Compte-rendu : La Somnambule

Eh bien, la quinzaine écoulée aura été bellinienne sans même le chercher entre Norma (sur laquelle je ne reviendrai pas, mais j’ai quand même trouvé plusieurs critiques qui étaient dans le même état d’esprit que moi) et La Somnambule hier soir (sur laquelle je vais revenir), sans oublier I Capuleti e i Montecchi vu mardi soir grâce à une retransmission depuis l’Opéra Royal de Wallonie à Liège (et là, mon quart de sang wallon entame une danse de la victoire) en direct sur Internet (4 ou 6 € le billet suivant que la retransmission est SD ou HD) avec des commentaires en simultané chez Anik LaChev.

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Des sorties comme s’il en pleuvait !

Bonjour,

j’ai beau expliqué aux gens que chez moi, les sorties, ça marche souvent selon la loi des séries, on ne me croit pas. La semaine qui vient de s’écouler en est pourtant une jolie preuve. Cette semaine, j’avais en principe La Grande Duchesse et c’est tout.

Puis une copine a décidé au dernier moment d’organiser une petite virée vendredi soir et c’est ainsi que j’ai pu assister à une représentation de La lesbienne invisible. C’est un spectacle très amusant, particulièrement bien vu en ce qui concerne le retournement de tout un tas de clichés. Comme un certain nombre de représentations a été rajouté, faites-vous plaisir si vous êtes sur Paris. Par contre, il est préférable de réserver car la salle est toute petite.

Mais le summum de cette semaine fut quand même la soirée d’hier :

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La Grande Duchesse Anne Sofie von Otter

Bonjour,

Lundi soir, j’ai donc débuté mon année lyrique 2010 avec, salle Pleyel, une version concert de la Grande Duchesse de Gérolstein, Anne Sofie von Otter tenant le rôle titre.

Offenbach a toujours tenu une place à part chez moi, peut-être parce qu’il fut un précurseur de mon amour pour l’opéra.

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Simplement Divine

Cecilia Bartoli sur le toit du Théâtre des Champs Elysées (Pour un article de Paris Match)

J’avais tranquillement commencé ce billet lundi quand mon ordinateur m’a soudain abandonnée. Je l’avais depuis près de huit ans et j’avais l’intention d’en changer. Et un pressentiment m’avait fait faire un back-up du disque il y a dix jours donc je n’ai pas tout perdu.

Ce qui m’ennuie le plus, c’est que comme je n’avais plus de connexion dans l’après-midi, j’avais repris l’écriture du Chevalier et j’avais écrit deux bonnes pages qui, elles, sont perdues.

J’ai réussi à brancher mon Notebook donc je ne suis pas entièrement coupée du monde (LOL) mais ce billet est mis en ligne ce mardi depuis depuis mon bureau.

Par contre, j’ai quelques mails auxquels je n’ai pas répondu dont un reçu samedi qui m’a beaucoup touchée (en commentaire à Adieux anticipés) et là, je n’ai pas d’adresse pour répondre : désolée.

Mais parlons du concert !

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La Flûte Enchantée – Version 2 : Impempe Yomlingo

Wow ! Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi enthousiasmée par un spectacle !

Entendons nous bien ! J’ai adoré tout ce que j’ai vu cette année : sous le charme d’Angelique Ionatos, la pêche après le concert de Tina Turner, une forme de plénitude avec A.S. von Otter ou la compagnie Alvin Ailey ou la Flûte de la semaine dernière. Mais là, si je ne savais pas déjà que c’est complet ou presque (sans oublier que j’ai eu un mois de septembre un peu dur financièrement parlant), j’aurais acheté un ticket pour chacune des représentations qui  leur restent.

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La Flûte Enchantée – Version 1

En me réveillant ce matin, il y avait encore du Mozart qui jouait dans mes oreilles.

Alors, que dire de ma soirée d’hier ? Superbe une fois de plus.

Le Châtelet présente pour quatre soirs La Flûte Enchantée dans une mise en scène créée en 2007 à l’Opéra de Montpellier  par Jean-Paul Scarpitta.

Une façon, pour le directeur du Châtelet, de montrer l’aspect universel de cette œuvre alors qu’est ensuite programmée une version revue et interprétée par des artistes sud-africains (que je vais voir dimanche prochain).

Une fois de plus, des décors minimalistes : du sable noir recouvre toute la scène. Au fond, une passerelle qui fait penser à une jetée s’avançant dans la mer. Parfois, on verra  également un banc (style banc de jardin public) survoler la scène, ainsi qu’un arbre et un décor de théâtre matérialisé par décor représentant un rideau de velours rouge.

