Je m’étais jurée de ne pas parler covid, virus et autre confinement. Mais je ne peux m’empêcher de noter mon état d’esprit à la fin du concert du Nouvel An.

Pour une fois que je ne l’ai pas manqué. Ces dernières années, j’avais tendance à en parler jusqu’au 31 décembre, mais le 1er janvier, je n’allumais la télé qu’au moment du Danube Bleu ou de la Marche de Radetzky (soit les deux derniers morceaux venant clore traditionnellement le concert).
Pas cette année. J’ai vu/entendu tout le concert, les deux ballets enregistrés cet été (costumes de Christian Lacroix), les airs heureux des musiciens et le style enjoué du chef Riccardo Muti.
Si vous l’avez manqué, vous pouvez l’écouter ici.
Mais il y eut aussi ce mouvement à peine esquissé du chef quand il a pris le pupitre et a failli se tourner pour saluer le public avant de se souvenir que la salle était vide derrière lui. Il y a eut aussi les manifestations bruyantes des musiciens à chaque pause comme pour se féliciter et s’encourager mutuellement.
Il y a eu les longs travellings des caméras de la télévision autrichienne qui montraient les fauteuils vides (quand Arte a diffusé Lohengrin il y a quelques jours, enregistré dans des circonstances similaires, on n’a pas vu la salle vide).
Enfin, à la fin du concert, ces applaudissements dématérialisés de 7000 spectateurs qui s’étaient inscrits à l’avance et qui représentaient de facto l’ensemble des téléspectateurs…
Je reconnais qu’à ce moment précis, ma gorge s’est serrée et mes yeux ont piqué.
Je m’en tiens là. Je ne fais pas un journal de (semi)confinement ou un recueil de pensées au temps du covid.
J’annonce que dans la semaine, mardi ou mercredi probablement, je mettrai en ligne une chronique sur un auteur. Je travaille dessus depuis quelques temps et c’est quasiment fini. Et je ne dis pas sur qui; c’est la surprise.
Enfin, je profite de ce premier article daté « 2021 » pour vous souhaiter une bonne nouvelle année.
That’s all, Folks !