26/01/2007 : Cinéma privé (Le retour)

Bonsoir,

Je ne sais pas si vous vous souvenez de mon billet du 21 juillet dans lequel je vous faisais part de certains films qui me sont chers, mais qui sont quasi-introuvables.

Je viens de mettre la main sur l’un d’eux : « Antonia et ses filles » (Antonia’s line en anglais). Le DVD est américain (zone 1), en hollandais, sous-titré anglais et je l’ai trouvé sur un site britannique. Vive Internet !

Sinon, rien de spécial. Je viens d’avoir ma deuxième piqûre : ça va.

Je me suis levée à l’aube ce matin (ou presque, pour moi en ce moment) pour attendre une livraison et le type s’est pointé à 13 h à la fin de la période de livraison ! Enfin…. Peut-être dormirai-je mieux ce soir.

Enfin, un peu de lecture :

Le droit d’auteur devant la justice
LE MONDE | 25.01.07

© Le Monde.fr

La cour d’appel de Paris doit rendre vendredi 26 janvier son jugement sur l’affaire qui oppose le Centre Pompidou à Pierre Pinoncelli, et qui est en passe de devenir un classique du droit. Cette affaire laisse douter de l’adéquation de la loi aux pratiques de l’art contemporain qui, depuis Marcel Duchamp et ses ready made, objets industriels élevés au rang d’oeuvres, ont de quoi rendre chèvres les juristes.

Le 4 janvier 2006, Pinoncelli, 77 ans, a été arrêté au Centre Pompidou, à Paris, et placé en garde à vue, après avoir ébréché à coups de marteau la Fontaine de Duchamp, justement. Il y avait aussi inscrit, partie essentielle selon lui de son action, le mot « Dada ».La Fontaine avait déjà fait l’objet de son attention le 24 août 1993, lors d’une exposition au Carré d’art de Nîmes. Il s’était d’abord soulagé dans la sculpture, un urinoir posé tête-bêche, par rapport à son installation d’origine. La miction était bénigne, mais l’artiste avait cru déjà nécessaire de briser le mythe à coups de marteau.
Le tribunal de Tarascon l’avait condamné, le 20 novembre 1998, à une amende équivalent à 45 122 euros. Avec un arrêt très commenté, notamment par l’avocate Agnès Tricoire, dans la revue Vacarme : tout en condamnant lourdement Pinoncelli pour son geste, les juges n’avaient pas remis en cause sa portée artistique. Ils l’avaient seulement liée, par une construction intellectuelle qu’on ne trouve plus guère que chez les magistrats, au versement par Pinoncelli de dommages et intérêts à l’Etat.

Le vandalisme artistique est un acte relativement peu fréquent, et peu puni. A New York, le 14 novembre 2000, un professeur en retraite qui avait maculé un tableau de Chris Ofili heurtant ses convictions religieuses a été condamné à 250 dollars d’amende. En octobre 1973, Tony Shafrazi, devenu depuis un important marchand d’art contemporain, bomba Guernica, alors conservée au MoMA. Il s’en tira avec une simple amende.

En première instance, le Centre Pompidou réclamait 427 000 euros pour la Fontaine, qu’il estime à 2,8 millions d’euros. La cour avait accordé 200 000 euros. En appel, l’avocat général a réclamé trois mois de prison avec sursis et laissé à la sagesse de la cour « le très, très sérieux problème des dommages-intérêts ».

Reste que Pinoncelli, par son acte, est devenu coauteur de l’urinoir. C’est l’avis d’Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste de l’art : « Cela ne l’exonère pas de l’infraction pénale qu’il a commise. Mais, selon moi, il est devenu, non pas coauteur, mais auteur d’une oeuvre dérivée. Cela consiste à prendre une oeuvre existante, à l’utiliser, et à la transformer pour en faire autre chose. »

Paradoxalement, il peut donc se plaindre que son oeuvre ait été détruite par le Centre Pompidou. « Les seuls qui peuvent s’en inquiéter, ce sont les héritiers de Duchamp, au titre du droit moral, confirme maître Pierrat. Le Centre Pompidou ne peut venir en justice que sur la propriété matérielle de l’oeuvre. En restaurant l’urinoir, le Centre Pompidou a contrevenu au droit moral de Pinoncelli. »

« JOCONDE » ET PORTE-JARRETELLES

Cet élément pourrait expliquer la surprenante lettre d’Alfred Pacquement publiée dans Le Monde (21 janvier 2006), dans laquelle le directeur du Musée national d’art moderne considère Pinoncelli comme un vandale. Mais, contrairement à tous les usages, et au tribunal de Tarascon, il lui dénie la qualité d’artiste. Ce que conteste Emmanuel Pierrat : « Quel que soit le procédé utilisé, il est dans une démarche que je considère, et la jurisprudence aujourd’hui, comme artistique. Comme Alberto Sorbelli, avec la Joconde. »

Emmanuel Pierrat a en effet été le premier à faire reconnaître par une cour d’appel le caractère artistique d’une performance : au Louvre, Alberto Sorbelli, en porte-jarretelles, a embrassé la Joconde devant l’objectif de sa photographe. Un conflit l’opposant à cette dernière, maître Pierrat a obtenu du tribunal qu’il reconnaisse le caractère artistique plein et entier du performeur : « C’est une vieille discussion, qui a commencé avec l’affaire opposant Renoir au sculpteur Guino. Rongé par l’arthrose, Renoir donnait ses instructions à un technicien, sans intervenir physiquement dans ses sculptures. Le tribunal a reconnu un statut de coauteur à l’auxiliaire ». D’autres artistes, comme Sophie Calle, ont ainsi recours à des photographes pour fixer leurs actions. Dans le cas d’Orlan, ce sont les chirugiens intervenants sur le corps de l’artiste qui peuvent se réclamer coauteur. Désormais, des contrats préalables permettent d’établir une paternité. Qui fut très tôt reconnue au couple Christo, lorsqu’ils revendiquèrent, avec succès, les droits sur les photos prises du pont Neuf empaqueté par leurs soins.

Depuis, les affaires se multiplient. Jean-Olivier Hucleux ou Jeff Koons ont été accusés de plagiat par des photographes dont ils avaient utilisé les images, le premier pour un tableau, le second pour une sculpture. En France, comme aux Etats-Unis, les tribunaux ont tranché en faveur des photographes.

Plus préoccupante apparaît la décision en 2005 de la Cour de cassation de refuser au nouveau-réaliste Daniel Spoerri la parternité de Mon Petit déjeuner, un « tableau-piège » de 1972, au prétexte qu’il n’était pas de la main de l’artiste. L’assemblage d’objets collés sur une planche était pourtant signé, mais réalisé par un autre.

Ce qui revenait à exclure, comme certains l’ont conclu un peu vite, des pans entiers des pratiques contemporaine du champ de l’art : exit Jeff Koons, Maurizio Cattelan, et tant d’autres qui font exécuter leurs oeuvres par des praticiens, sans oublier les ready-made comme la Fontaine de Duchamp.

NOUVEAUX PROBLÈMES

« Il s’agit d’un pan du droit distinct de la propriété intellectuelle, précise Emmanuel Pierrat. Une description incomplète de l’oeuvre par le commissaire priseur, qui a fait que l’acheteur croyait acheter une oeuvre faite par Spoerri. » Ce n’est pas un arrêt de principe, qui fonde le droit, mais un arrêt d’espèce, qui tient compte de circonstances particulières. Les artistes peuvent continuer à sous-traiter, sans perdre pour autant leur statut d’auteur.

Emmanuel Pierrat écrivait naguère dans la revue L’Œil que le droit d’auteur est souvent en décalage avec l’art actuel. Son point de vue est aujourd’hui plus nuancé : « L’art contemporain poserait de nouveaux problèmes, explique-t-il, parce qu’on ne sait plus qui est l’auteur, mais le cas se pose aussi avec la Renaissance. La notion d’atelier ne date pas d’aujourd’hui, elle a toujours existé dans l’histoire de l’art. J’ai été le conseil d’Arman, et à la fin de sa vie, les pièces sortaient toutes seules ! On devrait signaler « atelier de… », dans ces cas-là. Murakami donne la liste de tous ses assistants derrière chacun de ses tableaux. Il s’agit sans doute plutôt d’une démarche artistique, ou marketing, mais c’est le seul qui, en droit, soit nickel. »

Harry Bellet

Article paru dans l’édition du 26.01.07.

That’s All, Folks !

25/01/2007 : Heureux évènement

Bonsoir,

J’ai le plaisir de vous annoncer une naissance. Vous savez, le projet dont je vous parle depuis quelques temps ? Eh bien, l’enfant est né et se porte bien. Mais comme la naissance a été difficile, il est en couveuse et les visites ne sont pas encore autorisées. Dès que ce sera bon, je vous le dirai.

Sinon, depuis la dernière fois… J’ai eu ma première piqûre vendredi dernier.

Mardi, j’ai été faire mon premier dépôt au centre de transfusion. Près de trois heures assise cette matinée avec de longues périodes d’attente. Tout a commencé quand ils ont voulu créer mon dossier et qu’ils ont réalisé que j’étais déjà dans leur bécane, en tant que donneuse. Alors quelques manipulations pour fusionner les dossiers et c’était enfin bon. J’ai dû faire lundi trois tonnes de photocopies pour leur dossier. J’espère que mardi prochain, ce sera plus simple et plus rapide. Car moi, mardi après-midi, j’étais morte. je ne sais pas si ce sont les trois heures d’attente ou le prélèvement (avant, ça ne me faisait rien) ou juste la preuve que je ne suis pas en forme (désolée aux deux-trois à qui j’ai déjà dit la même chose).

Du coup, je suis restée un jour de plus chez ma mère, qui préfère m’avoir sous les yeux en ce moment. Après avoir lu le papier accompagnant l’injection, vendredi, j’ai vu le moment où elle n’allait pas me laisser rentrer chez moi (oui, c’est elle qui me fait mes piqûres).

Allez, je ne peux pas lui reprocher de s’inquiéter.

Pour changer, un peu de lecture :

Le crâne du footballeur Lilian Thuram exposé au Musée de l’Homme

25.01.07 | 18h50

Un moulage du crâne du footballeur Lilian Thuram sera exposé, à côté des originaux de ceux de l’homme de Cro-Magnon et du philosophe René Descartes, lors d’une prochaine exposition du Musée de l’Homme, intitulée « l’Homme exposé », a-t-on appris jeudi auprès du musée parisien. »Il nous fallait un symbole pour aborder le thème de l’unité de l’espèce humaine, dans le temps et l’espace », a expliqué le porte-parole du Musée, Lionel Gauthier. Le choix du champion du monde a été fait par les commissaires de l’exposition « en raison des valeurs humanistes que porte depuis toujours le Muséum et que défend aussi Lilian Thuram », a précisé M. Gauthier

 

L’exposition, qui devrait ouvrir le 21 février, exposera ainsi le crâne d’un homme ancien, d’un homme moderne et d’un homme vivant.

