12/07/2006 : Re-prenons la Bastille

Je suis enfin retournée à la piscine et ça fait un bien fou. Les cinq premières minutes ont été très douloureuses, mais j’ai l’impression que je n’ai pas autant perdu de mobilité que je ne l’avais craint après ces six semaines, presque deux mois, d’interruption. Il y a un peu plus de monde le matin, à l’ouverture, mais les familles avec petits enfants restent dans le petit bain et il est possible de nager comme d’hab’ dans le grand bain (Je vous rappelle que ma piscine, qui semble centenaire, n’est pas un bassin olympique, mais arbore une jolie forme de « L » avec petit bain sur une branche et grand bain dans l’autre : une bonne séparation).

Sinon, pourquoi mon titre du jour ? C’est le fruit d’une réflexion un peu brouillonne des suites de la finale du Mondial. L’équipe de France a fait un beau parcours et qu’elle en soit remerciée. Il n’y a pas de honte à échouer à ce stade de la compétition (c’est ce qui était dit avant le match contre le Brésil déjà !) Il n’y a de pierre à jeter à personne, ni à Trézéguet, ni à Zidane. J’aimerais bien les y voir, tous les donneurs de leçon ! C’est là qu’on s’amuserait, je pense.

Là où vient ma prise de Bastille, c’est en réaction à cette capacité qu’ont certains à idéaliser des personnes publiques (sportifs, acteurs, chanteurs et autres), à les élever sur un piédestal et les en descendre encore plus rapidement sous prétexte qu’ils ne répondent plus au modèle qu’ils étaient supposés représenter. Mais ce ne sont que des êtres humains ! Plus en vue, d’accord. Avec un talent particulier qui les a mis en avant, OK ! Mais depuis quand un don certain pour jouer au ballon ou réciter Shakespeare (ou Molière) confèrerait à son titulaire le statut d’icône ?

Il y a des sportifs/sportives, des comédien(ne)s, des personalités publiques que j’admire, bien sûr. Mais je les admire pour le talent qui les aura rendu(e)s célèbres. Je n’ai pas l’intention d’en faire pour autant des portes-drapeaux, des parangons de vertu, tous bons  à être béatifiés puis sanctifiés sans même passer par la case départ.

Je suis d’accord que c’est l’un des grands problèmes de notre temps, en nos civilisations modernes, où les valeurs ne sont plus ce qu’elles étaient. Je n’ai pas l’intention de renvoyer tout le monde à l’église (dans un sens large : vous allez où vous voulez Image) ou (re)lire Platon, Hegel ou Kant.

C’est juste que cette situation avec Zidane, depuis quelques jours, m’agace au plus haut point. Il n’aurait pas dû. Vous ne croyez pas qu’il le sait ? Auriez-vous mieux fait à sa place ? Je suis sûre que dans quelques mois, la majorité n’y pensera plus, mais lui y pensera sûrement longtemps.

Mais pourquoi exiger plus de lui que d’un autre ? Ce n’est qu’un homme après tout !

Alors ma Bastille : chassez les fausses idoles ! Il y aura moins de déception le jour où vous vous rendrez compte qu’elles ne correspondent pas tout à fait à l’idée que vous vous en  étiez faite.

06/07/2006 : Allez les Bleus !

Bon, on continue à soutenir la France.

Mais Dieu que ce match a été pénible hier ! Ce n’aurait pas été une demi-finale de Coupe du Monde à laquelle participait la France, je ne sais pas si j’aurais tenu le choc. C’est bien la preuve, à mon avis, que je ne suis pas fan. Je me laisse, au mieux, entraîner par l’euphorie ambiante.

Enfin, je serai présente dimanche soir, chez ma mère qui suit ça également de près, mais dans la même disposition d’esprit que moi. Bien que je me souviens du coup de fil qu’elle m’avait passé un certain dimanche de juillet 1998 à plus de 11 heures du soir après la victoire historique. C’est sûrement la première fois qu’elle m’appelait aussi tard, pour parler sport ! Image

Cette fois-ci, si les Bleus offrent un beau cadeau de départ à notre Zizou national, elle n’aura pas besoin de téléphoner.

Sinon, j’ai un peu regardé sur le Net ce que je trouvais à propos de la polyarthrite rhumatoïde. Et ça ne m’amuse pas du tout. J’espère que l’opération et les traitements seront efficaces parce que je n’ai pas envie, d’ici vingt ans, de me retrouver dans une petite voiture.

Dans la catégorie des mauvaises nouvelles, ma tante est en train de mourir, de la même maladie que mon père, alors que le premier anniversaire de sa disparition approche. On a beau dire qu’avec le temps, la douleur s’apaise, je trouve que pour l’instant, c’est encore assez à vif.

