04/01/2007 : Quand on a rien à faire (ou presque)

Ce court billet sera un clin d’oeil au blog de BigK (toujours à parler d’elle, elle va croire que je la cherche ! )

J’avais déjà essayé le portrait à la South Park il y a quelques semaines (il fait partie de mes portraits officiels en page d’accueil depuis).

Sur un des forums que je fréquente, quelqu’un a suggéré un autre site

et voilà le travail :

Sinon, rien de spécial, de vieilles douleurs aux pieds qui se rappellent à mon bon souvenir. Pas trop gênant en soi puisque j’ai décidé de ne pas bouger jusqu’à vendredi, et ce après mes deux expéditions d’hier matin.

That’s all, Folks !

02/01/2007 : Et on remet ça !

Bonjour,

Je souhaite une bonne année à tout le monde et j’espère que les fêtes se sont bien passées pour vous.

Du mon côté, pas de problème. J’ai profité d’un léger répit avant la tourmente des prochaines semaines.

En fait, la tourmente a commencé dès ce matin avec à 10 heures, bilan biologique complet et à 11 heures une nouvelle radio. J’en ai profité pour présenter mes voeux à la technicienne, vu le nombre de fois où j’ai pu la voir ces 15 derniers mois. Je n’ai pas pu le faire au labo, ce n’est jamais la même personne qui fait le prélèvement.

Je suis repartie avec ma radio qui me semble bonne , j’aurai mes autres résultats vendredi. Ce même vendredi, je revois la dentiste (et je sens que maintenant, il faudra que j’y aille régulièrement !). Ensuite lundi, l’ophtalmo puis mardi, radio + RV avec l’anesthésiste à l’hôpital. Et vendredi en huit, je revois ma rhumato.

Sinon, j’ai appelé l’assistante sociale de l’hosto pour la question de la convalescence. Elle m’a confirmé que je devais aller dans un centre spécialisé pour la rééducation et me cherche une place dans deux centres top [sic] à Paris.

Un peu de lecture pour conclure :

Plus de 35 millions de SMS envoyés pour le Nouvel An LEMONDE.FR | 02.01.07

© Le Monde.fr

Les Français ont encore battu le record du nombre d’envois de SMS à l’occasion du passage à la nouvelle année. Chez Orange, premier opérateur français, et SFR, deuxième opérateur, respectivement 24,8 millions et 11,5 millions de textos ont été envoyés, entre minuit et 1 heure du matin. Pour Orange, ce chiffre représente une augmentation de 25 % par rapport au précédent Nouvel An.

De quoi encombrer le réseau. « En une heure, le réseau doit digérer ce qu’il digère habituellement en une journée », explique-t-on chez France Télécom. Cent dix personnes ont donc été mobilisées pour gérer l’affluence de SMS au moment du passage à la nouvelle année, soit « plus du double » que pour une autre nuit de l’année. « Nous avons doublé les effectifs par rapport à une nuit normale avec plus de cent personnes mobilisés », a également commenté une porte-parole de SFR. Pour éviter de provoquer des embouteillages sur les réseaux, les opérateurs régulent également les envois en retenant les messages pendant quelques minutes avant de les renvoyer aux destinataires.

Mais la nouveauté visible depuis l’an dernier est le développement de l’utilisation des MMS, ces messages multimédias auxquels l’expéditeur peut joindre une photo ou une vidéo, pour souhaiter une bonne année. Les clients d’Orange en ont envoyé plus de 147 000 entre minuit et 1 heure, contre 110 000 en 2006. Même tendance chez SFR, avec 140 000 MMS contre 130 000 l’an dernier sur cette tranche horaire.

Le troisième opérateur français, Bouygues Telecom, ne dévoilera ses chiffres que mardi.

Ceci, pour les 3 SMS que j’ai reçus entre 1 heure et 6 heures du matin dans la nuit du 31/12 au 1/1 (dont l’un venant du Kenya !) et qui m’ont réveillée à chaque fois qu’ils arrivaient !

That’s all, Folks !

27/12/2006 : Soucoupes volantes

Bonjour,

J’espère que la première partie des fêtes de fin d’année s’est bien passée pour vous et que la Mère Nowell vous a gâté(es). Moi, j’ai eu droit à un très beau cadeau d’anniversaire/Nowell de la part de ma petite famille et quand je le regarde, je n’en reviens pas encore.

Rien de spécial sinon. Je viens de réaliser que le samedi, une chaîne ciné du câble repassait « The Black Ader » dont je vous parlais il y a quelques temps : je n’ai plus qu’à essayer d’y penser.

A la fin de la semaine, je reprends les examens à faire en préparation de l’opération.

Je ne dors pas très bien…

Quand je vous disais qu’il n’y a rien de spécial !

Enfin, je vous annonce que je vais mettre en haute de page et ce, jusqu’à la fin de l’année, des haikus de poètes classiques japonais tirés du recueil « Bonne Année » aux éditions Moundarren.

Pour conclure, un peu de lecture :mercredi 27 décembre 2006, 9h34

Soucoupes volantes: les archives du CNES lèvent un coin du voile

Par Frédéric GARLAN

http://fr.news.yahoo.com/27122006/202/soucoupes-volantes-les-archives-du-cnes…

PARIS (AFP) – Le Centre national d’études spatiales (CNES) va mettre progressivement en ligne à partir de fin janvier ses archives sur les soucoupes volantes, bien conscient que cette initiative ne suffira pas pour calmer les critiques qui entourent sa gestion du dossier.

« On va nous dire que cela a été mal fait, que l’on continue à cacher des choses », se résigne par avance Jacques Patenet, responsable au CNES pour les phénomènes aérospatiaux non-identifiés (PAN). « Beaucoup de passionnés se font des illusions sur le contenu de ces archives », relève-t-il. Pour l’essentiel, ces documents consistent en plus de 3.000 procès-verbaux de gendarmerie. Plus de 100.000 pages qu’il a fallu numériser et traiter, pour en éliminer, comme le veut la loi, toutes les données nominatives. « Il ne faut pas s’attendre à des scoops », prévient M. Patenet. « Les cas les plus curieux ont déjà fait l’objet de publications de la part d’associations et je ne pense pas que l’on puisse apporter grand chose de plus ». Pierre Lagrange, un anthropologue spécialisé dans les parasciences, estime que l’initiative va permettre « de faire la transparence sur le peu qui a été fait » au CNES sur les soucoupes volantes. « Les gens vont être vite ennuyés par cette succession de rapports de gendarmes », pronostique-t-il. « Il ne s’est pratiquement rien passé depuis des années sur les PAN au CNES. Le poste était considéré comme un placard et personne ne voulait y toucher », a ajouté M. Lagrange, en rendant hommage aux efforts de M. Patenet. Ces activités étaient d’autant plus discréditées au sein du CNES que leur responsable dans les années 80 et 90, Jean-Jacques Velasco, avait pris publiquement position en faveur de l’existence d’extraterrestres. Le professeur Henri Broch, de l’Université de Nice, qui s’est spécialisé de longue date dans l’étude scientifique des phénomènes paranormaux, demandait depuis des années l’accès aux fameuses archives. « J’ai l’impression qu’on n’était pas les bienvenus. Mon opinion personnelle, c’est que ces archives doivent être très mal tenues, parce que le CNES s’en est toujours désintéressé et qu’il n’a jamais mené de véritables enquêtes sur le terrain ». S’il se félicite de l’initiative du CNES, Christian Morgenthaler, le président de l’association alsacienne Spica (Sciences et phénomènes insolites du ciel et de l’aéronautique), ne « se fait pas trop d’illusions » sur le contenu des archives. Mais on ne sait jamais… « Le CNES, en tant qu’organisme officiel a plus de facilités que nous pour accéder à des sources d’informations officielles, comme l’armée et la gendarmerie », ajoute-t-il. M. Morgenthaler apprécierait une attitude de plus grande coopération des autorités, lors des enquêtes menées par son association, comme c’est régulièrement le cas dans l’Allemagne voisine. Le premier cas d’OVNI officiellement recensé en France remonte à 1937, mais le phénomène des objets volants non-identifiés a surtout pris de l’ampleur à partir de 1954. Une autre vague d’observations est intervenue en 1970. Selon M. Patenet, les canulars sont extrêmement rares: un cas avéré en 1979, peut-être deux à trois cas au total. « Le témoin d’un tel phénomène est sincère même s’il se trompe dans l’évaluation de ce qu’il a vu ». Le CNES ne travaille pas sur les phénomènes de champs couchés (par l’atterrissage d’éventuelles soucoupes volantes), qui restent très rares en France, alors qu’ils sont extrêmement communs en Grande-Bretagne.

That’s all, Folks !

21/12/2006 : Encore de la lecture !

