14/12/2006 : Je sais tout !

Enfin, je sais tout… presque.

Après une fin de semaine sympa (un dîner, cette fois prévu, au cours duquel j’ai récupéré (voir mon billet du 28 octobre) mon exemplaire de « Fun Home » dédicacé – j’ai même eu, en plus de la signature, un petit message perso, la copine qui se chargeait de l’opération « signature » ayant raconté ma malheureuse histoire Image).

Hélas, depuis vendredi/samedi, je me refais une mini-crise : mini-crise seulement car je peux quand même bouger, mais tout a fait mal pendant le week-end (du coup, je suis restée chez moi).

Et j’avais un début de semaine chargé : rhumato mardi et chirurgien hier. Alors aujourd’hui, je bouge le minimum : j’ai fait ma vaisselle en trois fois, tenir debout étant trop douloureux !

OK, je ne vous fait pas languir d’avantage : j’ai à nouveau trois tonnes d’examens à faire (d’autres radios, de nouvelles prises de sang, aller chez le dentiste. Moi, je rajoute d’aller chez l’ophtalmo car leur questionnaire pose une question dont la réponse peut être positive chez moi et il faut vraiment que je sache… depuis le temps que ma mère me dit de le faire !!  Image)

Et si tout est bon, je suis opérée le 9 février. Selon le chirurgien, vu la dernière radio, il est urgent d’intervenir (enfin, urgent, ce n’est pas une appendicite) et il va voir à me mettre une prothèse « tout céramique » pour qu’elle me dure jusqu’au bout.

A priori, 6 jours d’hosto. Ensuite, je peux aller en maison de convalescence (puisque je suis seule), mais il semble que je sois quand même un peu autonome. Je préférerais alors aller chez ma mère (elle aussi aimerait mieux). Et puis là (comme je l’ai déjà dit une ou deux fois) il y a un ordi, une TV avec 120 chaînes et cinq chats pour me tenir compagnie, outre ma mother, bien entendu !

Bon, il reste encore des questions, mais là, on avance enfin !

Sinon, en ce moment, j’écoute Pink et ces derniers soirs, j’ai vu ou revu « Gunga Din » (1939 NB avec Cary Grant, V. MacLaglen), « Fight Club » (1999 Coul.), « Alerte aux marines » (1944 NB avec John Wayne), Popeye (1980 Coul.)

J’ai également lu, et retenu, deux articles du Monde :

La justice du Botswana rend leur terre aux Bushmen

LE MONDE | 14.12.06 | 15h36  •  Mis à jour le 14.12.06 | 15h36

JOHANNESBURG CORRESPONDANTE

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-845571@51-845026,0.html

Les Bushmen du Botswana pourront retourner vivre sur leurs terres ancestrales, un territoire aride grand comme la Suisse, situé au coeur du pays. Un tribunal botswanais a estimé, mercredi 13 décembre, au terme de deux ans de procès, que leur éviction de la Réserve animale du centre du Kalahari (CKGR) était « illégale et anticonstitutionnelle ».

Premiers habitants de l’Afrique australe, les Bushmen, qui s’expriment par des claquements de langue, ont été pendant des siècles maltraités, chassés, exploités, tour à tour par les tribus bantoues et par les colons européens. L’un des juges a estimé que leur ethnie avait été « historiquement traitée avec mépris ». Ces petits hommes, aux yeux légèrement bridés et à la peau cuivrée, sont aujourd’hui environ 100 000 dans la région, dont la moitié au Botswana.

Un peu plus de 2 000 étaient installés dans le CKGR quand le gouvernement a décidé leur déplacement en dehors de la réserve, au motif qu’ils ne vivaient plus selon leur mode de vie ancestral, élevaient du bétail et des animaux domestiques et mettaient en danger l’équilibre de la faune et de la flore. Contre une compensation financière ou sous forme de bétail, tous les Bushmen ont quitté la réserve. Dix-sept familles seulement ont refusé l’offre. Le gouvernement a interrompu la distribution d’eau comme les autres services municipaux, leur rendant la vie sur place impossible.

Pour le gouvernement, dominé par les Tswanas, l’ethnie majoritaire, les Bushmen devaient s’intégrer dans la société moderne. « Tous les Botswanais ont droit au développement, à l’école, à la santé. La pauvreté n’est pas un mode de vie, ce n’est pas une culture ancestrale », expliquait au Monde, pendant le procès, le porte-parole du gouvernement, Clifford Maribe.

Les familles déplacées ont été relogées dans des villages construits spécialement en bordure de la réserve. En 2002, un groupe de quelque 200 Bushmen, soutenus par l’ONG britannique Survival International, a lancé une procédure judiciaire pour gagner le droit de retourner dans le CKGR.

Survival n’a pas hésité à parler de « génocide » et s’en est pris violemment au diamantaire De Beers, partenaire du gouvernement dans Debswana, premier producteur mondial de gemmes. L’ONG affirme que la vraie raison de l’expulsion des Bushmen aurait été l’exploitation de mines dans le CKGR. Une affirmation que la justice a jugée infondée.

Survival a mobilisé quelques personnalités de la mode et essayé, récemment, d’obtenir le soutien de Leonardo di Caprio. Il est l’acteur principal du film Blood Diamond (Le Diamant de sang), qui dénonce le rôle des trafiquants dans les conflits africains.

RETOUR DIFFICILE

« Les diamants ne sont en aucun cas la cause de l’éviction des Bushmen. Nous n’exploitons aucune mine dans le CKGR. Les premières recherches ont montré que les filons n’étaient pas rentables », a indiqué au Monde, peu avant le jugement, Sheila Khama, directrice exécutive de De Beers au Botswana, avant d’ajouter : « Et même si nous avions eu un projet d’exploitation, il serait ridicule et inutile de demander l’éviction de gens qui habitaient à plus de 200 km de la mine. »

Plusieurs permis de recherche ont cependant été délivrés dans le CKGR, sans toutefois que les autorités ne mettent en avant le fragile équilibre biologique de la réserve.

Après le jugement, l’avocat des Bushmen, Gordon Bennet, a lancé un « appel au dialogue » avec le gouvernement. « Nous ne voulons pas nous retrouver devant une cour d’appel mais à la table des négociations« , a-t-il dit.