Lundi soir, j’ai regardé les premiers épisodes d’une nouvelle série « Gray’s Anatomy ». Dans le premier épisode, on parle beaucoup de la mère de l’héroïne principale, jeune interne en chirurgie, sa mère étant elle-même une chirurgienne de talent. Et vers la fin de l’épisode, on a uns scène entre l’interne et sa mère, sauf que celle-ci, qui ne semble pas si vieille que ça, est atteinte de la maladie d’Alzheimer. J’ai soudain ressenti une telle empathie pour le personnage de la fille qui tente d’expliquer à sa mère, qui écoute à peine et comprend encore moins, sa première garde en tant qu’interne… ça m’a fait littéralement l’effet d’un coup de poing à l’estomac et j’ai failli arrêter la télé. Je me suis ressaisie avec peine et j’ai finalement regardé les épisodes suivants de cette série, plutôt sympa. Je crains que prise par surprise, j’aie encore souvent une réaction violente quand je verrai ou entendrai parler de cette maladie.

Pour repasser à un sujet plus léger, j’ai lu un article intéressant dans le journal.  Enfin, j’en ai lu plus d’un, mais celui-ci est plus amusant à partager. Et puis, comme je sais que tous ceusses qui me lisent sont globalement de la même génération que moi, c’est un sujet qui intéresse un peu tout le monde. Tiens je vais faire un sondage !!!

Mangas : « Goldorak », vers l’âge adulte

LE MONDE | 05.07.06 | 16h29  •  Mis à jour le 05.07.06 | 16h29

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-792179@51-792273,0.html

 

Pendant la septième Japan Expo, du 7 au 9 juillet au Parc des expositions de ParisNord-Villepinte, des dizaines de milliers de personnes (elles étaient plus de 40 000 lors de la dernière édition, en 2004, et les organisateurs en espèrent 60 000 cette année) vont changer de continent.Célébrant des formes artistiques qui ont pour nom manga et anime (prononcer « animé »), débattant de pratiques comme le scantrading ou le fansubbing ou sacrifiant au rite du cosplay, les visiteurs de cet hybride de festival culturel et de Salon commercial consacreront l’emprise de la culture populaire japonaise sur un nombre croissant de jeunes – et moins jeunes – Français.

Parmi les acteurs de cette scène incroyablement vivace, une comparaison s’impose : par son enthousiasme et son esprit d’entreprise, le milieu qui a grandi autour des mangas et de l’anime évoque la scène rock née dans la foulée du mouvement punk britannique. Amateurs et professionnels s’y côtoient, et son développement s’est fait quasiment à l’insu du reste de la société.

Mais, aujourd’hui, impossible de l’ignorer : Hayao Miyazaki, réalisateur des dessins animés Princesse Mononoke et Le Voyage de Chihiro, est considéré comme l’un des plus grands cinéastes actuels ; dans l’édition, les ventes de mangas ne cessent de croître, et, dans celui des jeux vidéo, plusieurs grands succès, comme Zelda ou Final Fantasy, conçus au Japon, relèvent du même univers. Sur le marché international, la France est devenue la terre d’élection des images nipponnes.

Cette étrange affinité a débuté en 1978, quand TF1 a diffusé, au grand dam des parents, un dessin animé dont le héros est un robot, « Goldorak ». « La France a vécu ce qui s’est passé au Japon avec quinze ans de décalage », explique Cédric Littardi, 32 ans, aujourd’hui responsable de la maison d’édition vidéo Kaze. L’arrivée de « Goldorak » sur les écrans français rappelle les premiers succès des séries animées nationales, sur les télés japonaises, au milieu des années 1960.

Une décennie plus tard, le feuilleton « Gundam » est la coqueluche des adolescents japonais, et non seulement des enfants, comme le seront les séries diffusées par La Cinq de Berlusconi et le « Club Dorothée » pour les teen-agers français, à la fin des années 1980. En 1984, le public nippon découvre Nausicaa, la vallée du vent, premier long métrage de Miyazaki, quinze ans avant le succès de Totoro et de Mononoke en France. Avec le succès d' »Akira », dès 1990, puis de « Dragonball« , à partir de 1994, publiés par Glénat, l’édition entre dans la danse.

Cette découverte, qui se fait via les grands médias, s’accompagne d’une intense activité amateur. En 1993, autour de la librairie japonaise Junku, à Paris, des jeunes gens créent un fanzine (magazine de fans) devenu depuis le mensuel Animeland. Des conventions de fans de manga et d’anime s’organisent aux côtés des adeptes des jeux de rôle et d’heroïc fantasy.