Dans un entretien accordé au magazine Sciences et Avenir, qui consacre plusieurs pages à la rénovation prévue du Musée de l’Homme, Lilian Thuram souligne que cette institution peut aider « à changer notre regard sur l’autre ».

Le Musée de l’Homme « nous enseigne ce que nous sommes vraiment, que nous venons tous de la même branche, de la même famille, au-delà des couleurs de peau, des frontières », a souligné le sportif, en jugeant « essentielle » la mission de l’institution.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-29516676@7-44,0.html

Christian Vanneste (UMP) condamné pour propos homophobes

Par A.D. (avec agences)

 

LIBERATION.FR : jeudi 25 janvier 2007

Le député UMP Christian Vanneste a été condamné ce jeudi par la cour d’appel de Douai (Nord) à 3.000 euros d’amende pour injures envers les homosexuels. L’élu devra également verser 2.000 euros de dommages et intérêts à trois associations gays et lesbiennes, parties civiles. Ce jugement confirme la peine prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Lille le 25 janvier 2006.

Il a été condamné pour avoir affirmé notamment dans la presse que l’homosexualité était «inférieure» à l’hétérosexualité et serait «si on la pousse à l’universel, dangereuse pour l’humanité». L’avocate générale avait réclamé la confirmation de la peine prononcée en première instance par le tribunal correctionnel de Lille, ce qu’elle a obtenu. L’avocat de l’élu du Nord avait demandé pour sa part la relaxe au nom de la liberté d’expression.

Christian Vanneste avait annoncé qu’il porterait l’affaire devant la cour européenne des droits de l’homme en cas de condamnation et «revendique le droit de continuer à affirmer qu’il y a un modèle de société universel où un homme et une femme se marient, ont des enfants et les élèvent et que ce modèle de société est universalisé.»

Christian Vanneste, 58 ans, est le premier homme politique poursuivi dans le cadre de la loi du 30 décembre 2004 sur les propos homophobes. Député de la 10ème circonscription du Nord à Tourcoing dans la banlieue de Lille, il a été investi par l’UMP pour les prochaines élections législatives.

Jean-Luc Romero, président de l’association «Aujourd’hui, Autrement», a réclamé l’exclusion immédiate de Christian Vanneste de l’UMP après sa condamnation en appel. Dans un communiqué, les associations SOS homopobie, Act-up Paris et le SNEG, partie civiles, se sont félicitées d’un jugement «visant à sanctionner des propos homophobes qui doivent être combattus parce qu’ils inspirent et légitiment les agressions verbales et physiques». Le président de l’UMP Nicolas Sarkozy «a jugé les propos de Christian Vanneste inadmissibles et intolérables mais continue de les admettre et de les tolérer en refusant d’exclure ce député de l’UMP», condamnent-elles.

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/230921.FR.php?rss=true

Festival d’Angoulême: quatre jours sur la « planète BD »

25/01/2007 15h32


ANGOULEME (Charente) (AFP) – La 34e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) s’est ouverte jeudi avec une nouvelle organisation, déjà contestée, et un savant dosage entre la promotion de la BD commerciale et la découverte de nouveaux talents.

Depuis 34 ans, Angoulême devient chaque année, pour quelques jours, la capitale mondiale de la BD. Le FIBD (25-28 janvier) attire en moyenne 200.000 visiteurs par an et veut, selon son nouveau directeur général Franck Bondoux, conserver son caractère « généraliste » pour « défendre la bande dessinée grand public de qualité et faire découvrir de nouveaux artistes ».

Après une édition 2006 perturbée par la neige, 2007 est une année test. A l’étroit dans le centre ville, le FIBD s’est en effet divisé cette année en deux pôles principaux: l' »Espace découverte », qui regroupe expositions et animations, dans le centre, et le « Salon des éditeurs », qui rassemble les stands des maisons d’édition, à la périphérie de la ville.

La superficie du festival a pratiquement doublé, pour atteindre 15.000 m2, mais de nombreux éditeurs s’interrogent sur la capacité du dispositif à drainer le public.

 

« Un des charmes d’Angoulême et l’une des raisons de sa réussite, c’était l’association étroite avec la ville. La ville entière s’était attribuée la BD. La séparation pour des raisons politiques, urbanistiques, entre les stands et les animations est un vrai risque. Nous sommes très dubitatifs », souligne Claude de Saint-Vincent, directeur général de Dargaud, Dupuis et du Lombard, l’un des poids-lourds du secteur.

Les organisateurs ont donc misé sur la créativité pour relancer le festival, avec le concours de Lewis Trondheim, l’une des figures de la nouvelle génération d’auteurs de BD, Grand prix de la Ville d’Angoulême l’an dernier.

De jeudi à dimanche, « concerts de dessins » (musique et BD) et « matches d’improvision » entre dessinateurs vont se succéder. Mais des expositions d’auteurs prestigieux (Hergé) comme de jeunes talents, ou des rencontres avec des auteurs étrangers sont également au programme. Sans oublier le marathon des dédicaces, qui reste l’attraction préférée du public, avec la plupart des auteurs connus ou moins connus de la BD franco-belge.

La sélection pour le Prix du meilleur album (50 titres), décerné samedi, fait enfin la part belle à de nouveaux auteurs, français et étrangers, qui sortent du cadre et des formats traditionnels de la bande dessinée. Le FIBD peut compter sur l’engouement intact du public pour la BD, qui a battu en 2006 des records de productivité, avec plus de 3.500 nouveautés publiées.

S’il a popularisé le manga en Europe, le festival ne lui avait jamais consacré d’espace propre. C’est chose faite cette année, avec 500 m2 dédiés à l’univers manga. Le palmarès a également été simplifié pour plus de lisibilité. Outre le Grand prix de la Ville d’Angoulême, qui consacre un auteur, le Prix du meilleur album de l’année sera désormais la récompense suprême.

Trondheim, encore, a dessiné le nouvelle mascotte du festival, un félin sautillant baptisé « le fauve » aux allures de Félix le chat. Une façon de rajeunir le festival sans renier l’héritage.

Le festival tentera de retrouver en 2007 ses 200.000 visiteurs habituels, après un cru 2006 victime des intempéries, avec seulement 150.000 entrées.

http://www.afp.com/francais/news/stories/070125152118.yzrbzrq4.html
Alison Bechdel, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois cette année, y a été invitée.
That’s all, Folks !

18/01/2007 : Sommes-nous vraiment informés ?

Bonjour,

Si vous avez entendu deux hurlements puissants dans l’après-midi d’hier, n’accusez pas vos voisins ! C’était moi. J’avais passé un temps certain à écrire un beau billet pour ce blog, puis, à la suite de ce que j’ai d’abord pris pour une fausse manipulation, tout à disparu.

 

Reprenant mes esprits, mon courage et mon clavier à deux mains, je rédigeais à nouveau quelque chose, en une version un peu plus condensée. Cette fois, pas d’erreur de manœuvre, c’était Yahoo qui débloquait. Ayant d’autres choses à faire, je renonçais pour la journée.

 

Cette fois, j’écris d’abord sous Word et je verrais si ça passe. Si non, je n’aurai pas tout perdu et je pourrai mettre ça en ligne à la première occasion.

 

Ce qui a causé ce billet (et son titre) ?

 

Au préalable, je dois vous faire part d’une de mes habitudes : Je regarde très peu les informations à la TV, uniquement le petit bulletin sur M6 à 19 h 50. Sinon, je suis abonnée à un journal (vous devez avoir deviné lequel, depuis le temps), je regarde régulièrement les dépêches de l’AFP et quelques journaux en ligne. Je considère, mais cela n’engage que moi, que les journaux télévisés sont une belle entreprise de manipulation, en focalisant l’information donnée sur quelques titres où le fait-divers le dispute au sensationnalisme. Je ne veux pas dire que le journal de M6 y échappe, mais comme il est beaucoup plus court et qu’il n’y a qu’une suite d’images commentées, sans présentateur, il me semble que ça va mieux à l’essentiel. Et il y a des images, sans lesquelles on ne va pas loin dans notre société moderne.

 

C’est le traitement d’un de leurs sujets mardi soir, que j’avais abordé dans mon billet de ce jour-là, qui appelle mon commentaire.

 

Le « Six minutes » (nom du journal de M6) a faire part des derniers chiffres sur la population française, mais n’en a cité que deux : le nombre des naissances en hausse et le nombre des mariages en baisse.

 

Je trouve curieux qu’ils n’aient pas cité le nombre des PACS en forte hausse. Je trouve, pour ma part, ce chiffre très significatif et pas seulement pour l’intérêt « personnel » que je peux porter à ce contrat.

 

En effet, fondamentalement, le mariage est d’abord un contrat qui devait gérer le transfert de biens et d’argent et ce qu’il pouvait en advenir ensuite lors du rapprochement de deux familles à l’occasion d’une union.

 

Ce contrat est toujours au centre du mariage puisque à l’occasion d’un mariage civil, il est demandé s’il y a un contrat de mariage et le cas échéant, il est rappelé le régime matrimonial par défaut qui est aussi un contrat.

 

Aux temps anciens, il était bon de demander la bénédiction des dieux pour toutes les occasions importantes. Cette bénédiction a perduré au point que sans elle, le mariage est devenu impossible. Puis, en France en tous cas, quand le grand processus de laïcisation a commencé, la « bénédiction » a été reprise à son compte par la société civile.

 

Le PACS est un contrat entre deux personnes qui décident d’unir leurs vies et qui règlent avec lui les questions patrimoniales. Un enregistrement pour sa validité et son opposabilité et le tour est joué.

 

L’union échappe enfin à la Société et revient dans la sphère du privé.

 

Dans mes deux tentatives de blog, hier, je m’interrogeais sur les statistiques relatives au PACS. J’ai pris le temps de rechercher et j’ai trouvé un bout de réponse. Tout d’abord, il est interdit de distinguer à des fins statistiques les PACS homos des PACS hétéros (décision de la CNIL du 25/11/99). Il semblerait cependant que si dans les grandes villes, le PACS est plutôt gay, en province, il est plutôt hétéro.

 

En chiffre, si en 2006, on compte 8.800 mariages de moins qu’en 2005, par contre en 2005, 60 500 PACS ont été conclus, soit 50% de plus qu’en 2004. Sur les trois premiers trimestres 2006, 57 500 PACS étaient déjà enregistrés.

 

Conclusion, il y a toujours autant sinon plus de monde à vouloir fonder un foyer et prêts à s’engager, mais il y a un « retour aux sources » en ne voulant pas l’intervention de la Société.

That’s all, Folks !

PS : j’ai mes deux rendez-vous au centre de transfusion.