Tout n’est pas réglé. Il sera en effet très difficile, pour les quelque 1 000 Bushmen qui souhaitent rentrer, de vivre dans le CKGR. Le tribunal n’a pas jugé illégale la coupure des services de base et le gouvernement n’est pas contraint de les rétablir.

Fabienne Pompey

Article paru dans l’édition du 15.12.06

Et un second :

Chronique

Starbucks contre l’Ethiopie, par Eric Leser

LE MONDE | 14.12.06 | 14h45  •  Mis à jour le 14.12.06 | 14h45
NEW YORK CORRESPONDANT
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-845681,0.html

Le café est de loin la principale ressource de l’Ethiopie. Il représente entre 40 % et 60 % de ses exportations et assure la survie d’environ 15 millions de personnes, essentiellement des familles d’agriculteurs pauvres. Pour tenter d’accroître ses revenus et se protéger de l’effondrement catastrophique des prix comme entre 2000 et 2003, Addis-Abeba cherche à déposer la marque des régions où sont produits les cafés les plus réputés Sidamo, Yirgacheffe et Harar, à l’image du cognac ou du roquefort.

Mais l’Ethiopie se heurte à Starbucks. La multinationale utilise abondamment les noms éthiopiens pour vendre ses breuvages et ne veut pas entendre parler de marques à rémunérer. Oxfam, organisation anglaise prônant le commerce équitable, accuse depuis des mois le groupe américain de priver les fermiers éthiopiens d’au moins 90 millions de dollars de revenus supplémentaires par an. « Les cafés Harar et Sidamo sont vendus jusqu’à 24 et 26 dollars par livre par Starbucks. Les agriculteurs qui les cultivent reçoivent entre 60 cents et 1,10 dollar par livre », explique Seth Petchers d’Oxfam.

La première tentative de l’Ethiopie pour protéger la marque Sidamo remonte à mars 2005. Le dossier soumis au bureau américain des brevets US Patent and Trademark Office (USPTO) a finalement été rejeté. Starbucks avait auparavant cherché à déposer une marque comprenant le mot Sidamo. La campagne menée par Oxfam a tout de même contraint Starbucks à changer de stratégie et à s’abriter derrière la National Coffee Association (Association nationale du café américaine ou NCA). Pour refuser la demande éthiopienne, l’USPTO cite la NCA affirmant que les noms de régions sont « génériques ».

Addis-Abeba a jusqu’à la fin du mois pour faire appel et le fera sans doute. Mais le pays a un besoin vital de vendre son café. Le gouvernement éthiopien a offert en échange d’une marque un accord de licence gratuite à Starbucks. Onze distributeurs américains de café ont déjà accepté la proposition. Il y a deux semaines, le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a reçu le patron de Starbucks, Jim Donald. Mais ce dernier reste inflexible.

Le groupe américain propose une certification géographique des cafés éthiopiens à l’image des appellations contrôlées des vins français, du jus d’orange de Floride ou du café jamaïcain Blue Mountain. Celui-ci est cité en exemple. Quand les agriculteurs éthiopiens obtiennent souvent moins de 5 % du prix de vente final, ceux de Jamaïque en reçoivent jusqu’à 45 %. Les autorités américaines laissent entendre qu’une certification apporte de la transparence au système et que les revenus supplémentaires finissent bien dans la poche des agriculteurs.

Eric Leser

Article paru dans l’édition du 15.12.06

Depuis mes études de Relations Internationales, j’ai toujours gardé un oeil sur ce qui se passait dans certaines zones du globe et l’Ethiopie en fait partie. Pour le Botswana, ça remonte à la série de livres lus  en anglais (mais qui existe en français en 10/18) et qui commence par le titre « Mme Ramotswe détective »

Image

That’s all, folks ! Image

22/11/2006 : Un rien m’amuse !

Je reviens d’une mini-expédition dans le centre de Paris pour récupérer ma nouvelle Carte Bancaire (indispensable littéralement à ma survie au même titre qu’Internet). Leur demander de me l’envoyer par courrier recommandé, même en mettant les frais à ma charge, semblait être au dessus de leurs forces. Je ne râle pas : il se trouve que le bus qui passe presque au pied de chez moi, m’arrête à 30 mètres de ma banque. Et du même coup, ça m’a fait sortir. Et je ne sais comment vous exprimer ma joie à avoir volé des bouts de conversation dans le bus, vu des affiches de film, admirer des boutiques etc… J’ai même vu un début de manif’ et un rassemblement de CRS (ça, c’est Paris !). Et comme le bus passe par des vieux quartiers tous en sens uniques, les deux trajets étaient différents : bonus !!! Image

Sinon, je n’ai toujours pas trouvé de sport à regarder donc je me raccroche, quand j’y pense, à la rediff’ de vieilles séries (principalement Xena et Stargate SG1 Image  mais aussi X-Files le dimanche soir).

En parlant de séries, j’étais particulièrement furieuse samedi soir avec la chaîne Téva, une petite soeur de M6 qui diffuse avant M6 la série Alias. Depuis quelques semaines, elle passait donc les épisodes de la dernière saison (le vendredi soir, puis rediff’ le samedi à 19 h). Le samedi me convenait bien puisque le vendredi il y a NCIS et Numb3rs.

Eh bien, ces espèces de @##§§*** ont trouvé le moyen de sauter la rediff’ de samedi alors qu’il s’agissait des deux derniers épisodes !!!!! Vu les réactions sur le forum de la chaîne, je ne suis pas la seule à être hors de moi. J’ai bien trouvé un site qui raconte la fin, mais ce n’est pas pareil. J’ai tenté de trouver les deux épisodes par d’autres moyens, mais j’ai l’impression que mon FAI fait partie de ceux qui vérifient la nature du débit qu’ils transportent et qui serrent le robinet quand il s’agit d’un transfert Bittorrent. Je vais essayer de tenir la nuit prochaine pour voir si la chaîne respecte la deuxième rediff’ de prévue. Sinon, on attendra que ça passe sur M6. Image

J’allais oublié… J’ai lu un article (?) très intéressant sur les icônes gays. c’est en anglais, désolée !

http://www.popmatters.com/pm/columns/article/7249/gay-icons-judy-who/

Queer, Isn’t It?: Gay Icons: Judy Who?