Dès 1995, les premiers cosplays apparaissent. La communauté se développe autour des sites et des forums Internet naissants. Parmi les structures associatives, certaines sont devenues des entreprises. Japan Expo, initiative due à des étudiants ingénieurs en informatique, est aujourd’hui une SARL. Des sociétés établies de l’édition ou du cinéma se lancent sur ce nouveau marché.

Le personnage de la série « Naruto », enfant ninja blond, star des jeunes amateurs masculins de mangas, est diffusé en France, sur papier et en DVD, par Kana, filiale de l’éditeur de BD Dargaud. La chaîne câblée Game One programme l’anime et un autre canal câblé devrait prendre le relais.

Les éditeurs vidéo indépendants comme Dybex, qui propose l’anime de « Full Metal Alchemist« , un des plus populaires du moment, ou Kaze, sont distribués dans les hypermarchés, après avoir conquis les grandes surfaces culturelles.

Cette expansion entraîne un élargissement de l’audience. Pierre-Yves Devroute, de Japan Expo, explique que « pendant la dernière édition, en 2004, le public n’était plus seulement constitué de fans, mais aussi de familles ». Cédric Littardi évalue le nombre des amateurs « purs et durs » à quelques dizaines de milliers.

Ce sont eux qui font vivre les sites Internet, qui pratiquent une forme de guérilla en sous-titrant (fansubbing) ou en doublant (fandubbing) des séries japonaises encore inédites en France. Une pratique tolérée par certains éditeurs, à condition que les « teams » retirent leurs productions, une fois la licence de la série achetée en France. S’engage alors un dialogue conflictuel : ainsi, le doublage officiel de « Naruto » a été violemment critiqué par les fans, qui préfèrent les versions du Net. Ce qui n’a pas empêché Thomas Guitard, créateur du « team » de doublage Gotohwan, de devenir l’une des voix françaises de la série « Oban Street Racers », sur France 3.

La pratique des cosplays, qui voit des adolescents et de jeunes adultes succomber au plaisir du travestissement, est moins problématique. Lors d’un récent cosplay à Lyon, la présentatrice a félicité le lauréat, vêtu d’une armure de robot, en précisant qu’il était devenu papa pendant le concours ! L’anecdote conforterait l’idée selon laquelle le noyau dur des fans serait l’équivalent français des otaku, ces jeunes Japonais obsédés par l’univers des mangas et de l’anime, qui prolongent indéfiniment leur adolescence.

Vanina Noël, étudiante en architecture à Marseille, nuance cette impression. A la Japan Expo, elle sera déguisée en princesse Zelda, héroïne du jeu vidéo éponyme. Son costume ne lui a coûté que 60 euros, mais elle y a consacré deux mois. Elle s’amuse de cette passion, en reconnaissant qu’elle « ne durera pas énormément ».

C’est le prochain défi : faire passer la culture manga à l’âge adulte. Dans l’édition comme dans le DVD, les titres qui n’ont plus rien à voir avec l’univers héroïque ou robotique se multiplient : ils décrivent la vie quotidienne au Japon (l’OAV « 13 Vies », édité par Kaze, ou le Journal de mon père, de Taniguchi) ; explorent des thèmes historiques (le manga et anime Gen d’Hiroshima) ; renouvellent le roman noir (la série « Monster », publiée en manga et en anime, dont le héros japonais vit des aventures terrifiantes dans l’Allemagne réunifiée). Des nourritures destinées aux adultes, dont la passion est née, il y a un quart de siècle, l’après-midi, devant leur téléviseur…

Thomas Sotinel et Nicolas Wecker

Article paru dans l’édition du 06.07.06

 

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Image

05/07/2006 : je suis un cas !

Enfin, ce n’est pas tout à fait sûr, mais c’est fort probable. Bien que pour ma mère, ce n’est pas la peine de sortir de la fac de médecine pour savoir que je suis un cas. Mais elle n’est pas totalement impartiale !

Hier, j’ai vu ma rhumato avant qu’elle parte en vacances et pour la première fois depuis près de deux mois, je ne vais pas avoir d’examen à faire. Finies les prises de sang à tout bout de champ. Et j’ai pu annuler un dernier examen, désagréable, qui devait avoir lieu ce matin (je n’avais pas pu avoir de RV avant) puisqu’on ne cherche plus ! Image

Elle a enfin compris ce que j’ai et s’en veut de ne pas l’avoir vu plus tôt, vu que sa thèse portait sur ce cas précis. Mais ça semble plutôt rare.