Bonjour,

Un nouveau dragon (sur Yahoo ! 360°) pour BigK qui vient de mettre en ligne la dernière partie du Round Robin que j’ai écrite.

pour tout lire :
http://www.guerriereamazone.com/rrmai1.html par Mad

http://www.guerriereamazone.com/rrmai2.html par Styx

http://www.guerriereamazone.com/rrmai3.html par Tara

http://www.guerriereamazone.com/rrmai4.html par Fausta

http://www.guerriereamazone.com/rrmai5.html par Gabrielle Lee

http://www.guerriereamazone.com/rrmai6.html par Fryda

http://www.guerriereamazone.com/rrmai7.html par Kaktus

http://www.guerriereamazone.com/rrmai8.html par Styx

Sinon, rien de spécial. Je suis toujours dans une période plutôt douloureuse avec du mal à me déplacer, du mal à rester assise plus de 30 minutes, du mal à tenir debout même : lundi, l’une des chatonnes (tiens, il faudra que je refasse des photos, elles ont tellement grandi !), l’une des chatonnes donc, en courant sans regarder où elle allait, est rentrée dans ma jambe et s’il n’y avait pas eu un mur à proximité, je me serais retrouvée par terre !

En ce moment sinon, je profite que plusieurs chaînes du câbles diffusent plein de films avec John Wayne (l’année prochaine sera le centenaire de sa naissance) pour me faire une petite cure.

John Wayne était l’un des grands héros de mon enfance et j’admets que je regarde ses films avec toujours autant de plaisir. Et en ce moment, je me régale car il y a des tas de films que je n’avais jamais vus. Saviez vous que sur les 153 films où son nom figure au générique (car il y en a en plus une bonne vingtaine où il n’est pas crédité), il a tenu le premier rôle dans 142 d’entre eux ?

Il détient le record absolu dans ce domaine et ne devrait pas être détronné de si tôt, les comédiens ne tournant plus 3 à 5 films par an de façon régulière.

Je vous rajoute un peu de lecture.

Une molécule permet le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer

LEMONDE.FR avec AFP | 21.12.06 | 13h35 • Mis à jour le 21.12.06 | 13h57

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-847959@51-847981,0.html

Des chercheurs américains ont annoncé mercredi 20 décembre avoir réussi à détecter la maladie d’Alzheimer avant ses premiers symptômes chez certains patients, grâce aux technologies de l’imagerie associées à une nouvelle molécule se fixant aux protéines anormales de cette maladie dégénérative.

Les chercheurs de l’université de Californie et Los Angeles (UCLA), qui ont publié leur étude dans le New England Journal of Medicine, affirment que leur méthode permet « de voir en temps réel dans le cerveau » et d’identifier les deux principaux marqueurs de la maladie chez des sujets qui pourraient ne développer Alzheimer que plusieurs années plus tard.« L’étude indique que nous pourrions avoir désormais un nouvel instrument de diagnostic pour détecter les prédispositions à Alzheimer afin de nous aider à identifier les personnes à risque, peut-être des années avant que les symptômes soient évidents », a déclaré le docteur Gary Small, directeur du centre sur l’âge à l’UCLA et principal auteur de l’étude.

IL N’EXISTE AUCUN OUTIL DE DIAGNOSTIC D’ALZHEIMER
Les chercheurs espèrent que ce nouvel instrument accélérera la recherche sur les traitements d’Alzheimer et permettra à terme de diagnostiquer plus tôt la maladie et de traiter les personnes à risques, leur épargnant d’importantes dégénérescences. Actuellement, il n’existe aucun outil de diagnostic d’Alzheimer, une maladie neurodégénérative chronique toujours incurable, qui entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives telles que l’attention, la perception, la mémoire, l’intelligence et le langage.

La nouvelle molécule parvient à associer les deux protéines caractérisant la pathologie, les dépôts anormaux ou plaques de peptiques (fragments protéiques), de bêta amyloïde, et les protéines Tau qui s’accumulent sous forme de filaments pathologiques dans les cellules nerveuses.

L’équipe de l’UCLA a expérimenté la nouvelle méthode sur un échantillon de 83 personnes et ainsi pu distinguer les patients sains de ceux présentant des risques. Les sujets se sont vu injecter un composant radioactif, avant d’être observés à l’aide d’un scanner PET (Positron Emission Tomography) et, pour 72 d’entre eux, à l’aide d’une IRM (image à résonance magnétique). Les chercheurs ont pu identifier 25 malades probables d’Alzheimer, 28 personnes souffrant de légère dégradation cognitive et 30 présentant des résultats normaux.

La méthode s’est aussi montrée efficace, selon les auteurs, pour tracer la progression de la maladie dans le temps. Des scanners ultérieurs ont été réalisés sur douze patients dont les fonctions mentales s’étaient détériorées. Or les images ont montré que plus la maladie était avancée, plus la concentration du marqueur chimique était élevée dans les zones du cerveau où s’accumulent les protéines anormales. La concentration est de 5 à 11 % supérieure à celle constatée sur les scanners précédents.

La maladie d’Alzheimer touche quelque 25 millions de personnes dans le monde, dont environ 860 000 en France. Mais avec le vieillissement de la population, la maladie et d’autres formes de démence devraient toucher 42 millions de personnes dans le monde en 2020 et plus de 81 millions d’ici à 2040, ont prédit fin 2005 douze experts internationaux dans une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Si cette découverte pouvait permettre d’améliorer les traitements… En effet, tous sont d’accord pour dire que l’on ne peut vraiment faire quelque chose que si l’on détecte les symptômes très tôt, or bien souvent, quand on s’en rend compte, la maladie a déjà bien progressé. D’ailleurs, dans la catégorie des nouvelles dont on se serait bien passé, mon oncle (le frère de ma mère) doit passer des examens car on commence à s’inquiéter pour lui. Je n’aime mieux pas imaginer ce qu’il se passe dans la tête de ma mère après la perte de mon père et de ma tante (sa soeur). On en discute assez régulièrement, mais en même temps, le sentiment qui domine est une telle impuissance. Et je vous assure, dans la famille, nous ne sommes pas du genre à nous laisser faire, mais quand on ne peut RIEN faire, c’est épouvantable.

Si je ne reviens pas d’ici là, je vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de Nowell !

That’s all, Folks !

PS : je viens de remarquer qu’il y avait soudain énormément de passage sur le blog (plus d’une centaine de pages lues en 5 jours) or je n’ai pas l’impression que mon blog soit dans ceux qui sont retenus par Yahoo. Personne ne laisse de message… mais en même temps, je ne reçois pas plus de Spam ou de « hate mail » que d’habitude (je vous rassure, je reçois beaucoup de Spam et aucun « hate mail »)… Un mystère numérique de plus

17/12/2006 : Lectures choisies

Rien de particulier depuis la dernière fois. C’est toujours plutôt raide. Je m’occupe. A partir de lundi, je vois à prendre tous les rendez-vous qu’il faut. J’ai bien progressé ce week-end sur le projet de site dont je vous avais parlé il y a quelques temps (le progrès est sur la partie conception/faisabilité).

Aujourd’hui, il y n’a aura que des lectures : ça parle de wikis (parce que ça m’occupe beaucoup en ce moment ), de Michel Déon (l’un de mes auteurs préférés), d’îles (ça renvoit à Michel Déon, mais également au fait que j’aime les îles. Si je fais le compte, j’ai dû passer plus de vacances dans des îles qu’ailleurs. Et puis je vis en Ile de France ) et le dernier, de la peine de mort aux USA (est-ce l' »absurdité » du sujet ou juste le fait que tout ce qui touche la société US m’intéresse… ?)

Wikia, un nouveau pavé dans la mare du Web payant

LEMONDE.FR | 13.12.06 | 16h39 • Mis à jour le 13.12.06 | 17h30
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-845035,0.html?xtor=RSS-65…
Le succès de l’encyclopédie interactive libre Wikipédia a fait des émules : les sites participatifs « wiki », développés avec des outils de construction et des logiciels libres, bousculent de plus en plus les modèles économiques payants, obligeant les gros acteurs du marché à réagir.
Wikipédia, sixième site le plus visité sur Internet, est devenu en quelques années la plus grande encyclopédie numérique du monde (cinq millions d’articles dans deux cent cinquante langues, cent millions de visites par mois), notamment grâce à la fondation Wikimédia à but non lucratif, financée uniquement par des dons. Mais les critiques sont également une constante dans la jeune vie de cette encyclopédie libre : des reproches allant de l’anonymat et l’amateurisme des rédacteurs, à l’absence de responsabilité juridique et aux plagiats ou autres moyens masqués de propagande, tout a été dit. Pourtant, au fur et à mesure des contributions, les erreurs se lissent et finissent par être corrigées. La communauté reste vigilante, mais il ne faut pas prendre toute l’encyclopédie pour argent comptant.