Les costumes… comment dire… Vous souvenez-vous du film « Les Aventures du Baron de Münchhausen » de Terry Gilliam ? (je sais, le film a plus de 20 ans et on ne le repasse pas aussi souvent à la télé que Brazil). Eh bien, les costumes me font penser au souvenir que j’ai de la partie onirique du film : une vision stylisée  d’un 18ème siècle de rêve. Avec une pointe d’orientalisme. Sarastro, c’est Zoroastre, ne l’oublions pas !

Par contre Papageno, l’oiseleur,  est vêtu d’un costume de coupe moderne mais qui garde sa couleur verte et ses plumes. De même Tamio porte une simple tenue de toile blanche, mais porte également une sorte de cuirasse à l’antique (qui représente le relief d’un torse masculin). Et Pamina a droit à une robe blanche toute simple dont on pourrait dire qu’elle a connu de meilleurs jours (peut-être pour rappeler qu’elle était emprisonnée).

Tous les acteurs ont le visage peint à l’exception de Tamino et Pamina.

Il y a des danseurs qui interprètent les oiseaux de Papageno  et les animaux sauvages de la forêt.

Il y a enfin deux récitants qui racontent (en français) ce qui s’est passé dans toutes les parties de dialogues qui ont été coupées du livret original pour ne garder que les arias.

Une dernière remarque avant de passer au chant : le livret (si vous le connaissez ou avez été voir le lien que je vous ai donné) est empreint de la Philosophie des Lumières et des théories maçonniques du 18ème siècles : La femme n’y était donc pas portée bien haut. En gros, c’est une tête vide, influençable, portée au mal qui a besoin d’un homme, d’un mari, pour la guider. Et c’est dit en ces termes à plusieurs reprises. Et à chaque fois, on pouvait sentir un léger frémissement dans la salle. Pas vraiment un rire, pas vraiment un outrage. Non, un frémissement. Qui aurait pu dégénéré dans un sens ou dans l’autre si l’on avait vu une autre forme de spectacle.

Passons aux voix !

J’ai été très impressionnée par la Reine de la Nuit de Uran Urtnasan Cozzoli que je ne connaissais pas. Elle a montré une belle aisance dans son interprétation et ses notes les plus aigües sonnaient bien, pas métalliques.

Une version du deuxième air de la Reine de la Nuit remontant à 2006 :

Elle est née à Oulan Bator (je vous laisse chercher dans un atlas si vous ne savez pas où c’est) et vit maintenant en Italie. Le rôle de la Reine de la Nuit semble être devenu sa carte de visite depuis le début (récent) de sa carrière professionnelle et j’espère pour elle qu’elle aura l’occasion de se faire connaître dans d’autres œuvres (il semble qu’en France, elle ait été « découverte » il y a un an ou deux par notre Eve Ruggieri nationale).

Detlef Roth dans le rôle de Papageno était également très bon. Enfin, Sandrine Piau qui jouait Pamina était excellente.

Pour l’entendre, suivez ce lien (la vidéo ne peut être incrustée)

La distribution était équilibrée et il n’y a pas eu, à mon oreille, un interprète plus faible que les autres. Le seul qui n’a pas vraiment réussi à briller est le ténor Frédéric Antoun qui chantait Tamino, mais le rôle ne s’y prête pas.

Comme je le disais au début, très belle soirée !

That’s all, Folks !

No white shirt for the mezzo

(In english in the second part of this post, after the picture)

Wow !  Je ne réalisais pas que je n’avais rien mis en ligne depuis plus d’un mois !

Alors… tout va bien. Le mois d’août a été chargé au boulot comme quand votre entreprise ne ferme pas, doit fonctionner presque normalement avec seulement 25 % de son personnel (et quand ledit personnel est normalement inférieur à 10, ça ne fait vraiment pas beaucoup de monde).

Je continue l’écriture du Chevalier, lentement. Vous pouvez remercier Ze Doc (soit Fanfan l’unique) qui m’aide bien à débroussailler les idées farfelues de celles qui sont un peu plus cohérentes.

Et comme dans mon secteur d’activité, on a plus de travail en ce moment, mon boss m’a demandé de travailler un jour de plus, ce que j’ai obtenu de faire depuis la maison, donc un peu moins de temps libre (et un problème d’organisation pour moi, mais pour l’instant, ça marche).

La suite de ce billet a été écrit au brouillon, il y a une dizaine de jours. J’ai promis de le mettre également en anglais et j’y travaille. Mais pas de raison de frustrer ceusses qui causent que le français. 😉

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