Bonjour,
J’espère que vous continuez de bien vous porter.
Je n’avais pas grand chose à dire en terme de sortie de livres car rien n’avait vraiment retenu mon attention, même si je reconnais qu’il y a de nombreux titres qui m’échappent. Mais je n’ai jamais eu la prétention de faire un blog exhaustif sur le sujet. Je parle juste de ce que j’aime lire.
Et depuis la rentrée, je suis plutôt en mode relecture. Pour tout vous dire, je suis actuellement replongée dans la saga des « Fortune de France » – récit historique épique écrit par Robert Merle qui comprend une bonne douzaine de romans et qui débute pendant les guerres de religions pour s’achever avec l’avènement de Louis XIV. Donc si vous aimez les romans historiques et ne l’avez pas lu, allez-y ! Il existe en livre de poche, mais pas en version électronique. Et si l’idée des guerres de religion vous fait hésiter (l’époque était sanglante, il faut en convenir), c’est une série dont le premier titre est paru il y a plus de 40 ans et bon… ce n’est pas Game of Thrones.
En sortie actuelle, pour les fans (je sais qui vous êtes), Le Lombard sort un dernier album dans la série des Jonathan de Cosey, album qui mettra un terme à l’histoire. Je ne l’ai pas encore lu : c’est mon cadeau d’anniversaire à recevoir sous une dizaine de jours… Sort également un gros livre de 300 pages, À l’heure où les dieux dorment encore, publié par Daniel Maghen, qui regroupent dessins, esquisses , notes. Je pense que ce sera du même style que le recueil Echo, publié chez le même éditeur il y a un bout de temps. Que dire de Jonathan et Cosey sinon que je suis tombée sous le charme dès la sortie du premier récit dans le Journal de Tintin il y a fort longtemps : Le style graphique était différent. Le personnage n’avait rien à voir avec ce qui se faisait en BD dite franco-belge à l’époque (et ceusses qui me répondront : normal, il est suisse…. je réfléchis encore à ma réponse). Je l’ai suivi quand il a fait ce qu’on n’appelait pas encore des romans graphiques. Et j’ai également aimé ses derniers albums qui sont son interprétation des personnages de l’univers de Walt Disney (si vous n’aimez pas les petits Mickey au sens littéral du terme, passez votre chemin).
Parlant de roman graphique, j’ai vu quelques pages d’un titre appelé La Bibliomule de Cordou chez Dargaud (264 pages). Début de la description de l’histoire: Califat d’Al Andalus, Espagne. Année 976 Voilà près de soixante ans que le califat est placé sous le signe de la paix, de la culture et de la science. Le calife Abd el-Rahman III et son fils al-Hakam II ont fait de Cordoue la capitale occidentale du savoir. Mais al-Hakam II meurt jeune, et son fils n’a que dix ans. L’un de ses vizirs, Amir, saisit l’occasion qui lui est donnée de prendre le pouvoir. Il n’a aucune légitimité, mais il a des alliés. Parmi eux, les religieux radicaux, humiliés par le règne de deux califes épris de culture grecque, indienne, ou perse, de philosophie et de mathématiques. Le prix de leur soutien est élevé : ils veulent voir brûler les 400 000 livres de la bibliothèque de Cordoue. Il entrera probablement dans ma bibliothèque dans les mois à venir.
Je veux également attirer votre attention sur une série de comics américains dont le dernier volume est publié le mois prochain. Il s’agit des Lumberjanes. C’est un titre, a priori, pour la jeunesse, mais écrit de façon assez intelligente pour qu’il soit lu avec plaisir par quelqu’un dont la jeunesse est un peu loin (sauf dans sa tête). Il s’agit de l’histoire d’un groupe de filles dans un camp de vacances, mais avec un petit vernis scouts/éclaireuses/pionnières…. C’est très LGBT-friendly, il y a de l’humour, du fantastique. il n’y a que des femmes au scénario, au dessin. C’est en général bien dessiné (plusieurs artistes se sont succédé, et il n’y en a qu’une dont je n’ai pas aimé le trait). Le titre a remporté deux prix Eisner et a été nommé à plusieurs reprises pour des prix de l’organisation GLAAD. Les titres en version papier (en anglais) ne sont pas toujours faciles à obtenir, mais ils ses trouvent aussi en version électronique. Et ils ont même été traduits en français chez Urban Comics !
Quand je disais au début que j’étais en mode relecture, je ne plaisantais pas. J’ai passé un petit temps à relire une bonne partie des fanfics de Melissa Good, celles ayant Xena & Gabrielle comme héroïnes. Puis je suis passée à sa nouvelle série de science-fiction où l’on trouve déjà deux titres. Ai-je dit que j’aimais la science-fiction ? oui dans mon dernier article… ça n’a pas changé.