LE LIBRE LIBÉRÉ
D’argent, il ne sera bientôt plus question : Jimmy Wales, l’un des fondateurs de Wikipédia, et Angela Beesley, qui ont créé fin 2004 la société Wikia Inc., créateur et hébergeur de wiki, ont décidé lundi 11 décembre de mettre désormais gratuitement à disposition des internautes tous les outils nécessaires à la construction de sites wiki et de leur laisser la totalité des recettes publicitaires qui pourraient être générées par les sites ainsi créés. Wikia va rendre disponibles prochainement un ensemble d’outils (logiciels de conception) et de services gratuits (bande passante, stockage, contenu), baptisés « OpenServing ».AMAZON CROIT AU WIKI
Wikia, très impliquée dans le développement des logiciels libres, se rémunérait jusqu’à présent uniquement sur les revenus publicitaires générés par le site wikia.com. Mais un investisseur de taille vient de faire son entrée dans le capital de l’entreprise : Amazon, l’un des premiers sites de vente en ligne a décidé de participer à l’aventure wiki. Grâce à cette participation, dont le montant n’a pas été dévoilé, Amazon pourrait prochainement proposer des wiki relatifs aux produits de consommation qu’il vend. Cette technique de marketing est en plein développement sur le réseau, car plus ciblée.
Wikia a par ailleurs indiqué le même jour le rachat, pour plus de 2 millions de dollars, du site sportif collaboratif ArmchairGM (développé avec Mediawiki), de quoi augmenter un peu plus les domaines de compétences des sites participatifs hébergés : Wikia est devenu en quelques années un véritable portail du savoir, puisque actuellement, l’hébergeur compte plus de quatre cent mille articles écrits en quarante-cinq langues par soixante-cinq mille contributeurs, et répartis en plus de deux mille sujets. Gil Penchina, ancien directeur d’eBay, recruté il y a quelques mois par Wikia, a par ailleurs annoncé que d’autres rachats allaient intervenir prochainement. Le communiqué paru lundi se veut optimiste quant à l’avenir, mais toutefois sans certitudes économiques : « Les gens adoptent les nouvelles techniques pour travailler ensemble et réaliser de grandes choses, et Wikia est l’un des principaux bénéficiaires de cette tendance. Nous n’avons pas toutes les réponses concernant le modèle économique, mais nous sommes confiants que la sagesse de notre communauté prévaudra. » D’autres exemples de portails et sites wiki (« vite » en hawaïen) ont le vent en poupe, à l’image de Wetpaint – qui, six mois après son lancement, compte déjà plus de soixante mille wiki créés – ou de Wikihow – véritable manuel multilingue contributif en ligne.

Olivier Dumons

Larry Sanger, l’un des fondateurs de Wikipedia, vient de lancer, en octobre, le projet Citizendium, une encyclopédie rivale, où les contributions des internautes seront contrôlées par des experts, afin d’éviter tous les problèmes de fiabilité de l’information.

Entretien

Michel Déon : « J’ai pris le goût des îles »

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-845483,0.html
l connaît tous les chemins, et même tous les arbres de cette forêt où l’on pourrait si facilement se perdre, malgré les sentiers fléchés dont il est l’un des initiateurs. Il fait une longue marche chaque matin, ici ou dans un autre coin de sa campagne irlandaise, dans le comté de Galway. Michel Déon, qui porte ses 87 ans avec une élégance désinvolte, est une silhouette alerte – coiffée d’une casquette, maniant une grosse canne -, un promeneur solitaire – « généralement je suis avec mon chien, mais pour l’heure je n’en ai pas, il est mort récemment » – ou accompagné d’un ami, d’un visiteur qu’il initie aux beautés pacifiques des lieux.Voilà plus de trente ans que l’Irlande est le pays de ce Français arpenteur de l’Europe, et d’abord tourné vers le Sud. « Dès la Libération, après ces années de confinement dans les frontières françaises, j’ai eu envie d’espace, de voyage. » Il ira donc en Italie, en Espagne, au Portugal, au Maroc… – en Suisse et aux Etats-Unis aussi -, pour des séjours plus ou moins longs. « Mais je ne suis pas un nomade, précise Michel Déon, j’aime me fixer. » En outre, comme il l’écrit dans Mes arches de Noé – un livre ne figurant pas dans le volume « Quarto » qui vient de paraître (1) : « Dans Robinson, j’ai pris le goût des îles et ce goût m’a poursuivi la vie entière. »

Avant l’Irlande, « son » île sera grecque. L’année de ses 40 ans, en 1959, il découvre, non loin des côtes du Péloponnèse, Spetsai. Il s’y installe avec sa compagne, Chantal, qu’il épousera quelques années plus tard – et qui maintenant élève des chevaux en Irlande. Ils achèteront un terrain et feront construire leur maison, où Michel Déon écrira notamment les récits réunis plus tard sous le titre Pages grecques Le Balcon de Spetsai, Le Rendez-vous de Patmos, Spetsai revisité (2).

Comme les héros de certains de ses romans, Michel Déon est un séducteur, un amoureux de la vie, du Sud, de la mer, des femmes, des parfums de jasmin, des alcools doux et forts, des tabacs odorants… C’est pourtant dans cette grande île loin de la Méditerranée, l’Irlande, qu’il commence à séjourner, en 1969. En 1974, il achète le presbytère où il vit désormais, Old Rectory, et, dès lors, partage son temps entre la lumière de Spetsai et la verte campagne irlandaise. « Mais d’année en année Spetsai s’est transformée. On a beaucoup construit. L’endroit est devenu trop fréquenté, trop urbanisé, trop touristique. Je me suis décidé à vendre notre maison en 1988, ce qui n’a pas été sans douleur », dit-il aujourd’hui en montrant les photos de sa terrasse, surplombant une baie et un petit port.

« La Grèce m’aura obsédé, je ne cesserai jamais d’y penser, d’en remuer les souvenirs, de laisser sa lumière pénétrer dans mes livres, mais c’est l’Irlande qui m’aura gardé… enfin… jusqu’à aujourd’hui… laissons à demain ses libertés. L’Irlande est là tandis que j’écris devant la fenêtre et que monte le soir, rose encore à l’horizon, déjà sombre avec de lourds nuages bleuâtres que le vent pousse vers le grand Atlantique. » Ce sont les premières phrases de Cavalier passe ton chemin !, le dernier livre de Michel Déon, publié en 2005 et qui clôt ce « Quarto ». Un titre tiré de Yeats pour des « pages irlandaises », dédiées à sa fille, Alice Déon.

A ce « Quarto » manque l’Italie, et tout particulièrement Je vous écris d’Italie… (1984), « mais il faudrait un autre volume, indique Déon, pour rassembler mes romans méditerranéens ». Il s’agissait là, explique-t-il dans sa préface, de donner quelques jalons d’un long parcours.

Thomas et l’Infini (1975) est un bref conte que Michel Déon affectionne : « Comme je l’ai dit à Claude Gallimard, qui n’était pas seulement mon éditeur, mais mon ami et un conseiller très avisé, c’est en quelque sorte mon Petit Prince. »

La Chambre de ton père, récit autobiographique récent (2004), pudique et émouvant, plein d’humour aussi, évoque les premières années d’Edouard Michel – il prendra ensuite une partie du nom de sa grand-mère maternelle, Blanche Déon de Beaumont -, dont le père meurt quand il n’a que 13 ans.

Le célèbre Taxi mauve (1973) fut une histoire irlandaise à succès, puis un film d’Yves Boisset, avec Philippe Noiret, Fred Astaire, Peter Ustinov et Charlotte Rampling.

Et ce Déjeuner de soleil (1981) ? Quel écrivain connu se cachait derrière ce singulier héros, Stanislas Beren ? « Mais personne en particulier, répond Déon, je n’ai jamais eu l’intention d’écrire un roman à clés. Beren est un personnage composite, qui a des traits de plusieurs écrivains, dont Paul Morand, et moi-même. »

PRENDRE CONGÉ À L’AVANCE

La Montée du soir (1987), texte testamentaire avant l’heure, comme pour se débarrasser de la question de l’adieu au monde, prendre congé à l’avance et continuer à vivre et à écrire, se devait de figurer dans ce panorama. Tout comme Les Trompeuses Espérances (1956, nouvelle édition 1990) qui, commente Déon, « ferme la porte aux dernières interrogations trop personnelles ».

Quant aux Poneys sauvages, très gros roman qui a nécessité plusieurs années de travail, c’est, écrit-il dans sa préface, « mon interprétation d’une question beaucoup plus ambitieuse : dans quel désenchantement ont vécu les déracinés de ma génération pendant et après la seconde guerre mondiale ? » « C’est un livre qui a changé ma vie », ajoute-t-il. Première grande reconnaissance publique, prix Interallié 1970 qui suscita la polémique, fut jugé « réactionnaire ». « On m’a même traité, à la télévision, de fasciste, ce que je ne suis pas. »

C’est le livre qui exprime et synthétise les idées politiques et existentielles de Michel Déon. Car il appartient à ce groupe que Bernard Frank, en 1952, dans un article des Temps modernes, qualifia de « Hussards ». Avec Jacques Laurent, Antoine Blondin, Roger Nimier, il est « un représentant d’une littérature de droite, vigoureuse, parfois agressive, qui s’exprime aussi bien dans la presse, que par des écrits de circonstances, ou par la mise en situation de personnages romanesques », comme le précise Jean-Pierre Poussou dans son introduction à un colloque tenu en 2004 à la Sorbonne (3).

