Bonjour,
J’espère que vous êtes tous en forme alors que la chaleur nous tombe dessus (plus ou moins fortement selon l’endroit où vous vous trouvez).
Le hasard veut que parmi les dernières nouveautés que j’ai notées, il n’y a que des BD, mangas et autres comics.
La première, j’en ai déjà parlé dans la séance de rattrapage N°2. Mais comme elle remplit les critères de cet article, j’ai décidé de la mentionner à nouveau. Il s’agit d’un manga lesbien, Sirius, par une mangaka espagnole, Ana Cristina Sanchez. Je vous avais déjà parlé d’elle lors de la sortie d’un premier manga Alter Ego. Je pourrais presque recopier ce que j’écrivais pour le premier. Il s’agit d’un one-shot, shojo. Toujours pas ma tasse de thé à la base, mais je ne regrette pas l’achat. Bien dessiné en style manga, mais avec une légère touche européenne. Le résumé de l’éditeur :
Suite à un malaise cardiaque en plein match, Dani voit sa carrière de joueuse de tennis prendre brusquement fin. Fragilisée par sa santé, mais également par la relation avec sa mère qui n’arrive pas à accepter la situation, elle vient se reposer dans un petit village en bord de mer. C’est là qu’elle fait la rencontre de Blanca, une jeune fille passionnée d’astronomie, qui lui fera découvrir l’immensité du ciel étoilé et des possibilités qui s’offrent devant elle…

C’est publié chez Glénat en version poche (à 7,90€) et digitale (à 4,99 €).
Le second manga dont je vais vous parler à pour titre Mademoiselle Mozart de Yoji Fukuyama publié dans un épais volume de plus de 500 pages chez une jeune maison d’édition, Atelier Akatombo (uniquement en version papier au prix de 10,80 €), qui ne publie que des œuvres japonaises (romans noirs, SF, manga). Mademoiselle Mozart est un manga paru à la fin des années 80 au Japon, et qui a eu un tel succès qu’il avait connu une adaptation sous forme de comédie musicale. L’idée de départ est que Léopold Mozart a eu deux filles (qui ont vécu), Marianne dite Nannerl (et non Nanneri comme je l’ai lu à au moins deux reprises dans le manga) et Elisa. Et à tout juste 3 ans, Elisa montre déjà un talent plus que précoce pour la musique. Léopold sait qu’Elisa n’aura aucune chance dans le monde des arts et décide à ce moment de faire passer sa petite fille pour un garçon appelé Wolfgang. A partir de là, la biographie de Mozart est respectée, mais bien sûr, un certain nombre d’évènements sont relus à travers le prisme de ce travestissement, que ce soit son mariage avec Constance ou l’admiration ambigüe de Salieri à l’égard de son jeune concurrent. Ce manga est classé dans la catégorie Seinen, donc un livre adulte à ne pas mettre entre les mains d’un jeune neveu ou d’une petite cousine qui viendraient juste de commencer le piano.

Un autre titre, cette fois en comics, Cosmoknights de Hannah Templer publié chez Top Shelf Productions en anglais (19,70 € en version papier, 8,11 € en version électronique) et chez Bliss Comics Editions en français (25 € en version papier uniquement). Seul le premier tome est paru en français, mais le second est attendu pour cet automne. Par contre, ils existent tous les deux en anglais y compris en version électronique. Cosmoknights se situe dans un avenir lointain où, d’un côté, les progrès technologiques ont permis de prendre possession de tas de planètes lointaines et les liaisons interstellaires sont fréquentes et régulières, mais de l’autre l’ensemble est régi par un système féodal. Chaque planète a un seigneur à sa tête (duc, baron marquis….) et quand celui-ci a une fille d’âge à se marier, il organise une joute à l’issue de laquelle le vainqueur remporte la main de la belle. Sauf que si ça se passait ainsi au début du système, maintenant, les riches familles intéressées ont recours à des champions se battant pour leur patron. Malgré ce résumé un peu rétrograde, c’est un comics très féministe et queer. Vous pouvez vous faire une idée en allant sur le site d’Hannah Templer puisque tout a commencé sur le net. Pour ma part, j’aime le style graphique, j’aime les couleurs, j’aime l’histoire: J’étais arrivée à la fin du premier tome sans m’en rendre compte.

Le dernier titre dont je veux vous parler est le dernier album sorti dans la série des Alix publié chez Casterman (12,50 € l’album, 8,99 € la version électronique). J’avais écrit il y a quelques mois que je me posais la question de l’achat à chaque nouvelle sortie, mais pas cette fois quand Alix doit rencontrer « La Reine des Amazones« . L’histoire est de facture classique : En Macédoine, une communauté de femmes veut vivre en suivant les préceptes des amazones avec à leur tête une riche patricienne qui serait une descendante d’une sœur d’Alexandre le Grand. Plusieurs disparitions en ville sont bientôt imputées aux « amazones ». Alix intervient quand c’est au tour d’Enak de disparaître.
Je me demande si le fait d’avoir une femme comme scénariste de ce titre n’a pas permis d’éviter un massacre des amazones à la fin (désolée pour le mini-spoiler, j’avoue que j’ai mis du temps avant d’ouvrir la BD tant je craignais cette fin). Jaques Martin, le créateur d’Alix, avait souvent mis de beaux personnages féminins dans ses albums, mais c’était toujours des héroïnes tragiques qui ne pouvaient que mourir à la fin pour leur idéal (représenté par leur jeune fils, leur amour perdu, leur patrie perdue….). Alix va-t-il sauver Enak ? Que devient le gouverneur romain ripoux ? Et les amazones, même si elles ne sont pas massacrées ? Ça, je vous laisse le découvrir vous-même.

Passez un bon été.
That’s all, folks !
J’ai bien aimé Sirius et Mademoiselle Mozart est dans ma PAL.