[16 November 2006]

Our choice for icons is about more than just high camp and melodrama; it’s about who we are in a fundamental way.

by Michael Abernethy

Imagine for a moment—you’ve gone over to meet the new neighbor and introduce yourself. He’s a handsome, masculine sort of guy, but something about him tells you that he’s not what would be considered a “ladies’ man”. Left alone for a moment in his living room while he takes a phone call, you do a quick scan of his CD collection for clues as to which “team” he plays for. Nestled between the Shawn Colvin, U2, and Greenday CDs, you find the damning evidence: copies of Judy at Carnegie Hall, the soundtrack of Funny Girl, and the extended play version of Madonna’s Vogue.  Yep, he’s a queer.

It’s possible you’ve reached an inaccurate conclusion, but not probable. Ask most straight men if they’ve heard Judy at Carnegie Hall and they’ll respond, “Judy who?”.  Many gay men, however, know that Judy is Judy Garland, and Judy at Carnegie Hall, Garland’s 1961 Grammy-winning Album of the Year, is the concert album that put the diva back on top.

And rightfully so. Today’s performers could learn from Garland’s comeback concert, a brilliant performance from a legendary entertainer. Here she is, alone on stage with her band—no pyrotechnics, back-up dancers, costume changes, dazzling lights, or mammoth sets—throwing herself without abandon into song after song after song. “I don’t ever want to go home,” she shouts to the frenzied audience. “I’ll sing ‘em all, and we’ll stay all night!”

For many gay men and women, the appeal of the album is not just the artistry of a true superstar, but the fact that Garland had to overcome numerous demons just to walk out on to the stage that night. Battling her drug addictions, washed-up status, and an almost paralyzing anxiety that led her to believe she would fail miserably, Garland considered cancelling the concert until seconds before she flew onto the stage, smiling and gesturing wildly. She rose above all the obstacles, and as they say in show business, “knocked ‘em dead”.

It is her perseverance in the face of seemingly insurmountable odds that has earned Garland her status as a Gay Icon. A chubby kid who was forced to take diet pills by her studio, a failure in marriage, a star whose popularity rose and fell repeatedly, an addict (thanks to the diet pills), a financial disaster who often had to sneak out of towns without paying hotel and restaurant bills—there was no reason why Garland should have enjoyed the kind of success she did, except for an adoring fan base and the sheer will to survive in the only business she knew.

Garland is hardly the only diva upon whom society has stuck the label “gay icon”. Who exactly is classified as a gay icon will vary depending on whom you ask, but the one trait that most all who are listed have in common is an ability to overcome the odds or fly in the face of conventional wisdom. Bette Davis, Liza Minnelli, Bette Midler, Barbra Streisand—too unattractive to be stars, at least by Hollywood standards. Cher, Dolly Parton, Carmen Miranda, and yes, Tammy Faye Baker—too over the top. Madonna, Mae West, Marilyn Monroe, Joan Crawford—too trashy for their respective times. Yet, all have succeeded, and in their success, they have earned the admiration of homosexuals worldwide. And it doesn’t hurt that, for the most part, they have embraced their gay fans, in turn.

Why is it that older gay men are attracted to such tortured souls? Why don’t gay women share the same list of icons? And why don’t young gay men share the same attractions for these legends? The stereotypical answer would be that these women make great subjects for female impersonators to emulate, but such an answer is superficial.

For older gay men, the women they idolize represent their own personal struggles. Gay men who are in their 40s or older grew up in a time when they were judged on the basis of one thing: their homosexuality. It didn’t matter if you were a great teacher, dentist, accountant, neighbor, citizen. What mattered, and what people talked about, was that you were “that way”. Understandably, there emerged a desire to be judged for the whole package, not just for sexual inclinations—a longing to be recognized for your skills on the job and whether or not you were a good person who played by the rules, paid your taxes, and treated your neighbors with kindness and respect. Those were all a part of what made these men individuals, but they were rarely acknowledged. (While gays are still judged on their sexual preference today, it is not a factor that limits one’s ability to succeed in society as it once was.)

Image

So too, the gay icons of yesteryear were too easily classified. Stuck with labels that presumably would have limited their potential, these stars became legends anyway.  When Barbra Streisand belts out “I’m the Greatest Star” in Funny Girl, she is giving the world notice that she, like the comic Fanny Brice she is portraying, will not be denied; “When you’re gifted / Then you’re gifted / These are facts…Do you think beautiful girls are going to stay stars forever? I should say not! Any minute they’re going to be out – finished! Then it’ll be my turn.” And it was quickly her turn, although beautiful girls continued to get by on their looks (see Paris Hilton); despite Streisand’s large nose, crossed-eyes, and gangly body, there was no overlooking her masterful timing and impressive vocal range.

Image

Likewise, Bette Davis was all wrong for the part, whatever part it may have been. Short-statured and stocky, with now immortalized bulging eyes, Davis came on the scene during a time when Hollywood favored the glamour of Carole Lombard, the cold beauty of Greta Garbo, and the grace of Ginger Rogers. Yet Davis succeeded in a variety of roles, from lonely spinster to alcoholic star, Southern belle, to lovesick cancer victim. Davis had a set of brass balls that could match any man’s, and her toughness allowed her to win roles that seemed more suited for the studio’s ingénues. But ultimately, it was her talent that kept her in the game.It is easy to understand why gay men of this era idolized these women: they had been able to accomplish what gay men could not by breaking the stereotype assigned to them and being recognized for all their assets. Lesbians of the same era, unless they chose to live and dress like men, didn’t face the same level of stereotyping as gay men, so the need to find a role model was not as strong.

This is not to imply that lesbians do not have icons, but typically such icons tend to come from their own ranks or have been rumored to have dabbled in same-sex relationships. However, that is not the only characteristic that qualifies one to be a lesbian icon. You also have to be powerful. Eleanor Roosevelt certainly fills that bill; a woman trapped in a marriage to a philandering husband, she became one of the nation’s greatest First Ladies and an honored diplomat. Martina Navratilova is a force to be reckoned with both on the tennis court and off. And while one may not think of Ellen DeGeneres as a power-broker, she is a trailblazer in the fight for gay rights and one of the most influential women in show business.

