histoires, j’écris assez lentement en ce moment 😦 ) :

– un site humoristique qui fait penser parfois aux Idées Noires de Franquin, The Perry Bible Fellowship et un merci à Terry Moore (l’auteur de SiP) pour l’avoir remarqué sur son blog ;

– Il existe un éditeur de SF aux Etats-Unis qui a dû observer le phénomène Fanfic/édition chez les Xenites et qui a décidé de mettre gratuitement à la disposition des lecteurs un certain nombre de livres de son catalogue en version électronique (HTML, e-book etc…) souvent le premier ou les deux premiers livres d’une série ou certains ouvrages plus anciens mais bien amortis. Il s’agit de Baen Books (qui est l’éditeur entre autre des « Honor Harrington » publié en France). Les e-books peuvent également y être achetés à des prix très intéressants ( et vu le cours du dollar par rapport à l’euro en ce moment….)

Ma découverte actuelle : la série « 1632 » soit un départ à la « Robinson du Cosmos » de Francis Carsac sauf que cette fois, c’est un bout de la Virginie Occidentale qui se retrouve transportée en Allemagne en pleine Guerre de Trente ans. Cela donne une uchronie passionnante à lire. (toujours en anglais mais je ne m’en excuse même plus : le jour où on me montrera la même chose en français, je serai la première à en parler).

A nouveau, Bonnes fêtes de Noël et ne soyez pas trop sages (avec raison) !

That’s all, Folks !

Gateau marbré

Parce que… je vous propose des tranches alternées….

Bonne nouvelle : en principe, je recommence à bosser le mois prochain.

Mauvaise nouvelle : si je suis supposée reprendre à mi-temps, je n’arrive pas à trouver un toubib qui me dise comment ça se passe côté administratif : j’appelle la Médecine du travail lundi.

Bonne nouvelle : j’ai fêté mon anniversaire chez… mon kiné. ça se justifie presque, vu le temps que j’y passe. Il y avait même un doublé : une voisine d’immeuble de ma mère  qui s’était cassé le col du fémur 10 jours avant que je rentre à l’hosto a fini sa rééduc’ chez le même kiné et est née le même jour que moi. Mais elle vient d’avoir 89 ans ! Quelle pêche elle peut avoir ! Et après avoir également survécu à l’épreuve du cancer ! j’espère que je serai comme elle quand j’aurai son âge.

Mauvaise nouvelle : je tiens un rhume d’enfer depuis le début de la semaine (également attrapé chez le kiné) et j’ai du coton à la place de la tête. Donc si vous ne comprennez pas ce que j’ai écrit avant, ceci explique cela…

Bonne nouvelle : pour mon anniv’, ma mère m’a offert l’intégrale des « Mystères de l’Ouest », sûrement l’une des mes séries TV préférées de tous les temps !

That’s all, Folks !

Un peu d’humour dans ce monde de brutes

Deuxième billet du jour pour montrer que je ne suis pas entièrement désespérée. la preuve que les miracles sont possibles : Culture Pub est de retour et c’est sur le net que ça se passe. Une émission tous les lundis et des centaines de spots du monde entier à voir (prévoir du temps car quand on commence à visionner un spot, on risque de ne plus pouvoir s’arrêter) :

CulturePub

Si ce n’est pas une bonne nouvelle ! (J’ai tendance à en parler partout)

That’s all, Folks !

Je déteste vieillir

Oui, je commence à arriver à un âge (alors que mon anniversaire est dans quelques jours) où vieillir commence à être difficile.

Vous pourriez penser que je dis ça à cause de mes problèmes de santé. C’est sûr que la quarantaine passée, on se trouve plutôt sur la pente descendante. Mon arthrose/arthrite m’est tombée dessus sans crier gare. Mais quand ma rééduc’ sera finie, j’ai bien l’intention de reprendre ma vie là où elle en était, en essayant d’en profiter encore plus car qui sait ce qui peut arriver. Il ne faut pas remettre à demain les plaisirs de la vie. Voyager quand on prendra sa retraite ? Mais dans quel état sera-t-on au moment de la retraite ? (surtout que sa date recule au fur et à mesure qu’on avance !).

Non, cette réflexion vient de plusieurs disparitions récentes… on vieillit, mais notre entourage vieillit également. D’abord la famille… Mon père, puis ma tante sont partis ces deux dernières années.

Et puis vos idoles, les membres de votre Panthéon personnel, les artistes que vous suiviez, qui vous ont accompagné depuis l’adolescence, partent à leur tour, plus ou moins brutalement.

