Chapitre 6
La tempête passa au petit matin et quelques heures après le lever du principal soleil, le ciel était dégagé comme si la journée et la nuit écoulées n’avaient jamais eu lieu. Le seul signe que la mer n’avait pas été paisible, ce petit rectangle de bois qui supportait tant bien que mal deux personnes.
Tamoryn, soulagée de ne plus avoir froid, savait que les soleils qu’elle remerciait maintenant, seraient bientôt leurs ennemis s’ils continuaient à chauffer ainsi. Quelques instants plus tôt, dès les premières gorgées d’eau avalées de la gourde miraculeusement intacte, elle avait prévenu qu’il fallait commencer à rationner leurs maigres ressources.