Image

Perhaps the qualities of a lesbian icon are best represented in the character of Xena, Warrior Princess, who was must-see TV for many lesbians during her six seasons on the air. I couldn’t possibly count the number of times that the lesbian who lived next door to us called in a panic, “I have to work late. Can you go next door and set my VCR to record Xena?” There wasn’t a man or god whose ass Xena couldn’t kick and look good doing it. Supposedly, Xena was straight—she had more than a few male lovers—but it was her relationship with sidekick Gabrielle that endeared her to gay women. The bond between the two was one of best friends, sisterly, but there was always an underlying sexual tension present.

Image

These lesbian icons may have been commanding women, but they were not “manly women”. Each possessed a level of femininity that makes them attractive as women; it is the strength of their character, however, that elevates them to the status of icon. Martina Navratilova, for instance, was easily pegged as a lesbian when she emerged on the tennis scene in the mid-’70s. Fleeing the oppressive culture of her native Czechoslovakia, it was obvious that she was a woman lacking confidence, often appearing in Grand Slam finals with a look of “How did I get here?” on her face and breaking down in a flood of tears when she won. As she became more acclimated to Western culture, her confidence grew, and she gained the admiration of both gay and straight women. Her self-assurance was, and still is, sexy.Martina possesses another quality, one that endears her to a new generation of gay women and men: her tendency to speak her mind. While older homosexuals clung to images of women who overcame the odds, today’s homosexuals opt to idolize those who are controversial and confrontational. Kylie Minogue, for example, was an international pop star in the ‘80s, scoring most notably with 1988’s remake of “Locomotion”. Back then, she was the cute and squeaky-clean girl-next-door. After a career slump, she blasted her way back onto the scene with 2001’s “Can’t Get You out of My Head”. But this was not the same Kylie; gone were the frilly, lacy dresses and crimped, fluffed hair. This Kylie was a slutty, gyrating sexpot. And gay men loved her, vaulting her to the same exalted status as Madonna and Cher.

Younger gay men turn to women who have no problems being “in your face” for their gay icons. The attitude of rejecting social conventions comes in many forms for these gay icons. Most notable is Madonna, who even in her proper English motherhood, manages to illicit controversy; her entire career has been built around the premise that what ever society expected of her, she would defy, particularly in terms of sex. Cher, Christina Aguilera, and Fergie are seen as being open about the sexuality, as well as being talented women.

Yet, for many gay men, sex isn’t all that sells. What is equally appealing is the tendency to speak one’s mind, no matter how inappropriate the comments. Two perfect examples are actually fictional characters: Suzanne Sugarbaker of Designing Women and Sophia Petrillo of Golden Girls. Although the series these two characters appeared on have been off the air for years, they have both enjoyed resurgence in reruns, in large part because of gay men’s adulation of the self-centered and politically incorrect Suzanne and the painfully blunt Sophia. A real-life example of such a woman comes courtesy of Tammy Faye, who has turned her back on evangelical homophobia and openly embraced gay men as “God’s children”.

This shift in the nature of what makes one a gay icon is representative of the shift in the outlook of gay men and women. No longer do homosexuals feel the need to prove themselves as worthwhile men and women with admirable qualities, as gay men and women often find their talents being recognized without reference to sexual orientation. Consequently, the tables have turned. Homosexuals want to be respected for their sexual decisions and to have the opportunity to speak openly about it without condemnation, so it is natural that their idols would be those who are open, honest, and sexual without regard to social expectations.

Image

Displaying such qualities has allowed men to join the ranks of gay icons as well.  Oscar Wilde, although dead for over a century, has emerged as such an icon. With his biting wit and mockery of stilted 19th century social rules, Wilde is a perfect representation of the type of gay man many would like to be. Late Queen front man Freddie Mercury has also achieved elevated status after death. Boy George has the potential to join the ranks, if he will stop being such a freak.In essence, gay men and women are attracted to those individuals that most exhibit the qualities they would like to possess, regardless of the time period. As social mores change, the roles gay men and lesbians assume shift as well, bringing in new qualities for admiration.  Still, the LGBT segment of the population is no different from the straight segment in its selection of heroes, idols, and icons. We look to those who exhibit the characteristics which we would like to have. Just as a pacifist would idolize Gandhi and King and a businessperson may seek to emulate Trump or Gates, gay men and lesbians put on a pedestal those individuals who represent their personalities and personal societal concerns.

Discovering Garland, Streisand, and Madonna in your new neighbor’s CD collection tells you more than whether or not he is gay. It tells you a little bit about who he is as a human being and how he feels the world views him. Our choice for icons is about more than just high camp and melodrama; it’s about who we are in a fundamental way.

Image

Michael has been writing for PopMatters since 2000.  His primary focus, aside from queer culture, is television reviews and commentary, and his article Male Bashing on TV has been reprinted in two college textbooks.  He currently lives in Louisville, KY, and is a Lecturer of Communication Studies at Indiana University Southeast in New Albany, IN.  As a teacher, he has an interest in the study of contemporary political rhetoric and argumentation.  He and his partner Jim have been living in un-wedded bliss since 1995.

That’s all, Folks ! Image

22/09/2006 : Bande de petits veinards !! (7 h 10 du mat’)

Le quatrième billet en 24 heures !

Je n’ai toujours pas fermé l’oeil. ET maintenant, je voudrais le garder ouvert jusqu’à au moins 16 h 30, heure de livraison de mes courses.

Alors qu’ai-je fait ?

J’ai mis de l’ordre dans des papiers. J’ai lu quelques journaux. Je rage parce que je vois que je vais rater Natalie Dessay dans le rôle-titre de Lucia di Lamermoor à l’Opéra-Bastille.  Ce rôle « verdien » plus sombre marque le tournant dans sa carrière à la suite de ses deux opérations aux cordes vocales et qui l’éloigne des rôles mozartiens de colorature, sa tessiture d’origine. Je l’avais admirée à l’Opéra-Comique dans « Lakmé » il y a une dizaine d’années et rien que d’y penser, j’en ai encore des frissons.

