MàJ 15/09/10 : vous pouvez voir/écouter ce concert sur Arte Live Web ICI
Vendredi soir, j’ai donc assisté à mon premier concert de la saison 2010-2011. J’ai décidé cette année de mettre un peu plus de musique et un peu moins d’opéra à mon programme. Enfin, un peu moins d’opéra…. tout est relatif.
La soirée d’hier était une introduction parfaite à cette nouvelle orientation avec, sur quatre œuvres interprétées, deux vocales. Le titre du concert était Schumann à la folie : deux symphonies miniatures encadrant deux pages vocales, c’est l’écho de la voix de Schumann porté par ceux qui l’ont aimé.
En clair, il y eut :
R. Schumann – Ouverture, scherzo et finale, op. 52
J. Brahms : Rhapsodie pour contralto, choeur d’hommes et orchestre, op. 53 (sur un extrait d’un poème de Goethe)
J. Brahms : Le Chant des Parques, op. 89 (sur un texte de Goethe également)
A. von Zemlinsky : Sinfonietta, op. 23
vidéos de barbebleui – La Rhapsodie pour contralto interpétée par Brigitte Fassbaender (qui n’est pas contralto)
Il y a une autre version sur YT chantée par Dame Janet Baker (également Mezzo) : partie 1 et 2
Le texte et ses traductions :
| Aber abseits wer ist’s? Im Gebüsch verliert sich der Pfad. Hinter ihm schlagen Die Sträuche zusammen, Das Gras steht wieder auf, Die Öde verschlingt ihn. Ach, wer heilet die Schmerzen Ist auf deinem Psalter, |
But who is that apart? In the underbrush his path loses itself. Behind him The shrubs clap together, The grass stands up again, The wasteland engulfs him. Ah, who heals the pains If there is in Thy Psalter, |
Mais quel est cet homme qui s’éloigne ? Déjà son chemin se perd parmi les buissons, Derrière lui les branches se rabattent, L’herbe se dresse à nouveau Et la solitude l’enveloppe Hélas, qui guérira la souffrance Est-il sur ton psautier, |
Ces deux versions sont bien sûr impressionnantes, mais le rendu est vraiment différent avec une voix de contralto (tel que l’œuvre a été écrite) et l’interprétation de Nathalie Stutzmann était particulièrement en phase avec le texte.
Sa voix était parfois un peu couverte par le chœur et l’orchestre, mais l’impression d’ensemble était très bonne et le public a longuement manifesté son appréciation.
L’autre œuvre de Brahms, le Chant des Parques (Der Gesang der Parzen en allemand), avec chœur (soit sur scène près d’une centaine de choristes) : Un moment très fort également.
Rien de particulier sur l’œuvre de Schumann. Par contre, la Sinfonietta de Zemlinsky (1872-1942)a été une découverte et je vais fouiller de ce côté.
L’orchestre, dirigé par François-Xavier Roth, m’a semblé bon, enlevé, avec ce qu’il fallait d’énergie.
Par contre, malgré les demandes du public à la fin du concert, il n’y a pas eu de bis.
Le concert était retransmis en direct sur France Musique et il a également été filmé.
A noter que selon le programme, Nathalie Stutzmann va sortir un album l’année prochaine avec Orfeo 55 (chez Universal) appelé Prima Donna, consacré aux grands airs de contralto de Vivaldi (son programme du concert du mois de Mai ?).
Autre curiosité : en complétant petit à petit mon programme d’ici la fin de l’année, je viens de réaliser que j’allais entendre la même œuvre à quelques jours d’écart avec 2 interprètes et 2 formations différentes. C’est quelque chose que je souhaitais depuis longtemps sans le rechercher vraiment. Le hasard fait bien les choses. Et c’est avec une œuvre que je connais bien et que j’aime : le Concerto pour piano N° 2 de Rachmaninov. Ce sera fin octobre et début novembre.
That’s all, Folks !