Alors que le concert acoustique des Rita Mitsouko a remplacé Elina Garança sur le lecteur de CD parce que cette nuit, j’ai lu que Fred Chichin, compagnon de Catherine Ringer et guitariste du groupe, avait perdu sa lutte de deux mois contre un cancer foudroyant à l’âge de 53 ans, je lis une nécro à propos de la mort de Jane Rule.

Là, vous allez peut-être vous gratter la tête. Et si je vous dis « Desert of the Heart » ? Sûrement l’un des plus beau film lez jamais fait et pourquoi ? Parce que derrière, il y a un livre magnifique écrit par Jane Rule en 1961 ! (Je l’ai trouvé en français sous le titre « Déserts du Cœur » aux éditions Trois (un éditeur québécois).

La dernière perte de ces jours écoulés, Maurice Béjart… Comme dit ma mère, il nous reste des souvenirs…. Un « Oiseau de Feu » dansé sous la verrière du Grand Palais avant sa fermeture pour travaux, plusieurs expéditions au Palais des Congrès, des nuits écourtées, adolescente pour voir une émission consacrée à la danse et dont Jorge Donn (danseur emblématique de Béjart) était la vedette…

La musique, la danse, la littérature se sont enrichies des œuvres crées par ces trois artistes et perdent ce qu’ils auraient encore pu faire…

Mon panthéon résonne des accents de « Marcia Baila » alors que je me souviens de N… dansant sur cette musique, puis ce sera « Andy » et la petite C… (deux ans à peine) qui se mettait à chanter, à peine entendues les trois premières mesures de l’intro…

Je vais relire « Déserts du Cœur »

Je vais me souvenir…

Fred Chichin, le guitariste des Rita Mitsouko, est mort
AFP | 28.11.07

© Le Monde.fr

« Marcia baila », « C’est comme ça », « Andy », « Les histoires d’A »… La scène rock française a perdu une de ses figures après la mort du guitariste Fred Chichin, âme des Rita Mitsouko aux côtés de sa compagne Catherine Ringer. Il a été emporté mercredi 28 novembre par un cancer fulgurant à l’âge de 53 ans.

Fred Chichin est décédé dans la matinée dans un hôpital parisien des suites de cette maladie qui l’a emporté en deux mois, selon sa maison de disques Because et son tourneur Corida. Son état de santé avait forcé les Rita Mitsouko à annuler plusieurs concerts ces jours derniers, dont un était prévu mercredi soir à l’Olympia. Pour d’autres spectacles récents, comme celui du 13 novembre, déjà à l’Olympia, Catherine Ringer avait chanté sans Fred Chichin, simplement accompagnée du groupe de musiciens qui suivait le duo. Le dernier album des Rita Mitsouko, Variéty, est paru en avril.

« MARCIA BAILA », EN HOMMAGE À LA DANCEUSE MARCIA MORETTO

Le duo fonctionnait largement sur le contraste entre les personnalités de Chichin, dandy dégingandé au visage barré d’une fine moustache ou d’une barbe de trois jours, et de la diva destroy Catherine Ringer, à la voix puissante, théâtrale et pleine de folie. Les Rita Mitsouko ont connu leur apogée en 1986 avec leur deuxième album, The No Comprendo, qui contenait les tubes « Les histoires d’A », « Andy » et « C’est comme ça ».

Depuis ses débuts en 1979, le groupe s’est fait le chantre d’une musique métissée et extrêmement inventive, mêlant des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaine, associées à un solide sens de l’humour. Il avait connu un énorme succès en 1985 avec la sortie du single « Marcia baila », tiré de son premier album, paru l’année précédente. Né le 1er mai 1954, d’un père cadre et passionné de cinéma qui avait créé dans les années 1960 la revue Miroir du cinéma, Frédéric Chichin avait rencontré Catherine Ringer en 1979 lors du spectacle Flash rouge. Ils avaient d’abord appelé leur duo Les Spratz, avant d’opter pour Rita Mitsouko. Le terme « Rita » avait été choisi pour sa consonance sud-américaine, le mot « Mitsouko » pour sa connotation nippone, un redoublement d’exotisme.

RENAISSANCE ARTISTIQUE AVEC « VARIÉTY »

Tous deux avaient ajouté « Les » devant « Rita Mitsouko » au milieu des années 1980, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse. Leur troisième album, Marc et Robert, en 1988, avait déçu, malgré la présence du tube « Le Petit Train ». Le suivant, Système D (avec « Y a d’la haine »), avait lui aussi reçu un accueil moyen en 1993. Entre les deux, les Rita avaient demandé à des DJ de remixer certaines de leurs chansons pour l’album Re en 1990. Suivront alors l’album Acoustique en 1996, Cool frénésie en 2000, la compilation Bestov en 2001, La Femme trombone en 2002, puis En concert avec l’Orchestre Lamoureux en 2004 (réinterprétation de leur répertoire en concert avec cet orchestre classique).