J’ai également repéré plein de livres qui passeront sûrement sur ma liste de cadeaux d’anniversaire/ Noël.

Enfin, je viens de lire que le gouvernement faisait de la maladie d’Alzheimer, une « grande cause nationale » pour 2007.

La maladie d’Alzheimer, « grande cause nationale » en 2007

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.09.06 | 20h45  •  Mis à jour le 21.09.06 | 20h56http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-815590,0.html?xtor=RSS-3208

Environ 860 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer en France, où 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Selon les prévisions de l’Insee, près de 1,3 million de personnes seront atteintes d’ici à 2020, soit un Français de plus 65 ans sur quatre. Des chiffres alarmants qui ont poussé le gouvernement à annoncer, jeudi 21 septembre, que la lutte contre cette maladie neurodégénérative serait « la grande cause nationale » de l’année 2007, après l’égalité des chances en 2006.

 

« Pour lutter contre Alzheimer, la détermination du gouvernement est totale », a déclaré Dominique de Villepin lors d’une visite à Nice sur ce thème, à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer. Face à cette maladie, « notre système de santé n’apporte pas de réponse complètement satisfaisante », a-t-il reconnu. Il a rappelé que la maladie n’est en moyenne diagnostiquée « que deux ans après l’apparition des premiers symptômes », déplorant, « pour les malades, une perte de temps considérable qui réduit l’efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué ».
« CONSULTATION DE PRÉVENTION » POUR LES PLUS DE 70 ANS
Le premier ministre, qui a visité un centre mémoire de ressources et de recherche lié à la maladie, et rencontré des patients et leurs familles, s’est prononcé pour la mise en place, en 2007, d’une « consultation de prévention » sur la maladie d’Alzheimer pour les personnes âgées de plus de 70 ans, financée par la Sécurité sociale, y voyant « le meilleur moyen de détecter les difficultés à temps ». Cette consultation sera « prévue dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2007 », a-t-il ajouté. Selon une source gouvernementale, cette consultation serait lancée dans un premier temps à titre expérimental.

« La mise en œuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de l’année 2007 », a-t-il indiqué. Ce plan prévoit notamment la création dans chaque région d’un centre mémoire de ressources et de recherche, qui vise à organiser les soins et la recherche.

Dans le cadre du plan solidarité grand âge, six mille places de services de soins infirmiers à domicile ont été créées en 2006. « Cet effort sera maintenu tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons sept mille cinq cents places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté de 40 % par rapport à aujourd’hui », a poursuivi M. de Villepin.

Maladie neurodégénérative du cerveau, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux, parmi les principales causes de dépendance, c’est-à-dire une perte d’autonomie au grand âge, entraînant une détérioration progressive des fonctions cognitives (attention, perception, mémoire, intelligence, langage…).

Bien sûr, c’est bien (s’ils le font vraiment) mais les chiffres restent faibles eu égard à la progression de la maladie.

14/07/2006 : Bastille (suite et sûrement pas fin) !

Pour faire suite à mon précédent billet, je vous soumets une chronique lue dans Le Monde et que je trouve plutôt bien :

Le quatrième et décevant secret de Fatima, par Francis Marmande

LE MONDE | 12.07.06 | 14h03  •  Mis à jour le 12.07.06 | 14h03

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-794617,0.html

 

Ce qui rend Zidane (artiste) profondément touchant, c’est sa brutalité. L’ange discret reste un as du coup de boule. On ne prend pas douze cartons rouges en enfilant des perles. Un peuple enfin réunifié par le patriotisme en cuir (ah, la fierté retrouvée du peuple allemand…), un peuple bruyant se préparait à canoniser sa rosière aux élégants boulets, Zidane remet tout son monde sur les rails. Grâces lui en soient rendues.Un bonheur n’arrivant jamais seul, Zidane en finit avec les mensonges ; Zidane rappelle au réel ; Zidane climatise un chauvinisme paradant sur fond de haine ; Zidane boucle le bec aux philosophes mondains (voir 1998), qui se préparaient à persuader, de gazette en plage, qu’eux-mêmes, pour peu qu’ils l’eussent voulu, auraient pu être sélectionnés dans l’équipe réserve du Lubéron, passer professionnels, porter le maillot bleu. Pour la Vertu (interdiction de vendre des homards crus, de fumer l’herbe des stades, de régulariser les sans-papiers), le coup de boule est décrété insupportable, intolérable, inqualifiable, ignoble, inconcevable, inadmissible, voir dictionnaire des synonymes en i, comme pour faire allégeance. A qui, à quoi ? Mystère.

Ce qui rend le foot mondial si charmant (on n’a pas manqué un match, même la petite finale), c’est sa candeur à tout dire du monde actuel, son évidence enfantine, ce grand art déployé par des junkies surpayés. Le tout pour finir en un grand concours de défenseurs européens enfin débarrassés du reste du monde. Ce qui rend le coup de tronche de Zidane particulièrement intéressant, c’est qu’il signe une vraie sortie, une apothéose négative, pas cette mièvrerie patriotique à laquelle chacun aspirait. Déroulède en trois bandes a failli l’emporter.

Que lui a donc susurré l’Italien qui le mette dans cet état ? Quel niveau d’insulte pour déclencher le geste (inexcusable, indéfendable) du héros au sourire si rare ? Que peut inventer un manchot vindicatif pour déstabiliser le plus grand artiste du monde ? « Sale Arabe » ? Mais ce n’est une insulte que pour les ploucs. Aurait-il traité la race ? Ces choses s’entendent partout : Le Pen et les philosophes mondains s’étonnent encore, en 2006, que les Français ne soient pas tous leucodermes. Aurait-il insulté, l’Italien maléfique, la soeur, la mère, la femme de Zidane ? L’aurait-il traité, lui, de « pédé » ? Mais ce ne sont plus là insultes que pour quelques footeux transalpins. D' »enculé » ? Oui, probablement, comme un désir refoulé bien compréhensible. Terroriste ? Très exagéré.