Même s’il a choisi, selon le mot de Denis Tillinac, de « regagner les pénates de son imaginaire » (4) et d’entrer à l’Académie française, en 1978, – au fauteuil de Jean Rostand -, s’il affirme « je cherche en vain un homme politique à admirer », s’il vote rarement, Michel Déon reste fidèle à sa formation et à ses engagements. Au premier chef, une grande admiration pour Maurras – il a été secrétaire de rédaction de L’Action française, à Lyon, après avoir été démobilisé, de 1942 à 1944. Il ne se cache pas d’avoir été maréchaliste – « Oui, j’ai cru que Pétain sauverait le pays ». Son anti-gaullisme a toujours été radical. « Quand De Gaulle est revenu au pouvoir en 1958, j’ai su que nous allions perdre l’Algérie. » « Toutefois, c’était un homme d’Etat. Comme après lui François Mitterrand. Rien à voir avec le personnel politique actuel… Médiocre. »

Ce n’est pas pour fuir des questions gênantes qu’il revient à une conversation sur la littérature. Il n’y a chez lui ni repentir, ni hypocrisie, ni penchant pour l’autocritique, ce qui ne manque pas d’allure en des temps où le reniement passe pour une vertu. Lire, écrire, « c’est surtout cela qui m’intéresse », aime-t-il à répéter. Le petit Edouard Michel a écrit « des romans depuis l’âge de 4 ou 5 ans ». Bien avant de penser à devenir Michel Déon, avant même de savoir tracer des lettres sur le papier, il inventait des histoires auxquelles ses parents feignaient de croire.« Comme souvent les enfants uniques, j’ai lu avec avidité. D’abord les auteurs de la bibliothèque de mon père, dont Anatole France, qu’il admirait, puis je suis parti à la découverte de ceux qui allaient devenir mes écrivains favoris. » La bibliothèque du grand bureau irlandais est très fournie. Stendhal, « bien sûr ». André Fraigneau, Jacques Chardonne, Paul Morand – Déon a contribué, avec quelques autres, à les faire sortir du purgatoire. « Morand m’a influencé bien avant que je fasse sa connaissance. J’admirais ses trouvailles de style, sa rapidité, son rythme, son art des portraits de femmes… »

Il y a aussi un rayonnage entier de Valery Larbaud, « une passion ». Tout Conrad. « Je ne peux pas compter le nombre de mes relectures d’Au coeur des ténèbres et de La Ligne d’ombre. Je ne saurais dire avec précision pourquoi. Conrad me parle. J’ai sans doute un peu rêvé d’être lui. » Gide a été important, « mais on ne rêve pas d’être Gide, on voudrait être un héros… ». Et – signe du destin ? – « ma mère revendiquait une ascendance irlandaise et c’est un auteur irlandais qui m’a donné le grand choc de mes lectures de jeunesse : Joyce, avec Ulysse. »

Les contemporains ne sont pas absents, Déon n’a jamais perdu sa curiosité. Des Français et des étrangers, dont Truman Capote et William Styron, « un romancier que je relis volontiers ». Parmi ses cadets, l’un de ses préférés est certainement Jean Rolin, qu’il soutient et encourage depuis de nombreuses années. Ce qui peut bien réunir un ancien maoïste et un maurrassien ? « Tout simplement la littérature. »

Pour payer son tribut aux auteurs qui ont fait de lui l’écrivain qu’il est, Michel Déon écrit en ce moment un livre d’essais. A son habitude, il travaille après sa promenade matinale et le déjeuner. « Sur des feuilles, jamais sur des cahiers. J’écris tout l’après-midi. Mais bien sûr, je tourne aussi un peu en rond… Je caresse le chat. Je vais me faire du thé. Et je regarde par la fenêtre… »


ŒUVRES de Michel Déon. Préface de Michel Déon, chronologie « Vie et oeuvre » par Alice Déon, Gallimard « Quarto », 1 372 p., 30 €.

(1) Ce volume rassemble 8 des quelque 50 livres de Michel Déon – Thomas et l’Infini, illustré par Etienne Delessert ; La Chambre de ton père ; Les Trompeuses Espérances ; Les Poneys sauvages ; Un taxi mauve ; Un déjeuner de soleil ; La Montée du soir ; Cavalier, passe ton chemin ! – ainsi que plusieurs textes de Michel Déon illustrés par Julius Baltazar, Willy Mucha, Mathieux-Marie, Dorny, Jean Cortot…(2) Gallimard, 1993 (la plupart des livres de Michel Déon sont publiés chez Gallimard. Quelques-uns sont chez Plon, Robert Laffont, La Table ronde).

(3) Michel Déon, aujourd’hui, sous la direction d’Alain Lanavère, Thierry Laurent et Jean-Pierre Poussou, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, 120 p., 18 €. A lire aussi : Michel Déon, écrivain engagé ou désengagé ?, de Thierry Laurent (postface de Michel Déon, éd. des Ecrivains, 1999).

(4) Le Magazine littéraire n° 305, décembre 1992 « La légende des Hussards ».

Josyane Savigneau

Article paru dans l’édition du 15.12.06.

Environnement. Réunies en Ecosse, elles ont confronté leurs pratiques «durables» en matière de transport, d’énergie, de service public.

Les îles européennes tentent de remuer mer et terre

Par Aurélie THEPAUT

QUOTIDIEN : samedi 16 décembre 2006

Bowmore envoyée spéciale

http://www.liberation.fr/actualite/terre/223689.FR.php?rss=true

Dans la salle des fêtes de Bowmore, sur l’île d’Islay (Ecosse), ils étaient fin novembre plusieurs dizaines d’îliens ­ Suédois, Danois, Finlandais, Irlandais, Ecossais, Français, Italiens et Grecs ­ à tirer sous les étoffes de tartan les leçons de trois ans de réflexion commune sur les perspectives de développement des petites îles d’Europe. Trois ans durant lesquels, pour la première fois, les habitants des îles, ceux qui portent en eux la culture insulaire, ont été invités à envisager leur avenir sous le prisme du développement durable.

Ferries gratuits. Fondé en 2001 par plusieurs associations d’îles, l’Esin (European Small Island Network, Fédération des petites îles d’Europe) compte neuf membres depuis que les représentants des îles d’Estonie, d’Italie et de Grèce l’ont rejoint en 2006. Et il a aujourd’hui l’ambition d’être le porte-parole des petites îles européennes à l’échelon national et européen. «Il existe une grande diversité entre les îles, avec des problématiques communes liées à la définition d’une île : une terre entourée d’eau», explique Pierre-Philippe Jean, le directeur de l’association des îles du Ponant. Ces problèmes touchent au service public, au déclin de la population accompagné de déséquilibres démographiques, à l’inadaptation des normes européennes, à l’emploi, au logement, à l’environnement…

Pendant trois ans, l’Esin a bénéficié d’aides européennes qui ont permis de mettre en place des groupes de travail autour de 18 thèmes, regroupés en 3 catégories : la fourniture des équipements et les services publics de base ; l’élaboration d’un modèle écologique et durable pour le développement de ces territoires ; enfin, l’identité, la culture, la langue et le sentiment communautaire et d’appartenance. Chaque partenaire est responsable de 3 thèmes, avec l’identification de «bonnes pratiques» s’y rapportant. Par exemple, sur la question des transports, les îles suédoises font figure de modèles, les bras de mer qui les relient ayant le statut de «routes nationales». Les ferries sont entièrement gratuits et leurs coûts de fonctionnement sont payés par les taxes sur les automobiles. En ce qui concerne le développement lié à la mer, Islay a créé la première installation marémotrice. Ces projets ont pu être menés grâce à l’appui des populations. Le ministre irlandais Eàmon O’Cuiv, en charge des Affaires locales, rurales et des Gaeltachts, a pris au sérieux les problèmes des 33 îles irlandaises. «L’équilibre de ces terres, dit-il, passe par le mariage entre tradition et développement.» C’est bien ce qu’on observe à Islay. L’île aux huit distilleries s’ouvre au tourisme depuis quelques années, sans pour autant négliger la production de whisky qui fait son identité et sa principale richesse.