Melissa Good… il y aurait plein de choses à dire, éventuellement à critiquer. Mais il est certain qu’elle sait raconter une histoire. Et elle est prolifique : 6-7 pages format word, une fois par semaine depuis 25 ans. Cela donne 25 récits (de plus en plus longs) autour de Xena et Gabrielle, 3 récits autour d’une Xena en mode Conqueror, 9 récits contemporains autour de Dar et Kerry (à l’origine, des réincarnations de X & G, mais elles vivent maintenant leur vie dans le monde sans pitié des grandes sociétés américaines de technologie – ces 9 récits qui ont été publiés sous la forme de 12 livres – un treizième prochainement). Et enfin, 2 récits de science-fiction et un troisième en cours d’écriture (là aussi publiés sous forme de livre et en version électronique).
Il n’y a quasiment pas de différences entre ses récits publiés sur Internet et les livres donc si vous souhaitez garder vos sous pour autre chose, vous ne perdez rien. Ce n’est pas elle qui vous mettra 3 chapitres et un épilogues en plus par rapport au texte original. Donc vous pouvez vous faire une idée sur son site.
Je vous parlais plus haut de 6 à 7 pages par semaines qu’elle publiait avant sur un groupe Yahoo, devenu un groupe Io depuis la fermeture des groupes Yahoo. Sinon, vous avez une nouvelle partie sur son site toutes les 4 semaines.
Sa série de science-fiction se passe dans un futur indéterminé sur une Terre post-apocalyptique. Plusieurs des méga-volcans se sont réveillés et la Terre telle qu’on la connait, n’existe plus. Les eaux ont tout submergé, ce qui reste de l’humanité ne vit que grâce à la mer et ce qu’elle produit de poissons, crustacés et algues. Elle fournit également l’énergie aux poches de civilisation qui se sont maintenues ou recrées. Même dans une telle situation, l’homme ne peut s’empêcher de taper sur son voisin donc il y a un groupe recouvrant les zones découvertes des anciennes Amériques et un groupe recouvrant les mêmes terres émergées de l’Eurasie. Jess appartient à Interforce, le service d’ordre du territoire américain, basée sur ce qui serait la nouvelle côte atlantique. Elle est la 11e génération de sa famille à servir Interforce. Elle était un bon petit engrenage dans ce semblant d’organisation jusqu’au moment où elle se rend compte qu’il y a peut-être quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Ajoutez à cela un nouveau partenaire qui lui est imposé, un être conçu dans une éprouvette et programmé pour accomplir une tâche déterminée et Jess voit son univers se désintégrer sous ses yeux. Comment va-t-elle réagir ? Je n’en dis pas plus – je ne vois pas comment je pourrais résumer l’histoire sans tout dévoiler. Il y a de l’action, il y a la construction de cette nouvelle Terre, par petite touches, vous laissant imaginer ce qui n’est pas dit. Il y a la découverte des nouvelles forces en présentes.
Comme je disait plus haut, M. Good sait raconter une histoire et elle sait maintenir le rythme. Une pointe d’humour quand il faut. Elle sait également montrer ses personnages avec leur complexité, même si elle n’y va pas à la truelle. Donc, si il faut le dire de façon explicite, j’aime cette histoire, et le dimanche, je regarde régulièrement mes mails dans l’attente du nouveau chapitre. A nouveau, tout est en ligne donc vous pouvez vous faire une idée par vous même (je préviens juste ceusses qui ne sont pas toujours à l’aise avec l’anglais : pour ce récit, il y a l’élaboration d’un langage avec pas mal d’abréviations : c’est parfois un peu difficile à suivre).
Parlant de fanfics, je dois également noter que dans l’univers du Diable s’habille en Prada, deux auteures historiques de ce fandom ont fait un petit retour cet automne et vous n’avez peut-être pas fait attention : d’une part Chilly_flame (dont j’ai traduit plusieurs histoires) avec Even : Et si c’était Andy qui avait été renversée par un taxi et non Emily….
La seconde histoire est Going the Distance de Telanu. Telanu est l’auteure qui a écrit le merveilleux Truth and Measure. Il faut signaler que Going the Distance est un récit inachevé qui ne sera pas terminé. Il y a quand même 9 parties en lignes (ou 128 000 mots) et Telanu a écrit ce qui aurait constitué la fin de l’histoire. Donc on sait comment ça se finit et il y a vraiment beaucoup à lire (je ne sais plus combien d’heures ça m’a pris pour aller au bout). Donc si les récits inachevés vous font hésiter, il y assez de matière pour ne pas se sentir déçu. Dans cette histoire, on a aussi un petit changement par rapport au cours du film : si Andy apprenait à Miranda ce qui va se passer lors du déjeuner de Gala (et Miranda n’en savait vraiment rien)…
Je vous souhaite une bonne fin d’année si je n’écris pas d’ici là.
That’s all, Folks !