Du temps du dictateur Salazar, le Portugal vivait sous les trois F : « Foot, famille, Fatima ». Nous détenons notre quatrième secret de Fatima. Il permet de poursuivre une conversation d’un mois autour du foot : la bande de gazon pour seul horizon politique. Sans compter que l’affaire révèle un très joyeux désir de fascisme à visage humain : la vidéosurveillance pour tous, le contrôle sur écran comme jugement de Dieu, en attendant les micros cousus sur les maillots (pour enregistrer les insultes) et, bientôt, les puces électroniques greffées sous la peau pour deviner les mauvaises pensées.

Un homme fut mis à mort (sous François Ier ?) pour régicide. Mis à mort dans les règles : écartelé, plusieurs jours et nuits durant, traîné en morceaux par un cheval au galop. Avait-il tué le roi ? Non : il avait rêvé qu’il tuait le roi. S’en était-il confessé ? Oui. Le confesseur était-il un salaud ? Comme tous les confesseurs. Celui-ci dénonça le songe. L’équation contrôle télévisuel-désir de surveillance-archange argenté-famille hystérisée (« Un geste de fils, de père, de frère et de mari ») est parfaite. Zidane reste une icône qui déconne. Dès que la pub récupère la photo de son coup de boule (« Calvitie ? Tentez la trauma-thérapie ! »), l’affaire sera rondement finie.

Francis Marmande

Article paru dans l’édition du 13.07.06

 

Sinon, les Admin’ de Yahoo 360°, pour encourager les utilisateurs à bloguer, ont décidé de proposer des thèmes de « cogitation » et invitent ensuite ceusses qui auront écrit sur le sujet, à mettre le lien de leur entrée en réponse. J’ai vu qu’il y en avait déjà plus de 300 et ils se passeront de la mienne (en tous cas comme lien).

 

Ah oui, la question : quel est votre plus vieux souvenir ? le mien ou les miens, car ils sont trois bien que du même jour, remontent à un dimanche à la fin du mois de mai 1966. J’avais deux ans et demi. Peut-être que j’y répondrai la prochaine fois.

 

That’s all, Folks ! Image

06/07/2006 : Allez les Bleus !

Bon, on continue à soutenir la France.

Mais Dieu que ce match a été pénible hier ! Ce n’aurait pas été une demi-finale de Coupe du Monde à laquelle participait la France, je ne sais pas si j’aurais tenu le choc. C’est bien la preuve, à mon avis, que je ne suis pas fan. Je me laisse, au mieux, entraîner par l’euphorie ambiante.

Enfin, je serai présente dimanche soir, chez ma mère qui suit ça également de près, mais dans la même disposition d’esprit que moi. Bien que je me souviens du coup de fil qu’elle m’avait passé un certain dimanche de juillet 1998 à plus de 11 heures du soir après la victoire historique. C’est sûrement la première fois qu’elle m’appelait aussi tard, pour parler sport ! Image

Cette fois-ci, si les Bleus offrent un beau cadeau de départ à notre Zizou national, elle n’aura pas besoin de téléphoner.

Sinon, j’ai un peu regardé sur le Net ce que je trouvais à propos de la polyarthrite rhumatoïde. Et ça ne m’amuse pas du tout. J’espère que l’opération et les traitements seront efficaces parce que je n’ai pas envie, d’ici vingt ans, de me retrouver dans une petite voiture.

Dans la catégorie des mauvaises nouvelles, ma tante est en train de mourir, de la même maladie que mon père, alors que le premier anniversaire de sa disparition approche. On a beau dire qu’avec le temps, la douleur s’apaise, je trouve que pour l’instant, c’est encore assez à vif.

Lundi soir, j’ai regardé les premiers épisodes d’une nouvelle série « Gray’s Anatomy ». Dans le premier épisode, on parle beaucoup de la mère de l’héroïne principale, jeune interne en chirurgie, sa mère étant elle-même une chirurgienne de talent. Et vers la fin de l’épisode, on a uns scène entre l’interne et sa mère, sauf que celle-ci, qui ne semble pas si vieille que ça, est atteinte de la maladie d’Alzheimer. J’ai soudain ressenti une telle empathie pour le personnage de la fille qui tente d’expliquer à sa mère, qui écoute à peine et comprend encore moins, sa première garde en tant qu’interne… ça m’a fait littéralement l’effet d’un coup de poing à l’estomac et j’ai failli arrêter la télé. Je me suis ressaisie avec peine et j’ai finalement regardé les épisodes suivants de cette série, plutôt sympa. Je crains que prise par surprise, j’aie encore souvent une réaction violente quand je verrai ou entendrai parler de cette maladie.

Pour repasser à un sujet plus léger, j’ai lu un article intéressant dans le journal.  Enfin, j’en ai lu plus d’un, mais celui-ci est plus amusant à partager. Et puis, comme je sais que tous ceusses qui me lisent sont globalement de la même génération que moi, c’est un sujet qui intéresse un peu tout le monde. Tiens je vais faire un sondage !!!

Mangas : « Goldorak », vers l’âge adulte

LE MONDE | 05.07.06 | 16h29  •  Mis à jour le 05.07.06 | 16h29

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-792179@51-792273,0.html

 

Pendant la septième Japan Expo, du 7 au 9 juillet au Parc des expositions de ParisNord-Villepinte, des dizaines de milliers de personnes (elles étaient plus de 40 000 lors de la dernière édition, en 2004, et les organisateurs en espèrent 60 000 cette année) vont changer de continent.Célébrant des formes artistiques qui ont pour nom manga et anime (prononcer « animé »), débattant de pratiques comme le scantrading ou le fansubbing ou sacrifiant au rite du cosplay, les visiteurs de cet hybride de festival culturel et de Salon commercial consacreront l’emprise de la culture populaire japonaise sur un nombre croissant de jeunes – et moins jeunes – Français.

Parmi les acteurs de cette scène incroyablement vivace, une comparaison s’impose : par son enthousiasme et son esprit d’entreprise, le milieu qui a grandi autour des mangas et de l’anime évoque la scène rock née dans la foulée du mouvement punk britannique. Amateurs et professionnels s’y côtoient, et son développement s’est fait quasiment à l’insu du reste de la société.