Concrètement, ça ne change rien pour moi pour l’instant : c’est toujours dégénératif et rapide et c’est toujours le billard à l’automne.

Faudra que je lui demande, à long terme, quelles seront les conséquences. Mais hier, après avoir passé trois-quart d’heure à reprendre les radios, IRM et analyse, on a dû finir rapidement le rendez-vous car sa salle d’attente était pleine. Je comprends mieux comment cela se fait que parfois, j’ai des grosses attentes chez elle.

Je peux également reprendre la piscine.

J’espère que mon moral va remonter, car cette recherche du foyer inflammatoire/infectieux mystère commençait à me porter sur le système.

Dans un autre registre, j’ai lu un article sympa dans le Monde hier. Alors que l’on doit se taper des émissions débiles (ça n’engage que moi) transposées de chaînes étrangères du style Bachelor ou Ile de la tentation, j’apprends que l’on exporte la formule de « Kaamelott » à des chaînes européennes qui adapteront les textes français et les tourneront en France.

Le tournage de « Kaamelott » sera le Graal des studios de Villeurbanne

LE MONDE | 04.07.06 | 14h58  •  Mis à jour le 04.07.06 | 15h56

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-791736@51-787399,0.html

 

Au centre du Studio 24, à Villeurbanne, dans un décor de château médiéval, Alexandre Astier répète une scène d’épée. En dépit d’une température caniculaire, le créateur du feuilleton Kaamelott a revêtu les épais vêtements de son personnage, le roi Arthur.Depuis le début du mois de mai, toute l’équipe de cette série comique médiévale diffusée avec succès par M6 a quitté les studios de cinéma d’Arcueil, dans la banlieue parisienne, pour investir ceux de Villeurbanne, créés par Roger Planchon et gérés par Rhône-Alpes Cinéma. Cette délocalisation était, selon le producteur Jean-Yves Robin, PDG de la société de production Calt, destinée avant tout à simplifier la vie d’Alexandre Astier et d’une grande partie de l’équipe, qui vit à Lyon.

C’est sur ce plateau de 900 mètres carrés que vont être tournées en haute définition la totalité des scènes d’intérieur des 300 derniers épisodes de cette série qui en comptera au total 700. L’équipe ne chôme pas : l’équilibre économique commande de tourner dix minutes « utiles » par jour.

Mais la vie de Kaamelott devrait se poursuivre au-delà du 700e épisode avec le tournage d’un prime time et de trois longs métrages. Surtout, la série doit, dés octobre, être dupliquée par des chaînes étrangères. Calt a en effet vendu le format de Kaamelott aux Espagnols et aux Italiens et obtenu que ces versions étrangères soient elles aussi tournées à Villeurbanne, dans les mêmes décors, selon une écriture identique. Seuls les acteurs seront différents.

Chaque version comprendra, comme la version française, 700 épisodes, ainsi que les longs métrages.

Pour assurer ce planning et continuer à vendre Kaamelott à d’autres télévisions étrangères, Jean-Yves Robin a besoin d’espace. Du coup, le Studio 24, qu’il loue, devient trop exigu. A lui seul, le tournage de Kaamelott va occuper ce studio 250 jours en 2007.

Le producteur a donc convaincu les collectivités territoriales de développer le site villeurbannais, pour en faire un véritable pôle audiovisuel haute définition. Dès septembre 2007, deux nouveaux studios, de 1 400 mètres carrés au total, doivent être livrés. Le site dispose d’une friche de 10 000 mètres carrés constituée d’une ancienne minoterie à l’abandon acquise par le Grand Lyon.

Baptisé Picsel, le projet porté par l’investisseur Icade, une filiale de la Caisse des dépôts, prévoit, outre les studios, la construction d’un centre de formation, d’un atelier de décors et costumes, de bureaux qui seront utilisés par la production et la postproduction, ainsi qu’un espace de logements.

« Nous sommes en train de créer ici avec Kaamelott le principe d’un Fort Boyard en fiction qui nous donne une visibilité à sept ans. Mais Picsel est un projet à vingt-cinq ans qui peut faire de Lyon une place forte de la production audiovisuelle », affirme Jean-Yves Robin.

Le producteur mise notamment sur le soutien financier de la région Rhône-Alpes, via des subventions. Celle-ci n’y est pas hostile, car, pour le site villeurbannais, Kaamelott peut constituer un nouveau levier de développement. Créée dans les années 1980 par Roger Planchon, alors directeur du TNP, le Théâtre national populaire de Villeurbanne, cette friche a eu pour première vocation d’accueillir un atelier de costumes et de décors. Puis, le dramaturge, soucieux de soutenir le cinéma, a poursuivi son projet en créant dans les années 1990 Rhône-Alpes Cinéma, une entité de production directement rattachée à la Région Rhône-Alpes.

