Février 2023 : Séance de rattrapage N° 2

Bonjour,

Je ne sais pas si vous avez aimé ma première séance de rattrapage, mais « qui ne dit mot consent » donc voici la séance N° 2.

Je vais vous parler tout d’abord de Tom Gauld. Si vous me suivez sur Twitter, vous savez qu’il m’arrive de retweeter certains de ses dessins qui sont publiés entre autre dans le journal britannique The Guardian et la revue scientifique New Scientist. D’après wikipedia, il a déjà plus de 20 recueils publiés, certains qui reprennent les cartoons publiés dans la presse, d’autres étant des récits originaux. Ces livrés sont traduits et publiés en français depuis au moins 2014. J’aime beaucoup son style à la fois très dépouillé, mais très expressif. Un jour, Tom Gauld avait posté sur Twitter un copie de son carnet de travail où l’on voyait ses premières idées et comment il épurait ensuite à la fois le texte et le dessin pour arriver à la substantifique moelle. Ses dessins pour le Guardian sont publiées dans les pages littéraires et ont donc souvent un rapport à la littérature, la lecture ou l’écriture (ce qui ne peut que me plaire). Le dernier recueil, La Revanche des Bibliothécaires, a été composée en grande partie pendant les périodes de confinement ce qui donne un joyeux télescopage :

Un autre dessin que j’adore, quasiment moi si j’étais mariée :

Un dernier pour la route (ce pourrait être une photo de ma bibliothèque… presque… en fait non, j’ai lu quasiment tous les livres de ma bibliothèque même si je reconnais l’existence d’une « Pile à lire »)

Un dernier mot sur un livre pour enfants qu’il a créé en 2021 : Le Petit Robot de Bois et la Princesse Bûche. Je viens de voir qu’il était destiné aux 3 à 5 ans donc si vous avez des enfants dans votre entourage… Moi, je l’ai offert à mon âme d’enfant et elle a bien aimé, l’a trouvé très poétique et Tom Gauld ne s’est pas épargné sur les dessins :

Mon deuxième sujet de rattrapage est une série policière écrite par Petros Markaris, un écrivain, dramaturge, scénariste, traducteur grec. Sa série a pour héros un commissaire de police basé à Athènes, le commissaire Kostas Charitos. J’ai entendu parler de cette série pour la première fois quand P. Markaris a décidé de parler de la terrible crise économique qu’a connu la Grèce à travers ses romans policiers dans une « trilogie de la crise » (qui comprend 4 romans… les trois de la trilogie plus un roman épilogue). Le côté « policier » est relativement classique, mais ce qui est intéressant est un aperçu de la vie des grecs à cette époque. Et toutes les affaires sont liées à des scandales financiers qui sont remontés à la surface quand la crise a éclaté. Les cinq premiers livres de la série existent en livre de poche. A partir du sixième (et premier de la trilogie de la crise), ils existent également en version électronique. Il y a en tout douze livres (le treizième n’est pas encore traduit). Les romans sont vraiment sympas à lire (et à relire).

Les livres dans l’ordre :

  • Journal de la Nuit
  • Une défense béton
  • Le Che s’est suicidé
  • Actionnaire principal, réédité sous le titre Publicité Meurtrière
  • L’Empoisonneuse d’Istanbul
  • Liquidation à la grecque (trilogie de la crise 1)
  • Le Justicier d’Athènes (trilogie de la crise 2)
  • Pain, Education, Liberté (trilogie de la crise 3)
  • Épilogue meurtrier (trilogie de la crise – épilogue)
  • Offshore
  • LE séminaire des Assassins
  • Mort aux Hypocrites

Ah ! En vérifiant pour cet article, Liquidation à la grecque ne semble plus exister en version digitale. Mais il est encore là en version poche. Si les enquêtes sont indépendantes les unes des autres, on suit également le commissaire dans sa vie privée et là, pour la continuité, ce serait mieux de lire les livres dans l’ordre même si je pense qu’il y a assez d’explications pour comprendre ce qu’il se passe.

Comme la dernière fois, un cadeau bonus : la sortie d’un manga lesbien, Sirius, par une mangaka espagnole, Ana Cristina Sanchez. Je vous avais déjà parlé d’elle lors de la sortie d’un premier manga Alter Ego. Je pourrais presque recopier ce que j’écrivais pour le premier. Il s’agit d’un one-shot, shojo. Toujours pas ma tasse de thé à la base, mais je ne regrette pas l’achat. Bien dessiné en style manga, mais avec une légère touche européenne. Le résumé de l’éditeur :

Suite à un malaise cardiaque en plein match, Dani voit sa carrière de joueuse de tennis prendre brusquement fin. Fragilisée par sa santé, mais également par la relation avec sa mère qui n’arrive pas à accepter la situation, elle vient se reposer dans un petit village en bord de mer. C’est là qu’elle fait la rencontre de Blanca, une jeune fille passionnée d’astronomie, qui lui fera découvrir l’immensité du ciel étoilé et des possibilités qui s’offrent devant elle…

C’est publié chez Glénat en version poche (à 7,90€) et digitale (à 4,99 €).

That’s All, Folks !

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