Mais, aujourd’hui, impossible de l’ignorer : Hayao Miyazaki, réalisateur des dessins animés Princesse Mononoke et Le Voyage de Chihiro, est considéré comme l’un des plus grands cinéastes actuels ; dans l’édition, les ventes de mangas ne cessent de croître, et, dans celui des jeux vidéo, plusieurs grands succès, comme Zelda ou Final Fantasy, conçus au Japon, relèvent du même univers. Sur le marché international, la France est devenue la terre d’élection des images nipponnes.

Cette étrange affinité a débuté en 1978, quand TF1 a diffusé, au grand dam des parents, un dessin animé dont le héros est un robot, « Goldorak ». « La France a vécu ce qui s’est passé au Japon avec quinze ans de décalage », explique Cédric Littardi, 32 ans, aujourd’hui responsable de la maison d’édition vidéo Kaze. L’arrivée de « Goldorak » sur les écrans français rappelle les premiers succès des séries animées nationales, sur les télés japonaises, au milieu des années 1960.

Une décennie plus tard, le feuilleton « Gundam » est la coqueluche des adolescents japonais, et non seulement des enfants, comme le seront les séries diffusées par La Cinq de Berlusconi et le « Club Dorothée » pour les teen-agers français, à la fin des années 1980. En 1984, le public nippon découvre Nausicaa, la vallée du vent, premier long métrage de Miyazaki, quinze ans avant le succès de Totoro et de Mononoke en France. Avec le succès d' »Akira », dès 1990, puis de « Dragonball« , à partir de 1994, publiés par Glénat, l’édition entre dans la danse.

Cette découverte, qui se fait via les grands médias, s’accompagne d’une intense activité amateur. En 1993, autour de la librairie japonaise Junku, à Paris, des jeunes gens créent un fanzine (magazine de fans) devenu depuis le mensuel Animeland. Des conventions de fans de manga et d’anime s’organisent aux côtés des adeptes des jeux de rôle et d’heroïc fantasy.

Dès 1995, les premiers cosplays apparaissent. La communauté se développe autour des sites et des forums Internet naissants. Parmi les structures associatives, certaines sont devenues des entreprises. Japan Expo, initiative due à des étudiants ingénieurs en informatique, est aujourd’hui une SARL. Des sociétés établies de l’édition ou du cinéma se lancent sur ce nouveau marché.

Le personnage de la série « Naruto », enfant ninja blond, star des jeunes amateurs masculins de mangas, est diffusé en France, sur papier et en DVD, par Kana, filiale de l’éditeur de BD Dargaud. La chaîne câblée Game One programme l’anime et un autre canal câblé devrait prendre le relais.

Les éditeurs vidéo indépendants comme Dybex, qui propose l’anime de « Full Metal Alchemist« , un des plus populaires du moment, ou Kaze, sont distribués dans les hypermarchés, après avoir conquis les grandes surfaces culturelles.

Cette expansion entraîne un élargissement de l’audience. Pierre-Yves Devroute, de Japan Expo, explique que « pendant la dernière édition, en 2004, le public n’était plus seulement constitué de fans, mais aussi de familles ». Cédric Littardi évalue le nombre des amateurs « purs et durs » à quelques dizaines de milliers.

Ce sont eux qui font vivre les sites Internet, qui pratiquent une forme de guérilla en sous-titrant (fansubbing) ou en doublant (fandubbing) des séries japonaises encore inédites en France. Une pratique tolérée par certains éditeurs, à condition que les « teams » retirent leurs productions, une fois la licence de la série achetée en France. S’engage alors un dialogue conflictuel : ainsi, le doublage officiel de « Naruto » a été violemment critiqué par les fans, qui préfèrent les versions du Net. Ce qui n’a pas empêché Thomas Guitard, créateur du « team » de doublage Gotohwan, de devenir l’une des voix françaises de la série « Oban Street Racers », sur France 3.

La pratique des cosplays, qui voit des adolescents et de jeunes adultes succomber au plaisir du travestissement, est moins problématique. Lors d’un récent cosplay à Lyon, la présentatrice a félicité le lauréat, vêtu d’une armure de robot, en précisant qu’il était devenu papa pendant le concours ! L’anecdote conforterait l’idée selon laquelle le noyau dur des fans serait l’équivalent français des otaku, ces jeunes Japonais obsédés par l’univers des mangas et de l’anime, qui prolongent indéfiniment leur adolescence.

Vanina Noël, étudiante en architecture à Marseille, nuance cette impression. A la Japan Expo, elle sera déguisée en princesse Zelda, héroïne du jeu vidéo éponyme. Son costume ne lui a coûté que 60 euros, mais elle y a consacré deux mois. Elle s’amuse de cette passion, en reconnaissant qu’elle « ne durera pas énormément ».

C’est le prochain défi : faire passer la culture manga à l’âge adulte. Dans l’édition comme dans le DVD, les titres qui n’ont plus rien à voir avec l’univers héroïque ou robotique se multiplient : ils décrivent la vie quotidienne au Japon (l’OAV « 13 Vies », édité par Kaze, ou le Journal de mon père, de Taniguchi) ; explorent des thèmes historiques (le manga et anime Gen d’Hiroshima) ; renouvellent le roman noir (la série « Monster », publiée en manga et en anime, dont le héros japonais vit des aventures terrifiantes dans l’Allemagne réunifiée). Des nourritures destinées aux adultes, dont la passion est née, il y a un quart de siècle, l’après-midi, devant leur téléviseur…

Thomas Sotinel et Nicolas Wecker

Article paru dans l’édition du 06.07.06

 

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Image

05/07/2006 : je suis un cas !

Enfin, ce n’est pas tout à fait sûr, mais c’est fort probable. Bien que pour ma mère, ce n’est pas la peine de sortir de la fac de médecine pour savoir que je suis un cas. Mais elle n’est pas totalement impartiale !