PS2 : je trouve finalement que ce billet est bien meilleur que ce que j’avais écrit hier !

 

16/01/2007 : Les hommes politiques sont-ils vraiment informés ?

Bonjour,

rien de spécial de mon côté, j’attends toujours un appel du centre de transfusion pour les deux rendez-vous qu’ils doivent me fixer. Peut-être vais-je les rappeler demain si je n’ai pas de nouvelles.

Le titre du billet du jour est causé par ces deux lectures :

France
Jean-Marc Nesme s’en prend à Ségolène Royal à propos du mariage des couples homos

Le député UMP Jean-Marc Nesme, l’un des animateurs de l’entente parlementaire pour le droit de l’enfant, accuse Ségolène Royal (PS) de «jouer aux apprentis sorciers» en voulant légiférer en faveur du mariage et de l’adoption des couples du même sexe. «En piétinant les valeurs et les normes qui fondent la famille et qui sont ancrées dans la culture française, la candidate socialiste joue aux apprentis sorciers», écrit le député de Saône-et-Loire dans un communiqué. «Le respect de la liberté des adultes, notamment à travers leur choix de vie, se nourrit du respect intégral du droit des enfants d’avoir un père et une mère» et la candidate socialiste «exprime une vision de la société qui est un bouleversement radical des valeurs de la République […] contraire au bien commun». Le député veut ainsi réagir à la lettre de la candidate socialiste envoyée à l’Inter-LGBT et rendue publique la semaine dernière, où elle réaffirme son engagement à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples homosexuels si elle était élue (lire Quotidien du 10 janvier).

par Emmanuelle Cosse (Info du 15 janvier 2007)

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Avec plus de 830 000 naissances, la France a été le pays le plus fécond d’Europe en 2006
LE MONDE | 16.01.07

La natalité française est en pleine forme : en 2006, avec un taux de fécondité légèrement supérieur à 2 enfants par femme, l’Hexagone est devenu, avec l’Irlande, le pays le plus fécond d’Europe. Ce dynamisme fait de la France une véritable « exception », souligne le bilan démographique de l’Insee, rendu public mardi 16 janvier : nos voisins, qu’il s’agisse de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Espagne, affichent des taux de fécondité qui ne dépassent pas 1,4 enfant par femme. Quant aux pays de l’Est, ils affrontent une crise profonde de la natalité : en Slovaquie, en Slovénie, en Pologne, en Lituanie ou en République tchèque, les taux sont souvent inférieurs à 1,3 enfant par femme. En France, le mini boom démographique des années 2000 semble s’installer durablement : bien que le nombre de femmes en âge de procréer soit en baisse, l’année 2006 est, avec plus de 830 000 naissances, le meilleur cru démographique depuis 1981. « Le nombre de naissances est plus élevé que le pic de l’an 2000 et atteint un niveau jamais observé depuis vingt-cinq ans », souligne Lucile Richet-Mastain, auteure de l’étude. L’âge moyen à la maternité ne cesse d’augmenter : en 2006, une femme accouche en moyenne à près de 30 ans contre seulement 27,7 ans il y a deux décennies.Tous ces bébés viennent au monde dans des familles profondément transformées : aujourd’hui, un enfant sur deux naît hors mariage contre seulement 6 % en 1970. L’union libre est désormais tellement répandue que le législateur en a tiré les conséquences : dès 1972, les droits des enfants « naturels » ont été alignés sur ceux des enfants « légitimes » et depuis 2005, ces mots ont été bannis du code civil, qui ne distingue plus les enfants nés dans le mariage, des autres. « Le choix du mariage ou de l’union n’a pas un grand impact sur la vie familiale », reconnaissait d’ailleurs en 2005 le rapport de l’Assemblée nationale sur la famille, dont la rapporteure était la porte-parole de l’UMP, Valérie Pécresse.

Si le mariage ne cesse de décliner (276 303 en 2005), le pacte civil de solidarité (pacs), né en 1999 dans le tumulte et les polémiques, continue de remporter un beau succès : en 2005, plus de 60 000 ont été conclus, soit 50 % de plus que l’année précédente. Et cette vogue semble se poursuivre puisque près de 58 000 de ces contrats ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels ont été signés au cours des trois premiers trimestres de l’année 2006. Au total, depuis la création de ce mode d’union que Jacques Chirac jugeait « inadapté aux besoins de la famille », plus de 260 000 contrats ont été signés.

POURSUITE DU VIEILLISSEMENT
Malgré le dynamisme de la natalité, le vieillissement de la population se poursuit. La part des personnes âgées de plus de 65 ans ne cesse d’augmenter : au 1er janvier 2007, elles représentaient, en France, 16,2 % de la population contre seulement 15 % en 1994. Et les projections de l’Insee montrent que ce mouvement devrait s’accentuer dans les années à venir : selon Olivier Léon et Pascal Godefroi, le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans devrait, à l’horizon 2030, augmenter de près de 60 % (Le Monde du 20 décembre 2006). Pour les octogénaires, les chiffres sont plus impressionnants encore : au cours des vingt-cinq prochaines années, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans devrait progresser de 75 %.

Ce vieillissement est lié à l’arrivée, à l’âge de la retraite, des « baby-boomers », ces générations nombreuses nées après la seconde guerre mondiale : les bébés nés en 1946 ont fêté leurs 60 ans en 2006. Mais il est aussi le fruit des progrès extraordinaires de la médecine : en 2006, l’espérance de vie a franchi la barre des 84 ans pour les femmes et des 77 ans pour les hommes. « En un an, en 2005, les femmes ont gagné trois mois et demi et les hommes presque cinq mois », constate Lucile Richet-Mastain dans son étude.

Alors qu’elle atteignait à peine vingt-cinq ans au milieu du XVIIIe siècle – à l’âge de 10 ans, la moitié des enfants étaient déjà décédés –, l’espérance de vie a énormément progressé depuis la seconde guerre mondiale : de 1950 à 2005, elle a gagné quatorze ans pour les hommes et quinze pour les femmes. Ces chiffres font de la France l’un des pays d’Europe où l’on vit le plus longtemps : les Français décèdent en moyenne un an plus tard que leurs voisins de l’Union européenne. La palme de la longévité revient à l’Italie tandis que la Lettonie et la Lituanie se situent loin derrière.


Lucile Richet-Mastain, « Bilan démographique 2006: un excédent naturel record ». Insee Première, n° 1118, janvier 2007, 2,30 €.

Ne faudrait-il pas également s’attaquer à toute famille monoparentale de choix ou de fait ?

Entre la femme qui décide d’avoir un enfant et décide qu’elle l’élèvera seule et l’homme qui se trouve soudain veuf avec un enfant à charge (comme c’est arrivé hélas à un de mes amis il y a peu), où est le modèle sociétal invoqué par ce député ? Et pourquoi ne pas interdire purement et simplement le divorce (qui porte quand même une sacrée atteinte au mariage) sans parler de l’IVG (bien que là, avec ces chiffres, cela s’impose moins) ?

La Première Guerre mondiale a fait de nombreuses veuves et de nombreux orphelins : le fait est que la « pénurie » d’hommes après 1918 n’a pas permis à de nombreuses femmes de se remarier. Les enfants ont été élevés, ont grandi et n’ont pas formé une classe particulière de dégénérés ou d’associaux.

Qu’ils arrêtent de nous prendre pour des imbéciles !

That’s all, Folks !

05/01/2007 : Fin de semaine

Un billet tous les jours ! Petits chanceux, va !

Pas grand chose de neuf depuis hier. Je continue de m’amuser :

Cet après-midi, je reprends les vistes pré-hosto chez le dentiste !

Sinon, j’ai lu ceci :

La comédienne Catherine Samie quitte la Comédie-Française sur un jubilé
LE MONDE | 04.01.07

© Le Monde.fr

Madame le doyen de la Comédie-Française, Catherine Samie, s’en va après cinquante ans de maison, comme elle l’avait annoncé à l’été 2006. Pour elle qui a peu tourné, la maison de Molière a été vraiment « sa » maison. Et ce départ est celui d’une actrice hors du commun.

Fait exceptionnel, tous les comédiens du Théâtre-Français ont décidé d’être présents, mercredi 3 janvier, pour lui offrir ce qu’ils ont choisi d’appeler un « jubilé jubilant », une soirée de fête, de chansons, de sketches, de pas de danse, d’émotion et de bonheur, « chacun lui offrant un cadeau à sa façon », explique Anne Kessler, chargée d’organiser l’événement.

La photographe Laurencine Lot publie à cette occasion un beau livre intitulé 50 ans à la Comédie-Française, Catherine Samie, une enfant de Molière (éd. La Renaissance du livre, 128 p., 29,50 €). Catherine Samie lui a ouvert ses archives personnelles, mais a refusé de poser, tout comme elle ne veut pas d’entretien avec la presse, tout comme elle sera sans doute furieuse qu’on ait organisé une soirée pour lui faire plaisir.

 

UNE RETRAITE IMPOSSIBLE

Cinquante ans de Comédie-Française ! Qui dit mieux ? Personne, à part Albert Lambert, qui y resta de 1885 à 1935. Catherine Samie est entrée dans la troupe en 1956. Gisèle Casadesus, qui venait juste de devenir doyenne cette année-là, s’en souvient : « Elle était potelée, appétissante, épanouie, et nous nous sommes réjouis : « Ah ! Une soubrette ! » » Catherine Samie les jouera toutes, les soubrettes, les servantes, avec drôlerie et tendresse. Et les cocottes, « les putes au grand coeur », comme dit la comédienne Catherine Hiegel. C’est Pierre Dux qui va lui proposer son premier rôle dramatique dans Femmes parallèles, de François Billetdoux, ce qui ne l’empêchera pas de jouer aussi La Dame de chez Maxim, de Feydeau. « On est assez sot, en France, en ce qui concerne les emplois, commente Catherine Hiegel. On vous y cantonne, et il n’y a que l’âge qui permette d’en sortir. C’est la différence avec le cinéma. Au lieu d’aller se faire faire un lifting, l’âge nous ouvre les voies royales. »

Depuis, Catherine Samie a tout joué ou presque, et l’administrateur de la Comédie-Française, Muriel Mayette, compte sur elle pour continuer, en tant que sociétaire honoraire : « Dans cette maison, prendre sa retraite n’est pas possible. » Sa dernière apparition dans Oh les beaux jours, de Samuel Beckett, au Théâtre du Vieux-Colombier (jusqu’au 14 janvier, puis en tournée), lui a valu les louanges d’une critique unanime.

Catherine Samie a exercé ses fonctions de doyen depuis 1989, et tous ceux qu’elle a accueillis s’accordent à dire combien ils étaient impressionnés et comme elle a su les aider. Elle qui tutoie tout le monde, qui dit bonjour aux passants dans la rue mais aussi aux arbres ou aux oiseaux, impressionne au premier abord, par son charisme, sa voix, et surtout son regard gris-vert, que d’autres disent bleu.