Variéty, paru en deux versions, française (avec trois chansons en anglais) et intégralement anglaise, avait marqué une renaissance artistique pour les Rita et reçu un bon accueil critique. Dans une interview au magazine Télérama, Chichin avait alors fustigé le paysage musical français, déplorant n’entendre que « très peu de choses spontanées, qui jaillissent d’une vision personnelle ».

Proud Life – Jane Rule: 1931 – 2007
PROUD LIFE / Writer, activist and friend, Jane Rule valued community above all

We lost an eloquent, courageous friend when Jane Rule died Nov 27 on Galiano Island, British Columbia surrounded by friends and family; she was 76. American by birth and Canadian by choice, Rule’s pioneering work as a writer and activist reached across borders.

Born in New Jersey on Mar 28, 1931 Jane Vance Rule spent her childhood moving from place to place in the US before settling in the San Francisco Bay area. After she graduated from Mills College in Oakland, California in 1952 she spent a year in London, UK. She returned to the US to study briefly in a writing program at Stanford before accepting a teaching position at Concord Academy in Massachusetts. There she met Helen Sonthoff, another teacher, who would become her lifelong partner. Worried about McCarthyism and the political climate in the US, Rule travelled to Vancouver in 1956; in October she sent a postcard to a friend saying, « This is a beautiful, beautiful world… to see, to live in, to work in. » Sonthoff joined her a few weeks later. Eventually they both held positions at the University of British Columbia until 1976 when they moved to Galiano Island.

Rule moved to Vancouver to give herself space and time to write. In 1961 she completed Desert of the Heart, her first published novel, though it took three years and 22 rejections before seeing print. Desert of the Heart tells the story of a gentle romance between a young woman who works at a casino in Reno and an older woman who has come for a divorce. Moving back and forth between the two characters, Rule subtly challenges the myths about lesbians that prevailed in mid-20th century America and creates a story that is hopeful, loving and open-ended. From the beginning readers found in Rule’s writing a landscape in which to reimagine themselves, their loves and their relation to the world. It is difficult to imagine in 2007 that Desert of the Heart was unique when it was published: unapologetic, the novel dared to imagine that women could desire and love one another and that they could live creative, engaged lives. The novel reminded readers that lesbians were vulnerable to surveillance and punishment, but it provided a place to stand, to resist and to imagine a full life in spite of the obstacles. Rule established herself as a clear-eyed visionary; without being didactic, the novel is deeply political.

Lesbian readers discovered themselves in her fiction. Rule’s characters and her own presence as a sympathetic writer created a virtual community of readers. For example one woman wrote to Rule to say she had devoured her novels after reading other lesbian themed books. « Seeking words, images that validate, acknowledge our lives, our reality, in place of mainstream culture which wills us with silence, or simply maims with distortions… the really good stuff is rare, » she wrote. « Your writing is rare…. You acknowledge the contradictions that are our lives. I feel validated by your writing and empowered by it. As well as just happy by it. It makes for good company. Your characters are people who I recognize quite easily — complex, scarred, courageous, funny, inadequate, but trying. »

By imagining Desert through two main characters Rule demonstrated that we fashion our best selves in relation to each other. Only one of her seven published novels, This Is Not for You from 1970 is told from a single point of view. Imprisoned in shame and self-loathing, the main character embodies the devastation brought about by the fear and hatred of gay men and lesbians in the US in 1950s white, middle-class culture. Rule also exposes the deep connections between racism and homophobia, self-loathing and cruelty to others.

Her other novels followed the landscapes (both geographical and human) Rule inhabited in the 1970s and ’80s: from an unnamed west coast city in Against the Season (1971) to Vancouver in Contract with the World (1980), The Young in One Another’s Arms (1984) and Memory Board (1987) and Galiano Island in After the Fire (1987). All of these novels stage communities, large and small, as the main protagonist. Some of the communities are unconventional families, such as boarders in a rooming house or other chance collections of people notable for their differences rather than their resemblances. Rule also explores growing up and growing old in Contract with the World, Memory Board and After the Fire. In all of her fiction lesbians and gay men share space (comfortably or not) with other men and women and with children.

Rule also wrote many short stories for both mainstream women’s magazines like Redbook and Chatelaine, and for the pioneering lesbian journal The Ladder beginning in the 1960s. The stories in the women’s magazines subtly subvert gender and sexual norms and the stories in The Ladder often show the ways that a vulnerable community risks regulating its own. Never comfortable with the idea of a gay ghetto Rule valued community above all, but community defined by difference rather than commonality.