Référence. Mais l’avenir des petites îles est envisagé à travers plusieurs regards, dont celui des jeunes. Pour la Finlandaise Eelin Hoffström, porte-parole de la jeunesse, «les jeunes devraient être encouragés à quitter leur île pour un temps sans que ce soit aux dépens de leur identité insulaire». Les échanges inter-îles sont au coeur des discussions. Louis Brigand, professeur de géographie à l’université de Bretagne occidentale et auteur d’un ouvrage de référence sur les îles du Ponant, résume le sentiment commun : «Pour l’instant, c’est plus pour la forme que c’est important de se réunir. On se sent bien entre îliens !»

Ian Gillies, le président du réseau des îles écossaises, a tout de même proposé quelques perspectives pour 2013 : un ministre des Iles dans chaque gouvernement, à l’image du ministre irlandais, une puissante fédération des îles dans chaque pays, et un référent pour les îles à l’échelle européenne.

La Californie et la Floride suspendent les exécutions capitales par injection létale

LE MONDE | 16.12.06 | 14h05 • Mis à jour le 16.12.06 | 14h05

WASHINGTON CORRESPONDANTE

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-846429@51-846399,0.html

Le gouverneur de Floride, Jeb Bush, a ordonné, vendredi 15 décembre, un moratoire sur les exécutions capitales tant que n’auraient pas été éclaircies les conditions dans lesquelles est mort le détenu Angel Nieves Diaz, 55 ans, le 13 décembre. Exécuté selon la méthode d’injection létale, le condamné a mis 34 minutes à mourir et les témoins l’ont vu réagir et essayer de parler, alors que les substances chimiques sont censées conduire à une mort rapide et sans douleur. L’autopsie a montré des brûlures sur son bras. Il semble que l’aiguille ait traversé la veine et que les produits se soient répandus dans les tissus.

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Angel Nieves Diaz, condamné à mort pour le meurtre du gérant d’un bar en 1979, avait déposé des recours pour contester cette méthode d’exécution, tout comme nombre de ses codétenus.

Jeb Bush, qui est le frère du président George Bush, a demandé à une commission d’enquête d’établir si le protocole en vigueur pour les exécutions capitales se trouve « en accord avec le 8e amendement de la Constitution qui interdit les châtiments cruels et inhabituels ». Le gouverneur, qui arrive en fin de mandat, n’en reste pas moins favorable à la peine de mort et à la méthode par injection. La Floride a été en 2006 le quatrième Etat pour la peine de mort, avec 4 exécutions, loin derrière le Texas, où 24 détenus ont été tués.

Un autre coup de frein aux injections létales a été donné, vendredi, par le juge Jeremy Fogel de Californie. Déclarant cette méthode non conforme à la Constitution, il a demandé aux autorités de revoir le choix des substances employées. Il a aussi dénoncé le « manque de professionnalisme » dans lequel se déroulent les procédures. Par déontologie, les médecins s’interdisent de participer aux exécutions. Celles-ci sont effectuées par le personnel carcéral.

« ÇA NE MARCHE PAS ! »

Depuis un an, 41 recours ont été introduits en justice contre la méthode d’injection létale – la plus utilisée dans les 38 Etats qui appliquent la peine de mort – estimant que rien ne prouve que le détenu est inconscient au moment où lui sont administrées les substances violentes. En mai, un détenu de l’Ohio avait mis 90 minutes pour mourir et les témoins l’avaient entendu hurler : « Ça ne marche pas ! » La publicité autour de ces souffrances a contribué au reflux de la peine capitale. Selon les statistiques annuelles du Death Penalty Information Center (DPIC), publiées le 14 décembre, 53 exécutions ont été pratiquées en 2006, contre 60 l’année précédente, soit le nombre le plus faible depuis 1996.

La méthode d’injection létale est inchangée depuis trente ans. Une première piqûre de barbiturique (thiopental de sodium) est censée endormir le condamné. Une deuxième le paralyse (bromure de pancuronium). Une troisième lui arrête le coeur (chlorure de potassium).

Le médecin de l’Oklahoma qui a inventé le « cocktail », le Dr Jay Chapman, a expliqué au New York Times qu’il ne recommanderait plus aujourd’hui la même formule mais plutôt une dose massive et immédiate de barbituriques. Mais le spectacle serait plus pénible pour les témoins et les bourreaux. « La question qui est au coeur du débat est de savoir si on privilégie le confort des prisonniers ou celui des témoins qui les voient mourir », explique le journal. Jusqu’ici, la priorité a été donnée à une mort rapide. Selon les anesthésistes, avec un mélange de substances différent, la mort serait plus longue à venir. Et elle pourrait être accompagnée de « sursauts qui seraient inconfortables à observer ».

Corine Lesnes

Bonne lecture et bon dimanche !

That’s all, Folks !

14/12/2006 : Je sais tout !

Enfin, je sais tout… presque.

Après une fin de semaine sympa (un dîner, cette fois prévu, au cours duquel j’ai récupéré (voir mon billet du 28 octobre) mon exemplaire de « Fun Home » dédicacé – j’ai même eu, en plus de la signature, un petit message perso, la copine qui se chargeait de l’opération « signature » ayant raconté ma malheureuse histoire Image).

Hélas, depuis vendredi/samedi, je me refais une mini-crise : mini-crise seulement car je peux quand même bouger, mais tout a fait mal pendant le week-end (du coup, je suis restée chez moi).

Et j’avais un début de semaine chargé : rhumato mardi et chirurgien hier. Alors aujourd’hui, je bouge le minimum : j’ai fait ma vaisselle en trois fois, tenir debout étant trop douloureux !

OK, je ne vous fait pas languir d’avantage : j’ai à nouveau trois tonnes d’examens à faire (d’autres radios, de nouvelles prises de sang, aller chez le dentiste. Moi, je rajoute d’aller chez l’ophtalmo car leur questionnaire pose une question dont la réponse peut être positive chez moi et il faut vraiment que je sache… depuis le temps que ma mère me dit de le faire !!  Image)

Et si tout est bon, je suis opérée le 9 février. Selon le chirurgien, vu la dernière radio, il est urgent d’intervenir (enfin, urgent, ce n’est pas une appendicite) et il va voir à me mettre une prothèse « tout céramique » pour qu’elle me dure jusqu’au bout.

A priori, 6 jours d’hosto. Ensuite, je peux aller en maison de convalescence (puisque je suis seule), mais il semble que je sois quand même un peu autonome. Je préférerais alors aller chez ma mère (elle aussi aimerait mieux). Et puis là (comme je l’ai déjà dit une ou deux fois) il y a un ordi, une TV avec 120 chaînes et cinq chats pour me tenir compagnie, outre ma mother, bien entendu !

Bon, il reste encore des questions, mais là, on avance enfin !

Sinon, en ce moment, j’écoute Pink et ces derniers soirs, j’ai vu ou revu « Gunga Din » (1939 NB avec Cary Grant, V. MacLaglen), « Fight Club » (1999 Coul.), « Alerte aux marines » (1944 NB avec John Wayne), Popeye (1980 Coul.)

J’ai également lu, et retenu, deux articles du Monde :

La justice du Botswana rend leur terre aux Bushmen

LE MONDE | 14.12.06 | 15h36  •  Mis à jour le 14.12.06 | 15h36

JOHANNESBURG CORRESPONDANTE

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-845571@51-845026,0.html

Les Bushmen du Botswana pourront retourner vivre sur leurs terres ancestrales, un territoire aride grand comme la Suisse, situé au coeur du pays. Un tribunal botswanais a estimé, mercredi 13 décembre, au terme de deux ans de procès, que leur éviction de la Réserve animale du centre du Kalahari (CKGR) était « illégale et anticonstitutionnelle ».

Premiers habitants de l’Afrique australe, les Bushmen, qui s’expriment par des claquements de langue, ont été pendant des siècles maltraités, chassés, exploités, tour à tour par les tribus bantoues et par les colons européens. L’un des juges a estimé que leur ethnie avait été « historiquement traitée avec mépris ». Ces petits hommes, aux yeux légèrement bridés et à la peau cuivrée, sont aujourd’hui environ 100 000 dans la région, dont la moitié au Botswana.

Un peu plus de 2 000 étaient installés dans le CKGR quand le gouvernement a décidé leur déplacement en dehors de la réserve, au motif qu’ils ne vivaient plus selon leur mode de vie ancestral, élevaient du bétail et des animaux domestiques et mettaient en danger l’équilibre de la faune et de la flore. Contre une compensation financière ou sous forme de bétail, tous les Bushmen ont quitté la réserve. Dix-sept familles seulement ont refusé l’offre. Le gouvernement a interrompu la distribution d’eau comme les autres services municipaux, leur rendant la vie sur place impossible.

Pour le gouvernement, dominé par les Tswanas, l’ethnie majoritaire, les Bushmen devaient s’intégrer dans la société moderne. « Tous les Botswanais ont droit au développement, à l’école, à la santé. La pauvreté n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une culture ancestrale », expliquait au Monde, pendant le procès, le porte-parole du gouvernement, Clifford Maribe.