« Les conseils qu’elle donne peuvent parfois sembler déstabilisants, on a l’impression d’être mis à nu, explique Muriel Mayette, elle ne vous lâche pas et est à la fois très impartiale et très exigeante. »

« Elle a toujours été présente pour m’encourager ou me reprendre avec ce regard qui vous embrasse et vous fait croire qu’on est la seule chose autour d’elle », ajoute le jeune pensionnaire Loïc Corbery, qui regrette de ne pas avoir eu l’occasion de jouer avec elle. « Elle sait faire progresser les autres et elle-même », conclut Anne Kessler.

Martine Silber

Article paru dans l’édition du 05.01.07.

J’ai toujours eu une grande admiration pour cette comédienne d’immense talent et que j’ai pu admirer dans plusieurs classiques il y a fort longtemps à la Comédie Française.

Dernier mot pour les fans, la série The L Word revient sur les écrans US ce dimanche. D’après les spoilers que j’ai pu lire (ça ne me gêne pas. En fait, dans certains cas, je préfère savoir à quoi je dois m’attendre, mais pas de panique, je ne dirai rien) et d’après des commentaires de happy few ayant vu la série en avant-première, on va retrouver ce que l’on avait pu apprécier lors de la première saison et on devrait passer un bon moment. Wait and see !

That’s all, Folks !

04/01/2007 : Nostalgie et autres considérations

Re-bonjour, (ben oui, le précédent billet a été fait à une heure ce matin et non hier soir comme je le pensais !)

Je suis en train de bricoller sur mon ordinateur et, en bonne fille de mon époque, je viens de mettre un peu de musique. On en parlait encore il y a peu avec ma mère qui ne peut comprendre ça. Si elle met de la musique, elle ne fait rien d’autre. Sa position est de dire qu’on ne peut pas faire deux choses de bien en même temps : soit on lit, soit on écoute. Enfin, vous avez dû toutes et tous entendre cet argument à un moment ou un autre. Moi, suivant ce que je fais, je pourrai mettre de la musique, pas n’importe quoi, mais pas non plus, toujours, le silence total.

Tout ça pour vous dire qu’ayant mis le sélectionneur en mode aléatoire, je viens d’entendre un vieux titre de Supertramp et ça m’a embarquée un paquet d’années dans le passé. Et en faisant un tour d’horizon des titres, je remarque que je n’ai acheté certains albums, parfois longtemps après les faits, que pour ces souvenirs.

Dans le lot, il y a un album des Pink Floyd (The Dark Side of the Moon) et un album de Maxime Le Forestier (Mon Frère) pour ma première colonie de vacances, Supertramp (Crime of the Century et Breakfast in Amercia) pour un séjour linguistique en Allemagne, puis un groupe dont je suis restée fan, Eurythmics (Sweet Dreams) pour mes premières années de fac (le titre était-il prémonitoire ?). Je suis sûre qu’en cherchant bien, je pourrai en trouver d’autres.

Dans la catégorie lecture du jour, un sujet d’actualité avec des liens si vous voulez en lire plus. Mention spéciale « vivement que les élections soient passées et qu’on nous épargne ces manifestations de démagogie »

Droit au logement opposable : les blogs de juristes sceptiques LEMONDE.FR | 04.01.07

© Le Monde.fr

Pour le Gauchiste repenti, c’est clairement « un OLNI », un objet législatif non identifié, et c’est surtout le signal du lancement d’un « grand concours de démagogie ». Le droit au logement opposable, l’une des mesures réclamées par Les Enfants de Don Quichotte, s’est imposé en quelques semaines dans l’agenda politique, mais suscite la méfiance de nombreux blogueurs.

« Opposable » : « Apparu au milieu du XIXe siècle, cet adjectif formé à partir du verbe ‘opposer’ désigne dans le vocabulaire du droit ce qui peut être donné comme argument contre un tiers », rappelle le blog Les Zakouski du jeudi. Un terme « docilement repris par les journalistes, qui n’ont guère l’air de s’interroger sur le sens exact de cette expression et sur son application concrète », estime le blogueur-avocat Maître Eolas, qui se lance dans une longue analyse du concept.


LES JURISTES SCEPTIQUES

« La loi proclame un droit au logement », rappelle-t-il. « Cette proclamation a eu lieu dans la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. » Rendre le droit au logement opposable « crée une obligation à la charge de l’Etat, en fait du maire, de fournir un logement. Le non-respect de cette obligation pouvant être porté devant le juge administratif, qui condamnera le cas échéant l’Etat à indemniser l’administré non logé malgré ses demandes ».

Mais ce droit demande à être précisé, note l’avocat. « Les conditions prévues par la loi permettant d’obtenir ce logement restent à définir », écrit-il. « La procédure d’indemnisation devant le tribunal administratif prend des années (dans 15 jours, un tribunal administratif va examiner une requête que j’ai déposée début 2004) pour des sommes misérables (la mort d’un enfant de 10 ans est indemnisée quelques milliers d’euros, alors le fait de ne pas avoir trouvé un logement, je vous laisse imaginer). Et surtout, la loi ne permet pas de créer des logements là où il n’y en a pas. Bref, des demandes aboutissant à une indemnisation effective seront rarissimes, en supposant qu’il y en ait un jour. »

Un scepticisme partagé par Frédéric Rolin : « Le sans-logement aura le droit d’obtenir un logement ? Fort bien. Et si l’administration (on cherche encore laquelle) lui dit non, je n’en ai plus, ou non je n’ai plus de budget. Quid ? Il pourra saisir les tribunaux. Fort bien. Et si le juge lui donne raison. Quid ? Il retournera devant l’administration. Elle ne pourra pas inventer un logement en quelques semaines, ou dégager un budget dans le même délai. Donc ? Donc rien. Ou plutôt si, la même chose que d’habitude : hébergements collectifs provisoires, voire développement de nouvelles formes d’hébergement collectif durable. »


UN DROIT PAS TOUT À FAIT NOUVEAU

De blog en blog, juristes et étudiants en droit se répondent et comparent leurs analyses. A la suite d’une longue note de Diner’s room, Somni rappelle que le droit au logement est déjà, dans certaines circonstances, opposable : « Par droit ‘opposable’, il faut entendre sans aucun doute droit ‘justiciable’ (invoquable en justice, opérant), ce qu’il est déjà pour partie », écrit-il. « Le droit au logement est, par la volonté du législateur ‘opposable’ aux collectivités territoriales ou leurs groupements (20 % de logements sociaux et mécanisme de substitution-sanction par le représentant de l’Etat) et il est invoquable, par exemple, par les nomades », explique-t-il en prenant comme exemple un arrêt de la cour d’appel de Nantes.

Si le droit au logement opposable a fait une entrée fracassante dans le débat public, René de Beauregard rappelle, dans une note intitulée « L’Homme de l’année, c’est Don Quichotte », que le droit au logement a constamment été renforcé ces dernières décennies, via notamment les lois Quillot, Mermaz et Besson. Quant à l’opposabilité, elle apparaît dès 2002 dans ce rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Le concept a depuis séduit des responsables politiques à droite comme à gauche. Le 12 octobre, Nicolas Sarkozy évoquait cette piste dans un discours à Périgueux, tandis que l’ancienne secrétaire d’Etat socialiste au logement Marie-Noëlle Lienemann demandait le 30 décembre à Jacques Chirac d’inscrire ce principe dans la Constitution.

La France n’est d’ailleurs pas le premier pays à s’intéresser à cette possibilité. « Ce dispositif existe depuis 2002 en Ecosse », rappelle Pascale Clerk, notant toutefois que « si les solutions d’abri ne manquent pas là-bas, les problèmes d’insalubrité restent endémiques ». Le Homelessness Act oblige en effet l’Etat à fournir un logement aux sans-abri. « Les Ecossais ont commencé il y a deux ans avec comme objectif de rendre effectif ce droit en 2012 », précise Denis. Le calcul est simple : « Si la France commence tout de suite, avec un calendrier identique, nous pouvons fixer cet objectif pour 2014. »

Damien Leloup

Ayant vu passer un bon nombre de lois dans mon domaine professionnel particulier, je ne compte plus les réformes où on ne change qu’une dénomination pour…. faire disparaître le problème, où l’on va chercher un modèle à l’étranger alors que les statistiques dudit pays sont les premières à dire que leur système n’est pas la panacée, que ce n’est pas le préambule d’une loi qui va changer les mentalités des justiciables et que les chiffres resteront les mêmes !

Autre lecture (site belge dont le lien m’a été transmis – je l’avais déjà lu en anglais ailleurs)

Peut-on « guérir » les moutons homosexuels?

http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_338761.html

Des scientifiques de l’Université américaine de l’Etat d’Oregon se sont lancés dans une expérience sur des moutons « homosexuels » visant à vérifier s’il est possible, en modifiant l’équilibre hormonal de leur cerveau, de les transformer en moutons « hétéros ».

Cette expérience inédite suscite toutefois des interrogations dans la communauté scientifique et au sein de la communauté homosexuelle, au sein de laquelle l’ex-championne de tennis Martina Navratilova n’est pas la dernière à plaider pour le « droit des moutons à être gays ».

Les scientifiques de l’Université de l’Oregon s’efforcent en effet de modifier le taux d’hormones de béliers s’intéressant trop peu à leurs congénères femelles. En étudiant leur activité cérébrale, ils ont ainsi pu établir les mécanismes de fonctionnement des béliers « orientés vers les mâles ». En leur injectant des hormones, ils ont obtenu de « bons résultats » dans la « réorientation » de la sexualité des animaux.

La qualité de ces résultats est toutefois mise en doute par des groupes d’action homosexuels et lesbiens, qui se sont trouvés un porte-voix de choix en la personne de Martina Navratilova, et par d’autres membres de la communauté scientifique, qui ont appelé l’équipe du Pr Charles Roselli à mettre un terme à ses travaux.

Les détracteurs de cette expérience craignent en effet que celle-ci n’ait pour seul but d' »exorciser » les pulsions homosexuelles des hommes et des femmes, par exemple en donnant la possibilité aux femmes enceintes ayant des homosexuels dans leur famille de se voir administrer un traitement hormonal ad hoc. Martina Navratilova, elle, voit moins loin: elle estime en effet qu’un mouton a lui aussi le droit d’avoir ses propres penchants sexuels.

Science told: hands off gay sheep
http://www.timesonline.co.uk/article/0,,2087-2524408_1,00.html
Isabel Oakeshott and Chris Gourlay
The Sunday Times – December 31, 2006

Experiments that claim to ‘cure’ homosexual rams spark anger

SCIENTISTS are conducting experiments to change the sexuality of “gay” sheep in a programme that critics fear could pave the way for breeding out homosexuality in humans.