En quinze ans, cette structure a coproduit 150 films et fait de la région une véritable pionnière en matière de coproduction cinématographique.

Enfin, Roger Planchon avait parachevé son projet en créant en 2002 le Studio 24, un lieu de représentations et de tournage. Jusqu’à présent, seuls des longs métrages y avaient été tournés, entre autres Un fil à la patte, de Michel Deville.

« Cette politique culturelle comporte de forts enjeux économiques », estime le directeur de Rhône-Alpes Cinéma, Grégory Faes. Selon lui, outre les recettes générées par les films, les retombées moyennes de chaque coproduction sont une fois et demie supérieures aux investissements. A lui seul, le Studio 24 avait par ailleurs entraîné la création d’une vingtaine d’entreprises.

Sophie Landrin

Article paru dans l’édition du 05.07.06

 

Comme je crois l’avoir déjà dit, je suis plutôt fan de cette série et je suis contente de voir que ça s’exporte.

 

Sinon, pour ce soir, on croise les doigts ! Image

 

Voilà, c’est tout !

01/07/2006 : Le Mannequin Chinois – 4a

Version complète et définitive de ce récit ici

Le temps était plutôt doux en ce début d’après-midi et le soleil jouait à cache-cache avec quelques nuages éparpillés dans le ciel. Le pont de l’Alma se reflétait dans la Seine. La journée sembla parfaite à Eleni alors qu’elle se repérait à la sortie du métro.

L’immeuble donnait directement sur le bord de Seine. Eleni se dit que la vue devait être superbe depuis l’atelier dont elle ne pouvait même pas apercevoir les grandes baies vitrées en retrait au dernier étage.

Elle entra le code à la porte cochère, puis emprunta l’ascenseur. Arrivée au sixième étage, il n’y avait qu’une seule porte à laquelle elle frappa trois petits coups sonores.

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27/06/2006 : Petit point (ou grand)

Revenons à notre programme habituel: je ne sais plus ce que j’ai pu dire et à qui. Alors si vous n’y voyez rien de neuf, c’est que vous aurez fait partie des « happy few » tenus au courant un peu plus régulièrement. Image

Globalement, depuis mon dernier message un peu long, ça n’a pas été la forme. Tout a commencé avec une douleur un peu plus insistante (et qui ne veut plus partir), puis des résultats d’analyse hors des normales, qui entraînent de nouveaux examens etc… Depuis un mois, j’en passe un à deux par semaine sans que ça satisfasse ma rhumato. En attendant, elle me prive de piscine et ça ne m’amuse pas. J’avais vraiment l’impression que nager me faisait du bien mais avec un foyer infectieux/inflammatoire non identifié, elle ne prend pas de risque.

Qu’est-ce qu’il y a eu encore ? 3-4 jours de migraine terrible au cours desquels je ne peux rien prendre à cause de mon traitement. En fait, ce sont les grosses doses d’analgésiques qui, à terme, entraîne la migraine. Vous voyez le dilemme ? grosses doses d’analgésiques = migraine. plus petites doses = moins de migraine mais douleurs plus ou moins fortes à la hanche !!!Image

Pour achever cette période difficile, mon ordinateur m’a fait une crise cardiaque un matin à l’allumage. J’ai passé la journée comme un légume à regarder la télé : match de foot (dont je ne raffole pas), émissions sur Cuisine-TV et dessins animés !!!

Dieu merci, mon frère a tenté une transplantation (il a changé l’alim’) et mon ordi est reparti.

Du coup, grosse crise de paranoïa et sauvegarde du disque la nuit même !!

Mais depuis tous ces évènements, ce n’est pas la forme comme j’ai déjà dit.

En ce moment, ce qui m’occupe… Je me suis fait une après-midi « Narnia » avec le film et les bonus du DVD (je n’avais bien sûr pas pu le voir à Noël !). J’ai trouvé le film plutôt sympa. Les quatre jeunes comédiens sont très bons. Tous les effets spéciaux sont bons. Le seul qui m’a déçue concerne le lion. Il y a vraiment des passages, quand on le voit de face, où je n’ai vraiment pas le sentiment d’être face à un lion !

Je regarde également le livre II de Kaamelott. Le plaisir en est d’autant plus grand que depuis l’automne, j’ai moins regardé M6 donc je découvre la plupart des sketches.