And yet Rule became one of the clearest, most incisive and uncompromising voices for the lesbian and gay community. Many of her essays grew out of her column « So’s your Grandmother » in the landmark Toronto gay liberationist newspaper The Body Politic (Xtra’s predecessor). Characteristically her column began as a gesture of support for the paper after its offices were raided in December 1977 by Operation P, a special Toronto police unit on pornography, who charged that « Men Loving Boys Loving Men, » the last in a series on essays on youth sex and intergenerational relationships, was « immoral, indecent and scurrilous. »

Rule, a lifelong opponent of censorship, wrote a bold column that condemned the police action and engaged the central issues of the offending article. In the column, called « Teaching Sexuality, » Rule acknowledged that the controversy raised difficult questions for her. « On the one hand I deplore repressive police action designed not only to stifle any discussion of… sexual activity across generations but to intimidate anyone even so involved with the paper as to be a subscriber, » she wrote. « On the other hand I understand the rage against sexual exploitation by men not only of children of both sexes but of women and other men, the pleasures of which The Body Politic can sometimes be accused of advertising. »

The real target of her essay was the hypocrisy of a society that is so fearful of sexual initiation that we deny that childhood sexuality exists. The taboo against sexual behaviour between children and adults, she argues, facilitates the exploitation of children. « Children are sexual, » she concluded, « and it is up to us to take responsibility for their real education. They have been exploited and betrayed long enough by our silence. » Her argument, bold in 2007, was unprecedented in 1978.

Rule thought initially that she’d write a handful of columns for The Body Politic, to support it until its legal problems were resolved. She ended up contributing many essays and reviews for the nearly 10 years that the newspaper continued to publish. Her editor at the paper, Rick Bébout, became a close and trusted friend. They exchanged letters monthly even after the paper folded and right up to her death; the correspondence is a precious archive not only of a movement but of a moving friendship.

In recent years Rule and Bébout have challenged the wholesale support of same sex marriage that has taken over political efforts on both sides of the border. Wary of government intrusion in private lives, they have complicated our thinking about marriage, arguing that domestic arrangements and personal lives are more varied and vital than the straight model of monogamous coupling sanctioned by the state for which we seem to be fighting.

In her writing Rule refused to privilege long-term relationships over other forms of intimacy. Yet her 45-year relationship with Sonthoff sustained and nurtured both of them as it did their many friends and neighbours on Galiano and throughout the world. The couple enjoyed a well-earned reputation as generous, attentive hosts. The ferry to Galiano Island took a steady stream of friends and relatives to their home, located in an Emily Carr landscape of fir trees and red-barked arbutus. I first met Jane in person in the summer of 1992 after we had corresponded about her work. My partner and I were planning a trip to BC and I wrote to ask Jane and Helen to join us for dinner in Vancouver. Instead, they invited us to spend a weekend at their home.

The closer we got to the island, the more apprehensive we became. How much of Jane’s life entered her fiction directly? Would Helen turn out to be the model for Constance in Memory Board, lovable but without any short-term memory? I kept looking at a picture of Jane on the back of Contract with the World, taken when she was the age I was that summer. What would she look like now, 12 years my senior but suffering from arthritis of the lower spine that sometimes nearly crippled her? What a risk they had taken, we thought, to invite us in as houseguests for several days rather than take the ferry ride themselves to the city. Or simply to decline an invitation from strangers. Later, when we confessed these apprehensions over one of many glasses of scotch, Helen said (in full command of her short-term memory), « It’s difficult for Jane to travel because of her arthritis and we’ve found through experience that you can put up with almost anyone for two days. » A welcome and a warning that made us all laugh.

After Helen’s death in 2000, Jane wrote a painfully beautiful meditation on grief that appeared in Go Big, another publication (now defunct) from Pink Triangle Press (publisher of both The Body Politic and Xtra). « Learning to survive is, at first, simply a series of distractions which begin with a love/hate relationship with everything Helen loved, from daffodils to children’s laughter, from Christmas to lima beans. I don’t now try to make sense of that loss. I learn to make use of it instead. The house I prepared for Helen’s broken hip, to which she never returned, now shelters a friend badly hurt in a car accident, a friend about whom Helen used to say, ‘Just seeing her face makes me feel better.’ It does me, too.

« Risk, grow, grieve, » Rule continued. « Helen’s like will not walk this earth again, nor I love like that again, but the care I learned is useful still for all she and I learned to love together. »

In her early career Jane Rule provided a lifeline for lesbians who were isolated, crushed by the hostility and fears of the 1950s and ’60s. For nearly half a century, her voice has been a sane, unafraid presence in the midst of the successes and losses we have shared whether « we » are gay or straight, young or old, urban or rural.