The technique being developed by American researchers adjusts the hormonal balance in the brains of homosexual rams so that they are more inclined to mate with ewes.

 

It raises the prospect that pregnant women could one day be offered a treatment to reduce or eliminate the chance that their offspring will be homosexual. Experts say that, in theory, the “straightening” procedure on humans could be as simple as a hormone supplement for mothers-to-be, worn on the skin like an anti-smoking nicotine patch.

The research, at Oregon State University in the city of Corvallis and at the Oregon Health and Science University in Portland, has caused an outcry. Martina Navratilova, the lesbian tennis player who won Wimbledon nine times, and scientists and gay rights campaigners in Britain have called for the project to be abandoned.

Navratilova defended the “right” of sheep to be gay. She said: “How can it be that in the year 2006 a major university would host such homophobic and cruel experiments?” She said gay men and lesbians would be “deeply offended” by the social implications of the tests.

But the researchers argue that the work is valid, shedding light on the “broad question” of what determines sexual orientation. They insist the work is not aimed at “curing” homosexuality.

Approximately one ram in 10 prefers to mount other rams rather than mate with ewes, reducing its value to a farmer. Initially, the publicly funded project aimed to improve the productivity of herds.

The scientists have been able to pinpoint the mechanisms influencing the desires of “male-oriented” rams by studying their brains. The animals’ skulls are cut open and electronic sensors are attached to their brains.

By varying the hormone levels, mainly by injecting hormones into the brain, they have had “considerable success” in altering the rams’ sexuality, with some previously gay animals becoming attracted to ewes.

Professor Charles Roselli, the Health and Science University biologist leading the research, defended the project.

He said: “In general, sexuality has been under-studied because of political concerns. People don’t want science looking into what determines sexuality.

“It’s a touchy issue. In fact, several studies have shown that people who believe homosexuality is biologically based are less homophobic than people who think that this orientation is acquired.”

The research is being peer-reviewed by a panel of scientists in America, demonstrating that it is being taken seriously by the academic community.

Potentially, the techniques could one day be adapted for human use, with doctors perhaps being able to offer parents pre-natal tests to determine the likely sexuality of offspring or a hormonal treatment to change the orientation of a child.

Roselli has said he would be “uncomfortable” about parents choosing sexuality, but argues that it is up to policy makers to legislate on questions of ethics.

Michael Bailey, a neurology professor at Northwestern University near Chicago, said: “Allowing parents to select their children’s sexual orientation would further a parent’s freedom to raise the sort of children they want to raise.”

Critics fear the findings could be abused.

 

Udo Schuklenk, Professor of Bioethics at Glasgow Caledonian University, who has written to the researchers pressing them to stop, said: “I don’t believe the motives of the study are homophobic, but their work brings the terrible possibility of exploitation by homophobic societies. Imagine this technology in the hands of Iran, for example.

“It is typical of the US to ignore the global context in which this is taking place.”

Peter Tatchell, the gay rights campaigner, said: “These experiments echo Nazi research in the early 1940s which aimed at eradicating homosexuality. They stink of eugenics. There is a danger that extreme homophobic regimes may try to use these experimental results to change the orientation of gay people.”

He said that the techniques being developed in sheep could in future allow parents to “play God”.

People for the Ethical Treatment of Animals, the pressure group, condemned the study as “a needless slaughter of animals, an affront to human dignity and a colossal waste of precious research funds”.

The tests on gay sheep are the latest in a long line of experiments seeking to alter the sexuality of humans and animals.

Günther Dorner, a scientist in the former East Berlin, carried out hormone-altering tests on rodents in the 1960s in the hope of finding a way to eradicate homosexuality.

In 2002, Simon LeVay, an American neurologist, claimed to have discovered that homosexual and heterosexual men had physically different brains. His tests on the corpses of gay men who had died of Aids were widely criticised.

Tout cela fait peur, surtout juste après avoir vu le DVD de X-Men 3 (vous savez, celui où on trouve le moyen de guérir les mutants ?)
Bon, je retourne à mon bricollage !

That’s all, Folks !

02/01/2007 : Et on remet ça !

Bonjour,

Je souhaite une bonne année à tout le monde et j’espère que les fêtes se sont bien passées pour vous.

Du mon côté, pas de problème. J’ai profité d’un léger répit avant la tourmente des prochaines semaines.

En fait, la tourmente a commencé dès ce matin avec à 10 heures, bilan biologique complet et à 11 heures une nouvelle radio. J’en ai profité pour présenter mes voeux à la technicienne, vu le nombre de fois où j’ai pu la voir ces 15 derniers mois. Je n’ai pas pu le faire au labo, ce n’est jamais la même personne qui fait le prélèvement.

Je suis repartie avec ma radio qui me semble bonne , j’aurai mes autres résultats vendredi. Ce même vendredi, je revois la dentiste (et je sens que maintenant, il faudra que j’y aille régulièrement !). Ensuite lundi, l’ophtalmo puis mardi, radio + RV avec l’anesthésiste à l’hôpital. Et vendredi en huit, je revois ma rhumato.

Sinon, j’ai appelé l’assistante sociale de l’hosto pour la question de la convalescence. Elle m’a confirmé que je devais aller dans un centre spécialisé pour la rééducation et me cherche une place dans deux centres top [sic] à Paris.

Un peu de lecture pour conclure :

Plus de 35 millions de SMS envoyés pour le Nouvel An LEMONDE.FR | 02.01.07

© Le Monde.fr

Les Français ont encore battu le record du nombre d’envois de SMS à l’occasion du passage à la nouvelle année. Chez Orange, premier opérateur français, et SFR, deuxième opérateur, respectivement 24,8 millions et 11,5 millions de textos ont été envoyés, entre minuit et 1 heure du matin. Pour Orange, ce chiffre représente une augmentation de 25 % par rapport au précédent Nouvel An.

De quoi encombrer le réseau. « En une heure, le réseau doit digérer ce qu’il digère habituellement en une journée », explique-t-on chez France Télécom. Cent dix personnes ont donc été mobilisées pour gérer l’affluence de SMS au moment du passage à la nouvelle année, soit « plus du double » que pour une autre nuit de l’année. « Nous avons doublé les effectifs par rapport à une nuit normale avec plus de cent personnes mobilisés », a également commenté une porte-parole de SFR. Pour éviter de provoquer des embouteillages sur les réseaux, les opérateurs régulent également les envois en retenant les messages pendant quelques minutes avant de les renvoyer aux destinataires.

Mais la nouveauté visible depuis l’an dernier est le développement de l’utilisation des MMS, ces messages multimédias auxquels l’expéditeur peut joindre une photo ou une vidéo, pour souhaiter une bonne année. Les clients d’Orange en ont envoyé plus de 147 000 entre minuit et 1 heure, contre 110 000 en 2006. Même tendance chez SFR, avec 140 000 MMS contre 130 000 l’an dernier sur cette tranche horaire.

Le troisième opérateur français, Bouygues Telecom, ne dévoilera ses chiffres que mardi.

Ceci, pour les 3 SMS que j’ai reçus entre 1 heure et 6 heures du matin dans la nuit du 31/12 au 1/1 (dont l’un venant du Kenya !) et qui m’ont réveillée à chaque fois qu’ils arrivaient !

That’s all, Folks !

27/12/2006 : Soucoupes volantes

Bonjour,

J’espère que la première partie des fêtes de fin d’année s’est bien passée pour vous et que la Mère Nowell vous a gâté(es). Moi, j’ai eu droit à un très beau cadeau d’anniversaire/Nowell de la part de ma petite famille et quand je le regarde, je n’en reviens pas encore.

Rien de spécial sinon. Je viens de réaliser que le samedi, une chaîne ciné du câble repassait « The Black Ader » dont je vous parlais il y a quelques temps : je n’ai plus qu’à essayer d’y penser.

A la fin de la semaine, je reprends les examens à faire en préparation de l’opération.

Je ne dors pas très bien…

Quand je vous disais qu’il n’y a rien de spécial !

Enfin, je vous annonce que je vais mettre en haute de page et ce, jusqu’à la fin de l’année, des haikus de poètes classiques japonais tirés du recueil « Bonne Année » aux éditions Moundarren.

Pour conclure, un peu de lecture :mercredi 27 décembre 2006, 9h34

Soucoupes volantes: les archives du CNES lèvent un coin du voile

Par Frédéric GARLAN

http://fr.news.yahoo.com/27122006/202/soucoupes-volantes-les-archives-du-cnes…

PARIS (AFP) – Le Centre national d’études spatiales (CNES) va mettre progressivement en ligne à partir de fin janvier ses archives sur les soucoupes volantes, bien conscient que cette initiative ne suffira pas pour calmer les critiques qui entourent sa gestion du dossier.

« On va nous dire que cela a été mal fait, que l’on continue à cacher des choses », se résigne par avance Jacques Patenet, responsable au CNES pour les phénomènes aérospatiaux non-identifiés (PAN). « Beaucoup de passionnés se font des illusions sur le contenu de ces archives », relève-t-il. Pour l’essentiel, ces documents consistent en plus de 3.000 procès-verbaux de gendarmerie. Plus de 100.000 pages qu’il a fallu numériser et traiter, pour en éliminer, comme le veut la loi, toutes les données nominatives. « Il ne faut pas s’attendre à des scoops », prévient M. Patenet. « Les cas les plus curieux ont déjà fait l’objet de publications de la part d’associations et je ne pense pas que l’on puisse apporter grand chose de plus ». Pierre Lagrange, un anthropologue spécialisé dans les parasciences, estime que l’initiative va permettre « de faire la transparence sur le peu qui a été fait » au CNES sur les soucoupes volantes. « Les gens vont être vite ennuyés par cette succession de rapports de gendarmes », pronostique-t-il. « Il ne s’est pratiquement rien passé depuis des années sur les PAN au CNES. Le poste était considéré comme un placard et personne ne voulait y toucher », a ajouté M. Lagrange, en rendant hommage aux efforts de M. Patenet. Ces activités étaient d’autant plus discréditées au sein du CNES que leur responsable dans les années 80 et 90, Jean-Jacques Velasco, avait pris publiquement position en faveur de l’existence d’extraterrestres. Le professeur Henri Broch, de l’Université de Nice, qui s’est spécialisé de longue date dans l’étude scientifique des phénomènes paranormaux, demandait depuis des années l’accès aux fameuses archives. « J’ai l’impression qu’on n’était pas les bienvenus. Mon opinion personnelle, c’est que ces archives doivent être très mal tenues, parce que le CNES s’en est toujours désintéressé et qu’il n’a jamais mené de véritables enquêtes sur le terrain ». S’il se félicite de l’initiative du CNES, Christian Morgenthaler, le président de l’association alsacienne Spica (Sciences et phénomènes insolites du ciel et de l’aéronautique), ne « se fait pas trop d’illusions » sur le contenu des archives. Mais on ne sait jamais… « Le CNES, en tant qu’organisme officiel a plus de facilités que nous pour accéder à des sources d’informations officielles, comme l’armée et la gendarmerie », ajoute-t-il. M. Morgenthaler apprécierait une attitude de plus grande coopération des autorités, lors des enquêtes menées par son association, comme c’est régulièrement le cas dans l’Allemagne voisine. Le premier cas d’OVNI officiellement recensé en France remonte à 1937, mais le phénomène des objets volants non-identifiés a surtout pris de l’ampleur à partir de 1954. Une autre vague d’observations est intervenue en 1970. Selon M. Patenet, les canulars sont extrêmement rares: un cas avéré en 1979, peut-être deux à trois cas au total. « Le témoin d’un tel phénomène est sincère même s’il se trompe dans l’évaluation de ce qu’il a vu ». Le CNES ne travaille pas sur les phénomènes de champs couchés (par l’atterrissage d’éventuelles soucoupes volantes), qui restent très rares en France, alors qu’ils sont extrêmement communs en Grande-Bretagne.