Les familles déplacées ont été relogées dans des villages construits spécialement en bordure de la réserve. En 2002, un groupe de quelque 200 Bushmen, soutenus par l’ONG britannique Survival International, a lancé une procédure judiciaire pour gagner le droit de retourner dans le CKGR.

Survival n’a pas hésité à parler de « génocide » et s’en est pris violemment au diamantaire De Beers, partenaire du gouvernement dans Debswana, premier producteur mondial de gemmes. L’ONG affirme que la vraie raison de l’expulsion des Bushmen aurait été l’exploitation de mines dans le CKGR. Une affirmation que la justice a jugée infondée.

Survival a mobilisé quelques personnalités de la mode et essayé, récemment, d’obtenir le soutien de Leonardo di Caprio. Il est l’acteur principal du film Blood Diamond (Le Diamant de sang), qui dénonce le rôle des trafiquants dans les conflits africains.

RETOUR DIFFICILE

« Les diamants ne sont en aucun cas la cause de l’éviction des Bushmen. Nous n’exploitons aucune mine dans le CKGR. Les premières recherches ont montré que les filons n’étaient pas rentables », a indiqué au Monde, peu avant le jugement, Sheila Khama, directrice exécutive de De Beers au Botswana, avant d’ajouter : « Et même si nous avions eu un projet d’exploitation, il serait ridicule et inutile de demander l’éviction de gens qui habitaient à plus de 200 km de la mine. »

Plusieurs permis de recherche ont cependant été délivrés dans le CKGR, sans toutefois que les autorités ne mettent en avant le fragile équilibre biologique de la réserve.

Après le jugement, l’avocat des Bushmen, Gordon Bennet, a lancé un « appel au dialogue » avec le gouvernement. « Nous ne voulons pas nous retrouver devant une cour d’appel mais à la table des négociations« , a-t-il dit.

Tout n’est pas réglé. Il sera en effet très difficile, pour les quelque 1 000 Bushmen qui souhaitent rentrer, de vivre dans le CKGR. Le tribunal n’a pas jugé illégale la coupure des services de base et le gouvernement n’est pas contraint de les rétablir.

Fabienne Pompey

Article paru dans l’édition du 15.12.06

Et un second :

Chronique

Starbucks contre l’Ethiopie, par Eric Leser

LE MONDE | 14.12.06 | 14h45  •  Mis à jour le 14.12.06 | 14h45
NEW YORK CORRESPONDANT
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-845681,0.html

Le café est de loin la principale ressource de l’Ethiopie. Il représente entre 40 % et 60 % de ses exportations et assure la survie d’environ 15 millions de personnes, essentiellement des familles d’agriculteurs pauvres. Pour tenter d’accroître ses revenus et se protéger de l’effondrement catastrophique des prix comme entre 2000 et 2003, Addis-Abeba cherche à déposer la marque des régions où sont produits les cafés les plus réputés Sidamo, Yirgacheffe et Harar, à l’image du cognac ou du roquefort.

Mais l’Ethiopie se heurte à Starbucks. La multinationale utilise abondamment les noms éthiopiens pour vendre ses breuvages et ne veut pas entendre parler de marques à rémunérer. Oxfam, organisation anglaise prônant le commerce équitable, accuse depuis des mois le groupe américain de priver les fermiers éthiopiens d’au moins 90 millions de dollars de revenus supplémentaires par an. « Les cafés Harar et Sidamo sont vendus jusqu’à 24 et 26 dollars par livre par Starbucks. Les agriculteurs qui les cultivent reçoivent entre 60 cents et 1,10 dollar par livre », explique Seth Petchers d’Oxfam.

La première tentative de l’Ethiopie pour protéger la marque Sidamo remonte à mars 2005. Le dossier soumis au bureau américain des brevets US Patent and Trademark Office (USPTO) a finalement été rejeté. Starbucks avait auparavant cherché à déposer une marque comprenant le mot Sidamo. La campagne menée par Oxfam a tout de même contraint Starbucks à changer de stratégie et à s’abriter derrière la National Coffee Association (Association nationale du café américaine ou NCA). Pour refuser la demande éthiopienne, l’USPTO cite la NCA affirmant que les noms de régions sont « génériques ».

Addis-Abeba a jusqu’à la fin du mois pour faire appel et le fera sans doute. Mais le pays a un besoin vital de vendre son café. Le gouvernement éthiopien a offert en échange d’une marque un accord de licence gratuite à Starbucks. Onze distributeurs américains de café ont déjà accepté la proposition. Il y a deux semaines, le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a reçu le patron de Starbucks, Jim Donald. Mais ce dernier reste inflexible.

Le groupe américain propose une certification géographique des cafés éthiopiens à l’image des appellations contrôlées des vins français, du jus d’orange de Floride ou du café jamaïcain Blue Mountain. Celui-ci est cité en exemple. Quand les agriculteurs éthiopiens obtiennent souvent moins de 5 % du prix de vente final, ceux de Jamaïque en reçoivent jusqu’à 45 %. Les autorités américaines laissent entendre qu’une certification apporte de la transparence au système et que les revenus supplémentaires finissent bien dans la poche des agriculteurs.

Eric Leser

Article paru dans l’édition du 15.12.06

Depuis mes études de Relations Internationales, j’ai toujours gardé un oeil sur ce qui se passait dans certaines zones du globe et l’Ethiopie en fait partie. Pour le Botswana, ça remonte à la série de livres lus  en anglais (mais qui existe en français en 10/18) et qui commence par le titre « Mme Ramotswe détective »

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06/12/2006 : Surprise-Partie

Vous savez quoi ? (Tiens, il me semble avoir déjà commencé comme ça !) Qu’importe !

Je n’ai finalement pas vu « Commander in Chief ». Parce que mes amiEs, avec la complicité de ma mère, m’ont organisé une surprise-partie, une vraie. Vers 20 heures, ils se sont pointés chez moi, les bras chargés de victuailles et d’alcools ! Et je n’avais rien vu venir, malgré quelques messages bizarres de ma mère qui me faisaient craindre pour sa santé, vu qu’elle n’était pas bien depuis deux semaines.

C’est bien, les amis ! Mais quand il y en a deux qui vivent à l’étranger (Angleterre/Ecosse et Vladivostok) et que les deux autres ont des boulots aux horaires impossibles (milieu hospitalier et journaliste), on ne perd pas le contact, mais on ne se voit pas souvent.

Alors là, quand j’ai su que le « russe » revenait un peu à Paris alors que l’ « anglaise » avait un trimestre sabbatique dans la capitale, on s’était dit qu’il fallait faire quelque chose. Puis j’ai eu à nouveau tous ces examens à passer, je voyais le temps s’écouler et le moment où on allait compter une occasion manquée de plus.

Eh bien non ! ce ne fut pas facile, mais ils y sont arrivés.  Image (surtout si l’on considère que j’étais la seule à avoir les coordonnées du « russe » et que les autres pouvaient difficilement venir me les demander)

Je n’aurais pas été aussi sidérée de les voir sur mon palier, j’y serais sûrement allée de ma petite larme (un rien m’émeut en ce moment).

Nous fîmes bonne chère, l’alcool coula à flots (sauf pour moi, médocs obligent, mais j’ai bu quand même ma petite coupe à la fin) et nous avons passé une superbe soirée comme si la dernière fois que nous avions été tous ensemble réunis ne remontait pas à…. (vaut mieux pas compter).

Pour « Commander in Chief », je regarderai les épisodes samedi prochain et si ça m’accroche, je chercherai les trois premiers.

Par ailleurs, je me suis fait un cadeau de Noël anticipé (un peu cher et pas pour toutes les bourses, je reconnais, mais j’avais besoin de me faire plaisir). Il s’agit du dernier ouvrage de la photographe Annie Leibovitz qui couvre les quinze dernières années  de sa carrière et de sa vie  (partagée avec l’auteure Susan Sontag disparue en décembre 2004).

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C’est un ouvrage magnifique. J’ai toujours beaucoup aimé ce qu’elle fait et ce livre est un merveilleux résumé, mêlant  voyages et actualités (Bosnie), célébrités et photos de famille, essentiellement en noir & blanc, mais avec parfois un peu de couleur. Je ne  vais pas vous dire de l’acheter, mais si vous pouvez y jeter un coup d’oeil, foncez !

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02/12/2006 : Séries TV et autres considérations

Bonjour,

Savez-vous que j’ai finalement réussi à voir les deux derniers épisodes d’Alias ? J’ai attendu la dernière rediff’ vers une heure du mat’. Et quand je dis une heure…  la chaîne a commencé la diffusion un bon quart d’heure avant l’heure annoncée. Ceux qui avaient programmé un magnétoscope étaient furieux. Je sais que quand je faisais des enregistrements, dans la mesure du possible bien sûr, j’attendais le début de l’émission pour lancer l’enregistrement. Sinon, je prenais les plus grandes marges pour être sûre de tout avoir.