Sinon, je me suis plongée dans la lecture d’un livre prêté par mon frère :

ImageLa quatrième de couverture (si ça vous intéresse) :

Comment font les jeux à la mode pour se reproduire ? Comment survit le commerce équitable. Comment tel rituel s’impose-t-il à des millions d’hommes ? Tous les systèmes se reproduisent-ils de façon semblable ? Voilà trente ans que la question se pose et que la science recherche le  » mème « , cet équivalent culturel du  » gène  » qui permettrait la transmission et l’évolution des trouvailles de la culture humaine. Lorsque nous pensons ou agissons, nous ne sommes pas aussi libres que nous aimons le croire. Malgré nous, par nos choix de mots, d’attitudes ou simplement d’objets de consommation, nous contribuons à reproduire des modèles et des systèmes. Le mot  » mème  » est apparu en 1976 sous la plume du biologiste Richard Dawkins. Forgé à la ressemblance du mot  » gène « , il suggère les idées de mémoire et d’imitation. Les solutions inventées par l’homme, qu’elles soient pratiques ou symboliques, vivent leur vie dans un monde sans merci où s’expriment  » best-sellers  » conquérants et mèmes récessifs discrètement repliés dans des poches de résistance… Faut-il chercher les mèmes dans les cerveaux, les communautés, le mode d’emploi des machines ou les règles de comportement ? Où qu’ils soient, la mémétique nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, le monde et ce que nos vies deviennent.

C’est très intéressant bien qu’un peu complexe parfois (alors je lis d’autres trucs plus « légers » pour me changer).

Il y a toujours les chatons qui progressent chaque jours Image

Il y a le foot : j’ai fait et je ferai mon devoir patriotique, mais franchement, ça ne m’inspire pas trop.

Heureusement, il y a le championnat WNBA (Basket-ball féminin US pour ceux et celles qui nous rejoindraient seulement maintenant) et qui me donne mon content d’émotion. j’ai une chaîne qui passe un match par jour et une autre un match par semaine et je peux en voir d’autres sur le Net. Et franchement, là, ça bouge ! il y a du beau jeu, du mouvement, des points marqués.

Des équipes que j’aime bien (je vous renvoie à la page « WNBA » sur mon site), les Sparks de L.A. sont en tête : Lisa Leslie a fait un début de saison d’enfer et vient de passer dimanche la marque des 5.000 points (c’est la première joueuse de basket à atteindre ce total. Les meilleurs suivantes sont aux alentours de 4.100 points). Et non contente d’atteindre 5.000 points, elle a marqué 41 points au cours de ce match gagné 105-80 contre les Silver Star de San Antonio.

L’autre équipe que je surveille : les Liberty de New York. L’équipe a eu un départ difficile, ayant perdu 4 des joueuses de son 5 de départ. Mais depuis 3 matches, elles reprennent le chemin de la victoire (et au classement, est passée de la 13e à la 11e place).

Les Shocks de Detroit se débrouillent bien puisque l’équipe se place en deuxième position dernière les Sparks.

Par contre, les Mercury de Phoenix ont du mal et ne pointent qu’en 10ème position (sur 14) malgré la présence de deux des meilleures scoreuses D. Taurasi et la rookie C. Pondexter, deuxième de la draft.

Je rajouterai, dans les équipes que je suis, les Lynx du Minnesota : c’est cette équipe en pleine reconstruction qui a eu le premier choix au cours de la Draft. Ce premier choix (« first pick »), Seimone Augustus de son nom, remplit son contrat et est déjà la deuxième marqueuse de la saison avec une moyenne de plus de 20 points par match. Elle a été nommée joueuse de la semaine dès la deuxième semaine du championnat. La seule difficulté est que le reste de l’équipe ne suit pas toujours alors qu’il y a de très beaux potentiels. Mais comme je le disais la dernière fois, si ce n’est pas pour cette année, ce sera pour l’année prochaine.

Allez, plus qu’une heure avant France – Espagne !

That’s all, folks ! Image

24/06/2006 : Marche et autres…

gay-pride-2005-08.jpg

Aujourd’hui, c’est la Gay Pride et je ne peux m’empêcher de penser à celle de l’année dernière.

C’était la première fois que j’y participais. Je n’avais jamais vraiment eu l’occasion ou l’envie avant… l’occasion parce que pendant longtemps, je n’étais pas à Paris à ce moment, prenant mes vacances en Juin et l’envie… c’est quand même mieux d’y aller à plusieurs et avant, ça ne s’était pas présenté.

Dernier incident qui aurait pu me faire manquer le coche : ma hanche me faisait déjà assez mal l’année dernière (ça avait commencé vers la deuxième quinzaine de mai) et j’ai vraiment hésité avant de me dire que je pourrais toujours m’arrêter en cours de route si ça n’allait pas. Finalement, je suis arrivée à la Bastille, mais mes vieilles douleurs ne m’ont pas permis de faire la fête toute la nuit comme prévu. Vivement l’année prochaine que je sois à nouveau sur pied.