That’s all, Folks !

21/12/2006 : Encore de la lecture !

Bonjour,

Un nouveau dragon (sur Yahoo ! 360°) pour BigK qui vient de mettre en ligne la dernière partie du Round Robin que j’ai écrite.

pour tout lire :
http://www.guerriereamazone.com/rrmai1.html par Mad

http://www.guerriereamazone.com/rrmai2.html par Styx

http://www.guerriereamazone.com/rrmai3.html par Tara

http://www.guerriereamazone.com/rrmai4.html par Fausta

http://www.guerriereamazone.com/rrmai5.html par Gabrielle Lee

http://www.guerriereamazone.com/rrmai6.html par Fryda

http://www.guerriereamazone.com/rrmai7.html par Kaktus

http://www.guerriereamazone.com/rrmai8.html par Styx

Sinon, rien de spécial. Je suis toujours dans une période plutôt douloureuse avec du mal à me déplacer, du mal à rester assise plus de 30 minutes, du mal à tenir debout même : lundi, l’une des chatonnes (tiens, il faudra que je refasse des photos, elles ont tellement grandi !), l’une des chatonnes donc, en courant sans regarder où elle allait, est rentrée dans ma jambe et s’il n’y avait pas eu un mur à proximité, je me serais retrouvée par terre !

En ce moment sinon, je profite que plusieurs chaînes du câbles diffusent plein de films avec John Wayne (l’année prochaine sera le centenaire de sa naissance) pour me faire une petite cure.

John Wayne était l’un des grands héros de mon enfance et j’admets que je regarde ses films avec toujours autant de plaisir. Et en ce moment, je me régale car il y a des tas de films que je n’avais jamais vus. Saviez vous que sur les 153 films où son nom figure au générique (car il y en a en plus une bonne vingtaine où il n’est pas crédité), il a tenu le premier rôle dans 142 d’entre eux ?

Il détient le record absolu dans ce domaine et ne devrait pas être détronné de si tôt, les comédiens ne tournant plus 3 à 5 films par an de façon régulière.

Je vous rajoute un peu de lecture.

Une molécule permet le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer

LEMONDE.FR avec AFP | 21.12.06 | 13h35 • Mis à jour le 21.12.06 | 13h57

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-847959@51-847981,0.html

Des chercheurs américains ont annoncé mercredi 20 décembre avoir réussi à détecter la maladie d’Alzheimer avant ses premiers symptômes chez certains patients, grâce aux technologies de l’imagerie associées à une nouvelle molécule se fixant aux protéines anormales de cette maladie dégénérative.

Les chercheurs de l’université de Californie et Los Angeles (UCLA), qui ont publié leur étude dans le New England Journal of Medicine, affirment que leur méthode permet « de voir en temps réel dans le cerveau » et d’identifier les deux principaux marqueurs de la maladie chez des sujets qui pourraient ne développer Alzheimer que plusieurs années plus tard.« L’étude indique que nous pourrions avoir désormais un nouvel instrument de diagnostic pour détecter les prédispositions à Alzheimer afin de nous aider à identifier les personnes à risque, peut-être des années avant que les symptômes soient évidents », a déclaré le docteur Gary Small, directeur du centre sur l’âge à l’UCLA et principal auteur de l’étude.

IL N’EXISTE AUCUN OUTIL DE DIAGNOSTIC D’ALZHEIMER
Les chercheurs espèrent que ce nouvel instrument accélérera la recherche sur les traitements d’Alzheimer et permettra à terme de diagnostiquer plus tôt la maladie et de traiter les personnes à risques, leur épargnant d’importantes dégénérescences. Actuellement, il n’existe aucun outil de diagnostic d’Alzheimer, une maladie neurodégénérative chronique toujours incurable, qui entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives telles que l’attention, la perception, la mémoire, l’intelligence et le langage.

La nouvelle molécule parvient à associer les deux protéines caractérisant la pathologie, les dépôts anormaux ou plaques de peptiques (fragments protéiques), de bêta amyloïde, et les protéines Tau qui s’accumulent sous forme de filaments pathologiques dans les cellules nerveuses.

L’équipe de l’UCLA a expérimenté la nouvelle méthode sur un échantillon de 83 personnes et ainsi pu distinguer les patients sains de ceux présentant des risques. Les sujets se sont vu injecter un composant radioactif, avant d’être observés à l’aide d’un scanner PET (Positron Emission Tomography) et, pour 72 d’entre eux, à l’aide d’une IRM (image à résonance magnétique). Les chercheurs ont pu identifier 25 malades probables d’Alzheimer, 28 personnes souffrant de légère dégradation cognitive et 30 présentant des résultats normaux.

La méthode s’est aussi montrée efficace, selon les auteurs, pour tracer la progression de la maladie dans le temps. Des scanners ultérieurs ont été réalisés sur douze patients dont les fonctions mentales s’étaient détériorées. Or les images ont montré que plus la maladie était avancée, plus la concentration du marqueur chimique était élevée dans les zones du cerveau où s’accumulent les protéines anormales. La concentration est de 5 à 11 % supérieure à celle constatée sur les scanners précédents.

La maladie d’Alzheimer touche quelque 25 millions de personnes dans le monde, dont environ 860 000 en France. Mais avec le vieillissement de la population, la maladie et d’autres formes de démence devraient toucher 42 millions de personnes dans le monde en 2020 et plus de 81 millions d’ici à 2040, ont prédit fin 2005 douze experts internationaux dans une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Si cette découverte pouvait permettre d’améliorer les traitements… En effet, tous sont d’accord pour dire que l’on ne peut vraiment faire quelque chose que si l’on détecte les symptômes très tôt, or bien souvent, quand on s’en rend compte, la maladie a déjà bien progressé. D’ailleurs, dans la catégorie des nouvelles dont on se serait bien passé, mon oncle (le frère de ma mère) doit passer des examens car on commence à s’inquiéter pour lui. Je n’aime mieux pas imaginer ce qu’il se passe dans la tête de ma mère après la perte de mon père et de ma tante (sa soeur). On en discute assez régulièrement, mais en même temps, le sentiment qui domine est une telle impuissance. Et je vous assure, dans la famille, nous ne sommes pas du genre à nous laisser faire, mais quand on ne peut RIEN faire, c’est épouvantable.

Si je ne reviens pas d’ici là, je vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de Nowell !

That’s all, Folks !

PS : je viens de remarquer qu’il y avait soudain énormément de passage sur le blog (plus d’une centaine de pages lues en 5 jours) or je n’ai pas l’impression que mon blog soit dans ceux qui sont retenus par Yahoo. Personne ne laisse de message… mais en même temps, je ne reçois pas plus de Spam ou de « hate mail » que d’habitude (je vous rassure, je reçois beaucoup de Spam et aucun « hate mail »)… Un mystère numérique de plus

17/12/2006 : Lectures choisies

Rien de particulier depuis la dernière fois. C’est toujours plutôt raide. Je m’occupe. A partir de lundi, je vois à prendre tous les rendez-vous qu’il faut. J’ai bien progressé ce week-end sur le projet de site dont je vous avais parlé il y a quelques temps (le progrès est sur la partie conception/faisabilité).

Aujourd’hui, il y n’a aura que des lectures : ça parle de wikis (parce que ça m’occupe beaucoup en ce moment ), de Michel Déon (l’un de mes auteurs préférés), d’îles (ça renvoit à Michel Déon, mais également au fait que j’aime les îles. Si je fais le compte, j’ai dû passer plus de vacances dans des îles qu’ailleurs. Et puis je vis en Ile de France ) et le dernier, de la peine de mort aux USA (est-ce l' »absurdité » du sujet ou juste le fait que tout ce qui touche la société US m’intéresse… ?)

Wikia, un nouveau pavé dans la mare du Web payant

LEMONDE.FR | 13.12.06 | 16h39 • Mis à jour le 13.12.06 | 17h30
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-845035,0.html?xtor=RSS-65…
Le succès de l’encyclopédie interactive libre Wikipédia a fait des émules : les sites participatifs « wiki », développés avec des outils de construction et des logiciels libres, bousculent de plus en plus les modèles économiques payants, obligeant les gros acteurs du marché à réagir.
Wikipédia, sixième site le plus visité sur Internet, est devenu en quelques années la plus grande encyclopédie numérique du monde (cinq millions d’articles dans deux cent cinquante langues, cent millions de visites par mois), notamment grâce à la fondation Wikimédia à but non lucratif, financée uniquement par des dons. Mais les critiques sont également une constante dans la jeune vie de cette encyclopédie libre : des reproches allant de l’anonymat et l’amateurisme des rédacteurs, à l’absence de responsabilité juridique et aux plagiats ou autres moyens masqués de propagande, tout a été dit. Pourtant, au fur et à mesure des contributions, les erreurs se lissent et finissent par être corrigées. La communauté reste vigilante, mais il ne faut pas prendre toute l’encyclopédie pour argent comptant.