In the last several years small, independent presses like Insomniac Press in Toronto, Little Sister’s and Arsenal Pulp in Vancouver have begun to reissue her fiction because it continues to speak to us today. Rule’s last project was a small book of new essays for Hedgerow Press, a small quality press on Vancouver Island, scheduled for a spring or fall release in 2008.

In her last public appearance Rule was inducted into the Order of Canada by BC Lieutenant Governor Iona Campagnolo in a simple ceremony on Galiano Island followed by a potluck picnic in July 2007. Honoured by the country she adopted, Rule wanted the celebration in the close island community that she loved so well.

In January 1995 the documentary film Fictions and Other Truths: a Film about Jane Rule made by Lynne Fernie, Aerlyn Weissman and Rina Fraticelli premiered in Toronto. Rule was unable to attend because of ill health but she watched a tape in her home as the film was being screened in Toronto. Afterward she wrote, « As I watched the film, I thought, ‘And this is about community, too.’ It will make money for the [Canadian Lesbian and Gay Archives] in Toronto and there is now talk of a Vancouver fundraiser in March for the Little Sister’s Defence Fund. But it has also made a community of all of us involved in making it, across borders and continents, across years, affirming what we know about the value of the work we all do together, insisting on doing our own defining of the public space. »

Privately and together we grieve the loss of our friend who helped us know that clarity and candour are far more important than uncritical sentimentality to build and nurture our communities. Her like will not walk this earth again, but we will all continue to learn from her courage and her eloquence.

Marilyn Schuster is a professor at Smith College in Northampton, Massachusetts and author of Passionate Communities: Reading Lesbian Resistance in Jane Rule’s Fiction.

Update

Oups ! Il y a un bail que je n’étais pas restée ainsi sans écrire quelques mots ici. Alors, pour que personne ne s’inquiète ou pour vous rassurer, ça va à peu près. Physiquement, il y des hauts et des bas… plus de bas que de haut à mon avis, mais ça pourrait être pire. La diminution des doses du dernier médicament que je prends me montre à quel point j’avais perdu en facultés intellectuelles ces deux dernières années, surtout côté mémoire. Et c’est maintenant que ma mère me dit que ça se voyait ou que la pharmacienne me dit que justement, le médicament que je prends encore et que je ne peux arrêter brutalement de prendre, est particulièrement méchant pour le cerveau.

Tout ça fait que j’ai le moral dans les chaussettes. Ça va passer également…

Je continue de jouer à Travian. J’ai recommencé à jouer à Diablo II. J’y avais beaucoup joué les premiers mois de mon arrêt, mais au fond, ça reste intéressant… monter son personnage, chercher des objets rares et précieux, taper sur des monstres… la routine quoi !

Je n’écris plus alors que je viens de m’engager sur quelque chose. Va falloir s’y remettre. Et j’ai enfin retrouvé la fameuse idée perdue depuis près de trois ans (mais cette fois, je l’ai notée par écrit).

Je lis « Fire Logic », dont je vous parlais la dernière fois et j’attends demain pour lire les deux derniers albums de « XIII » (que je suis depuis le début après l’avoir découvert dans le journal de Spirou il y a fort longtemps – le premier album date de 1984).

Cette semaine, j’ai vu le dernier épisode de Stargate SG1 (que M6 diffuse enfin tard le samedi soir). Il n’y a plus qu’à attendre les deux téléfilms que la chaîne US a accepté de financer pour finir le cycle des Ori. Enfin, l’un d’eux en finit avec les Ori. L’autre devrait être une aventure indépendante. Et qui sait… si ça marche bien, peut-être que l’on continuera à avoir un téléfilm de temps en temps. Stargate Atlantis a été prolongé et les créateurs de ces séries doivent lancer une troisième série dans cet univers. En principe, ils ne sont pas touchés par la grève des scénaristes qui vient de débuter à Hollywood car ils font surtout travailler des scénaristes canadiens (qui ne dépendent donc pas des mêmes syndicats). Et comme je ne cherche pas à me procurer les épisodes que je sais pouvoir voir en France dans un délai raisonnable… Il n’y a plus qu’à être patient.

FR3 reprend la diffusion de « The Closer » avec la nouvelle saison… toujours aussi bien. Le seul problème, ça passe en même tant que « Shark », mais « Shark » est rediffusé plus tard dans la semaine, donc je jongle avec les programmes.

Comme vous le constatez, rien de bien excitant, mais je suis toujours en vie ! ^-^

That’s all, Folks !