J’ai globalement trois souvenirs assez forts de cette marche :

D’abord, le trajet pour y aller.  J’avais pris le métro et changé à Nation. A partir de Nation, la ligne aurait pu s’appeler « spécial Gay Pride ». les wagons étaient plein de couples gay se tenant par la main, plein de groupes de jeunes qui allaient visiblement faire la fête. Il y avaient une énergie qui bruissait presque dans l’air. Et arrivée à Montparnasse, la rame s’est vidée presque entièrement et rien n’aurait pu arrêter la foule qui se dirigeait vers la sortie.

Ensuite, et ce qui m’a amusée, l’amie que je devais retrouver défilait avec une association et portait la bannière. J’ai donc aidé à porter la bannière (et il y a des photos sur le Net qui le prouvent) pour ma première marche.

De porter cette bannière à entraîner deux faits qui me restent en mémoire.  Le premier, une agression à l’eau lors d’un arrêt au pied de la rue Soufflot.  Si ça m’a un peu secouée d’abord, c’est vite passé. Plus tard, boulevard Saint Germain, une femme d’un certain âge, cheveux blancs coupés courts, pantalon beige et chemisier blanc, alors que le convoi faisait un nouvel arrêt, à levé le pouce tout en regardant la bannière puis nous a gratifié d’un clin d’oeil.

Je ne sais pas trop comment expliquer ce que ce pouce levé m’a fait. Un certain bonheur à pouvoir défiler librement je crois et de la fierté ! c’était le jour, non ?

27/05/2006 : Un p’tit beurre…

Je n’avais rien mis depuis au moins la semaine dernière (je n’ai pas vérifié la date de la dernière entrée).

Alors voyons ce qu’il a bien pu se passer de mon côté.

J’ai vu les chatons deux fois, dimanche et mercredi : c’est fou comme ils poussent vite. En trois jours, il y avait des tas de différences flagrantes : un peu plus grand, un peu plus de poils, les yeux qui commencent à s’ouvrir, les oreilles qui se redressent et viennent doucement se placer sur le haut du crâne. (je rajoute une photo d’eux prise lundi dernier – ils avaient 5 jours).

Ma mère avait décidé de garder le petit blanc, puis le petit beige en plus (je ne vois pas encore trop duquel elle parle : je ne le distingue pas des deux rouquins). Aux dernières nouvelles, elle ne voulait plus se séparer d’aucun. O…K… mais six chats !!!??? Image

Mes séances de piscine se sont bien passées. Je pense que la semaine prochaine, je vais augmenté leur durée de dix minutes.

J’ai revu ma rhumato qui est plutôt contente de moi en ce moment. Elle m’a donné de nouveaux mouvements à faire. Elle m’a aussi donné de nouveaux examens à faire car l’un des chiffres de mon bilan sanguin est complètement en dehors des normes. C’est peut-être rien, mais s’il y a quelque chose, c’est suffisant pour que je ne puisse être opérée.

Sur ce dernier sujet, j’ai aussi eu des réponses, mais la principale est « ça dépend des personnes. Il est impossible de dire. » Il ne me reste qu’à travailler pour avoir les meilleures cartes dans ma main (d’où le rallongement de mes séances de piscine et les nouveaux mouvements).

Lectures :

Je viens de finir « Fun Home » d’Alison Bechdel

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Alison Bechdel est plus connue pour être l’auteure du comic « Dykes to Watch Out For ».

le site : http://www.dykestowatchoutfor.com/index.php

et une planche récente : http://static.flickr.com/47/148336882_4cea73bcc0_b.jpg

« Fun Home » est un récit autobio-graphique (ou une autobiographie en BD) qui m’a fortement touché. Est-ce l’honnêteté du récit qui flirte avec l’impudeur (mais une autobiographie sincère est obligatoirement impudique, non ?), une famille dysfonctionnelle, la relation d’AB avec son père, la mort de celui-ci (accident ou suicide ?), leur homosexualité respective…

Je vais le relire très prochainement pour mieux voir ce que j’aurais manqué à la première lecture. En effet, le dessin est très riche (tout est dessiné : si elle parle d’une photo, elle la reproduit en dessin. Si elle cite un roman, elle reproduit l’extrait du texte).

Ma conclusion, si vous lisez l’anglais et appréciez l’oeuvre d’Alison Bechdel, allez rendre visite au « Fun Home ».