LE LIBRE LIBÉRÉ
D’argent, il ne sera bientôt plus question : Jimmy Wales, l’un des fondateurs de Wikipédia, et Angela Beesley, qui ont créé fin 2004 la société Wikia Inc., créateur et hébergeur de wiki, ont décidé lundi 11 décembre de mettre désormais gratuitement à disposition des internautes tous les outils nécessaires à la construction de sites wiki et de leur laisser la totalité des recettes publicitaires qui pourraient être générées par les sites ainsi créés. Wikia va rendre disponibles prochainement un ensemble d’outils (logiciels de conception) et de services gratuits (bande passante, stockage, contenu), baptisés « OpenServing ».AMAZON CROIT AU WIKI
Wikia, très impliquée dans le développement des logiciels libres, se rémunérait jusqu’à présent uniquement sur les revenus publicitaires générés par le site wikia.com. Mais un investisseur de taille vient de faire son entrée dans le capital de l’entreprise : Amazon, l’un des premiers sites de vente en ligne a décidé de participer à l’aventure wiki. Grâce à cette participation, dont le montant n’a pas été dévoilé, Amazon pourrait prochainement proposer des wiki relatifs aux produits de consommation qu’il vend. Cette technique de marketing est en plein développement sur le réseau, car plus ciblée.
Wikia a par ailleurs indiqué le même jour le rachat, pour plus de 2 millions de dollars, du site sportif collaboratif ArmchairGM (développé avec Mediawiki), de quoi augmenter un peu plus les domaines de compétences des sites participatifs hébergés : Wikia est devenu en quelques années un véritable portail du savoir, puisque actuellement, l’hébergeur compte plus de quatre cent mille articles écrits en quarante-cinq langues par soixante-cinq mille contributeurs, et répartis en plus de deux mille sujets. Gil Penchina, ancien directeur d’eBay, recruté il y a quelques mois par Wikia, a par ailleurs annoncé que d’autres rachats allaient intervenir prochainement. Le communiqué paru lundi se veut optimiste quant à l’avenir, mais toutefois sans certitudes économiques : « Les gens adoptent les nouvelles techniques pour travailler ensemble et réaliser de grandes choses, et Wikia est l’un des principaux bénéficiaires de cette tendance. Nous n’avons pas toutes les réponses concernant le modèle économique, mais nous sommes confiants que la sagesse de notre communauté prévaudra. » D’autres exemples de portails et sites wiki (« vite » en hawaïen) ont le vent en poupe, à l’image de Wetpaint – qui, six mois après son lancement, compte déjà plus de soixante mille wiki créés – ou de Wikihow – véritable manuel multilingue contributif en ligne.

Olivier Dumons

Larry Sanger, l’un des fondateurs de Wikipedia, vient de lancer, en octobre, le projet Citizendium, une encyclopédie rivale, où les contributions des internautes seront contrôlées par des experts, afin d’éviter tous les problèmes de fiabilité de l’information.

Entretien

Michel Déon : « J’ai pris le goût des îles »

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-845483,0.html
l connaît tous les chemins, et même tous les arbres de cette forêt où l’on pourrait si facilement se perdre, malgré les sentiers fléchés dont il est l’un des initiateurs. Il fait une longue marche chaque matin, ici ou dans un autre coin de sa campagne irlandaise, dans le comté de Galway. Michel Déon, qui porte ses 87 ans avec une élégance désinvolte, est une silhouette alerte – coiffée d’une casquette, maniant une grosse canne -, un promeneur solitaire – « généralement je suis avec mon chien, mais pour l’heure je n’en ai pas, il est mort récemment » – ou accompagné d’un ami, d’un visiteur qu’il initie aux beautés pacifiques des lieux.Voilà plus de trente ans que l’Irlande est le pays de ce Français arpenteur de l’Europe, et d’abord tourné vers le Sud. « Dès la Libération, après ces années de confinement dans les frontières françaises, j’ai eu envie d’espace, de voyage. » Il ira donc en Italie, en Espagne, au Portugal, au Maroc… – en Suisse et aux Etats-Unis aussi -, pour des séjours plus ou moins longs. « Mais je ne suis pas un nomade, précise Michel Déon, j’aime me fixer. » En outre, comme il l’écrit dans Mes arches de Noé – un livre ne figurant pas dans le volume « Quarto » qui vient de paraître (1) : « Dans Robinson, j’ai pris le goût des îles et ce goût m’a poursuivi la vie entière. »

Avant l’Irlande, « son » île sera grecque. L’année de ses 40 ans, en 1959, il découvre, non loin des côtes du Péloponnèse, Spetsai. Il s’y installe avec sa compagne, Chantal, qu’il épousera quelques années plus tard – et qui maintenant élève des chevaux en Irlande. Ils achèteront un terrain et feront construire leur maison, où Michel Déon écrira notamment les récits réunis plus tard sous le titre Pages grecques Le Balcon de Spetsai, Le Rendez-vous de Patmos, Spetsai revisité (2).

Comme les héros de certains de ses romans, Michel Déon est un séducteur, un amoureux de la vie, du Sud, de la mer, des femmes, des parfums de jasmin, des alcools doux et forts, des tabacs odorants… C’est pourtant dans cette grande île loin de la Méditerranée, l’Irlande, qu’il commence à séjourner, en 1969. En 1974, il achète le presbytère où il vit désormais, Old Rectory, et, dès lors, partage son temps entre la lumière de Spetsai et la verte campagne irlandaise. « Mais d’année en année Spetsai s’est transformée. On a beaucoup construit. L’endroit est devenu trop fréquenté, trop urbanisé, trop touristique. Je me suis décidé à vendre notre maison en 1988, ce qui n’a pas été sans douleur », dit-il aujourd’hui en montrant les photos de sa terrasse, surplombant une baie et un petit port.

« La Grèce m’aura obsédé, je ne cesserai jamais d’y penser, d’en remuer les souvenirs, de laisser sa lumière pénétrer dans mes livres, mais c’est l’Irlande qui m’aura gardé… enfin… jusqu’à aujourd’hui… laissons à demain ses libertés. L’Irlande est là tandis que j’écris devant la fenêtre et que monte le soir, rose encore à l’horizon, déjà sombre avec de lourds nuages bleuâtres que le vent pousse vers le grand Atlantique. » Ce sont les premières phrases de Cavalier passe ton chemin !, le dernier livre de Michel Déon, publié en 2005 et qui clôt ce « Quarto ». Un titre tiré de Yeats pour des « pages irlandaises », dédiées à sa fille, Alice Déon.

A ce « Quarto » manque l’Italie, et tout particulièrement Je vous écris d’Italie… (1984), « mais il faudrait un autre volume, indique Déon, pour rassembler mes romans méditerranéens ». Il s’agissait là, explique-t-il dans sa préface, de donner quelques jalons d’un long parcours.

Thomas et l’Infini (1975) est un bref conte que Michel Déon affectionne : « Comme je l’ai dit à Claude Gallimard, qui n’était pas seulement mon éditeur, mais mon ami et un conseiller très avisé, c’est en quelque sorte mon Petit Prince. »

La Chambre de ton père, récit autobiographique récent (2004), pudique et émouvant, plein d’humour aussi, évoque les premières années d’Edouard Michel – il prendra ensuite une partie du nom de sa grand-mère maternelle, Blanche Déon de Beaumont -, dont le père meurt quand il n’a que 13 ans.

Le célèbre Taxi mauve (1973) fut une histoire irlandaise à succès, puis un film d’Yves Boisset, avec Philippe Noiret, Fred Astaire, Peter Ustinov et Charlotte Rampling.

Et ce Déjeuner de soleil (1981) ? Quel écrivain connu se cachait derrière ce singulier héros, Stanislas Beren ? « Mais personne en particulier, répond Déon, je n’ai jamais eu l’intention d’écrire un roman à clés. Beren est un personnage composite, qui a des traits de plusieurs écrivains, dont Paul Morand, et moi-même. »

PRENDRE CONGÉ À L’AVANCE

La Montée du soir (1987), texte testamentaire avant l’heure, comme pour se débarrasser de la question de l’adieu au monde, prendre congé à l’avance et continuer à vivre et à écrire, se devait de figurer dans ce panorama. Tout comme Les Trompeuses Espérances (1956, nouvelle édition 1990) qui, commente Déon, « ferme la porte aux dernières interrogations trop personnelles ».

Quant aux Poneys sauvages, très gros roman qui a nécessité plusieurs années de travail, c’est, écrit-il dans sa préface, « mon interprétation d’une question beaucoup plus ambitieuse : dans quel désenchantement ont vécu les déracinés de ma génération pendant et après la seconde guerre mondiale ? » « C’est un livre qui a changé ma vie », ajoute-t-il. Première grande reconnaissance publique, prix Interallié 1970 qui suscita la polémique, fut jugé « réactionnaire ». « On m’a même traité, à la télévision, de fasciste, ce que je ne suis pas. »

C’est le livre qui exprime et synthétise les idées politiques et existentielles de Michel Déon. Car il appartient à ce groupe que Bernard Frank, en 1952, dans un article des Temps modernes, qualifia de « Hussards ». Avec Jacques Laurent, Antoine Blondin, Roger Nimier, il est « un représentant d’une littérature de droite, vigoureuse, parfois agressive, qui s’exprime aussi bien dans la presse, que par des écrits de circonstances, ou par la mise en situation de personnages romanesques », comme le précise Jean-Pierre Poussou dans son introduction à un colloque tenu en 2004 à la Sorbonne (3).

Même s’il a choisi, selon le mot de Denis Tillinac, de « regagner les pénates de son imaginaire » (4) et d’entrer à l’Académie française, en 1978, – au fauteuil de Jean Rostand -, s’il affirme « je cherche en vain un homme politique à admirer », s’il vote rarement, Michel Déon reste fidèle à sa formation et à ses engagements. Au premier chef, une grande admiration pour Maurras – il a été secrétaire de rédaction de L’Action française, à Lyon, après avoir été démobilisé, de 1942 à 1944. Il ne se cache pas d’avoir été maréchaliste – « Oui, j’ai cru que Pétain sauverait le pays ». Son anti-gaullisme a toujours été radical. « Quand De Gaulle est revenu au pouvoir en 1958, j’ai su que nous allions perdre l’Algérie. » « Toutefois, c’était un homme d’Etat. Comme après lui François Mitterrand. Rien à voir avec le personnel politique actuel… Médiocre. »

Ce n’est pas pour fuir des questions gênantes qu’il revient à une conversation sur la littérature. Il n’y a chez lui ni repentir, ni hypocrisie, ni penchant pour l’autocritique, ce qui ne manque pas d’allure en des temps où le reniement passe pour une vertu. Lire, écrire, « c’est surtout cela qui m’intéresse », aime-t-il à répéter. Le petit Edouard Michel a écrit « des romans depuis l’âge de 4 ou 5 ans ». Bien avant de penser à devenir Michel Déon, avant même de savoir tracer des lettres sur le papier, il inventait des histoires auxquelles ses parents feignaient de croire.« Comme souvent les enfants uniques, j’ai lu avec avidité. D’abord les auteurs de la bibliothèque de mon père, dont Anatole France, qu’il admirait, puis je suis parti à la découverte de ceux qui allaient devenir mes écrivains favoris. » La bibliothèque du grand bureau irlandais est très fournie. Stendhal, « bien sûr ». André Fraigneau, Jacques Chardonne, Paul Morand – Déon a contribué, avec quelques autres, à les faire sortir du purgatoire. « Morand m’a influencé bien avant que je fasse sa connaissance. J’admirais ses trouvailles de style, sa rapidité, son rythme, son art des portraits de femmes… »