La semaine passée, j’ai découvert une nouvelle série, britannique, qui s’appelle « Hotel Babylon » (ça passe sur Paris Première, diffusée sur la TNT également) et qui montre les coulisses d’un palace imaginaire à Londres. Il y a de l’humour, des personnages attachants. C’est également caustique. Et des comédiens invités connus : dans le premier, Rachel Stirling (fille de Diana Rigg) que l’on avait admirée dans « Tipping the Velvet » ; dans le deuxième, Anthony Head qui jouait Giles dans « Buffy ».

Pour poursuivre dans les nouvelles séries, il y « Commander in Chief » ce soir sur M6. C’est une série que j’attendais, principalement pour son actrice principale, Geena Davis. Tiens, je viens de voir sur IMDb qu’elle était membre de Mensa ! Image

Je vais au moins voir les premiers épisodes. Il paraît qu’ensuite, le créateur de la série a été écarté par les producteurs et les scénarios sont devenus un peu n’importe quoi. Et les histoires sont parfois un peu naïves. Mais il n’en demeure pas moins qu’il y a de très belles prestations d’acteurs.

Dans un autre genre, je vous ai dit il y a quelques temps que j’allais faire des changements, peut-être, sur mon site ? je me demande si je ne vais pas m’offrir un nom de domaine pour Noël et faire de grosses modifications. Pour les noms de domaines et l’hébergement, ne vous inquiétez pas, j’en ai déjà fait. Mais justement, quand je vois  les possibilités qui existent maintenant, il va falloir que je me mette aux nouveaux modes de codages. Et puis, j’ai un autre projet en commun avec quelqu’un depuis quelques mois et je voudrais faire un truc sympa.

J’ai également repris « L’Appel du Tango », mais je voudrais avoir avancé un peu avant de vous le présenter.

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30/11/2006 : J’ai testé pour vous

Bonsoir,

Depuis la dernière fois, il s’est passé pas mal de choses.

J’ai pu observer de première main, mais toute personne fréquentant les transports en commun l’aura constaté, il ne faut pas compter sur les hommes pour laisser sa place. J’ai eu l’occasion de prendre le bus à plusieurs reprises, avec ma canne pour les longs trajets. Dans un bus à majorité féminine, j’ai eu de la place. Pas le cas dans un autre bus à majorité masculine.

Dans la même catégorie de constatation gratuite, j’ai remarqué une fois de plus comme il est difficile chez le coiffeur de se faire couper les cheveux vraiment courts. J’ai dû recourir à je ne sais plus quel bobard pour que la coiffeuse accepte de couper. Je veux bien que certaines clientes ne se rendent pas compte de ce que ça fait. Mais est-il vraiment nécessaire d’avoir à insister plus de trois fois pour obtenir ce que l’on veut. Je paie, non ?

J’ai également admiré le milieu médical dans sa catégorie « Dallas, ton univers impitoyable ». J’ai donc été passé ma radio à l’hôpital l’autre vendredi. J’ai récupéré les résultats lundi et j’ai revu ma rhumato mercredi.

Ayant le rendez-vous avec le chirurgien pour la mi-décembre, ma rhumato va préparer une belle lettre pour raconter mon cas. Mais elle est bien embêtée par le rapport de la radiologue qui est venu sortir de nouvelles explications, apparemment sans rapport avec ce qui nous occupe. Il paraît que cette radiologue, pas mauvaise au demeurant, aurait certaines idées arrêtées et certaines … marottes.  Elle aurait déjà échangé des mots avec ma rhumato…. Celle-ci va quand même tenter de l’appeler pour lui parler de ces radios…. Pffff

Enfin, après avoir beaucoup bougé ces trois derniers jours, je suis restée au calme aujourd’hui. J’ai fini ma partie du Round Robin et je vais me remettre au tango !

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24/11/2006 : Chapeau bas !

J’avais prévu de vous dire autre chose, mais les évènements ont parlé !
Chapeau bas pour un très grand Monsieur du cinéma et du théâtre.

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Philippe Noiret, comédien hors carte

LEMONDE.FR | 23.11.06 | 20h33  •  Mis à jour le 24.11.06 | 08h06

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3382,36-838088,0.html

 

Le comédien Philippe Noiret est mort, jeudi 23 novembre, des suites d’une longue maladie, a annoncé son agent artistique Artmedia. Le portrait ci-dessous a été publié dans Le Monde du 15 septembre 1997.


Philippe Noiret, comédien hors carteIl prévient poliment : « Je suis un homme bien ordinaire, vous savez, vous allez avoir du mal. Enfin, c’est bien d’avoir un article avant sa nécrologie dans Le Monde. »  Pour autant, Philippe Noiret reconnaît n’être pas particulièrement pressé de l’avoir, sa « nécro ». Nous non plus. Il est là dans sa loge, un dimanche après-midi, à tirer sur son gros cigare en regardant le plafond, les rayures du tissu sur les murs, les photos de sa femme, la comédienne Monique Chaumette, de sa petite-fille, de quelques-uns de ses chevaux et amis, qu’il avait hésité à placer sur le miroir, pour ne pas avoir l’air de s’installer, par superstition, au cas où Les Côtelettes ne marcheraient pas.

Il a le sourcil en pétard, porte la barbe, qui sied à la rondeur toute balladurienne de son visage, précédé d’un long nez de jouisseur, un organe puissant, non pas un pif, qui sonne petit et mutin, mais un blaze, noble et sonore, comme sa célèbre voix de bronze. Il porte une chemise en lin, un blue-jean, des bottes plus que parfaites. Il étire son mètre quatre-vingt-cinq dans un vaillant fauteuil Louis XVI, ne paraît pas trop angoissé de remonter sur les planches, trente ans après sa dernière apparition sur scène.

Qu’est-ce qui l’a convaincu, au fait, d’opérer ce retour ? « La pièce. Elle est formidable. Le titre, c’est un titre à la Marcel Aymé, à la Jean Anouilh. A un moment, il y a une paire de côtelettes qui jouent un rôle dans le personnage de Michel Bouquet. Moi je suis Léonce, un ex-soixante-huitard qui a brassé beaucoup d’idées généreuses et à qui la vie a fait parcourir des chemins assez différents de ses idées. C’est l’heure du bilan, du constat, du divorce. C’est l’histoire d’un pauvre mec de gauche qui se retrouve en train de glisser à droite. »

A 67 ans, il est un peu plus âgé qu’un soixante-huitard, certes, mais le théâtre permet aux gens de grand talent de tricher. Sa jeunesse, Philippe Noiret l’a vécue assez sagement, en cancre paisible, chez les oratoriens. Il n’a pas eu le bac. Sur quoi bloquait-il ? « Sur tout. Ça ne m’intéressait pas. J’étais rêveur, je lisais pas mal, je déconnais avec les autres cancres. L’avantage des oratoriens, c’est qu’ils s’occupaient des mauvais comme des bons. Un jour, le Père Bouyer m’a dit : ‘Vous êtes nul en études, qu’est-ce que vous voulez faire ?’ J’ai dit : ‘Peut-être acteur.’ Ce n’était pas une vocation très claire. Il a fait venir Julien Green et Marcel Jouhandeau à l’un des spectacles que montaient les élèves. Ils m’ont trouvé quelques dons… »

Le jeune homme suit à Paris les cours de Roger Blin, puis entre au Centre dramatique de l’Ouest, où il rencontre Jean-Pierre Darras. Ensuite, il joue dans une pièce de Lorca, Dona Rosita ou le Langage des fleurs, dans la première mise en scène de Claude Régy. « Il y avait plein de beau monde : Gianni Esposito, Silvia Monfort. Notre rêve était d’entrer chez Jean Vilar au TNP. Avec Delphine Seyrig, on allait camper à Avignon, dans l’île de la Barthelasse, pour voir les spectacles. C’était inoubliable. On a vu la première du Cid avec Gérard Philipe, et Lorenzaccio, et Le Prince de Hombourg… Un jour, aux Noctambules, on apprend que Vilar auditionnait. On se précipite, à trois cents à peu près, et, là, Gérard Philipe m’a choisi. Je suis rentré au TNP en 1953, mon premier rôle a été de jouer un citoyen ordinaire dans La Mort de Danton, de Büchner. »

Parallèlement, il commence avec Jean-Pierre Darras une carrière au cabaret, à l’Ecluse, aux Trois Baudets, à la Villa d’Este, à l’Echelle de Jacob, où il crée un personnage de Roi-Soleil désopilant. « Et puis j’ai quitté le TNP en 1960, j’ai monté Un château en Suède, de Sagan, et j’ai commencé à faire du cinéma, Zazie dans le métro, puis des rôles de plus en plus importants. C’est un des points que j’ai en commun avec d’autres sexagénaires un peu tapés comme Jean Rochefort ou Jean-Pierre Marielle : pour nous, jouer a d’abord été jouer au théâtre, dans une troupe. »