Hier, j’ai vu ma rhumato avant qu’elle parte en vacances et pour la première fois depuis près de deux mois, je ne vais pas avoir d’examen à faire. Finies les prises de sang à tout bout de champ. Et j’ai pu annuler un dernier examen, désagréable, qui devait avoir lieu ce matin (je n’avais pas pu avoir de RV avant) puisqu’on ne cherche plus ! Image

Elle a enfin compris ce que j’ai et s’en veut de ne pas l’avoir vu plus tôt, vu que sa thèse portait sur ce cas précis. Mais ça semble plutôt rare.

Concrètement, ça ne change rien pour moi pour l’instant : c’est toujours dégénératif et rapide et c’est toujours le billard à l’automne.

Faudra que je lui demande, à long terme, quelles seront les conséquences. Mais hier, après avoir passé trois-quart d’heure à reprendre les radios, IRM et analyse, on a dû finir rapidement le rendez-vous car sa salle d’attente était pleine. Je comprends mieux comment cela se fait que parfois, j’ai des grosses attentes chez elle.

Je peux également reprendre la piscine.

J’espère que mon moral va remonter, car cette recherche du foyer inflammatoire/infectieux mystère commençait à me porter sur le système.

Dans un autre registre, j’ai lu un article sympa dans le Monde hier. Alors que l’on doit se taper des émissions débiles (ça n’engage que moi) transposées de chaînes étrangères du style Bachelor ou Ile de la tentation, j’apprends que l’on exporte la formule de « Kaamelott » à des chaînes européennes qui adapteront les textes français et les tourneront en France.

Le tournage de « Kaamelott » sera le Graal des studios de Villeurbanne

LE MONDE | 04.07.06 | 14h58  •  Mis à jour le 04.07.06 | 15h56

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-791736@51-787399,0.html

 

Au centre du Studio 24, à Villeurbanne, dans un décor de château médiéval, Alexandre Astier répète une scène d’épée. En dépit d’une température caniculaire, le créateur du feuilleton Kaamelott a revêtu les épais vêtements de son personnage, le roi Arthur.Depuis le début du mois de mai, toute l’équipe de cette série comique médiévale diffusée avec succès par M6 a quitté les studios de cinéma d’Arcueil, dans la banlieue parisienne, pour investir ceux de Villeurbanne, créés par Roger Planchon et gérés par Rhône-Alpes Cinéma. Cette délocalisation était, selon le producteur Jean-Yves Robin, PDG de la société de production Calt, destinée avant tout à simplifier la vie d’Alexandre Astier et d’une grande partie de l’équipe, qui vit à Lyon.

C’est sur ce plateau de 900 mètres carrés que vont être tournées en haute définition la totalité des scènes d’intérieur des 300 derniers épisodes de cette série qui en comptera au total 700. L’équipe ne chôme pas : l’équilibre économique commande de tourner dix minutes « utiles » par jour.

Mais la vie de Kaamelott devrait se poursuivre au-delà du 700e épisode avec le tournage d’un prime time et de trois longs métrages. Surtout, la série doit, dés octobre, être dupliquée par des chaînes étrangères. Calt a en effet vendu le format de Kaamelott aux Espagnols et aux Italiens et obtenu que ces versions étrangères soient elles aussi tournées à Villeurbanne, dans les mêmes décors, selon une écriture identique. Seuls les acteurs seront différents.

Chaque version comprendra, comme la version française, 700 épisodes, ainsi que les longs métrages.

Pour assurer ce planning et continuer à vendre Kaamelott à d’autres télévisions étrangères, Jean-Yves Robin a besoin d’espace. Du coup, le Studio 24, qu’il loue, devient trop exigu. A lui seul, le tournage de Kaamelott va occuper ce studio 250 jours en 2007.

Le producteur a donc convaincu les collectivités territoriales de développer le site villeurbannais, pour en faire un véritable pôle audiovisuel haute définition. Dès septembre 2007, deux nouveaux studios, de 1 400 mètres carrés au total, doivent être livrés. Le site dispose d’une friche de 10 000 mètres carrés constituée d’une ancienne minoterie à l’abandon acquise par le Grand Lyon.

Baptisé Picsel, le projet porté par l’investisseur Icade, une filiale de la Caisse des dépôts, prévoit, outre les studios, la construction d’un centre de formation, d’un atelier de décors et costumes, de bureaux qui seront utilisés par la production et la postproduction, ainsi qu’un espace de logements.

« Nous sommes en train de créer ici avec Kaamelott le principe d’un Fort Boyard en fiction qui nous donne une visibilité à sept ans. Mais Picsel est un projet à vingt-cinq ans qui peut faire de Lyon une place forte de la production audiovisuelle », affirme Jean-Yves Robin.

Le producteur mise notamment sur le soutien financier de la région Rhône-Alpes, via des subventions. Celle-ci n’y est pas hostile, car, pour le site villeurbannais, Kaamelott peut constituer un nouveau levier de développement. Créée dans les années 1980 par Roger Planchon, alors directeur du TNP, le Théâtre national populaire de Villeurbanne, cette friche a eu pour première vocation d’accueillir un atelier de costumes et de décors. Puis, le dramaturge, soucieux de soutenir le cinéma, a poursuivi son projet en créant dans les années 1990 Rhône-Alpes Cinéma, une entité de production directement rattachée à la Région Rhône-Alpes.

En quinze ans, cette structure a coproduit 150 films et fait de la région une véritable pionnière en matière de coproduction cinématographique.

Enfin, Roger Planchon avait parachevé son projet en créant en 2002 le Studio 24, un lieu de représentations et de tournage. Jusqu’à présent, seuls des longs métrages y avaient été tournés, entre autres Un fil à la patte, de Michel Deville.

« Cette politique culturelle comporte de forts enjeux économiques », estime le directeur de Rhône-Alpes Cinéma, Grégory Faes. Selon lui, outre les recettes générées par les films, les retombées moyennes de chaque coproduction sont une fois et demie supérieures aux investissements. A lui seul, le Studio 24 avait par ailleurs entraîné la création d’une vingtaine d’entreprises.

Sophie Landrin

Article paru dans l’édition du 05.07.06

 

Comme je crois l’avoir déjà dit, je suis plutôt fan de cette série et je suis contente de voir que ça s’exporte.

 

Sinon, pour ce soir, on croise les doigts ! Image

 

Voilà, c’est tout !