Il y a aussi un rayonnage entier de Valery Larbaud, « une passion ». Tout Conrad. « Je ne peux pas compter le nombre de mes relectures d’Au coeur des ténèbres et de La Ligne d’ombre. Je ne saurais dire avec précision pourquoi. Conrad me parle. J’ai sans doute un peu rêvé d’être lui. » Gide a été important, « mais on ne rêve pas d’être Gide, on voudrait être un héros… ». Et – signe du destin ? – « ma mère revendiquait une ascendance irlandaise et c’est un auteur irlandais qui m’a donné le grand choc de mes lectures de jeunesse : Joyce, avec Ulysse. »

Les contemporains ne sont pas absents, Déon n’a jamais perdu sa curiosité. Des Français et des étrangers, dont Truman Capote et William Styron, « un romancier que je relis volontiers ». Parmi ses cadets, l’un de ses préférés est certainement Jean Rolin, qu’il soutient et encourage depuis de nombreuses années. Ce qui peut bien réunir un ancien maoïste et un maurrassien ? « Tout simplement la littérature. »

Pour payer son tribut aux auteurs qui ont fait de lui l’écrivain qu’il est, Michel Déon écrit en ce moment un livre d’essais. A son habitude, il travaille après sa promenade matinale et le déjeuner. « Sur des feuilles, jamais sur des cahiers. J’écris tout l’après-midi. Mais bien sûr, je tourne aussi un peu en rond… Je caresse le chat. Je vais me faire du thé. Et je regarde par la fenêtre… »


ŒUVRES de Michel Déon. Préface de Michel Déon, chronologie « Vie et oeuvre » par Alice Déon, Gallimard « Quarto », 1 372 p., 30 €.

(1) Ce volume rassemble 8 des quelque 50 livres de Michel Déon – Thomas et l’Infini, illustré par Etienne Delessert ; La Chambre de ton père ; Les Trompeuses Espérances ; Les Poneys sauvages ; Un taxi mauve ; Un déjeuner de soleil ; La Montée du soir ; Cavalier, passe ton chemin ! – ainsi que plusieurs textes de Michel Déon illustrés par Julius Baltazar, Willy Mucha, Mathieux-Marie, Dorny, Jean Cortot…(2) Gallimard, 1993 (la plupart des livres de Michel Déon sont publiés chez Gallimard. Quelques-uns sont chez Plon, Robert Laffont, La Table ronde).

(3) Michel Déon, aujourd’hui, sous la direction d’Alain Lanavère, Thierry Laurent et Jean-Pierre Poussou, Presses universitaires de Paris-Sorbonne, 120 p., 18 €. A lire aussi : Michel Déon, écrivain engagé ou désengagé ?, de Thierry Laurent (postface de Michel Déon, éd. des Ecrivains, 1999).

(4) Le Magazine littéraire n° 305, décembre 1992 « La légende des Hussards ».

Josyane Savigneau

Article paru dans l’édition du 15.12.06.

Environnement. Réunies en Ecosse, elles ont confronté leurs pratiques «durables» en matière de transport, d’énergie, de service public.

Les îles européennes tentent de remuer mer et terre

Par Aurélie THEPAUT

QUOTIDIEN : samedi 16 décembre 2006

Bowmore envoyée spéciale

http://www.liberation.fr/actualite/terre/223689.FR.php?rss=true

Dans la salle des fêtes de Bowmore, sur l’île d’Islay (Ecosse), ils étaient fin novembre plusieurs dizaines d’îliens ­ Suédois, Danois, Finlandais, Irlandais, Ecossais, Français, Italiens et Grecs ­ à tirer sous les étoffes de tartan les leçons de trois ans de réflexion commune sur les perspectives de développement des petites îles d’Europe. Trois ans durant lesquels, pour la première fois, les habitants des îles, ceux qui portent en eux la culture insulaire, ont été invités à envisager leur avenir sous le prisme du développement durable.

Ferries gratuits. Fondé en 2001 par plusieurs associations d’îles, l’Esin (European Small Island Network, Fédération des petites îles d’Europe) compte neuf membres depuis que les représentants des îles d’Estonie, d’Italie et de Grèce l’ont rejoint en 2006. Et il a aujourd’hui l’ambition d’être le porte-parole des petites îles européennes à l’échelon national et européen. «Il existe une grande diversité entre les îles, avec des problématiques communes liées à la définition d’une île : une terre entourée d’eau», explique Pierre-Philippe Jean, le directeur de l’association des îles du Ponant. Ces problèmes touchent au service public, au déclin de la population accompagné de déséquilibres démographiques, à l’inadaptation des normes européennes, à l’emploi, au logement, à l’environnement…

Pendant trois ans, l’Esin a bénéficié d’aides européennes qui ont permis de mettre en place des groupes de travail autour de 18 thèmes, regroupés en 3 catégories : la fourniture des équipements et les services publics de base ; l’élaboration d’un modèle écologique et durable pour le développement de ces territoires ; enfin, l’identité, la culture, la langue et le sentiment communautaire et d’appartenance. Chaque partenaire est responsable de 3 thèmes, avec l’identification de «bonnes pratiques» s’y rapportant. Par exemple, sur la question des transports, les îles suédoises font figure de modèles, les bras de mer qui les relient ayant le statut de «routes nationales». Les ferries sont entièrement gratuits et leurs coûts de fonctionnement sont payés par les taxes sur les automobiles. En ce qui concerne le développement lié à la mer, Islay a créé la première installation marémotrice. Ces projets ont pu être menés grâce à l’appui des populations. Le ministre irlandais Eàmon O’Cuiv, en charge des Affaires locales, rurales et des Gaeltachts, a pris au sérieux les problèmes des 33 îles irlandaises. «L’équilibre de ces terres, dit-il, passe par le mariage entre tradition et développement.» C’est bien ce qu’on observe à Islay. L’île aux huit distilleries s’ouvre au tourisme depuis quelques années, sans pour autant négliger la production de whisky qui fait son identité et sa principale richesse.

Référence. Mais l’avenir des petites îles est envisagé à travers plusieurs regards, dont celui des jeunes. Pour la Finlandaise Eelin Hoffström, porte-parole de la jeunesse, «les jeunes devraient être encouragés à quitter leur île pour un temps sans que ce soit aux dépens de leur identité insulaire». Les échanges inter-îles sont au coeur des discussions. Louis Brigand, professeur de géographie à l’université de Bretagne occidentale et auteur d’un ouvrage de référence sur les îles du Ponant, résume le sentiment commun : «Pour l’instant, c’est plus pour la forme que c’est important de se réunir. On se sent bien entre îliens !»

Ian Gillies, le président du réseau des îles écossaises, a tout de même proposé quelques perspectives pour 2013 : un ministre des Iles dans chaque gouvernement, à l’image du ministre irlandais, une puissante fédération des îles dans chaque pays, et un référent pour les îles à l’échelle européenne.

La Californie et la Floride suspendent les exécutions capitales par injection létale

LE MONDE | 16.12.06 | 14h05 • Mis à jour le 16.12.06 | 14h05

WASHINGTON CORRESPONDANTE

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-846429@51-846399,0.html

Le gouverneur de Floride, Jeb Bush, a ordonné, vendredi 15 décembre, un moratoire sur les exécutions capitales tant que n’auraient pas été éclaircies les conditions dans lesquelles est mort le détenu Angel Nieves Diaz, 55 ans, le 13 décembre. Exécuté selon la méthode d’injection létale, le condamné a mis 34 minutes à mourir et les témoins l’ont vu réagir et essayer de parler, alors que les substances chimiques sont censées conduire à une mort rapide et sans douleur. L’autopsie a montré des brûlures sur son bras. Il semble que l’aiguille ait traversé la veine et que les produits se soient répandus dans les tissus.

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Angel Nieves Diaz, condamné à mort pour le meurtre du gérant d’un bar en 1979, avait déposé des recours pour contester cette méthode d’exécution, tout comme nombre de ses codétenus.

Jeb Bush, qui est le frère du président George Bush, a demandé à une commission d’enquête d’établir si le protocole en vigueur pour les exécutions capitales se trouve « en accord avec le 8e amendement de la Constitution qui interdit les châtiments cruels et inhabituels ». Le gouverneur, qui arrive en fin de mandat, n’en reste pas moins favorable à la peine de mort et à la méthode par injection. La Floride a été en 2006 le quatrième Etat pour la peine de mort, avec 4 exécutions, loin derrière le Texas, où 24 détenus ont été tués.

Un autre coup de frein aux injections létales a été donné, vendredi, par le juge Jeremy Fogel de Californie. Déclarant cette méthode non conforme à la Constitution, il a demandé aux autorités de revoir le choix des substances employées. Il a aussi dénoncé le « manque de professionnalisme » dans lequel se déroulent les procédures. Par déontologie, les médecins s’interdisent de participer aux exécutions. Celles-ci sont effectuées par le personnel carcéral.

« ÇA NE MARCHE PAS ! »

Depuis un an, 41 recours ont été introduits en justice contre la méthode d’injection létale – la plus utilisée dans les 38 Etats qui appliquent la peine de mort – estimant que rien ne prouve que le détenu est inconscient au moment où lui sont administrées les substances violentes. En mai, un détenu de l’Ohio avait mis 90 minutes pour mourir et les témoins l’avaient entendu hurler : « Ça ne marche pas ! » La publicité autour de ces souffrances a contribué au reflux de la peine capitale. Selon les statistiques annuelles du Death Penalty Information Center (DPIC), publiées le 14 décembre, 53 exécutions ont été pratiquées en 2006, contre 60 l’année précédente, soit le nombre le plus faible depuis 1996.

La méthode d’injection létale est inchangée depuis trente ans. Une première piqûre de barbiturique (thiopental de sodium) est censée endormir le condamné. Une deuxième le paralyse (bromure de pancuronium). Une troisième lui arrête le coeur (chlorure de potassium).

Le médecin de l’Oklahoma qui a inventé le « cocktail », le Dr Jay Chapman, a expliqué au New York Times qu’il ne recommanderait plus aujourd’hui la même formule mais plutôt une dose massive et immédiate de barbituriques. Mais le spectacle serait plus pénible pour les témoins et les bourreaux. « La question qui est au coeur du débat est de savoir si on privilégie le confort des prisonniers ou celui des témoins qui les voient mourir », explique le journal. Jusqu’ici, la priorité a été donnée à une mort rapide. Selon les anesthésistes, avec un mélange de substances différent, la mort serait plus longue à venir. Et elle pourrait être accompagnée de « sursauts qui seraient inconfortables à observer ».

Corine Lesnes

Bonne lecture et bon dimanche !

That’s all, Folks !