Enfin « écriture » : si plus rien ne venait du côté du Mannequin Chinois, c’est que je me sentais coincée. Mais j’ai eu une longue conversation avec ma mère lundi dernier qui m’a permis de comprendre ce qui me bloquait et je devrais pouvoir bientôt m’y remettre.

Et si vous vous demandez pourquoi le P’tit Beurre du titre, c’est l’anniversaire de ma mère aujourd’hui. Image

That’s all, Folks ! Image

18/05/2006 : Basket, le Retour !

Alors que le championnat NBA en est aux phases finales (2ème tour des play-offs), le championnat féminin reprend samedi avec comme match d’ouverture les Monarchs de Sacramento, tenantes du titre, contre les Mercury de Phoenix.

Ces derniers mois ont vu pas mal de mouvements de joueuses, d’abord avec la naissance de l’équipe de Chicago et la possibilité pour celle-ci de prendre des joueuses dans les autres équipes pour former sa base, puis la draft il y a quelques semaines. La draft voit les nouvelles joueuses provenant principalement des collèges (et son championnat) et qui veulent passer professionnelles affectées aux équipes en place. Les équipes participent à un tirage au sort qui détermine dans quel ordre elles pourront choisir les joueuses pour leurs équipes. Plus le rang est bon et plus l’équipe a de chance de pouvoir prendre parmi les meilleures joueuses, sachant que les entraîneurs suivent le championnat universitaires avec attention et savent ce que valent les joueuses.

On assiste souvent à d’intenses tractations entre équipes ou franchises comme elles s’appellent aux USA : je t’échange telle joueuse et mon sixième tour contre telle autre et ta troisième place au tirage.

Ainsi, on attend beaucoup cette année des Lynx du Minnesota qui a eu le premier tirage et qui a choisi la joueuse la plus en vue venant du championnat universitaire avec un palmarès déjà long comme le bras. Avec un deuxième tour favorable et plusieurs échanges, cette franchise a bien l’intention de faire parler d’elle, sinon cette année, du moins l’année prochaine, le temps que l’équipe se soude.

Enfin, on verra bien ! Image

Moi, sinon, ça va plutôt bien. J’ai déjà fait deux séances de piscine au cours desquelles j’ai pu faire les exercices qui m’ont été recommandés. Du coup, avec cette forme d’échauffement, j’ai pu nager plusieurs longueurs de vraie brasse. je reconnais que le mouvement n’est pas aussi développé qu’avant, mais c’est mieux que de ne rien pouvoir faire du tout.

Il y a deux nuits, Petite Belle a donné le jour à quatre chatons, un blanc et trois rouquins. Tout le monde se porte bien. Je mets des photos dès que possible.

Enfin, je continue d’écrire, mais ça va lentement.

That’s all, folks ! Image

12/05/2006 : Maintenant, je sais !

En ben voilà ! Cette fois, je suis fixée.

Les radios étaient vraiment mauvaises. En fait, c’est assez dingue, la façon dont ça s’est dégradé en six mois à rester couchée.

J’aurai donc droit à une belle prothèse, probablement à l’automne.

D’ici là, je continue à travailler sur la tonicité de mes jambes et la mobilité de ma hanche, car ce que je perdrai en mobilité, je ne le retrouverai pas avec la prothèse. J’ai une série de mouvement à faire à la piscine et je dois y aller le plus possible, du style… tous les jours Image

Bon, je n’ai rien d’autre à dire pour aujourd’hui. A + Image

10/05/2006 : Suis toujours là !!!

On m’a fait remarquer la semaine dernière que je n’avais rien mis depuis le 28 avril. Eh ben… c’est vrai et je n’avais rien à dire ! ImageEn gros, la semaine dernière a été moyenne question douleur. J’ai eu de la visite pendant plusieurs jours, un petit peu fatigant, mais tellement bon pour le moral. Et puis rencontrer quelqu’un avec qui vous discutez virtuellement depuis près de deux ans, c’est plutôt sympa. Non ? Image

Sinon, j’ai passé de nouvelles radios et elles ne sont pas bonnes. J’en saurai plus vendredi, je suppose… j’espère…. avec le prochain RV chez la rhumato.

Après un début de semaine pénible (j’ai oublié d’avaler mes médocs, dont l’anti-inflammatoire, samedi soir et je l’ai payé dimanche), ça semble aller un peu mieux depuis hier. Ma sortie-piscine s’est bien passée et si je ne chronométrais pas, j’y restais sûrement trop longtemps.

J’ai écrit un peu (une petite page), mais, cette fois, j’attends d’en avoir plus pour le poster.

Voilà, c’est tout pour ce soir ! Image