Jouer un homme de gauche fourvoyé reste un rôle de composition. S’il revendique une « sensibilité de gauche », Philippe Noiret reconnaît qu’il aurait beaucoup aimé être un aristocrate : « J’ai connu, je connais, de bons amis issus de très vieilles familles. C’est quelque chose que je leur ai toujours envié, cette connaissance d’où ils viennent, ce sens de leur lignée, ça me touche beaucoup. J’ai le cœur à gauche, mais je n’ai jamais milité. La politique n’a pas été une de mes préoccupations. Je ne m’y suis intéressé que tard, à la fin des années 60. Mai 68, c’était rigolo, imprévu. Je suis allé à quelques réunions, mais je n’ai pas pris ça vraiment à cœur, ni au sérieux. Il y avait un côté sectaire. Je n’ai jamais encaissé la façon dont on a traité Jean Vilar à Avignon cette année-là. On l’a conspué : ‘Vilar-Salazar !’  Il s’est fait quasiment molester, on lui a craché dessus. A cause de gens comme Julian Beck et son Living Theater… »

Quant à l’humanitaire, ce n’est pas dans son tempérament non plus. Il ne se voit pas aller coucher avec les sans-papiers. Tout en reconnaissant bien du mérite à ceux de ses confrères qui le font parce qu’en général c’est mal interprété, on les soupçonne de vouloir se faire de la publicité. Mais ce n’est pas pour lui. « Cela correspond à une faculté d’indignation que je n’ai plus, disons le mot. » L’homme est pourtant connu pour avoir eu de saintes colères. Les dernières en date concernaient le Paris-Dakar. Il y a bien sûr des outrages de fond, qui durent, que l’on garde, des classiques comme la bêtise de la télévision ou celle des critiques : « La critique, je ne la trouve pas très bonne. Mais c’est peut-être le fait de mon âge. On approche du comportement vieux con très rapidement, sans le sentir. L’autre jour, je me suis surpris en train d’accabler de jeunes comédiens sous des tonnes d’anecdotes. Je me suis dit : ‘Ouh là, stop !' ». Donc pas de colère pour aujourd’hui.

En revanche, il est intarissable sur « la carte ». La carte est une notion inventée par son ami Jean-Pierre Marielle, qui, observant un jour le milieu parisien, en déduisit ceci, que Noiret reprend à son compte : « Il y a un petit comité, un jury clandestin, une coupole mafieuse composée de gens influents des médias, du Monde, de Télérama, de Libération et deux ou trois outsiders, qui distribuent des cartes, dorées ou pas, assurant aux porteurs que quoi qu’ils fassent, pour leur plus petit pet, il y aurait de l’écho. Le coup de projecteur sera là. BHL a la carte. Il fait même partie de la coupole. Ah, son film a été assassiné… Peut-être qu’il ne l’a plus. Godard a la carte et Luchini aussi. Elle n’est pas synonyme de talent ou d’absence de talent. Il n’y a pas de référence autre que la décision de cette coupole. Moi, je n’ai pas la carte. Pas assez pensant, pas assez partie prenante. Mon comportement professionnel est trop erratique. Je n’ai pas d’étiquette. Tavernier n’a pas la carte. Dès qu’il fait un truc, « Libé » lui tombe dessus. Bertrand Blier a eu la carte du temps de Buffet froid, et depuis il l’a perdue. On peut hériter de la carte d’un autre. Par exemple, Jeanne Moreau a hérité de la carte de Simone Signoret. Elle est la tête pensante du métier, elle est la mémoire, elle a la distinction, le côté international. Dès qu’on a joué une fois à savoir qui a la carte, on ne s’arrête plus. »

Philippe Noiret n’est pas assailli par les paparazzi, sauf parfois en Italie, où le public l’aime beaucoup et où il incarne une image du séducteur français, mûr et distingué. « C’est un pays que j’adore, un peuple formidable. Leur façon de ne pas réagir pendant les années de plomb, de traiter le terrorisme par le mépris, ça rejoignait le comportement des Anglais pendant la guerre, qui continuaient à sortir pendant les bombardements. C’est un public très affectueux et respectueux, au bon sens du mot. » Le respect qu’on doit à quelqu’un qui nous accompagne depuis longtemps, et par plus de cent dix films.

Quand il était jeune, Noiret admirait Cary Grant, Robert Mitchum, Gary Cooper. En 1959, il tourne son premier film avec Agnès Varda, La Pointe courte. Il se voit pour la première fois à l’écran : un ours de dos, les pattes écartées. Il se dit « plus jamais ! », mais, dès l’année suivante, il est dans Zazie dans le métro, de Louis Malle, Ravissante, de Robert Lamoureux, Le Capitaine Fracasse, d’André Hunebelle. Il apprend peu à peu à apprivoiser son gabarit majestueux. En voyant tourner Jean Gabin, il comprend comment ce dernier utilise sa corpulence pour exister, imposer sa « présence ». « Il faut du temps pour accepter ce que l’on est. Ce n’est pas évident. On est là pour incarner un personnage, mais tant qu’on ne s’est pas accepté soi-même, on essaie de l’incarner sans utiliser tous ses moyens ou en cachant des choses de soi-même, alors qu’il faut être absolument nu et se dire : ‘Je suis comme ça.’ Je ne suis pas sûr d’y être parvenu, mais ça vient… »

L’âge apporte aussi des satisfactions. Le grand bonheur d’un parcours comme le sien, dit- il, c’est aussi d’avoir eu le temps de rencontrer des gens comme Mastroianni, le plus grand comédien de son temps, celui qui avait la grâce. Avec le temps aussi, il a perdu le goût du spectacle, il va moins au cinéma et au théâtre. Il peut rester des heures en revanche à regarder les images de la vie. Il continue à incarner celui en qui les Français l’ont reconnu, moins le Régent débauché et somptueux du Que la fête commence, de Bertrand Tavernier, qu’Alexandre le Bienheureux, d’Yves Robert. Un hédoniste paresseux, un sage assez habile pour protéger son domaine réservé, qu’il soit à Paris ou dans l’Aude.

On le croit bon vivant, il laisse dire, mais ne boit plus que de l’eau depuis des années. « Une décision de la Faculté. La famille était catastrophée : ‘Il va devenir chiant.’  Et puis non, pas plus qu’avant. On ne fait plus la fête, évidemment, mais il y a de bons côtés, on gagne en légèreté. » Et il lui reste les joies du cigare, ses légendaires barreaux de chaise, des Punch et non, comme les gens riches, des Cohibas. « Je ne suis pas particulièrement chien pour les dépenses, mais pas les Cohibas, ils sont scandaleusement chers ! »

Côté dépenses, il faut bien aborder le chapitre des chaussures, une page douloureuse du livre de comptes qui aurait pu mettre en péril un ménage moins équilibré que le sien. Noiret voue un culte aux chaussures, il peut en parler des heures, il en a des dizaines toutes faites à la main, sur mesure, chez Lobb : « Ce n’est pas le meilleur marché, mais je suis un grand maniaque. Quand j’ai commencé la collection, j’ai demandé la permission à ma femme, parce que c’est une folie. Mon père avait un bureau rue du Faubourg-Saint-Honoré et je passais devant chez Lobb. C’est là que j’ai attrapé le virus. Mon père était très élégant, un homme magnifique. J’aime l’artisanat, le travail fait par la main d’un homme plutôt que par une machine. Ces bottes sont un modèle qui porte mon nom désormais. C’est quand même une belle réussite dans la vie, ça vaut bien des Césars. Et M. Meilhan, rosiériste, a donné mon nom à une rose. Deux joies. »
L’élégance est aussi une armure, une façon de se protéger. Noiret laisse courir les clichés autour de lui comme autant de capes sur lesquelles fonce le taureau médiatique. Noiret le bourru, Noiret le dandy à la voix d’or, Noiret l’homme de cheval, Noiret le débonnaire, etc. Ce sont des images qui ont un fond de vrai, qu’il a créées et qui continuent de leurs propres ailes. La plus tenace est celle du gentleman-farmer. Son ami Jean Rochefort a fait remarquer un jour que, lorsqu’on voit entrer Noiret, on imagine qu’il a des centaines d’hectares derrière lui. On ne prête qu’aux riches.
Noiret a une grande maison et un pré pour quelques chevaux, quelques chiens. Il n’exploite pas, ne cultive rien. « Farmer, sûrement pas. Quant à gentleman, ce n’est pas à un gentleman de le dire, je vous laisse juge. » La réponse ne fait aucun doute. L’homme est un fidèle lecteur de la collection « Le Temps retrouvé », au Mercure de France, ce qui est chic, et un grand amateur de polars. La Série Noire, Rivages Noir, c’est sa littérature sur un tournage. « Une de mes dernières fiertés est d’être l’acteur favori de James Ellroy, l’auteur d’American Tabloid.« 

Michel Braudeau